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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 13:13

      Le premier trimestre de cette année est riche en évènements géopolitiques et pimenté de catastrophes naturelles et humaines…

 

      Soucieux de redorer sa cote de popularité, après des déclarations inopportunes concernant l’affaire Cassez et les « amitiés » franco-tunisiennes, Sarko a déclaré la guerre à son client/fournisseur le bédouin Mouammar.

Forts d’une autorisation onusienne à bombarder les armées d’un tyran sanguinaire, dictateur mégalomane et bourreau de son peuple, les « coalisés occidentaux » mettront le paquet pour réduire le guide à néant.

 

      Car ce colonel, tombeur du roi Idriss 1eren septembre 1969, avait entamé une révolution de type socialo/nationaliste dont le modèle était celle de Nasser en Egypte et durant de nombreuses années fut aussi soutenu par l’intelligentsia gaucho-bobo. Il a entretenu des relations très équivoques avec d’anciens agents de la CIA, a financé le terrorisme international, a organisé moult attentats ayant entraîné des centaines de morts et n’a cessé de s’ingérer dans les affaires intérieures des pays africains pour y créer un chaos désastreux.

 

      S’il est exact que sous sa férule, la Libye a pu se développer d’une manière spectaculaire grâce à la manne pétrolière et à la mise en place d’un réseau d’irrigation performant (issu d’un « fleuve » souterrain pharaonique), que l’Indice de Développement Humain compte parmi les plus élevés d’Afrique, que la situation de la femme n’est plus comparable celle des Egyptiennes, Marocaines ou Soudanaises, Kadhafi est bien l’un des seuls qui a pu juguler l’expansion islamiste au Maghreb, en jouant des alliances avec les tribus qui lui sont inféodées.

 

      Bien des potentats africains, des éminences européennes ou des barons de multinationales lui sont redevables et surtout ceux du complexe militaro-industriel ! Il détiendrait donc des informations et des documents compromettant certains de ceux qui veulent sa peau aujourd’hui…ces va-t-en-guerre haineux et méprisables.

 

 

Deux poids, deux mesures ?

      Au prétexte de sauver les insurgés, ces rebelles qui ne songent qu’à renverser le « guide » au nom d’ALLAH le tout-puissant, l’ONU
, par sa résolution 1973, permet l’envoi de forces militaires afin de destituer dans un ouragan de fer un dirigeant mégalomaniaque.

 

      Mais alors, serait-ce le SEUL ? L’ONU va-t-elle également prendre les mêmes dispositions envers le président du Yémen Ali Abdallah Al-Salih qui lui aussi fait tirer sur la foule des insurgés ? Une autre résolution onusienne pour contraindre par un embargo Hamad Ibn Isa Al Khalifa, monarque de Bahreïn, au cessez-le-feu contre les manifestants de la place de la Perle à Manama ? Avant l’envoi de chasseurs-bombardiers ?

Et pour ce qui est des guerres civiles en Côte d’Ivoire, au Nigeria, en RDC, et tutti quanti, l’ONU pourra-t-elle fermer les yeux encore longtemps sur les massacres perpétrés par des « tyrans sanguinaires », sans prendre des résolutions identiques à la 1973 ?

 

      Et que dire des situations dramatiques vécues par les populations innocentes par exemple au Zimbabwe, en Corée du Nord et même au Mexique (aux portes de l’ONU) où les narcos trafiquants, bien mieux armés que les va-nu-pieds de Benghazi, ont acheté l’Etat de Droit cher au cœur des humanistes et massacrent à tour de bras.

 

 

Devoir de mémoire ?

 

      Les états membres (192) s’engagent à remplir les obligations prévues par la Charte, en vue de sauvegarder la paix et la sécurité internationale et d’instituer entre les nations une coopération économique, culturelle et sociale. Cà c’est pour les intentions …car chaque pays membre est obligé de faire respecter les résolutions du Conseil de Sécuritéet l’Histoire nous oblige à constater que de la théorie à la pratique, il y a un gouffre !

 

      Les résolutions 181,194, 242, 476, 478, et 672 par exemple, prises de 1947 à 1990, n’ont JAMAIS été respectées par Israël, qui persévère quant à son attitude belliqueuse et refuse de libérer les territoires occupés.

 

      Même chose pour l’occupation et l’annexion illégale du Tibet par la Chine en 1950.

 

      Ne parlons pas des deux guerres en Irak où règne l’anarchie la plus totale et où la population subit des exactions pires que sous le régime de Saddam Hussein.

 

      Idem en Afghanistan qui devient un copié collé de la guerre du Vietnam…

 

      En Somalie, les onusiens de 1992 à 1995 (avec Kouchner et son sac de riz) se sont fait aplatir par les milices islamistes, qui ont maintenant muté en une coopérative de piratage international et preneur d’otages maritimes.

 

      Plus près de nous, l’armée turque occupe militairement le nord l’île de Chypre depuis 1974, sans que l’ONU n’ait pris une résolution permettant un embargo contre la Turquie, ni le bombardement d’Ankara : et on voudrait même que l’Europe accepte cet agresseur en son sein !

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 14:14

       Le simoun de la Liberté qui souffle depuis plusieurs mois au Maghreb et dans les pays arabes gonflera le flux migratoire du Sud vers le Nord.

       Parce que les quelques milliers de Tunisiens débarquant sur l’île italienne de Lempedusa ne sont que l’avant-garde d’une armada de sarrasins qui va déferler sur notre continent dans un futur proche, puisque les eurocrates mondialistes – obnubilés par leurs dogmes angéliques et droits-de-l’hommistes- ne prendront aucune mesure coercitive envers ces hors-la-loi.

 

       Dans un contexte un peu différent, l’écrivain Jean Raspail avait écrit en 1973 un livre prémonitoire : Le Camp des Saints (réédité maintenant chez Robert Laffont).

       Les charlatans du multiculturel, les gourous du métissage à tous les étages et les pourriticards aux commandes seraient bien inspirés de lire cette œuvre prophétique qui raconte la fin du monde blanc, sous l’invasion de millions et de millions de miséreux du monde entier.

 

AUX IMMIGRES LEUR PLACE, TOUTE LA PLACE !

AUX EUROPEENS LEUR PLACE, RIEN QUE LEUR PLACE !

 

       Les gouvernants, les politologues et les journalistes nous racontent maintenant que les Moubarak, les Ben Ali, les Kadhafi & C° sont d’affreux dictateurs qui tenaient leur pays sous un joug de fer et persécutaient leur peuple ! Cet état de fait n’a jamais gêné les dizaines de millions d’européens qui allaient se bronzer à Djerba, à Hammamet, à Hurghada ou à Sharm-el-Sheik, ces dix dernières années, sans se poser trop de questions. Des milliers de « camarades » socialo-bobos-démocratos-écolos ont rendu visite à leurs copains du pourtour méditerranéen sans se boucher le nez, ni fermer les yeux !

       Et subitement ceux-ci seraient devenus des « tyrans » ?

 

       La gôche et ses courroies de transmissions vont-elles nous abreuver d’un salmigondis humanitaire prêchant la solidarité pour que l’Europe ouvre ses frontières à nos « frères » du Sud ?

       En Lybie, sur une population de 6,4 millions d’habitants, 30% était des immigrés travaillant dans tous les secteurs économiques du pays. Dont 1,5 million d’Egyptiens, 60.000 issus du Bengladesh, 33.000 originaires de Chine, 30.000 Philippins, 25.000 Turcs, 23.000 Thaïlandais, 18.000 Indiens, des Vietnamiens, des Anglais, des Russes, des Français, des dizaines de milliers de Tunisiens, etc, etc…une vraie Babel !

       Et un grand danger existe si Mouammar Abou Minyar Abdel Salam ben Hamid al-Kadhafi disparaît à la suite de Ben Ali et de Moubarak, car on ignore QUI occupera les postes abandonnés et quelle sera l’ampleur de l’instabilité qui règne déjà en Egypte et en Tunisie. La contagion peut se propager non seulement au Yémen, à Oman, à Bahreïn, en Irak, en Jordanie, au Soudan, au Maroc ou en Algérie et dégénérer comme en Somalie depuis des années… tout est devenu imprévisible pour ceux qui ont ouvert la boîte de Pandore et soutenu ces révoltes « populaires ».

       Que se passera-t-il si les gérontes de la tribu des Séoud sont à leur tour menacés ?

 

QUAND ON N’EST PAS CAPABLE, ON CHANGE DE METIER !

 

       Le plus étonnant et incroyable est bien sûr le fait que ni les USA, ni l’Union Européennen’ont rien vu venir. Ceux-là même qui disposent d’innombrables services de renseignements et de méthodes ultrasophistiquées pour le recueil des informations. Ceux-là encore qui possèdent le pouvoir de décrypter votre emploi du temps, de déterminer le montant de vos achats dans votre supermarché favori et de lire en temps réel le numéro de votre plaque minéralogique quand votre auto sort du car-wash !

 

  http://img14.imageshack.us/img14/1584/korbook.jpg

 

       Inondés par des centaines de milliers d’informations, les techniciens du renseignement et les analystes des services spéciaux ont été totalement incapables d’anticiper les révoltes de l’automne 2010 et les rebellions arabes, entièrement scotchés à leurs écrans et coupés du terrain.

 

       Souvenez-vous ! Ce ne sont pas les 100.000 caméras installées dans les rues de Londres qui ont pu empêcher les attentats du 7 juillet 2005…

       Ce ne sont pas non plus toutes ces caméras, placées dans les grandes villes d’Europe, qui ont fait baisser la délinquance et la criminalité quotidienne…cela se saurait !

 

RAUS , FUERA, GET OUT, BUITEN, FORA, DEHORS !

 

       Hormis les pays musulmans en ébullition, certaines contrées d’Afrique Noire sont aussi le théâtre de troubles graves : Somalie, Niger, Côte d’Ivoire, R.D.C, Mali, entre-autres, dont nous voyons les ressortissants arriver sous nos cieux.

       Mais pourquoi si loin de leur pays d’origine ?

       Pourquoi donc ne s’installent-ils pas dans les régions voisines ?

       Parce que l’Europe serait un nouvel Eldorado ?

       Parce que notre législation laxiste et les organisations d’aide aux « sans-papiers » et les conseils de leurs avocats marrons leurs garantissent une aide financière sans travailler, dix fois (et souvent 50 fois) supérieure à ce qu’ils gagneraient chez eux en travaillant ?

       Parce que si l’Europe a pu octroyer 4.589 milliards d’Euros au secteur financier en 2 ans (soit 10.000 € par habitant) elle pourrait en faire autant pour une centaine de millions de futurs immigrés qui ne subsistent aujourd’hui qu’avec 2 € par jour ?

 

       Il faut en finir avec ces saltimbanques de la Nouvelle Religion Droits-de-l’hommiste et les bonimenteurs du multiculturel, véritables collaborateurs de l’islamisation de nos quartiers !

 

       Bientôt de nouvelles élections auront lieu dans la plupart des pays européens : infligeons un carton rouge à la mafia des partis libéro-socialo-démocrato-écologistes, cette mafia qui, d’échec en échec, nous a conduit au fond du gouffre.

 

 

EUROPE, LIBERE-TOI !

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 18:18

      Le gouvernement Sarközy affirmait ne pas discuter avec les criminels qui avaient enlevé cinq ressortissants français et deux étrangers, un Tologolais et un Malgache. A de nombreuses reprises, Sarközy et ses affidés l’ont affirmé : la gouvernement ne paye pas de rançon, le gouvernement ne discute pas avec les preneurs d’otage.

 

« Le paiement de rançon pour la libération de prisonnier ne peut pas être une stratégie durable »

 

avait déclaré en août Sarközy devant la conférence des ambassadeurs. Le 16 septembre 2008, le même étranger, maniant toujours le mensonge, était encore plus clair : le principe de la rançon est inacceptable :

 

« Nous avions, par ailleurs, à affronter un problème de principe, celui de la remise de rançon à des preneurs d'otages, une rançon nous avait d'ailleurs été demandée. Le crime ne peut pas payer. Personne ne peut accepter cela. »

 

      En janvier, après l’enlèvement de deux Français au Niger, il était encore plus explicite :

 

« Nous ne céderons pas au diktat des terroristes. »

 

 

      C’est pourtant ce que font régulièrement les autorités de la République pour récupérer des otages ces dernières années, sauf à quelques exceptions. Parmi elles, par trois fois, les opérations ont connu un dénouement sanglant : après le Ponant, dont la libération s'était déroulée avec succès, ce fut le cas lors de l’assaut du Tanit, un voilier à bord duquel des touristes imprudents avaient pris place (un mort pour quatre otages libérés), puis pour Michel Germaneau, un "humanitaire" qui avait abandonné sa famille en France mais se préoccupait du sort d’étrangers du bout du monde, puis au début de l’année de deux hommes venus en Afrique pour un mariage interracial.

      La mort de ces deux dernières personnes avaient suscité plusieurs polémiques. Au lendemain de l'opération, Alain Juppé, alors ministre de la Défense, passait aujourd'hui aux Affaires étrangères était obligé de s’expliquer sur l’opération militaire qui avait échoué.

 

« La décision, grave, a été prise par le chef de l'Etat, chef des armées, en étroite coordination avec le premier ministre et moi-même. [...] Ne rien faire, c'était prendre un double risque. D'abord le risque de voir nos otages emmenés par les ravisseurs dans l'une de leurs bases-refuges au Sahel, et l'on sait ensuite comment ils sont traités. Ensuite un deuxième risque, plus global : ne rien faire c'est donner un signal que la France ne se bat plus contre le terrorisme. »

 

      Dans un premier temps, tous s’étaient rangés derrière Sarközy, la famille, l’opposition et les médiats. Robert Badinter déclarait : « on doit éliminer tout calcul politique. Le président de la République a dit ce qu'il fallait dire [...] les intégristes fanatiques islamiques sont en guerre contre la société occidentale ».

      Mais rapidement, la version des faits présentée par le gouvernement Sarközy s’est révélée mensongère, provoquant les interrogation de certains proches des familles comme de plusieurs membres de l’opposition, dont certains dénonçaient un tournant de la politique française face aux terroristes. Selon eux désormais, la politique de Sarközy serait désormais guidée face aux terroristes par une totale intransigeance. L’affaire des otages d’Areva a prouvé le contraire.

 

 

      La responsabilité de l’enlèvement au Niger incombe à la société Areva, qui avait dédaigné les consignes de sécurité : la société avait reconnu des défaillances. Selon certains médiats étrangers, c’est Areva qui a payé la rançon de Françoise Larribe. la Française malade, était considérée comme un "boulet" comme les deux Africains, sans valeur marchande.

      Les sources gouvernementales malienne et nigérienne - qu'une autre polémique avait opposé au gouvernement Sarközy - ont confirmé l’existence des négociations, mais aussi le paiement d’une rançon.

      L’Élysée se mure dans le silence, incapable d’assumer ses actes ; le quai d’Orsay sort d’une crise de plusieurs semaines. L’État aurait pu convaincre Areva de payer, contre la promesse de rembourser plus tard.

 

      Ce qui est avéré, c’est que les Français ont payé, via l’État ou Areva, pour financer une armée terroriste. Des « combattants ennemis » contre lesquels les paroles de fermeté ont laissé place à la complaisance et à la négociation. Le mensonge et la lâcheté : une constante de la gouvernance républicaine.

 

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Published by Brice Duqueyroux - dans Géopolitique
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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 05:05

 

      Voici le texte publié par Le Monde hier après-midi sous le pseudonyme "Marty" qui regroupent « des diplomates français de générations différentes, certains actifs, d'autres à la retraite, et d'obédiences politiques variées ». Ils se prononcent sur l'état de la diplomatie après quatre années de gouvernance Sarközy.

 

 

      La manœuvre ne trompe plus personne: quand les événements sont contrariants pour les mises en scène présidentielles, les corps d'État sont alors désignés comme responsables.

      Or, en matière diplomatique, que de contrariétés pour les autorités politiques ! A l'encontre des annonces claironnées depuis trois ans, l'Europe est impuissante, l'Afrique nous échappe, la Méditerranée nous boude, la Chine nous a domptés et Washington nous ignore ! Dans le même temps, nos avions Rafale et notre industrie nucléaire, loin des triomphes annoncés, restent sur l'étagère. Plus grave, la voix de la France a disparu dans le monde. Notre suivisme à l'égard des États-Unis déroute beaucoup de nos partenaires.

      Pendant la guerre froide, nous étions dans le camp occidental, mais nous pesions sur la position des deux camps par une attitude originale. Aujourd'hui, ralliés aux États-Unis comme l'a manifesté notre retour dans l'OTAN, nous n'intéressons plus grand monde car nous avons perdu notre visibilité et notre capacité de manœuvre diplomatique. Cette perte d'influence n'est pas imputable aux diplomates mais aux options choisies par les politiques.

      Il est clair que le président n'apprécie guère les administrations de l'État qu'il accable d'un mépris ostensible et qu'il cherche à rendre responsables des déboires de sa politique. C'est ainsi que les diplomates sont désignés comme responsables des déconvenues de notre politique extérieure. Ils récusent le procès qui leur est fait. La politique suivie à l'égard de la Tunisie ou de l'Égypte a été définie à la présidence de la République sans tenir compte des analyses de nos ambassades. C'est elle qui a choisi MM. Ben Ali et Moubarak comme « piliers sud » de la Méditerranée.

 

      Un WikiLeaks à la française permettrait de vérifier que les diplomates français ont rédigé, comme leurs collègues américains, des textes aussi critiques que sans concessions. Or, à l'écoute des diplomates, bien des erreurs auraient pu être évitées, imputables à l'amateurisme, à l'impulsivité et aux préoccupations médiatiques à court terme.

      Impulsivité ? L'Union pour la Méditerranée, lancée sans préparation malgré les mises en garde du Quai d'Orsay qui souhaitait modifier l'objectif et la méthode, est sinistrée.

      Amateurisme ? En confiant au ministère de l'écologie la préparation de la conférence de Copenhague sur le changement climatique, nous avons abouti à l'impuissance de la France et de l'Europe et à un échec cuisant.

      Préoccupations médiatiques ? La tension actuelle avec le Mexique résulte de l'exposition publique d'un dossier qui, par sa nature, devait être traité dans la discrétion.

      Manque de cohérence ? Notre politique au Moyen-Orient est devenue illisible, s'enferre dans des impasses et renforce les cartes de la Syrie. Dans le même temps, nos priorités évidentes sont délaissées. Il en est ainsi de l'Afrique francophone, négligée politiquement et désormais sevrée de toute aide bilatérale. Notre politique étrangère est placée sous le signe de l'improvisation et d'impulsions successives, qui s'expliquent souvent par des considérations de politique intérieure. Qu'on ne s'étonne pas de nos échecs. Nous sommes à l'heure où des préfets se piquent de diplomatie,où les « plumes » conçoivent de grands desseins, où les réseaux représentant des intérêts privés et les visiteurs du soir sont omniprésents et écoutés.

 

      Il n'est que temps de réagir. Nous devons retrouver une politique étrangère fondée sur la cohérence, l'efficacité et la discrétion. Les diplomates français n'ont qu'un souhait : être au service d'une politique réfléchie et stable. Au-delà des grandes enceintes du G8 et du G20 où se brouillent les messages, il y a lieu de préciser nos objectifs sur des questions essentielles telles que le contenu et les frontières de l'Europe de demain, la politique à l'égard d'un monde arabe en révolte, nos objectifs en Afghanistan, notre politique africaine, notre type de partenariat avec la Russie.

      Les diplomates appellent de leurs vœux une telle réflexion de fond à laquelle ils sauront apporter en toute loyauté leur expertise. Ils souhaitent aussi que notre diplomatie puisse à nouveau s'appuyer sur certaines valeurs (solidarité, démocratie, respect des cultures) bien souvent délaissées au profit d'un coup par coup sans vision.

      Enfin, pour reprendre l'avertissement d'Alain Juppé et d'Hubert Védrine publié le 7 juillet 2010 dans Le Monde « l'instrument [diplomatique] est sur le point d'être cassé ». Il est clair que sa sauvegarde est essentielle à l'efficacité de notre politique étrangère.

 

Marty.

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 16:16

clement-chamarier.jpg      Un groupe de soldats français appartenant notamment au 7e bataillon de chasseurs alpins, basé à Bourg-Saint-Maurice, a été attaqué samedi soir alors qu'il rentrait à sa base avancée de Nijrab. Lourdement armés, les insurgés ont touché le véhicule de l'avant-blindé (VAB) où se trouvait le soldat de première classe Clément Chamarier qui a été grièvement blessé. Il est décédé peu après des suites de ses blessures.


      L'un de ses camarades, caporal au 132e bataillon cynophile de l'armée de terre de Suippes, a été très grièvement blessé, un troisième soldat français étant plus légèrement touché.

      Les affrontements se sont déroulés près du village de Landakhel, dans la vallée de Kapisa.

      Clément Chamarier avait rejoint l'Afghanistan le 9 novembre 2010. Il avait 18 ans.

 

      Nous vous invitons à visiter le site des Sentinelles qui oeuvre pour le souvenir de nos soldats et leur retour en France.

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Published by Eric Adelofz - dans Géopolitique
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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 18:19

Tribune libre de Pieter Kerstens à propos de la situation en Belgique.

 

 

 

      Car ce n’est pas à une crise gouvernementale que nous assistons en Belgique, mais à une crise de régime doublée d’une sévère crise économique.

      Au lendemain des élections du 13 juin 2010 commençaient des négociations partisanes quant à la gestion politique du plat pays. Sept mois plus tard, de palabres en tractations, de poto-poto en discussions et de concessions en renonciations, on constate que l’animosité de certains politicards s’est transformée en véritable haine envers les partis flamands, comme l’a encore montrée la manifestation du 23 janvier à Bruxelles.

 

      Dans un grand quotidien du matin Eric Mestagh –patron de la chaîne de supermarchés « Champion »- déclarait le 8 janvier :

 

« les Wallons ne se rendent pas compte de la situation dans laquelle nous sommes et à quel point nous sommes subsidiés. OUI, nous sommes des assistés ! Admettons-le. On se comporte un peu comme quelqu’un qui, chaque année pour le réveillon de Noël, se ferait inviter par son beau-frère, se goinfrerait de foie gras et de homard et qui, en plus, aurait le culot de se plaindre de la qualité du repas…Un accord communautaire défavorable forcerait au moins les Wallons à se bouger. A parler de sujets tabous, comme le contrôle des chômeurs, le niveau des allocations de chômage, le travail au noir…. Wallon lève-toi ! »

 

      Plus d’un pourriticard francophone, membre de la mafia libero-socialo-écolo-humaniste a dû en faire des cauchemars, eux qui depuis des décennies ont développé ce système de parasitage et d’assistanat généralisé afin de se constituer des réseaux clientélistes « d’obligés électoraux » !

      Une fois de plus, ce constat d’un capitaine d’industrie confirme le diagnostic prononcé à maintes reprises par les dirigeants de Flandre : des milliards d’euros, générés par les revenus du travail des contribuables flamands, sont déversés tous les ans dans le gouffre des inepties, des gaspillages et des corruptions wallonnes.

 

      Plus récemment, l’avocat Marc Uyttendaele, époux de la ministre socialiste Laurette Onkelinx et spécialiste en droit constitutionnel, a reconnu sur le réseau public de la RTBF que « le modèle belge est moribond. Nous devons complètement renverser les rapports entre le Nord et le Sud du pays et peut être envisager une séparation totale. »

 

      Être chômeur ET salarié, en Belgique, c’est possible !Selon une publication de l’Office National de l’Emploi (ONEM) parue le 11/01, plus de 26 000 chômeurs recevaient des allocations de chômage et disposaient aussi d’un emploi déclaré en 2009. Cela représente plus de 6% du total des chômeurs indemnisés ! C’est un croisant les données de la Sécurité Sociale que ces abus ont été mis à jour. Plus fort : la découverte de 1 252 personnes qui, au 4e trimestre de 2007, percevaient des indemnités de maladies ou d’invalidité et bénéficiaient en même temps d’un emploi déclaré !

      Ces fraudes, sans aucune précision de durée, s’élèveraient à plus de 330 millions d’euros par an et apportent évidemment de l’eau au moulin des revendications flamandes qui exigent un contrôle renforcé, avec sanctions à l’appui, des chômeurs belges…

 

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Published by Pieter Kerstens - dans Géopolitique
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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 06:47
      Témoignage de Aaron Russo, producteur et réalisateur de films à Hollywood, sur ce qu'il a appris de la bouche de Nick Rockefeller, au sujet du 11 septembre 2001, de la guerre contre le terrorisme, du CFR etc...
 
      Aaron Russo est décédé le 24 Août 2007, 6 mois après cette interview, des suites d'un cancer....

 

 

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 15:15

      Vidéo d'une conférence donnée par Pierre Hillard à Toulon (Provence), à la fin du mois de novembre dernier. Il y évoque les sujets abordés dans ses différents ouvrages (Minorités et régionalismes dans l'Europe fédérale des régions, La Décomposition des nations européennes, La Marche irrésistible du nouvel ordre mondial, sous-titre : Destination Babel, La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale).

 

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Published by Brice Duqueyroux - dans Géopolitique
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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 09:09

      Il n'a pas fallu un mois au corrompu sarközyste Alain Juppé, tout nouveau ministre de la Défense [sic], pour se faire remarquer par un grand coup d'éclat. Ces trente dernières années ont vu l'armée française décliner, subissant coups après coups, la noirisation des troupes, le laxisme, la fin des traditions, la républicanisation forcée, la suppression des marques de hiérarchie, la destruction méthodique de l'implantation nationale de l'armée nationale, symbole de l'unité de la France.
      Le ministre de Sarközy a signé le départ de la 13e DBLE de Djibouti.

      La nouvelle a créé une intense émotion dans la communauté militaire en général, et parmi les légionnaires en particulier. Les conditions de cette annonce sont particulièrement choquante, d'autant qu'aucune affectation n'est encore prévue, qu'aucune autorité à la Légion étrangère, à Aubagne, n'avait été informée. A quoi servira un régiment spécialisé dans les combats dans le désert ? Espèrons que la 13e DBLE sera implantée non loin de Saint-Denis avec pour mission de nettoyer la France et qu'elle s'acquittera de sa mission avec toute l'ardeur que nous connaissons aux légionnaires.

      Il faudra se souvenir que même avec les plus gaullistes des symboles, qu'ils s'appellent Sarközy, Pierre Lellouche, Maurice Schumann, ou Romain Gary, les gaullistes n'ont aucun respect.

            
      Nous reproduisons ci-dessous in-extenso l'ordre du jour n°2 du colonel Cyrille Youchtchenko, 44ème chef de corps de la 13ème DBLE, qui, quatre mois après sa nomination à la tête de la 13e DBLE, devra s'acquitter des basses besognes de la République en quittant la terre africaine.

      Il y évoque "l’amertume légitime" et le "sentiment d’injustice qui est difficilement supportable" à ses légionnaires. Les autorités républicaines ont scandaleusement fait retirer l'ordre du jour du site de la 13e DBLE comme de tous les sites officiels, rendant le malaise créé par la première décision plus vif encore.



Ordre du jour n°2 du Chef de Corps de la 13ème D.B.L.E.
02-12-2010

Officiers, sous-officiers, caporaux-chefs, brigadiers-chefs, caporaux, brigadiers, clairons, trompettes et légionnaires de la 13ème demi brigade de légion étrangère

Il y a quatre mois, je prenais le commandement du régiment, plein de confiance et fier de disposer d’un formidable outil de combat bâti pendant soixante dix ans par 43 chefs de corps. Aujourd’hui, contre toute attente, la 13ème demi brigade de légion étrangère va quitter la terre africaine. Au-delà du régiment, c’est toute la légion étrangère qui est touchée. La légion étrangère a été créée pour combattre et bâtir « hors du territoire continental du royaume ». Depuis 1831, la légion est en Afrique, pour l’Afrique. Après 180 années de présence ininterrompue, de guerres où tant des nôtres ont péri, de régions pacifiées, de routes construites, de villes bâties, de peuples aimés, d’âmes laissées, la légion va quitter l’Afrique pour la première fois de son histoire. La 13 quittera la dernière cette terre africaine tout comme elle fut la dernière à quitter l’Indochine. La 13 a l’habitude de tourner des pages d’Histoire.

Au-delà de l’amertume légitime, de ce sentiment d’injustice qui vous est difficilement supportable à vous légionnaires, de la remise en question de votre projet de vie professionnel et familial, il nous faut faire face avec la même force, le même courage dont ont fait preuve nos anciens lorsqu’ils ont quitté la terre d’Algérie. Demain nous relèverons un nouveau défi. Notre destination, sera bientôt connue. De troupe de montagne, la 13 s’est transformée en troupe du désert puis en unité blindée motorisée. En 2011, elle s’adaptera de nouveau, construira un nouveau quartier, marquera de façon indélébile sa nouvelle terre d’accueil et transcendera la mission reçue tout comme elle l’a fait ici, à Djibouti.

Nous allons préparer résolument notre départ. Nous le préparerons dans l’intimité, avec dignité, entre nous, avec émotion et panache, comme nous savons le faire. Pour l’heure, fiers de nos propres valeurs comme la discipline qui est notre force, avec Honneur et Fidélité comme c’est écrit en lettres d’or sur les drapeaux de la légion, nous remplirons toutes les missions planifiées jusqu’à Camerone : consolider la compagnie de maintenance qui restera ici, accueillir l’IHEDN, organiser la 28ème et dernière course du Grand Barra que nous courrons tous groupés, participer à la formation des lieutenants des écoles d’armes, recevoir le groupe aéronaval, former un bataillon Ougandais et les parachutistes du Qatar et in fine réaliser au Nord d’Obock un chantier comparable à celui de Foum Zabel, fidèles à la tradition des légionnaires bâtisseurs. Dès que les festivités du dernier Camerone d’un régiment de légion en Afrique seront achevées, alors nous partirons.

Depuis près d’un demi-siècle, la 13 c’était Djibouti. Elle a construit des quartiers et des villes. Dikhil, Obock, Ali Sabieh et Oueah ont été façonnées par la 13. Les stèles et les grenades à sept flammes qui jalonnent le territoire Djiboutien montrent à quel point les légionnaires ont aimé ce territoire et ses habitants. Ces traces ne pourront être effacées ni par la mémoire des hommes ni par le temps. Seule la tectonique des plaques pourra faire oublier qu’un jour de 1962, les légionnaires ont pris pied sur la côte française des Somalis.

J’ai une pensée pour mes 43 prédécesseurs, pour les 3983 légionnaires de la 13 qui ont donné leur vie pour la France de Narvik à l’Algérie, pour les lieutenants-colonels Amilakvari, Brunet de Sairigné et Gaucher morts au combat, pour nos 96 compagnons de la libération, pour les légionnaires de la 13 morts avec leurs frères d’armes de la Marine dans le Day, ceux du 2ème REP morts avec leurs frères d’armes de l’armée de l’air au Mont Garbi et ceux du 2ème REI morts avec leurs frères d’armes de L’ALAT à Hol-Hol. Pour eux, pour nous et pour tous ceux qui nous succèderons nous franchirons avec dignité cette nouvelle épreuve. Je serai avec vous, au milieu de vous pour ce nouveau combat.

Colonel Cyrille Youchtchenko, 44ème chef de corps de la 13ème DBLE.

 

 

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 09:09

      Le tyran communiste Hu Jintao est à partir d'aujourd'hui en France pour un séjour officiel du 4 au 6 novembre. Il sera accueilli comme un grand chef d’État par la République, lui l’héritier du régime le plus sanglant de l’histoire de l’humanité.

 

      Hu Jintao a adhéré au Parti communiste en 1964 et s’est montré un zélé serviteur de Mao durant la Révolution culturelle, période particulièrement sombre de l’histoire de la Chine durant laquelle les traditions, la culture et la civilisation chinoise ont été durement attaqués. Des milliers d’œuvres d’art, de sculptures, de temples furent détruits par les communistes. Hu Jintao, durant ces années-là, était « instructeur politique » dans une université.

      Aujourd'hui au cœur du système mondialiste, le Parti communiste chinois toujours aussi dictatorial parvient à concilier les pires traditions des régimes communistes, tout en livrant son peuple à la misère engendrée par l’ultra-libéralisme.

 

      Sarközy a de grands mots quand il s’agit, par réflexe atavique, d’attaquer des régimes européens, vaincus, traînés dans la boue et jugés par des tribunaux iniques il y a plus de 60 ans.

      Saura-t-il trouver les mots pour honorer la mémoire de 100 000 000 d’êtres humains assassinés en Chine communiste ? Dénoncera-t-il les milliers de laogaïs mis en place par le Grand Timonier dès 1949 ? Ces gigantesques camps de travail, de rééducation et d’extermination, où sont morts 20 millions d’hommes et de femmes, sont toujours en activité et aujourd’hui, 4 à 6 millions de Chinois catholiques, tibétains, "contre-révolutionnaires" et dissidents de tout horizon y sont toujours détenus. Ces prisonniers qui ne sont ni des criminels ni des délinquants mais simplement des opposants à un régime sanguinaire sont soumis au travail forcé et produisent certains objets qui sont exportés dans le monde. Sarközy exigera-t-il l'érection d'un Tribunal Pénal International ? Fera-t-il arrêter le dictateur communiste ?


      Sarközy ignore-t-il vraiment les pratiques industrielles destructrices, les trafics d’organes, les répressions politiques et religieuses ?

      Ou les droits de l’homme ne sont-ils valables que lorsqu’il s’agit d'abaisser et culpabiliser les Européens, mais sont oubliés quand il s’agit de commercer entre dictateurs et entre capitalistes ?

 

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