Samedi 15 décembre 6 15 /12 /Déc 14:14
- Par Gérard Contard

Algérie 1957, secteur d’El Milia, nord-constantinois.

 

Début 1957, j’étais alors artilleur au 2/4e RA, 3e batterie, qui appuyait le 3e Régiment étranger d’infanterie qui tenait le secteur d’El Milia. J’accompagnais en opérations ce glorieux régiment comme observateur d’artillerie. De mon affectation précédente en Allemagne, je m’étais porté volontaire pour l’Algérie. J’étais venu pour en découdre et j’allais être servi.

Le 15 avril, le secteur nous informe que deux sections de la 3e compagnie sont fortement accrochées une dizaine de kilomètres au nord d’El Milia. Des renforts vont partir et il faut y adjoindre un DLO, observateur d’artillerie. Je suis désigné par notre commandant de batterie, le capitaine Buchet, et je fonce avec mon équipe radio sur la route rejoindre le 18e RCP qui, providentiellement, arrivait à ce moment même, pour participer à une opération prévue pour le lendemain.

Je me présente à son patron, le lieutenant-colonel de Beaugrenier, grand gaillard tonitruant, qui porte ses jumelles suspendues avec une ficelle autour du cou. « Comme vous connaissez le secteur, vous passez en tête, nous irons plus vite », m’intime-t-il. Je suis évidemment flatté de cet honneur, mais je pense que si les fells ont monté une embuscade pour intercepter les renforts, nous serons, avec mon équipe, aux premières loges. Mais comme le colonel est en tête lui aussi, alors on y va.

 

Il pleut depuis plusieurs jours, l’atmosphère est maussade et l’ambiance dramatique, nous roulons à tombeau ouvert, les nouvelles ne sont pas bonnes, il faut faire vite.

Nous arrivons bientôt au pied des montagnes boisées ou a lieu l’accrochage. La compagnie portée du 3e REI, capitaine Jaluzot, rapide comme la foudre, est déjà là, et les compagnies du 18e RCP s’infiltrent rapidement dans les bois. Le PC opérationnel s’installe immédiatement. Avec beaucoup de radios, il y là un hélicoptère Bell et le lieutenant-colonel de Vaugrigneuse commandant du 3e REI.

Le lieutenent-colonel de Beaugrenier m’appelle auprès de lui et me dit textuellement : « L’artilleur, faites moi un peu de bruit dans le paysage ! ». Du bruit, je trouve qu’il y en a déjà beaucoup, et de plus, je ne connais rien des positions amies, ce que je lui fais observer. « Débrouillez-vous... ». Comme je ne veux pas contrarier ce grand soldat, je m’informe rapidement auprès de l’adjoint qui me donne quelques vagues indications, car la situation est des plus fluides.

Ne voulant pas prendre de risques, je consulte ma carte, essayant de deviner en fonction du relief les itinéraires de replis des fells, carrefours de pistes etc. et mets rapidement quelques tirs en place. Dans ce contexte difficile, j’ai toute confiance en notre batterie que j’ai vu souvent réussir des tirs délicats, et qui est installée à côté de la piste d’El MIlia, d’où décollent les Pipers L18 du PA 14e DI détachés sur le secteur.

Le colonel semble satisfait, mais nous recevons bientôt un message furieux : c’est l’observateur (probablement le lieutenant Messier) du Piper qui est sur l’opération, ce que j’ignorais, et qui nous reproche de déclencher des tirs sans le prévenir. Je m’en excuse, tout en m’étonnant du manque de liaison entre lui et notre batterie…Mais je ne lui jette pas la pierre, et il m’arrivera deux ans après une aventure semblable lorsque, étant à mon tour observateur ALAT, nous nous retrouvâmes avec mon pilote au beau milieu d’un tir de mortier de 120m/m du 35 ème RALP, un peu par ma faute, il est vrai.

Mais les événements se précipitent : les pertes du 3e REI semblent sévères, la situation est difficile, et le lieutenant-colonel de Vaugrigneuse décide de reconnaître le terrain par lui-même en hélicoptère pour se porter au secours de ses hommes. La tragédie qui se noue sous la pluie au milieu des chênes-lièges va bientôt connaître son point d’orgue…

Le lieutenant-colonel décolle donc à bord du Bell, qui se perd bientôt dans la pluie.

Les rafales toutes proches redoublent, le 18e RCP a sans doute trouvé le contact, et accentue sa pression sur les fells, qui semblent s’accrocher sur le terrain pour consolider leur bilan.

Bientôt, nous voyons l’hélicoptère surgir de la mélasse et se poser à côté du PC. Le lieutenant-colonel semble prostré, et le pilote, très pâle, sors rapidement de l’hélicoptère pour réclamer le toubib : de Vaugrigneuse est gravement touché, et reprends tout à coup conscience pour se plaindre dramatiquement. Après une piqûre de morphine, il est évacué aussitôt sur l’antenne chirurgicale d’El MIlia, ou il décédera peu après.

La Légion perd un magnifique officier, un « chevalier et un preux », comme le déclarera l’aumônier lors de l’oraison funèbre.

Il semble que dans la confusion du combat, un fell aurait agité un chiffon blanc pour attirer l’hélicoptère qui, s’approchant au plus près, a été cueilli par de sévères rafales. Ce fût le sort de bien des hélicoptères et avions de l’ALAT, dont la lenteur et l’absence totale de protection, en faisaient une cible idéale, surtout lorsqu’ils leur arrivaient de se trouver face à une mitrailleuse allemande MG 42, dont la cadence de tir avoisinait les 1 200 coups/minutes.

Nous ne connaissons pas encore le bilan exact de l’accrochage, que nous devinons cependant sévère, mais cette nouvelle perte achève de transformer les événements en tragédie.

La pluie ne faiblit pas, circonstance aggravante, car la chasse ne peut intervenir. Les fells ont bien goupillé leur affaire. Mais l’après-midi s’avance, il faut conclure avant la nuit, la meilleure complice des rebelles, et le 18e RCP redouble d’efforts pour dégager nos camarades. Bientôt, il sera maître du terrain, et c’est l´heure du bilan, qui est lourd, très lourd : 11 légionnaires tués, et 12 blessés. Les morts sont alignés sur le plancher d’un camion et abrités par une bâche, fraternellement unis dans la mort comme ils l’ont été dans le combat.

Les fells sont en plein décrochage, et je demande au lieutenant-colonel de Beaugrenier l’autorisation d’effectuer quelques tirs sur leurs itinéraires probables de repli dans l’espoir de les châtier si possible, autorisation qui m’est accordée. Mais le cœur n’y est pas, et ces tirs presque à l’aveugle sont plutôt l’expression de notre douloureuse colère.

Le 18e RCP, dont l’intervention éclair a permis d’éviter le pire, s’en tire sans pertes. Mais il en sera autrement le 11 juin 1957, lorsque un peloton-jeep de reconnaissance du 18e RCP, commandé par le sous-lieutenant Manceau depuis le 31 mai tombe dans une embuscade dans la region de Taher, à l’est de Djidjelli. Le sous-lieutenant est tué, avec dix de ses hommes, un important armement perdu. Mon ami Pascal Franchi, qui commandait ce peloton jusqu’au 31 mai, avait été démobilisé à cette date. Cadeau du destin.

Le démontage de l’opération s’organise sous la pluie, à la nuit tombante, dans un morne silence de veillée d’armes.

Nous rentrons à El Milia.

 

Gérard Contard.

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Jeudi 22 novembre 4 22 /11 /Nov 14:14
- Par Pieter Kerstens

 

La démocratie totalitaire.

 

Etes-vous réellement démocrate ?

 

Non pas simplement démocrate, mais très profondément démocrate, au point d’être illuminé par la révélation, comme Moïse sur le Mont Sinaï lorsque Dieu lui dit : « Tu seras démocrate et tu enseigneras les nations ».

 

Nous devons prendre conscience en effet que nous vivons des temps extraordinaires où culmine une lueur fondamentale : le voile nocturne dont l’humanité souffrait depuis des siècles s’est brusquement déchiré, tel le voile du Temple, pour que les rayons de la Vérité puissent caresser à nouveau nos esprits endormis.

 

Pourtant, la sagesse populaire semble bien éclairée quand elle affirme : « qui trop embrasse, mal étreint », car le trop-plein de conviction démocratique fait douter, à terme, de la sincérité des chantres, dont le but n’est pas nécessairement la qualité du principe, mais très probablement l’efficacité idéologique, la manipulation des valeurs permettant d’occulter la réalité d’un régime et de tromper in fine l’électeur.

 

De réalité vécue, le principe démocratique s’est progressivement transformé en un épouvantail dérisoire pour protéger le pré carré du Système contre les contradicteurs dont la pertinence des critiques et la justesse des vues ne cessent d’inquiéter.

 

Il y aurait ainsi les bons et les mauvais ; le bien total et le mal absolu, ainsi que des échelons intermédiaires étant mesurés à l’aune d’un bonus malus politicien déterminant le degré de religiosité démocratique des différents protagonistes.

 

Ainsi, dans un Etat phagocyté par des clans, se développe l’idée saugrenue selon laquelle des partis -en place depuis trop longtemps- représenteraient seuls et jalousement l’Idéal tant convoité, alors que d’autres le mettraient en péril, ces autres qui ne doivent surtout pas accéder au pouvoir, car l’observatoire qui veille au bon fonctionnement de cet état de choses, et qui n’est pas nécessairement composé d’élus du peuple, en a décidé ainsi. Mais la réalité démocratique est toute autre. La démocratie est un système où le peuple exerce une souveraineté qui s’établit entre autres par le passage aux urnes.

 

Une démocratieforte et fondée par la conviction, la diversité et la volonté d’un peuple, et la santé de ce type de régime, se mesure à l’ouverture du débat et à la liberté de contradiction.

 

L’absence de volonté populaire, l’indifférence et la cécité souhaitées de l’électeur, induisent a contrario l’inévitable dérive vers la partitocratie, les querelles de palais et son corollaire dramatique, la corruption.

 

Pensée Unique, langage stéréotypé, conformisme dans l’attitude concourent à faire glisser dangereusement notre système dans la réalité d’un totalitarisme mou gardant une forme rassurante et acceptable : l’emballage démocratique.

 

Le Peuple ne doit pas se faire d’illusions : son absence et son silence continueront à consolider cette dérive, et la volonté populaire exprimée aux élections sera manipulée à nouveau -comme elle l’a déjà été lors des scrutins passés- si les voix se dirigent encore et toujours vers les partis adoubés par le régime.

 

Dans cet esprit, l’émergence de partis neufs, neutres, blancs ou « indignés » pouvait sembler encourageante car elle affaiblissait inévitablement cet édifice, mais le vide de l’imagination politique en l’alignement sur les grands principes éculés de la vitrine politique, les a conduit au néant.

 

Si vide il y a, il sera vite comblé, soit par le pouvoir ce qui est mauvais, soit par de nouvelles forces ce qui est bon ; car on ne peut fonder une politique sur l’unique thème des dysfonctionnements, des disparitions ou viols d’enfants, des conséquences du mondialisme ou des crises financières et économiques, aussi dramatiques fussent-ils.

 

Les voies sont tracées, le peuple doit en prendre conscience car il devra choisir demain démocratiquementceux qu’il chargera d’assumer son destin.

 

Pour nous nationalistes, nos choix sont faits et nous serons à l’écoute de toutes celles et de tous ceux qui s’inquiètent et s’interrogent.

 

 

Pieter KERSTENS.

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Dimanche 23 septembre 7 23 /09 /Sep 16:16
- Par Jérôme Deseille

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

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Lundi 23 juillet 1 23 /07 /Juil 14:58
- Par Pieter Kerstens

 

 

            Le 26 juillet 1952, disparaissait la madone de los descamisados (les sans- chemises), victime de la leucémie, après de longs mois de souffrances et plusieurs interventions chirurgicales.

            Et pour tous les Argentins, même après des décennies, Eva DUARTE-PERON reste une icône.

 

            Celle qui deviendra la seconde femme du Général Juan Domingo PERON est née le 7 mai 1919 à Los Toldos en Argentine.

 

            Très jeune orpheline, sa jeunesse fut empreinte de misère et de pauvreté tel qu’était le lot de millions de ses compatriotes à cette époque.

            Adolescente elle rejoint la capitale BUENOS AIRES, dans l’espoir d’une vie meilleure et connut divers métiers comme chanteuse de cabaret, actrice de cinéma et animatrice de la radio locale « Belgrano », ce qui la fit connaître auprès de la population.

 

            C’est elle qui en 1945 alerta les travailleurs et l’opinion publique sur la disgrâce de PERON et parvint par son opiniâtreté à le réhabiliter.

            Ils ne se quitteront plus et « EVITA » se transformera en propagandiste de charme et de choc pour le régime, tout spécialement en faveur de la femme argentine et des pauvres du pays, multipliant les institutions, les écoles et les dispensaires à leur intention.

 

            Prêchant le justicialisme social, elle anime et dirige aussi les trois principaux quotidiens du pays, ayant perçu le poids des médias auprès de la population.

            Eva PERON sera l’élément majeur des réussites de son mari, infatigable combattante de l’oligarchie, au point de susciter une véritable idolâtrie de la part des descamisados, les déshérités de la nation dont le culte survivra à sa disparition à l’âge de 33 ans.

 

            Des milliers de textes politico- historico - économiques ont été écrits à son sujet et personnellement, je prétends que l’on ne peut pas expliquer Eva PERON.

            Tel un ange, elle est sortie de l’ombre. Elle libéra la femme et lui donna le droit de vote. Elle a rendu sa dignité au travailleur et lui fit sentir qu’il comptait pour beaucoup dans la marche du pays. Elle améliora très sensiblement sa vie de famille et fit en sorte que les plus humbles se sentent en sécurité. Elle abrita les enfants abandonnés et s’occupa aussi de l’hygiène publique. Elle se donna entièrement à sa « mission » pour que personne ne souffre de privations et ce, même sur son lit de mort.

 

 

            Ce fut une femme remarquable qui appartient à cette minorité de personnages historiques qui défient toute morale ou logique. Les détracteurs d’Eva PERON le reconnaissent : des millions d’Argentins parmi les plus pauvres l’aimaient sincèrement. Devenue la personnalité la plus puissante du pays, cette jeune femme radieuse restait des leurs.

            Parce que le peuple la considérait comme une bonne fée, comme une sainte, une madone. Et malgré ses défauts elle était, comme toutes les femmes célèbres de l’Histoire, douée du génie de la création.

 

            Dans son autobiographie « la razon de mi vida » Eva PERON distingue trois parties : les raisons de ma mission, les ouvriers et ma mission et les femmes et ma mission,ayant comme ligne directrice le sentiment fondamental qui a toujours dominé l’esprit et la vie d’Evita : l’indignation devant l’injustice. Car pour elle, le spectacle de toute injustice a toujours été synonyme de souffrance.

            A la fin de son livre, quelques mois avant son décès, Eva PERON affirme :

« Mais je n’ai pas écrit pour l’Histoire.

Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour le présent, pour ce présent extraordinaire et merveilleux qu’il m’est donné de vivre, pour le peuple argentin et pour toutes les âmes qui, dans le monde, de près ou de loin, sentent qu’un jour nouveau se lève pour l’humanité : le jour du « Justicialisme ».

Je ne regrette aucun des mots que j’ai écrits. Sinon, il faudrait d’abord les effacer du cœur et de l’âme de mon peuple qui les a entendus si souvent et qui m’en a récompensé par son affection inestimable !

Une affection qui a plus de prix que ma vie !

 

            Le mythe d’ÉVA PERON reste encore très tenace aujourd’hui dans l’opinion populaire argentine, parce qu’il incarne la fidélité à ses origines et au combat pour le renouveau de l’ARGENTINE.

            Un de ses plus fameux discours reste celui qu’elle prononça le 22 août 1951, durant lequel elle annonce son refus d’accepter la fonction de vice-présidente du pays, malgré le vote des Argentins en sa faveur.

 

            Que son combat reste vivant en nos mémoires et qu’Elle repose en Paix !

 

Pieter KERSTENS

 

Bibliographie : « La raison de ma vie » de Eva Peron. Editions : Raoul Solar. mai 1952

« Eva Peron » de George Bruce. Editions : edito-service.Genève. 1970

« Evita Peron » de Jean-Claude Rolinat. Editions : Dualpha. 2010.

Site officiel de la Fondation Eva Peron en français : www.

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Mercredi 4 juillet 3 04 /07 /Juil 23:25
- Par Pieter Kerstens

            Ceux qui ont imaginé, conçu, planifié et imposé contre notre volonté, l’utopie d’une société « multiculturelle et pluriethnique ».

            Les technocrates imbéciles qui, en mars 2000 ont rédigé le rapport de l’ONU intitulé « Migrations de remplacement : une solution aux populations en déclin et vieillissante ».

            Joseph CHAMIE, Directeur de la population de l’ONU, avait déclaré que la seule solution pour maintenir les grands équilibres socio-économiques, à commencer par le financement des retraites, était un appel massif à la main-d’œuvre immigrée et que les besoins globaux des pays européens se chiffraient à 160 millions d’étrangers supplémentaires à l’horizon 2025. Aucun des démographes de l’ONU ne proposait de mesures pour inciter le développement de la natalité  et une politique de la famille efficace !

            Les eurocrates calfeutrés dans leurs fastueux bureaux de Bruxelles qui, depuis 40 ans, nous ont bâti des cimetières industriels avec vue imprenable sur des déserts économiques. Partout en Europe les mines ont été murées, le textile ruiné, les chantiers navals sont en perdition, l’agriculture est en friche, les élevages disparaissent, les vignobles sont arrachés au profit des « vins du monde », la métallurgie et la sidérurgie ont été sacrifiées, et augmentant ainsi, année après année, un chômage structurel insoutenable.

            Ces idéologues qui prétendent mettre les élèves au centre et bannir de l’enseignement le Travail et le Savoir. A contrario, les pays soucieux de leur avenir savent que la raison d’être de l’école est de transmettre des savoirs sans lesquels il n’y a pas de formation à l’esprit critique, ni d’humanité. Ces gourous de l’égalitarisme tout azimut ont réduit drastiquement la formation des professeurs plus destinés à l’école des loisirs qu’à l’enseignement. Des cours abscons - même à l’université - ont chassé les fondamentaux d’un enseignement de qualité, donnant ainsi l’illusion que les diplômés sont compétents alors qu’en réalité ce sont de parfaits crétins.

            Les charlatans de l’Etat-Providence qui nous vantaient les mérites du PLUS, ENCORE PLUS, TOUJOURS PLUS, sans contrepartie. Ces abrutis patentés, adorateurs de la Solidarité, du Développement durable, de la Mobilité collective, du Commerce équitable, du Socialisme à visage humain et d’une Société transversale dans laquelle les citoyens seraient pris en charge par la collectivité toute leur vie durant, sans trop d’efforts et profitant d’un hédonisme à bon marché.

            Les collaborateurs de l’invasion musulmane qui depuis des décennies colonise nos quartiers. Ces francs-maçons, laïcistes, libres penseurs et prétendus « humanistes » qui ont vidé les églises pour remplir les mosquées. Ces pratiquants de la culture de l’excuse envers la racaille qui pollue nos rues.

            Les adorateurs de « l’American Way of Life » qui, depuis le 6 juin 1944, sont les réels idiots utiles des gourous de Wall Street et ont livré l’Europe aux prédations des multinationales yankees qui, une fois repues et les poches pleines, sont reparties vers d’autres cieux…

            Les saltimbanques du « Politiquement Correct » et de la « Pensée Unique », véritables inquisiteurs modernes, pourchassant et condamnant au nom de lois liberticides, les contestataires, les opposants et les négationnistes.

            Les partisans de la dépénalisation des drogues « douces » (haschich ou marijuana) véritables hors d’œuvres avant de goûter à des stupéfiants qui tuent nos enfants, comme la cocaïne ou l’héroïne, vendues aux portes des écoles.



            Les adeptes de la démocratie totalitaire dont le rêve mondialiste exige que les terriens soient de parfaits homo-consuméris, au Q.I identique, collés à leur télé et obéissants comme des moutons dociles à tous leurs dogmes.

            Mais le réel chasse le virtuel et de Séville à Malmö, ou de Toulouse à Budapest, la rébellion gronde. Le carcan est en train de se briser et toutes leurs théories fumeuses, en grande partie inspirées d’outre- atlantique, s’écroulent les unes après les autres.

            Sanctuaire planétaire des donneurs de leçons, temple du sionisme international, les Etats-Unis, précurseurs des génocides, ont exterminé toutes les tribus indiennes et ni F.D Roosevelt, ni D. Eisenhower, ni J.F. Kennedy, ni R. Reagan, ni B. Clinton, ni les 2 Bush ou encore B.H Obama n’ont jamais accompli leur devoir de repentance au nom du peuple américain.
            Alors pourquoi NOUS, devrions nous nous flageller et ternir l’héritage de nos ancêtres, des Celtes à nos jours ?

            Imbus de leur puissance financière, économique, militaire et médiatique, les Etats-Unis dictent le droit et appliquent à leur seul profit la loi du plus fort, la loi de la jungle, en la maquillant et en l’affublant des oripeaux de la démocratie. Eh oui, au travers des organisations internationales entièrement à la dévotion des américains (car financées par eux), la politique imposée par la Maison blanche est active en permanence, sous toutes les latitudes et en particulier en Europe, parce qu’appliquée sans états d’âme par le F.M.I, le P.N.U.D, l’O.N.U, la F.A.O, l’O.T.A.N, l’O.M.C, l’O.I.T  ou l’O.T.A.S.E.
            Gare à ceux qui émettraient une vague protestation. Malheur aux chefs d’Etat ou de gouvernement qui s’opposeraient publiquement à l’ « American Way of Life ». Seuls comptent le Dieu vert  « My God is money » ($), le Coca-Cola, le Jean’s, le W.S.J, les Nike, K.F.C, Microsoft ou G.M.

            VOTRE identité, VOS coutumes, VOS traditions, VOTRE culture et VOTRE Histoire, les Yankees s’en moquent ! Ils n’en n’ont rien à faire ! Pensez donc en 236 ans (depuis le 4 Juillet 1776), ils sont descendus de leurs chariots pour grimper dans la navette spatiale (Von Braun les a quand même un peu aidés…) ; alors les Européens, qui avec leurs 40 siècles d’Histoire n’ont même pas encore réussi à installer un réseau d’égouts convenable à Bruxelles, ne vont quand même pas refuser les bienfaits du Nouvel Ordre Mondial !

            Par la crise bancaire qu’il a exportée sur notre continent, avec ses métastases qui se sont disséminées dans tous les secteurs d’activités, l’Oncle Sam nous a aussi imposé la D.G.S.I. La Davos Goldman Sachs Idéologie qui a perverti durablement les neurones des hauts responsables européens, à tel point que les eurocrates refusent aux diverses nations de notre continent la moindre contestation ou opposition aux directives multiples envoyées par la Commission aux 27 membres. Cette D.G.S.I est à bien des égards et dans des domaines criminels, la véritable face noire de la mondialisation.

            Pour nous, nationalistes, il n’est plus question de tergiverser ; nous devons être intransigeants et inflexibles. Nous devons, par tous les moyens, mettre fin aux modes de fonctionnement politique, économique, financier et social qui régissent les gouvernements européens.
            Il faut mettre à genoux ces Etats « Providence » qui favorisent le parasitisme, le clientélisme et la corruption et qui ne cessent d’être sur notre dos en plongeant leurs mains dans nos poches.
            Il est urgent de mettre hors d’état de nuire cette mafia socialaud-démocrato-écolo-capitaliste, qui nous a menés au fond du gouffre et au cataclysme, en rejetant ses fautes sur les autres.

QUAND NOUS ARRIVERONS, ILS PARTIRONT !

Pieter KERSTENS

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Mardi 22 mai 2 22 /05 /Mai 15:15
- Par Pieter Kerstens

            Hier, rassemblements, manifestations et émeutes. Aujourd’hui, rébellions et révoltes. Demain... guerres civiles ?

            Le spectacle de zones de non droit en flammes que les médiats nous ont montré depuis longtemps est le résultat de soixante années de lâchetés et d’abandons successifs des divers gouvernements européens.

 

            De Birmingham à Athènes ou de Copenhague à Séville, les causes et les conséquences sont les mêmes, à quelque ghetto près… À l’étranger, quand on discute de l’exception belge on nous rétorque : « rage taxatrice », corruption de l’affaire Agusta-Dassault, procès du pervers Dutroux ; on nous reproche un État obèse, tatillon et dépensier dont la dette publique atteint des records mondiaux per capita (32 000 € par habitant !). On nous énumère aussi les nombreux congés, les multiples « fêtes », l’usage des boissons et des drogues légalisées qui les accompagnent, les « combines » en tous genres, les grèves quotidiennes et les manifestations innombrables ; on nous parle encore de notre système social devenu tonneau des Danaïdes et de l’immigration incontrôlée dont Bruxelles est la vitrine – cette prétendue « Capitale de l’Europe » – véritable cité poubelle où l’on parle un sabir anglo-arabo-moldave.

 

            Le mythe des quartiers tranquilles, imposé par les politicards ne résiste pas à la réalité !

 

            De Giscard d’Estaing à Sarközy (et depuis ce 15 mai Hollande), de Felipe Gonzales à Zapatero (maintenant Mariano Rajoy), de Helmut Kohl à Angela Merkel et de Léo Tindemans à Elio Di Rupo, partout du Sud au Nord de l’Europe tous les gouvernements de droite et de gauche ont depuis 1974 déclaré avoir stoppé l’immigration économique, mais en même temps ces princes qui nous dirigent ont vidé les églises pour remplir les mosquées !

 

            Ce sont eux les responsables de la situation que nous connaissons maintenant dans nos quartiers et nos banlieues !

 

            Le boomerang leur revient aujourd’hui en pleine figure et au lieu de mettre en place une politique nataliste favorisant la famille et le renouvellement des générations, ils ont fait tout le contraire : lois favorisant les moyens contraceptifs et l’avortement, mariage des sodomites et des gouines et demain adoption de petits malheureux par des invertis… Tout cela en accueillant des centaines de milliers d’étrangers en Belgique, sous prétexte que ces « allochtones » en travaillant pourraient subvenir aux pensions de ceux qui se retirent du marché du travail depuis la fin des années 90. C’est raté ! Et partout en Europe, la situation est identique : voyez en France, en Italie, en Angleterre ou… en Espagne ! Sans parler de la Grèce…

 

            Depuis le début du XXe siècle, l’Europe a recueilli de nombreux immigrés venant d’autres horizons : russes fuyant le paradis communiste en 1917-1925, espagnols victimes des boucheries de Marty durant la guerre civile de 1936-1939, italiens opposés à la politique socialiste de Mussolini en 1925-1944, portugais ou grecs essayant de s’assimiler à nos modes de vie en 1970-1980. Tous ces gens ont vécus d’innombrables souffrances et vexations durant les très longues années qu’ils ont passées sous nos cieux. Eux se sont intégrés, difficilement, mais ils ont le mérite d’avoir réussi, grâce à leurs racines culturelles et de civilisation identiques aux nôtres !

 

            À tous ceux qui crachent sur nos traditions, à ceux qui refusent nos lois et nos règlements, à ces crapules qui attaquent nos vieillards, à cette racaille qui gagne 30 000 euros par mois par des trafics criminels, à cette pègre qui exploite la misère des clandestins, il faut dire simplement : 

 

            « L’Europe, aimez-la ou quittez-la ! On ne retient personne… ».

 

            OUI, les responsables nommés plus haut (cette fratrie socialo-libero-écolo-capitalo-humaniste) sont les collaborateurs de l’invasion musulmane, véritable cinquième colonne au cœur de nos cités.

Et selon Jan Hertogen, sociologue, 1,3 million d’immigrés voteront lors des élections communales le 14 octobre en Belgique, soit 17% des inscrits ! Mais 575 000 autres étrangers n’y participeront pas. Et ces votants immigrés représentent 10% du corps électoral en Flandre, 18% en Wallonie et 62% en Région Bruxelloise avec une grande concentration dans 7 communes !

 

 

Il faut exiger sans tarder des mesures de salut public :

 

* Supprimer les aides aux associations parasites et en finir avec la nuisible politique de proximité.

 

* Établir un couvre-feu, dans les quartiers où c’est nécessaire, entre 20 heures et 6 heures.

 

* Construire en urgence de nouvelles prisons et des centres de rééducation à régime sévère.

 

* Renforcer les effectifs et les moyens de la police en leur donnant carte blanche pour rétablir la paix civile dans les zones de non droit et organiser le rapatriement des dizaines de milliers (et souvent centaines de milliers) de clandestins vivant actuellement sur notre sol.

 

* Interdire de séjour les personnes indésirables ou susceptibles de menacer l’ordre public.

 

* Prévoir des mesures de rétorsion contre les familles de délinquants récidivistes, allant de la suppression des aides sociales à l’expulsion du territoire en cas de récidive.

 

* Juger et incarcérer, pour une longue durée, tous les délinquants « bien connus de la Justice », dont le casier judiciaire comporte plus de 15 condamnations, alors même qu’ils sont toujours en liberté !

 

* Rétablir le « jus sanginis » et abolir le droit du sol.

 

* Modifier la législation sur la naturalisation en assouplissant les modalités de la déchéance et en y incluant les possibilités de rapatriement des condamnés vers le pays de leurs aïeux.

 

* Traîner devant les tribunaux pour « association de malfaiteurs » ceux des collaborateurs et des complices qui soutiennent les clandestins (hors-la-loi) en leur procurant le gîte et le couvert et ceux des avocats qui en défendant les illégaux devant la Justice font perdre non seulement leur temps aux magistrats mais gaspillent aussi les deniers publics, car il est prouvé depuis 25 ans que plus de 85% des demandes d’asile n’ont aucune raison d’être si ce n’est que les clandestins/sans-papiers arrivent en Europe pour profiter d’un meilleur niveau de vie que dans leur lointain pays d’origine.

 

* Appliquer d’une façon plus restrictive la délivrance des visas et les autorisations accordées pour les étudiants en provenance d’autres continents.

 

* Stopper le regroupement familial et interdire la bi-nationalité par acquisition lors du mariage.

 

* Supprimer la loi qui autorise le vote des étrangers à quelque scrutin que ce soit.

 

 

            Sans mesures drastiques à brève échéance, sans avoir le courage d’appliquer les lois existantes envers les délinquants et criminels étrangers, sans rapatriement immédiat des hors-la-loi et sans rétablir l’ordre public dans les nombreuses zones de non droit, les gouvernements qui hier encore vantaient les charmes de la société « multiculturelle » et « pluriethnique » (mais constatent étrangement son échec depuis quelques mois), nous amènent inéluctablement vers un affrontement sanglant d’un choc de civilisations, car ils sont obnubilés par leurs utopies mondialistes et aveuglés par leurs dogmes sectaires.

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Mercredi 2 mai 3 02 /05 /Mai 13:10
- Par Pieter Kerstens

 

Depuis plusieurs années et très certainement depuis 1998, la droite nationaliste, identitaire et populaire a implosé.

 

On ne compte plus les mouvements, partis ou groupements dont les membres et dirigeants sont issus du Front National, entreprise qui a broyé des milliers de cadres et des dizaines de milliers de militants sincères, motivés, compétents et efficaces. On pouvait tout leur demander et ils le réalisaient par abnégation et avec enthousiasme, dans l’espoir de conquérir le Pouvoir.

 

Durant ces 15 dernières années, J-M LE PEN n’a pas échappé aux critiques et aux frondes de ses lieutenants et amis, surtout après la lamentable campagne de 2007 dirigée par sa fille Marine (discours de Valmy, beurette au slip rose, dalle d’Argenteuil et immigrés « branches de l’arbre France »…). Autant d’erreurs à 1 million d’électeurs chacune, qui se sont dirigés vers le berger Sarko dans l’espoir de jours meilleurs.

Malheureusement pour ces millions de brebis égarées, « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».

 

Mais ce qui est aujourd’hui inacceptable, incompréhensible et condamnable, c’est l’appel d’un bon nombre de responsables nationalistesà voter pour Nicolas SARKOZY le 6 mai prochain.

Un tel cynisme confine au crétinisme en phase terminale, car ceux-là même qui condamnaient les dérives de Marine LE PEN et critiquaient ses options en « abandonnant les fondamentaux du Parti » ou contestaient aussi le choix de ses conseillers et ses thèmes de campagne, ont ordonné à leurs ouailles de ne pas soutenir la vague bleu marine au 1ertour, afin de ne pas la qualifier en finale, au prétexte que « Marine faisait le lit du Pouvoir et préparerait son alliance avec la droite classique ».

 

Eh bien : MISSION ACCOMPLIE !

 

A ces Antony, Bompard, Gollnisch, Lang and C°, qui maintenant appellent à voter pour le nabot Sarko – laquais du capitalisme apatride, marionnette des eurocrates bruxellois, collaborateur de l’invasion islamiste et chantre de l’impérialisme américano-sioniste -, je rétorquerai que le vote d’un électeur nationaliste s’exprime avant toute chose selon ses convictions, elles-mêmes forgées sur une doctrine, un idéal et une volonté inébranlable.

 

NON, par une voix pour le charlatan Nicolas SARKOZY ….

 

MON HONNEUR S’APPELLE FIDELITE. ! ! !

 

 

Pieter KERSTENS.

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Dimanche 22 avril 7 22 /04 /Avr 11:56
- Par La rédaction

(Editorial du dernier numéro de Rivarol par Jérôme Bourbon)
 

            Les jeux semblent faits. Sauf énorme surprise François Hollande sera le prochain président de la République française de sorte que la gauche concentrera tous les pouvoirs, tant au niveau national que local : l’Elysée, Matignon, le Sénat, le Palais-Bourbon (après les législatives de juin), la plupart des régions, des départements et des grandes villes, sans même parler de sa domination quasiment absolue dans les media, le monde syndical, culturel et associatif. Alors que Nicolas Sarkozy semblait avoir comblé une partie de son retard sur son concurrent socialiste, voilà qu’il paraît dévisser dans les dernières enquêtes d’opinion, l’ex-concubin de Ségolène Royal arrivant devant le chef de l’Etat sortant, le plus souvent dès le premier tour (selon le dernier sondage CSA Hollande serait à 29 % et Sarkozy à 24 % !) et de plus en plus largement au second où le différentiel entre les deux hommes serait de 10 à 16 points, alors qu’il s’était réduit à 6 au cours de la campagne. Certes, il ne s’agit là que de sondages et l’opinion peut encore fluctuer d’ici dimanche (un quart des personnes interrogées précisent qu’elles peuvent encore changer d’avis) d’autant que nous ne savons pas quel sera le taux d’abstention qui pourrait être élevé (le précédent record date du 21 avril 2002 avec 28,4 %, ce qui avait permis l’accession de Jean-Marie Le Pen en finale de la présidentielle) compte tenu des vacances scolaires qui concernent les trois zones et du manque d’attrait des dix candidats en lice.

            Néanmoins le président semble bel et bien pâtir du recentrage de sa campagne où, ces dernières semaines et contrairement à ce qu’il avait fait auparavant, il a davantage cherché à séduire l’électorat de François Bayrou (que le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a publiquement pressenti comme un possible Premier ministre d’un Sarkozy réélu) que celui tenté par la candidate du Front national. Plus personne ou presque dans la majorité ne semble croire encore aux chances de l’Elyséen de se succéder à lui-même. C’est si vrai que plusieurs ministres ayant appartenu à des gouvernements dits de droite ont déjà franchi le Rubicon. C’est le cas de l’écologiste Corinne Lévy-Lepage qui fut ministre du gouvernement Juppé, d’Azouz Begag et de Brigitte Girardin qui sévirent sous Villepin et surtout de la fondatrice de l’association féministe Ni putes ni soumises Fadela Amara que Sarkozy avait propulsée comme ministre dès son élection en 2002. Le voilà bien mal récompensé de cette ouverture à gauche. Amara retourne chez les socialistes, sa famille naturelle, comme le chien de l’Ecriture revient à ses vomissures. On sait par ailleurs que Jacques Chirac votera dès le premier tour pour Hollande, tout autant par haine à l’égard de son ancien ministre de l’Intérieur que par sympathie radical-socialiste envers l’homme qui lui a succédé à la présidence du conseil général de Corrèze. La plume de Chirac, Jean-Luc Barré, a en effet confirmé dans Le Parisien que le ci-devant maire de Paris se prononcera en faveur de l’ex-premier secrétaire du Parti socialiste. Issu de la gauche communiste (il vendait L’Humanité et a signé l’appel de Stockholm), Chirac revient à ses premières amours.

 
            Cette année RIVAROL ne donne aucune consigne de vote et laisse une totale liberté d’appréciation à ses lecteurs. Chacun se déterminera en son âme et conscience. Les rivaroliens sont en effet assez grands pour savoir ce qu’ils ont à faire. Certains s’abstiendront (c’est ce que nous ferons à titre personnel aux deux tours du scrutin), d’autres voteront blanc ou nul, d’autres enfin, engageant leur seule responsabilité, voteront en faveur du candidat qui leur paraît le moins éloigné de leurs idées ou le plus apte à leurs yeux à assumer la magistrature suprême. Quel que soit le choix fait par les uns et par les autres, évitons de nous anathématiser, de nous excommunier réciproquement pour des questions purement électorales et donc tout à fait secondaires. De toute façon aucune révolution salvatrice ne sortira des urnes. Les dés sont pipés, le système est verrouillé, l’électoralisme est la tare et la sauvegarde du régime. De plus, les dix candidats en lice qui ont été présélectionnés (ce n’est pas un hasard que Poutou, Arthaud et Cheminade aient eu leurs signatures au contraire de Carl Lang !) sont tous pour la déesse laïcité, les valeurs de la République, le droit à l’avortement, le Pacs. Tous sont soumis au lobby gay et au lobby juif. L’affaire Vanneste et la mort de Raymond Samuel-Aubrac l’ont amplement montré. Si le Front national était resté fidèle à ce qu’il fut naguère nous l’aurions évidemment soutenu, fût-ce de manière critique, mais le Front mariniste n’a plus à rien à voir avec le FN canal historique que nous avons aimé, soutenu, servi avec sincérité et enthousiasme, même si en quarante ans d’existence force est de reconnaître qu’il n’a rien pu empêcher, ni l’invasion de notre pays, ni le démembrement de notre souveraineté, ni le délitement de notre civilisation. Une dernière preuve parmi tant d’autres de la triste mutation de ce parti : Marine Le Pen a exigé de Bruno Gollnisch qu’il retire immédiatement l’éloge de François Brigneau que ce dernier avait posté sur son blog à l’annonce de sa disparition. En revanche, la présidente du FN a rendu un vibrant hommage à Raymond Aubrac, « un grand homme et un grand résistant » tandis qu’elle compare l’islamisme à « un fascisme vert » (sic !) 

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Dimanche 22 avril 7 22 /04 /Avr 11:47
- Par Pieter Kerstens

(Tribune libre e Pieter Kerstens)

 

Il y a 51 ans, commençait la révolte des centurions et ironie de l’Histoire, ce même jour, le peuple français est appelé à voter pour élire son nouveau Président !

 

Petit rappel des faits :

En 1959, le général CHALLE avait gagné la guerre d’Algérie. Coupé de ses bases tunisiennes et marocaines par des barrages imperméables, le FLN mourait d’asphyxie. Les parachutistes avaient largement contribué à cette victoire.

 

En avril 1961, c’est pour ne pas se perdre que des militaires, parmi lesquels une majorité de paras, choisirent de se révolter contre une politique qui les conduisait à renier leur combat, leurs certitudes, leur fidélité, leur espérance, leur honneur.

Plus tard, aucun d’entre eux ne sera surpris par la tournure des évènements. Ils connaissaient la nature profonde du FLN. Ils avaient découvert les ramifications qui menaient des maquis algériens à Moscou et à Pékin. A maintes reprises, depuis la désertion de l’aspirant MAILLOT, ils avaient détecté le travail de sape du Parti Communiste Français et de certains complices socialistes et si les communistes du monde entier et leurs compagnons de route se servaient des aspirations légitimes des populations, les officiers parachutistes ne se faisaient aucune illusion : ce n’était pas par grandeur d’âme, c’était une occasion bénie de lutter contre les nations occidentales libres et d’imposer à de jeunes peuples en quête de patrie, leur idéologie marxiste.

Il faudra longtemps pour que les observateurs politiques professionnels reconnaissent qu’ils se sont lourdement trompés…

 

Lorsquele 22 avril 1961 au petit jour, le général CHALLE annonce qu’il est revenu prendre la tête de l’armée et proclame sa volonté de gagner la guerre afin que l’Algérie puisse rester dans un cadre français, les parachutistes se rallient à lui, à la quasi-unanimité ! Si quelques problèmes se posent aux chefs de corps, il ne s’en pose pas beaucoup aux cadres subalternes, habitués à suivre fidèlement leurs chefs.

Depuis longtemps les jeux sont faits : l’immense majorité des paras se bat pour l’ALGÉRIE FRANCAISE.

Pourquoi le lieutenant DEGUELDRE, l’homme du rang et le lieutenant GODOT, l’homme de l’élite, le fort en thème, l’éternel premier, vont-ils se retrouver côte à côte dans l’ombre et la violence ? Quelle force mystérieuse poussera donc le premier jusque sous les balles d’un peloton d’exécution, et le second dans les prisons où il sacrifiera sa jeunesse ?

Tous ont fait partie d’un corps d’élite et à ceux-là on demande plus qu’aux autres…Depuis 1946 en effet, on leur a tout demandé : lancer des assauts décisifs, défendre des positions intenables, sauter dans les fournaises, sillonner de jour et de nuit la jungle, les rizières, la rocaille. On leur a même demandé de se salir les mains pour traquer dans Alger les poseurs de bombes.

On pouvait tout leur demander comme le dira si bien le capitaine ESTOUP lors du procès des officiers du 1er REP :

-« On ne m’avait jamais appris à Saint-Cyr à organiser le ravitaillement en fruits et légumes d’une ville comme Alger. Le 2 janvier 1957, j’en ai reçu l’ordre.

- On ne m’avait jamais appris à Saint-Cyr à suivre une filière policière…j’en ai reçu l’ordre.

-On ne m’avait jamais appris à Saint-Cyr comment s’exerçaient les fonctions de préfet de police…j’en ai reçu l’ordre.

-On ne m’avait jamais appris à organiser un bureau de vote…à ouvrir un marché…à ouvrir des écoles… »

 

 

Etrange, émouvante litanie du devoir accompli sans hésitation ni murmure par des hommes habitués à aller jusqu’au bout de leurs ressources, toujours prêts à tenter l’impossible.

 

On a donné d’eux l’image de loups affamés, durs, courageux, exigeants envers les autres, parce que surtout exigeants envers eux-mêmes.

On les a jalousés, accusés d’immodestie.

On leur a reproché d’être des vedettes. Ils se sont contentés de hausser les épaules.

Seule leur valeur les poussait au premier rang. C’est la sueur et le sang qui les maintenaient.

Ils en avaient conscience et ils ne se trompaient pas !

 

Ils ont été trahis, mais ne seront pas oubliés pour autant ! GLOIRE A EUX …

 

Et demain ?

Pour que le sacrifice de ces guerriers n’ai pas été vain, pour que la mort de dizaines de milliers d’harkis ne soit pas jetée dans les poubelles de l’Histoire, pour que les souffrances de nos amis Pieds-Noirs n’aient pas été vécues inutilement, pour que les trahisons et les abjections des pourriticards de la Ve Républiques puissent enfin être punies, il est indispensable que des millions d’électeurs expriment un vote sanction ce dimanche 22 avril 2012, contre les laquais du capitalisme apatride et les collaborateurs socialauds-marxistes, ceux-là mêmes qui sont les véritables responsables des maux qui gangrènent notre quotidien.

 

France : libère-toi !!!

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