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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 16:16

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

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Published by Jérôme Deseille - dans Littérature
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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 20:47

Poème de Robert Brasillach, datant de juillet 1929. Robert Brasillach avait tout juste 20 ans et déjà cette appréhension face à ce bonheur, si fugace, qui nous échappe...

 

 

Il faut aimer le bonheur avant tout,
L'eau qui se froisse sous le vent,
La grappe rose et cette pêche d'août
Qu'un ange apporte à l'enfant.

Il faut aimer la peur dans les couloirs,
Les albums avec le singe et l'ours,
La pelouse avec ses deux miroirs
Où tombe le jour.

Voici le cerceau sous les marronniers bleus :
Vers la clairière rouge il court encor,
Et la barque de bois qui servait à nos jeux
Appareille quand je dors.

Il faut aimer le sommeil qui nous rend
Le pain, le sel, le bonheur oublié,
Le jour de mai sur les buissons luisants,
Et l'enfant aux groseilliers.

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Published by La rédaction - dans Littérature
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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 20:20

      L'Occupant a obtenu la censure de l'un des plus grands écrivains français du XXe siècle. La culture française est donc aujourd'hui directement commandée par des étrangers qui décident qui les Français peuvent ou ne peuvent pas célèbrer. Laquais d'Israël, Frédéric Mitterrand a lui-même fait supprimer de l'annuaire des commémorations officielles celle de la mort de Céline, sur ordre direct du fournisseur d'enfant pour l'armée criminelle de Jérusalem Klarsfeld.


      Que cela n'empêche pas les Français de commémorer le cinquantenaire de la disparition de Louis-Ferdinand Céline, l'immortel auteur de Bagatelles pour un massacre avec ce court extrait.



 

 

      Il n’est pas inutile de revenir sur ce sujet. Nous disions qu’au départ, tout article à "standardiser" : vedette, écrivain, musicien, politicien, soutien-gorge, cosmétique, purgatif, doit être essentiellement, avant tout, typiquement médiocre. Condition absolue. Pour s’imposer au goût, à l’admiration des foules les plus abruties, des spectateurs, des électeurs les plus mélasseux, des plus stupides avaleurs de sornettes, des plus cons jobardeurs frénétiques du Progrès, l’article à lancer doit être encore plus con, plus méprisable qu’eux tous à la fois. Cette espèce de crétins scientificolâtres, matérialistiques, "cosy-cornériens", prolifie, pullule depuis la Renaissance... Ils se feraient tuer pour le Palais de la Découverte. Quant aux productions littéraires "standardisables", désirées par ces néo-brutes, pires, bien moins artistes (mille preuves) que les Cromagnons, les "chefs-d’œuvre" anglo-saxons modernes en représentent assez bien l’atterrant niveau. Qu’est-il de plus abusif en fait de prédicante connerie, à part les films, qu’un roman anglais très prétentieusement littéraire, dans le genre de Lawrence ? Ou tout autre genre ?... Hardy, Chesterton, Lewis et là suite ? Je vous le demande ?... De plus fabriqué, de plus vain, bêtement bêlant ?... De plus sottement vicelard ? Gaffeusement "tranche de vie" ? Cahotique par impuissance, que les Dos-Passos, les Faulkner, les Cohen et complices ?... Fadasseries "montées force", outrances gratuites "montées délires", ressassages de nos plus désuets naturalistes, des plus cartonnées, des plus éculées "mea âneries", resservies, travesties, "sauce gangster" ?... Encore et encore...


      Je les connais un petit peu tous ces personnages éminents de l’art hébraïque anglo-saxon, "damnés" de Bloomsbury, néo-murgériens du "Village", la plus foutue clique en vérité de petits larbins de Juifs, imposteurs esthétiformes qui se puisse imaginer... le plus éculé brelan de mystifiants petits fantoches cocaino-littéraires rassemblé à baver, tortiller, sous la calotte des juives pissotières de copies. Tous ces délicats transis, à la "Wilde". tous ces petits derviches maquillés "Frankenstein" ne persistent dans leur pitrerie. façon "lyrisme", ou façon "puissance" que par l’outrecuidance, par l’énormité des publicités juives, la jobardise croulante des snobs aryens. Voici les clowns pourris de notre débâcle, les fossoyeurs pédérastes de l’époque aryenne.

 

 

[...]

 

 

      Le Juif a déjà presque tout "standardisé" dans le domaine des arts majeurs. Il fait en ce moment de très grands efforts pour standardiser la littérature mondiale, traductions, agences littéraires, cénacles, académies, sont à pied d’œuvre, donnent à fond. Un tout petit fait entre mille : Pensez-vous, chers cocus, que ce soit naïvement, par effet du pur hasard, que l’Académie Goncourt, dans ses choix, lauréats, académiciens... s’enjuive chaque année davantage ?... Il faut au pouvoir juif de nombreux agents, des fourriers très zélés, bien placés, dociles, dévoués, finement gangsters, ils sont indispensables pour que l’armée de standardisation juive procède sans coup férir à l’étranglement de l’art indigène dans tous les domaines, les moindres replis, spirituels, matériels. Les traductions feront le reste, le gros ouvrage d’abrutissement. Mais il est indispensable d’ores et déjà que soigneusement l’on dégoûte, minimise, sape, scie, sans répit, implacablement, par tous les moyens, tous les créateurs, toute l’élite aryenne, Que le lit, le dais, les sinécures, les assurances, les trônes de toutes les pelures, les pires resucées, spongieuses galettes juives, rapidement s’édifient sur les décombres de l’art autochtone. La grande invasion par le film et les traductions ne doit être arrêtée par rien. On encule au millimètre, le premier centimètre c’est le plus dur, le plus coûteux... pour les suivants ça va tout seul ! Tous les pédérastes nous l’affirment. N’importe quel trou du cul peut devenir, bien enculé de publicité, un immense n’importe quoi, l’objet d’un culte, une  suprêmissime vedette, un criminel horriblissime, une léviathane catastrophe, un film dantesque, une pâte à rasoir cosmique, un transatlantique qui fait déborder la mer, un apéritif qui fait tourner la terre, le plus grand Lépidaure des Ages, le Président du Conseil qui bouffe les casquettes vivantes. Plus c’est cul et creux, mieux ça porte. Le goût du commun est à ce prix. Le "bon sens" des foules c’est : toujours plus cons. L’esprit banquiste, il se finit à la puce savante, achèvement de l’art réaliste, sur-réaliste. Tous les partis politiques le savent bien. Ce sont tous des puciers savants. La boutonneuse Mélanie prend son coup de bite comme une reine, si 25.000 haut-parleurs hurlent à travers tous les échos, par-dessus tous les toits, soudain qu’elle est Mélanie l’incomparable... Un minimum d’originalité, mais énormément de réclame et de culot. L’être, l’étron, l’objet en cause de publicité sur lequel va se déverser la propagande massive, doit être avant tout au départ, aussi lisse, aussi insignifiant, aussi nul que possible. La peinture, le battage-publicitaire se répandra sur lui d’autant mieux qu’il sera plus soigneusement dépourvu d’aspérités, de toute originalité, que toutes ses surfaces seront absolument planes. Que rien en lui, au départ, ne peut susciter l’attention et surtout la controverse. La publicité pour bien donner tout son effet magique, ne doit être gênée, retenue, divertie par rien. Elle doit pouvoir affirmer, sacrer, vociférer, mégaphoniser les pires sottises, n’importe quelle himalayesque, décervelante, tonitruante fantasmagorie... à propos d’automobiles, de stars, de brosses à dents, d’écrivains, de chanteuses légères, de ceintures herniaires, sans que personne ne tique... ne s’élève au parterre, la plus minuscule naïve objection. Il faut que le parterre demeure en tout temps parfaitement hypnotisé de connerie.

 

 

http://img52.imageshack.us/img52/9341/bagatellespourunmassacr.jpg

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Published by Eric Adelofz - dans Littérature
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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 13:13

Rudyard Kipling disparaissait il y a aujourd'hui 75 ans. Il fut l'un des plus célèbres écrivains britanniques ; chantre de la colonisation, le "fardeau de l'homme", il obtint le prix Nobel de littérature en 1907. I

 

 

L'Etranger

L'étranger qui passe mon portail,
Il peut être sincère ou aimable,
Mais il ne parle pas ma langue,
Je ne peux pas connaître son esprit
Je vois son visage et ses yeux et sa bouche,
Mais pas l'âme qui est derrière.

Les hommes de mon propre sang,
Ils peuvent faire le mal ou le bien,
Mais ils disent les mensonges que je connais.
Ils connaissent les mensonges que je dis,
Et nous n'avons pas besoin d'interprète
Lorsque nous allons acheter et vendre.

L'étranger qui passe mon portail,
Il peut être mauvais ou bon,
Mais je ne peux pas dire quel pouvoir le contrôle
Quelle raison gouverne son humeur ;
Ni quand les dieux de son lointain pays
Reprendront possession de son sang.

Les hommes de mon propre sang
Ils peuvent être très mauvais,
Mais au moins ils entendent les choses que j'entend
Et voient les choses que je vois ;
Et quoi que je pense d'eux et de leurs goûts
Ou qu'ils pensent de mes goûts.

C'était la croyance de mon père
Et c'est aussi la mienne :
Le grain doit former une seule gerbe
Et la grappe doit donner un seul vin,
Et nos enfants doivent se faire les dents
Sur le pain dur et le vin. 





The Stranger within my gate,
He may be true or kind,
But he does not talk my talk–
I cannot feel his mind.
I see the face and the eyes and the mouth,
But not the soul behind.

The men of my own stock,
They may do ill or well,
But they tell the lies I am wanted to,
They are used to the lies I tell;
And we do not need interpreters
When we go to buy or sell.

The Stranger within my gates,
He may be evil or good,
But I cannot tell what powers control–
What reasons sway his mood;
Nor when the Gods of his far-off land
Shall repossess his blood.

The men of my own stock,
Bitter bad they may be,
But, at least, they hear the things I hear,
And see the things I see;
And whatever I think of them and their likes
They think of the likes of me.

This was my father’s belief
And this is also mine:
Let the corn be all one sheaf–
And the grapes be all one vine,
Ere our children’s teeth are set on edge
By bitter bread and wine.

 

 

 

      Le poème de Rudyard Kipling a été mis en musique par le groupe nationaliste blanc américain Prussian Blue :

 

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Published by Jérôme Deseille - dans Littérature
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 18:18

Extrait du Journal d'un curé de campagne de Georges Bernanos.



      « – Je me demande ce que vous avez dans les veines aujourd’hui, vous autres jeunes prêtres ! De mon temps, on formait des hommes d’église – ne froncez pas les sourcils, vous me donnez envie de vous calotter – oui, des hommes d’Église, prenez le mot comme vous voudrez, des chefs de paroisse, des maîtres, quoi, des hommes de gouvernement. Ça vous tenait un pays, ces gens-là, rien qu’en haussant le menton. Oh ! je sais ce que vous allez me dire : ils mangeaient bien, buvaient de même, et ne crachaient pas sur les cartes. D’accord ! Quand on prend convenablement son travail, on le fait vite et bien, il vous reste des loisirs et c’est tant mieux pour tout le monde. Maintenant les séminaires nous envoient des enfants de chœur, des petits va-nu-pieds qui s’imaginent travailler plus que personne parce qu’ils ne viennent à bout de rien. Ça pleurniche au lieu de commander. Ça lit des tas de livres et ça n’a jamais été fichu de comprendre – de comprendre, vous m’entendez ! – la parabole de l’Époux et de l’Épouse. Qu’est-ce que c’est qu’une épouse, mon garçon, une vraie femme, telle qu’un homme peut souhaiter d’en trouver une s’il est assez bête pour ne pas suivre le conseil de saint Paul ? Ne répondez pas, vous diriez des bêtises ! Hé bien, c’est une gaillarde dure à la besogne, mais qui fait la part des choses, et sait que tout sera toujours à recommencer jusqu’au bout. La Sainte Église aura beau se donner du mal, elle ne changera pas ce pauvre monde en reposoir de la Fête-Dieu. J’avais jadis – je vous parle de mon ancienne paroisse – une sacristaine épatante, une bonne sœur de Bruges sécularisée en 1908, un brave cœur. Les huit premiers jours, astique que j’astique, la maison du bon Dieu s’était mise à reluire comme un parloir de couvent, je ne la reconnaissais plus, parole d’honneur ! Nous étions à l’époque de la moisson, faut dire, il ne venait pas un chat, et la satanée petite vieille exigeait que je retirasse mes chaussures – moi qui ai horreur des pantoufles ! Je crois même qu’elle les avait payées de sa poche. Chaque matin, bien entendu, elle trouvait une nouvelle couche de poussière sur les bancs, un ou deux champignons tout neufs sur le tapis de chœur, et des toiles d’araignées – ah, mon petit ! des toiles d’araignées de quoi faire un trousseau de mariée.
      « Je me disais : Astique toujours, ma fille, tu verras dimanche. Et le dimanche est venu. Oh ! un dimanche comme les autres, pas de fête carillonnée, la clientèle ordinaire, quoi. Misère ! Enfin, à minuit, elle cirait et frottait encore, à la chandelle. Et quelques semaines plus tard, pour la Toussaint, une mission à tout casser, prêchée par deux Pères rédemptoristes, deux gaillards. La malheureuse passait ses nuits à quatre pattes entre son seau et sa vassingue – arrose que j’arrose – tellement que la mousse commençait de grimper le long des colonnes, l’herbe poussait dans les joints des dalles. Pas moyen de la raisonner, la bonne sœur ! Si je l’avais écoutée, j’aurais fichu tout mon monde à la porte pour que le bon Dieu ait les pieds au sec, voyez-vous ça ? Je lui disais : « Vous me ruinerez en potions » – car elle toussait, pauvre vieille ! Elle a fini par se mettre au lit avec une crise de rhumatisme articulaire, le cœur a flanché et, plouf ! voilà ma bonne sœur devant saint Pierre. En un sens, c’est une martyre, on ne peut pas soutenir le contraire. Son tort, ça n’a pas été de combattre la saleté, bien sûr, mais d’avoir voulu l’anéantir, comme si c’était possible. Une paroisse, c’est sale, forcément. Une chrétienté, c’est encore plus sale. Attendez le grand jour du Jugement, vous verrez ce que les anges auront à retirer des plus saints monastères, par pelletées – quelle vidange ! Alors, mon petit, ça prouve que l’Église doit être une solide ménagère, solide et raisonnable. Ma bonne sœur n’était pas une vraie femme de ménage : une vraie femme de ménage sait qu’une maison n’est pas un reliquaire. Tout ça, ce sont des idées de poète. »

      Je l’attendais là. Tandis qu’il rebourrait sa pipe, j’ai maladroitement essayé de lui faire comprendre que l’exemple n’était peut-être pas très bien choisi, que cette religieuse morte à la peine n’avait rien de commun avec les « enfants de chœur », les « va-nu-pieds » qui « pleurnichent au lieu de commander ».

      – Détrompe-toi, m’a-t-il dit sans douceur. L’illusion est la même. Seulement les va-nu-pieds n’ont pas la persévérance de ma bonne sœur, voilà tout. Au premier essai, sous prétexte que l’expérience du ministère dément leur petite jugeote, ils lâchent tout. Ce sont des museaux à confitures. Pas plus qu’un homme, une chrétienté ne se nourrit de confitures. Le bon Dieu n’a pas écrit que nous étions le miel de la terre, mon garçon, mais le sel. Or, notre pauvre monde ressemble au vieux père Job sur son fumier, plein de plaies et d’ulcères. Du sel sur une peau à vif, ça brûle. Mais ça empêche aussi de pourrir. Avec l’idée d’exterminer le diable, votre autre marotte est d’être aimés, aimés pour vous-mêmes, s’entend. Un vrai prêtre n’est jamais aimé, retiens ça. Et veux-tu que je te dise ? L’Église s’en moque que vous soyez aimés, mon garçon. Soyez d’abord respectés, obéis. L’Église a besoin d’ordre. Faites de l’ordre à longueur du jour. Faites de l’ordre en pensant que le désordre va l’emporter encore le lendemain parce qu’il est justement dans l’ordre, hélas ! que la nuit fiche en l’air votre travail de la veille – la nuit appartient au diable. »

 

 

http://img234.imageshack.us/img234/6591/bernanos3sq9.gif
Georges Bernanos

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 12:12

Extrait du Loup des Steppes de Hermann Hesse.
 

 

 

      « Le bourgeoisisme lui-même, en tant qu'état humain qui subsiste à perpétuité, n'est pas autre chose qu'une aspiration à la moyenne entre les innombrables extrêmes et antipodes de l'humanité. Prenons pour exemple une de ces paires de contrastes telle que le saint et le débauché, et notre comparaison deviendra immédiatement intelligible. L'homme a la possibilité de s'abandonner entièrement à l'esprit, à la tentative de pénétration du divin, à l'idéal de la sainteté. Il a également la possibilité inverse de s'abandonner entièrement à la vie de l'instinct, aux convoitises de ses sens, et de concentrer tout son désir sur le gain de la jouissance immédiate. La première voie mène à la sainteté, au martyre de l'esprit, à l'absorption en Dieu. La seconde mène à la débauche, au martyre des sens, à l'absorption en la putrescence. Le bourgeois, lui, cherche à garder le milieu modéré entre ces deux extrêmes. Jamais il ne s'absorbera, de s'abandonnera  ni à la luxure ni à l'ascétisme ; jamais il de sera un martyr, jamais il ne consentira à son abolition : son idéal, tout opposé, est la conservation du moi ; il n'aspire ni à la sainteté, ni à son contraire, il ne supporte pas l'absolu, il veut bien servir Dieu, mais aussi le plaisir ; il tient à être vertueux, mais en même temps à avoir ses aises. Bref, il cherche à s'installer entre les extrêmes, dans la zone tempérée, sans orage ni tempêtes violentes, et il y réussit, mais au dépens de cette intensité de vie et de sentiment que donne une existence orientée vers l'extrême et l'absolu. On ne peut vivre intensément qu'aux dépens du moi. Le bourgeois, précisément, n'apprécie rien autant que le moi (un moi qui n'existe, il est vrai, qu'à l'état rudimentaire). Ainsi, au détriment de l'intensité, il obtient la conservation et la sécurité ; au lieu de la folie en Dieu, il récolte la tranquillité de la conscience ; au lieu de la volupté, le confort ; au lieu de la liberté, l'aisance ; au lieu de l'ardeur mortelle, une température agréable. Le bourgeois, de par sa nature, est un être doué d'une faible vitalité, craintif, effrayé de tout abandon, facile à gouverner. C'est pourquoi, à la place de la puissance, il a mis la majorité ; à la place de la force, la loi ; à la place de la responsabilité, le droit de vote.

      Il est clair que cet être pusillanime, en quelque grande quantité qu’il existe, est incapable de se maintenir, qu’en raison de ses facultés il ne peut jouer dans le monde un autre rôle que celui d’un troupeau de brebis entre des loups errants. Néanmoins, nous voyons que, aux périodes de domination des natures puissantes, le bourgeois, bien qu’opprimé, ne reste jamais sur le carreau et parfois paraît même régir le monde. Comment est-ce possible ? Ni la quantité numérique du troupeau, ni la vertu, ni le sens commun, ni l’organisation ne seraient assez puissants pour le sauver de la mort. Aucune médecine au monde ne saurait garder en vie celui dont la force vitale, dès l’abord, est à ce point affaiblie. Cependant le bourgeoisisme existe, il est fort, il est prospère. Pourquoi ? »

 

 

http://img693.imageshack.us/img693/2872/bourgeois.png

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 16:16

A l'occasion du centenaire de la naissance de Jean Anouilh, anniversaire bien oublié d'un immense écrivain, voici Le Rat. En ces temps de progaullisme primaire et de philosémitisme forcené, la volonté de suppression de Jean Anouilh de la mémoire nationale n'est pas si incompréhensible...




Un rat sortait de l’Opéra :
Plastron blanc et cravate noire ….
C’était un rat dont tout Paris savait l’histoire.
On disait que pendant l’occupation des chats,
Il avait stocké du gruyère.
Il était décoré pourtant, de mine fière,
Mais de cette fierté incertaine des rats.
Il est rare que ces gens-là
Aient la conscience tranquille …
Portant beau, poil lustré et ras
Ongles faits par les manucures ;
Costumes du meilleur tailleur ;
Dès qu’il sort de l’égout et se fait place en ville
Un rat a voiture
Et chauffeur,
Chevalière d’or, jolies filles.
Cette race toujours inquiète
A besoin pour se rassurer
De s’entourer de beaux objets
L’illusionnant sur sa puissance :
C’est un défaut qui tient au manque de naissance.
Le chauffeur de mon rat, un gros chien du pays,
Décoré d’ailleurs, lui aussi,
Pour avoir combattu les chats héréditaires
Lors de la précédente guerre,
Acceptait ses hauteurs sans lui montrer les dents
Tant le prestige de l’argent
Est, hélas ! puissant chez les bêtes …
« C’est un rat, disait-il, mais c’est un rat honnête.
Il en est. Et la preuve est qu’il est décoré. »
Ah ! mon Dieu que les chiens sont bêtes !...
Pauvres niais abusés, lisant journaux de rats,
Qui ne sauront jamais que ce que rat dira.

Ce soir-là, saluant son maître à la portière,
Le chien ravi lui fit le salut militaire.
Il exultait. La vie lui paraissait plus belle.
Il dit : « Monsieur sait la nouvelle,
Que, pendant que Monsieur écoutait l’opéra,
A donnée la radio ? » - « Qu’importe, dit le rat
Lassé, montant dans son automobile ;
Laissons la radio à un peuple imbécile –
J’ai mes informateurs. » - « Quoi, Monsieur ne sait pas ?
Je crois, Monsieur, qu’il faut, tous deux, qu’on s’y remette
Si on veut faire place nette.
La radio nous annonce une invasion des chats.
Il va falloir tuer tout cha ! »
(Il prononçait à l’auvergnate
Étant chien de Clermont-Ferrand.)
Le rat, entendant
Ces mots, bondit soudain des quatre pattes.
Laissant l’engin de luxe aux portes nickelées,
Dépouillant son plastron, sa pelisse fourrée,
Jetant sa canne et son chapeau
Rat nu, en poil de rat,
Comme au jour de naissance,
Le rat ne fit qu’un bond jusqu’à l’égout voisin
D’où il cria au sot :
« Apprenez, sotte engeance,
Que la race des rats a bien d’autres desseins !
Un rat gras à New York vaut un rat gras à Vienne
Ou à Paris.
Courage, mon ami !
Défendez le pays :
Et lorsque nous aurons enfin
Vaincu la race des félins,
Informez-moi, que je revienne. »

Jean Anouilh



http://img574.imageshack.us/img574/2350/radiolondreslesetranger.jpgRadio Londres : Les "Français" parlent aux Français.
Les premiers, Français d'outre-Jourdain, se réfugient à Londres où ils s'emparent des médiats.
Durant ce temps-là, en France, les Français continuaient à se battre :
Franck Bauer, Pierre Dac, André Diamant-Berger  ou encore Maurice Schumann.

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 18:18

BALLADE CONTRE LES ENNEMIS DE LA FRANCE

 Par François Villon

 

Rencontré soit de bêtes feu jetant,

Que Jason vit, quérant la toison d'or;

Ou transmué d'homme en bête sep tans,

Ainsi que fut Nabuchodonosor;

Ou perte il ait et guerre aussi vilaine

Que les Troyens pour la prise d'Hélène :

Ou avalé soit avec Tantale

Et Proserpine aux infernaux palus;

Ou plus que Job soit en griève souffrance.

Tenant prison en la tour Dédale,

Qui mal voudrait au royaume de France !

 

Quatre mois soit en un vivier chantant,

La tête au fond, ainsi que le butor;

Ou au Grand Turc vendu deniers comptant,

Pour être mis au harnais comme un tor;

Ou trente ans soit, comme la Made­leine,

Sans drap vêtir de linge ni de laine;

Ou soit noyé comme fut Narcisse,

Ou aux cheveux, comme Absalon, pendu

Ou, comme fut Judas, par Despérance;

Ou puit périr comme Simon le Mage,

Qui mal voudrait au royaume de France !

 

D'Octovien puisse revenir le temps:

C'est qu'on lui coule au ventre son tré­sor;

Ou qu'il soit mis entre meules flottant

En un moulin, comme fut saint Victor;

Ou transglouti en la mer, sans haleine,

Pis que Jonas au corps de la baleine;

Ou soit banni de la clarté. Phébus,

Des biens Junon et du soulas Vénus,

Et du dieu Mars soit puni à outrance,

Ainsi que fut roi Sardanapale,

Qui mal voudrait au royaume de France !

 

Prince, porté soit des serfs d'Eole

En la forêt où domine Glaucus;

Ou privé soit de paix et d'espérance :

Car digne n'est de posséder vertus.

Qui mal voudrait au royaume de France !

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 11:11

Sortie de trois nouveaux titres aux Éditions de la Reconquête

 

        Avec la rentrée, les Éditions de la Reconquête de Philippe Régniez proposent trois nouveautés.

 

        -Joseph de Maistre, Éclaircissement sur les sacrifices. Accompagné en annexe de deux notices sur l’auteur et son œuvre, des jugements de Rémy de Gourmont, Barbey d’Aurevilly, Léon Bloy et Sainte Beuve sur cette œuvre, ainsi que d’une bibliographie complète : 146 pages avec une illustration : 24 euros.

 

        -Le Manuscrit du Purgatoire. Accompagné de l’introduction et des notes du Bulletin de Notre-Dame de la Bonne Mort contenues dans l’édition de 1953 du texte : 174 pages : 24 euros.

 

        La parution du troisième livre nous réjouit particulièrement, s'agissant d'un ouvrage que nous avions numérisé et diffusé ici-même :

 

        Pierre Frondaie, L'assassinat du Marquis de Morès. Accompagné en annexe du texte de Pierre Vial : "Un aristocrate populiste". 206 pages, avec dix illustrations : 26 euros.

 

http://a.imageshack.us/img217/9708/lassassinatdumarquidemo.jpg

 

        N'hésitez pas à commander à ce courageux éditeur, directement sur internet sur son site ou chez les librairies qui diffusent ses ouvrages en France, notamment les librairies Primatice et France Livres à Paris et la librairie Dobrée à Nantes. Outre ces 3 nouveautés, il propose à la vente des livres de Bernanos, Bloy, Céline, Tacite, Barrès, Maurras, etc.

        Par ailleurs, victime d'une attaque informatique, l'éditeur a perdu les adresses de courriels de nombreux de ses correspondants. Vous pouvez vous manifester auprès de lui pour recevoir ses lettres d'information etc.

 

 

 

 

 

Aux Éditions de L'Homme Libre

 

        Le dernier catalogue des éditions de l'Homme libre présente de belles nouveautés. Nous en présentons ici quelques-unes, les autres sont à découvrir sur le site des éditions.

 

        Joseph Goebbels, Combat pour Berlin. Ouvrage essentiel à tout militant politique, qui raconte un an essentiel dans l'histoire du parti national-socialiste à Berlin et la conquête du pouvoir par le NSDAP. Le livre contient 300 dessins de Mjolnir, le dessinateur du célèbre journal Der Angriff (28,50 €).

 

        Gunther Fraschka, L'Honneur n'a pas de frontières. Cette nouvelle édition a été mise à jour et augmentée de plus de 300 photos ; le livre évoque les 27 récipiendaires de la plus haute distinction de l'armée allemande, le ritterkreuz avec épées et diamants (28,50 €).

 

        Hanns Heinz Ewers, Horst Wessel. Oremière biographie en français du héros national-socialiste (28,50 €).

 

http://img33.imageshack.us/img33/5628/ernstvonsalomonepopeeco.jpg

 

        Ernst von Salomon, L'Épopée des corps franc. (42,75 €). Le deuxième tome de cet ouvrage est en souscription (35 euros). Il s'agit de deux forts volumes de plus de 600 pages sur cet aspect souvent méconnu de l'histoire allemande.

 

 

Autres nouveautés :

        -Vae Victis ou Deux ans dans la LVF (14,25 €)

        -Les âmes qui brûlent de Léon Degrelle (14,25 €)

        -Le Sublime et la Mort par François de Lannurien (28,5 €)

        -Götterdämmerung, par Saint-Loup (19,00 €)

        -Combats pour l'Honneur de Jean Malardier (45,00 €)

        -Au-delà du possible par le Général Robert Gaget (21,85 €).

 

 

 

Chez le même éditeur sont actuellement en souscription :

 

        Corneliu Zéléa Codreanu, La Garde de Fer. Le livre le plus important pour comprendre la Garde de Fer de l'intérieur et la vie de son chef, Codreanu. L'ouvrage est accompagné d'un texte de Julius Evola (25,00 €).

 

http://a.imageshack.us/img195/8043/codreanugardedefer.gif

 

        Paul Hausser, SS au combat. Première édition française de ce livre réédité dix-sept fois en Allemagne. L'ex-Oberstgruppenführer Paul Hausser y retrace la carrière et les faits d'armes des divisions de la Waffen-SS. (25,00 €)

 

        Humphrey Michell, Sparte. Publiée dans les années cinquante par un universitaire canadien, cette étude reste l'ouvrage de référence sur tous les aspects de la cité de Sparte, cité guerrière fière et jalouse de son indépendance où la démocratie était réduite à une élite guerrière (25,00 €)

 

        Saint-Loup, Le Lansquenet. Roman inédit de Saint-Loup (Marc Augier) sur un Légionnaire français pendant la guerre d'Indochine (25 euros).

 

 

Autres livres en souscription :

        Yves Armani, Les pendus de Wildflecken.  Militant du PPF en Corse, Armani est un engagé de la première heure à la LVF, son aventure sur le front de l'Est se terminera fin avril 1945. (25,00 €)

        18e Panzergrenadier Division Horst Wessel (30,00 €).

        Maurice-Yvan Sicard, Pourquoi j'ai perdu la guerre (mémoires apocryphes d'Adolf Hitler) de Saint-Paulien (25,00 €).

        -Marc de Witt, Berlin 1945 Tome 2 (bande dessinée) (15,00 euros)

 

 

 

 

 

Réédition des Indo Européens de Jean Haudry

 

Pour finir, signalons la réédition attendue des Indo-Européens de Jean Haudry (les Presses universitaires de France censurant la réédition) aux Éditions de la Forêt, édition mise à jour et augmentée par l'auteur.

 

« Tandis que le monde moderne voudrait effacer notre Histoire, et formater nos Mémoires, ce livre est essentiel pour qui veut comprendre ce que les Européens étaient aux origines. Tout jeune « identitaire » doit avoir lu ce livre, qui nous rappelle ou sont nos racines, nos valeurs ; bref ce qui nous rend différent des zombies ! »

 

Voir les Editions de la Forêt pour découvrir puis commander le livre de Jean Haudry et commander (via la rubrique contact) : 21 €( + 4 € de frais de port).

 

 

Le livre présenté par Pierre Vial

 

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Published by Eric Adelofz - dans Littérature
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 18:23
Poème de Miguel Zamacoïs (1866-1955), romancier, auteur dramatique et poète, qui fut l'une des nombreuses plumes de Je Suis Partout durant les années 1930.



L'accent


De l'accent ! De l'accent ! Mais après tout en-ai-je ?

Pourquoi cette faveur ? Pourquoi ce privilège ?
Et si je vous disais à mon tour, gens du Nord,
Que c'est vous qui pour nous semblez l'avoir très fort
Que nous disons de vous, du Rhône à la Gironde,
"Ces gens là n'ont pas le parler de tout le monde !"
Et que, tout dépendant de la façon de voir,
Ne pas avoir l'accent, pour nous, c'est en avoir...
Eh bien non ! je blasphème ! Et je suis las de feindre !
Ceux qui n'ont pas d'accent, je ne puis que les plaindre !
Emporter de chez soi les accents familiers,
C'est emporter un peu sa terre à ses souliers,
Emporter son accent d'Auvergne ou de Bretagne,
C'est emporter un peu sa lande ou sa montagne !
Lorsque, loin du pays, le cœur gros, on s'enfuit,
L'accent ? Mais c'est un peu le pays qui vous suit !
C'est un peu, cet accent, invisible bagage,
Le parler de chez soi qu'on emporte en voyage !
C'est pour les malheureux à l'exil obligés,
Le patois qui déteint sur les mots étrangers !
Avoir l'accent enfin, c'est, chaque fois qu'on cause,
Parler de son pays en parlant d'autre chose !...
Non, je ne rougis pas de mon fidèle accent !
Je veux qu'il soit sonore, et clair, retentissant !
Et m'en aller tout droit, l'humeur toujours pareille,
En portant mon accent fièrement sur l'oreille !
Mon accent! Il faudrait l'écouter à genoux !
Il nous fait emporter la Provence avec nous,
Et fait chanter sa voix dans tous mes bavardages
Comme chante la mer au fond des coquillages !
Ecoutez! En parlant, je plante le décor
Du torride Midi dans les brumes du Nord !
Mon accent porte en soi d'adorables mélanges
D'effluves d'orangers et de parfum d'oranges ;
Il évoque à la fois les feuillages bleu-gris
De nos chers oliviers aux vieux troncs rabougris,
Et le petit village où les treilles splendides
Éclaboussent de bleu les blancheurs des bastides !
Cet accent-là, mistral, cigale et tambourin,
A toutes mes chansons donne un même refrain,
Et quand vous l'entendez chanter dans ma parole
Tous les mots que je dis dansent la farandole


ici interprété par Fernandel
:


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