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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 20:20

            Il y a 67 ans, Robert Brasillach était assassiné au Fort de Montrouge, par les terroristes de la République, à nouveau au pouvoir après cinq années de libération.


            En ce 6 février, souvenons-nous aussi des héros de 1934, tombés eux aussi sous les balles de la gueuse, cette vieille putain qui n'en finit plus d'agoniser malgré les renforts de l'extrême droite la plus haïssable. C'est contre eux aussi, contre les parvenus ayant acquis malhonnêtement des fortunes immenses, contre ces politiciens du régime qui, du haut de leurs palais, de Montretout ou d'ailleurs, osaient parler de la France et des travailleurs qu'ils avaient trahi, que ces nationalistes se sont levés, qu'ils ont combattu et sont morts sans avoir cédé.

 

            En l'honneur de nos morts, voici un texte de Saint-Loup qui rappelle que plusieurs voies s'offre au guerrier pour combattre et se sacrifier.


 

 

Saint-Loup : Robert Brasillach et les guerriers

 

            Jusqu’en 1941, la collaboration franco-allemande, dans la mesure où elle existait, intéressait presque exclusivement les partis politiques de la zone « Nord », les journalistes et les écrivains, une certaine aristocratie et, bien entendu, les affairistes parmi lesquels bon nombre de Shylock israélites n’étaient pas les derniers à prélever leur livre de chair sur le monstre hitlérien. Le peuple, lui, se réservait. L’Allemagne n’avait exporté que les formes les plus détestables de sa puissance : la Wehrmacht frédéricienne, sa police, ses commissions de réquisition et d’achat. Elle conservait les prisonniers tombés entre ses mains après le plus loyal des combats. Alphonse de Châteaubriant, les deux Abel, Bonnard et Hermant, Drieu La Rochelle, Brasillach avaient annoncé qu’elle apportait, dans ses fourgons, la révolution fasciste. Les ouvriers attendaient une application française de cette prodigieuse transformation sociale réalisée en Allemagne par Hitler. Lui qui avait « rendu l’honneur » au peuple travailleur, qu’attendait-il pour déprolétariser la France ?

            La collaboration s’enlisait. Aux questions de plus en plus angoissées de Drieu et de Brasillach, le directeur de l’Institut allemand, Karl Epting, ne pouvait jusqu’à nouvel ordre qu’opposer la déclaration du prophète hitlérien : « Le National-Socialisme n’est pas un article d’exportation ». Il lui était plus facile de donner satisfaction à François Mauriac qui, lui, ne demandait pas autre chose qu’un appui pour se faire jouer à Paris.

            La collaboration avait rallié les plus grands des écrivains français. Plus réservé qu’Henry de Montherlant qui donnait des articles à La Gerbe, ou Giono dont Signal campait le personnage de faux-prophète, Louis-Ferdinand Céline me disait, alors que je lui demandais un article :

 

-Mon p’tit, j’ai écrit sur les Juifs tout ce qu’il fallait avant la guerre. Maintenant que les Boches sont là, j’veux pas en remettre. Je crache pas sur les vaincus !

 

            Brasillach ne crachait pas sur les vaincus mais il attendait de Mussolini et d’Hitler la réalisation du fascisme qu’il avait annoncé à la France. Angoisse extrême. Nous avions sacrifié le nationalisme – trente avant ans avant la CED ou le Marché commun – en faveur d’une Europe unie et socialiste. Et le visage qui s’en dessinait, à travers les silences de l’Allemagne, les réticences d’Hitler, c’était un espace asservi à une nouvelle hégémonie nationale. À travers les lignes de Brasillach on pouvait lire les prémices d’un proche désenchantement.

 

 

            22 juin 1941. L’Allemagne s’est jetée sur la Russie. Août 1941, Jacques Doriot, Marcel Déat, Costaini, Deloncle fondent la « Légion des Volontaires Français » contre le Bolchevisme. Désormais une porte permet de sortir, dans l’honneur, de l’imposasse de la collaboration. Se faire tuer sur le front de l’est, aux côtés des soldats allemands, voilà le moyen idéal de résoudre toutes les contradictions internes. Dans une autre hypothèse, vaincre la Russie aux côtés de l’Allemagne, c’est acquérir des pouvoirs et des droits sur elle, un moyen d’imposer le fascisme européen tel que l’entend Brasillach.

            C’est aussi, donner de soi-même, en tant qu’homme politique, écrivain ou philosophe, un gage d’authenticité. Or, que rencontre-t-on dans la « LVF » ou la « Waffen SS » sur ce front où « le Diable se plaît à rire » ? Des ouvriers, des paysans, des soldats de carrière, mais fort peu d’intellectuels ! Deux écrivains seulement, dont l’exquis Jean Fontenoy, une poignée de journalistes, Lousteau, Azéma, Caton, Le Merrer. Tout le monde attend Brasillach.

 

 

            Il apparaît en 1942, dans le cortège de François de Brinon qui visite les postes LVF installés entre la Bérésina, Gomel et Vitebsk, en plein pays partisan. Je me souviens de son air émerveillé et craintif en même temps, alors qu’il passait devant les rudes gaillards trempés dans le bain glacé ou brûlant de la Russie. Je le revois touchant avec une sorte de respect les longs canons noirs de MG 34 et j’aperçois encore les larmes qui brillaient dans ses yeux tandis que montait, le long des mâts des petits postes, le drapeau tricolore qu’une poignée d’hommes faisaient flamber sur ces espaces inhumains.

            Il disparut, entre deux blindés légers de reconnaissance, dans le sillage de l’ambassadeur, alors que le crépuscule bleu pénétrait dans les isbas et nouait ses crêpes autour des croix de bois marquant les tombes nombreuses, si nombreuses, de nos camarades français reposant dans le cimetière de Smorki. Il allait visiter les célèbres fosses de Katyn où se décomposait l’élite des officiers de l’Armée polonaise, « l’intelligenzia » héroïque de ce petit peuple, assassinée par Joseph Staline. On le revit plus sur le Front de l’Est.

 

 

http://img819.imageshack.us/img819/3701/11023457.jpg

Robert Brasillach, second en partant de la gauche

 

 

            Je le rencontrai de nouveau en 1943, dans un salon de l’ambassade allemande de Paris. Je ne frayais jamais, par principe, avec les « salonnards » de la collaboration, une collaboration qui devenait, pour ces gens, purement alimentaire. Mais il me fallait rencontrer là Otto Abetz ou Achenbach. C’est Robert Brasillach que j’aperçus. Il se tenait appuyé aux tapisseries grises, face aux fenêtres donnant sur le jardin et la Seine, isolé, recevant de face la froide lumière du nord. On aurait dit un très sage élève de « Cagne » attendant son tour de passer devant l’examinateur. Les dames collaborantes ne le fêtaient pas. Il était célèbre, certes, mais laid. Je m’approchai de lui et saisi l’occasion pour lui demander un article.

            Je dirigeai alors le journal de la LVF, Le Combattant européen que j’avais arraché à sa direction purement allemande en revenant de la Russie, avec l’aide intelligente et francophile de Bentman, le beau-frère d’Otto. Brasillach me répondit :

 

-Oh, ce n’est pas vraiment possible. Le Combattant européenest un journal de soldat. Je suis indigne d’y écrire une seule ligne car l’âge et les moyens physiques de me battre à la LVF et je reste à Paris, « planqué ». Ce n’est pas possible.


            Cette merveilleuse sincérité m’impressionna. Elle ne suffisait pas à expliquer l’absence de Brasillach parmi les guerriers. Je sentais bien que son courage était d’une autre essence que le nôtre, que son combat se situait à des altitudes plus élevées, mais il m’a fallu des années pour en comprendre la philosophie.

 

 

            J’ai rapporté dans Les Volontairesles entretiens de Brasillach avec l’un de ses camarades de l’École normale que j’appelle, pour d’impérieux motifs de discrétion, « Le Fauconnier ». Mais je ne le revis qu’une fois en 1944. Je lui demandai :

 

-Quand partez-vous ?

 

            C’était en août. La plus gigantesque rafle policière, la plus impitoyable des Inquisitions que le monde ait jamais connues, s’apprêtaient à déferler sur la France, vêtues des plus mensongères couleurs du patriotisme. Brasillach me dit :

 

-Je ne pars pas.

 

            Il ajouta en souriant, timide et modeste comme à l’accoutumée :

 

-Voyez-vous, je suis comme Danton. Je ne peux pas emporter ma patrie à la semelle de mes souliers !

 

            Pauvre Brasillach ! Naïf Brasillach ! Il n’avais pas compris que l’heure était venue d’écouter Trotzky : « En période de troubles graves, le premier devoir d’un révolutionnaire est de plonger dans l’anonymat des foules pour survivre. » J’avais lu Trotzky. Entre les communistes et nous n’existait qu’une fragile frontière représentée, il est vrai, par ce rideau de mort qui flambait sur le front de l’Est. Mais en ce qui concerne Brasillach, je compris plus tard que ce que je prenais pour de la naïveté n’était que la réponse fournie à l’appel du destin plus élevé que celui du révolutionnaire que j’étais.

            Je ne le revis plus. J’appris la nouvelle de son supplice dans les Alpes de Bavière.

 

 

            C’est en parlant avec Charles Lesca, en relisant Je Suis Partoutbien des années plus tard, en République argentine, que j’ai compris pleinement le sens profond de l’absence de Brasillach parmi les guerriers du fascisme. En 1944, le climat interne du journal qu’il animait s’était profondément altéré. Il y avait le clan des propagandistes et celui des consciences. Brasillach dominait celui-ci. C’était l’époque où il déclarait :

 

-Je ne puis tromper mes lecteurs en écrivant que l’Allemagne va gagner la guerre puisque je sais désormais qu’elle est perdue.

 

            Admirable leçon pour les journalistes d’aujourd’hui, qui ne savent plus résister aux ordres de « grands patrons » de presse qui poussent leurs entreprises dans les bas-fonds les plus troubles de l’esprit humain !

            Enfin je compris tout. Brasillach ne s’était pas mêlé aux guerriers parce qu’il avait horreur de la guerre. Plus exactement, il ne pardonnait pas au fascisme de s’être laissé acculé à la guerre, ou de l’avoir provoquée (l’histoire ne s’est pas encore prononcée là-dessus et toutes les propagandes de « responsabilités », y compris à Nuremberg, tomberont dans l’oubli). La grande chance du fascisme, c’était la paix. Nous, les guerriers, ne regrettons rien, sinon, comme Brasillach, cette grande espérance de l’Europe fasciste en grande partie trahie par Hitler lui-même ; Hitler donnant à son appétit de nouvelles terres germaniques la primauté sur l’exportation de la révolution sociale qu’il avait réalisé et qui possédait une valeur universelle. Nous, les guerriers, avons été trompés quant aux buts de la guerre en Russie. Mais nous l’avons faite pour détruire le Bolchevisme, donc le Mal (et nous l’avons effectivement détruit en Russie) en même temps que pour sortir, le front haut, de l’impasse de la collaboration. Brasillach a choisi une autre voie, mais il s’est échappé par une porte plus étroite. Et lui vit – alors que nous sommes depuis longtemps oubliés.

 

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            Un être de lumière comme lui ne pouvait pas mener le combat avec des armes ordinaires. Il lui en fallait de mieux trempées que celles des Spartiates qu’il admirait. Il les a trouvées dans le supplice et sa mort vise plus haut que sa vie, son sacrifice porte infiniment plus loin que sa plume. Il a « transfiguré » jusqu’au fascisme qu’il soutenait.

            Le fascisme, le national-socialisme sont morts en même temps que lui et ne ressusciteront point. Mais pendant que les guerriers luttaient pour leur conservation, que Spartacus poussait à l’extrême la révolte des Aryens, naissaient des formes plus hautes de la pensée, façonnées par une objectivisation de la science. L’homme d’avant 1939, qui ne pouvait se définir comme le chrétien du Moyen Age, qui ne savait plus exactement qui il était, ne savait même plus s’il « était », après 1945, sait exactement ce qu’il représente, du moins à travers les élites. Il existe aujourd’hui une nouvelle créature , une nouvelle religion.

            En se précipitant sur la France en 1944, les Inquisiteurs, chargés de mission par les Cosmopolites, ne pouvaient pas ne pas commettre les fautes capitales qui ont toujours produit les mêmes effets. En suppliciant Brasillach, ils ont fourni un martyr à la religion qui venait de naître, un parmi bien d’autres, certes, mais de qualité exceptionnelle. Sanguis martyrum semet christianorum. Il est vrai qu’il ne s’agit plus de christianisme, puisque Dieu, lui aussi, est mort.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 16:16

            Jean Castrillo est né en décembre 1922. Il est le fils d’un homme d’affaires espagnol installé en France depuis 1907(1)et d’une mère née à Paris mais d’origine alsacienne, flamande et hollandaise. Ses prents étaient phalangistes(2).
            En 1936, l’année où le PPF fut fondé, son père part pour affaire à Saint-Denis, un des bastions du PPF en région parisienne, où il rencontre l’écrivain Drieu La Rochelle. Avant la fin de l’année, son père s’inscrit au parti, tandis que Jean est intégré à la branche de jeuensse. Il essaie de servir le PPF du mieux qu’il peut, en vendant des journaux et en participant aux meetings.

            De juin 1940 à octobre 1941, Castrillo finit ses études secondaires et passe son Baccalauréat. Comme son père, il admire le Maréchal Pétain. Sa famille encourage la croisade contre le bolchevisme, et pense déjà que l’Allemagne aura besoin d’aide, bien qu’il ne soit pas question que Jean s’engage à la LVF. En juin 1942, il se porte volontaire pour les Chantiers du Maréchal. Posté au camp des Châteliers, près d’Orléans, il reçoit un mois d’entrainement par un sous-officier de la LVF, blessé pendant l’hiver 1941-1942 devant Moscou. Il obtient son diplôme de moniteur des Chantiers de la Jeunesse, et part pour le camp de Méry-en-Bois, en Sologne, où son travail consiste à entretenir des plantations d’arbres. En août 1942, il décide avec des amis de se rebeller contre les chefs du chantier, qu’ils jugent corrompus, et appellent leurs supérieurs hiérarchiques à Orléans. Le matin suivant, des voitures de la préfecture du Loiret transportant l’un de ces derniers, arrivent pour mettre les choses au clair. Peu après, des gardes mobiles sont dépêchés sur place et arrêtent les trois meneurs dont le jeune Castrillo. Envoyé au camp de travaux forcés de Vouzcron, près de Vierzon, il ne peut écrire à son père qu’en novembre 1942. Le PPF contacte Otto Abetz, ambassadeur d’Allemagne, qui ordonne sa libération.

 

            De retour à Paris, il participe au grand congrès du parti, du 4 au 8 novembre 1942. Il décide de s’engager au plus vite dans les Schutzkommando de l’organisation Todt, avec l’accord de son père. On l’envoie dans une compagnie d’entraînement à la Celle-Saint-Cloud, sous la direction de l’instructeur Roger Mariage. La compagnie prête serment à Hitler, et il reçoit les épaulettes noires des SK. Après trois jours de repos, ils partent pour la Norvège, avec des volontaires hollandais et des officiers et sous-officiers allemands, tous originaires de Saxe. La compagnie est assignée à la protection d’un complexe industriel(3) au sud de Bergen, où ils doivent faire face à des attaques de résistants norvégiens durant trois semaines. En octobre 1943, la compagnie doit affronter des commandos britanniques, adversaires autrement plus coriaces qui essaientde s’approcher du complexe. Les SK perdent cinq hommes, et dix son gravement blessés et une vingtaine ne le sont que légèrement, dont Castrillo, qui reçoit le Badge des blessés. Le 14 novembre 1943, la compagnie est relevée et assignée à la protection du port de Memel, sur la Baltique, au côté d’unités de police lettones. Promu SK-Rottenführer en mars 1943, Castrillo garde le souvenir d’une population très amicale, et farouchement anticommuniste. D’après ses dires, il se serait senti « encore mieux qu’à la maison » !
            De retour en France en avril 1944, il renoue avec le parti, et apprend la mort de deux de ses amis sur le front de l’Est. Il rencontre Barthélémy, l’un des chef du parti, qui le félicite. Il essaie, sans succès, de se faire muter à la LVF(4).
            Castrillo est muté avec l’ensemble des SK à la brigade « Charlemagne » à l’automne 1944. Affecté à la 5e compagnie du Waffen-Grenadier-Regiment der SS 58, dont il devient un élément moteur, malgré son grade modeste. Apprécié de ses camarades, Castrillo est toujours là pour détende l’atmosphère.
            Il combat avec courage en Poméranie, et se retrouve dans le bataillon de marche de Bassompierre, dans les combats de Körlin. Blessé gravement lors du repli, il essaie quand même de s’échapper avant d’être capturé, près d’une voie ferrée, en compagnie d’un camarade de la ville de Millepoix(5). Un major soviétique le fait soigner dans un hôpital minable de Körlin.

 

            À son retour en France, il est jugé. En août 1946, avec le verdict, le juge lui demande s’il a des regrets, ce à quoi Castrillo répond : « Monsieur le Président, je n’ai qu’un seul regret, et c’est d’avoir perdu la guerre ». La cour lui reproche d’avoir prêté serment à Hitler, et il est condamné à quatre ans de prison ainsi qu’à l’indignité nationale à vie.

Jean Castrillo participa activement aux mouvements nationalistes d’après-guerre. En 2009, il vivait une retraite paisible.

 

 

Biographie tirée du livre de Grégory Bouysse, Waffen SS Français volume 2 [disponible ici].

 

________________________________

 

1. Son père n’a obtenu la nationalité française qu’en 1940.
2. Deux cousins de la famille furent exécutés par les forces communistes. L’un des deux étaient un fervent phalangiste.
3. En fait un centre de recherches sur le nucléaire, ce que Castrillo ne su qu’après-guerre.
4. Jacques Doriot préférant garder ses militants en France, à l’heure de la guerre civile.
5. Peut-être un dénommé Cabriol.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 14:14

            C’est avec beaucoup de tristesse que nous vous annonçons le décès, survenu le 24 janvier de notre camarade Jean Castrillo.

            Hospitalisé depuis le mois d’août, après plusieurs opérations, Jean a finalement succombé alors qu’il se trouvait dans une maison de convalescence, un mois après son 89e anniversaire.
            Nous perdons plus qu’un camarade : un frère d’armes.
            Pour ceux d’entre vous qui ne l’ont pas connu personnellement, nous rappellerons quelques détails de sa vie exemplaire.

 

http://img810.imageshack.us/img810/2568/jeancastrillo2.jpg

 

            Fils d’un des premiers adhérents du Parti populaire français (PPF), Jean, à l’âge de 14 ans, entra à l’UPJF (qui devint plus tard la Jeunesse populaire française). Il appartenait à la section du XIXe arrondissement de Paris.
            À moins de 20 ans, Jean entra aux Chantiers de Jeunesses du Maréchal puis au SK (Schutzkommando de l’Organisation Todt). Il servit en Norvège où il reçut l’insigne des blessés et fut affecté à la Charlemagne en 1944.

http://img11.imageshack.us/img11/4200/33divss.gif            Incorporé à la 5e compagnie du 58e régiment, il occupait le poste d’Abteilung VI, c’est-à-dire plus moins d’officier politique. Ses camarades (Robert B. et Daniel L.G.) en ont gardé un souvenir ineffaçable.
            Après la Poméranie et la fin de la guerre, en 1946, il comparut devant une cour de justice.

            Le président du tribunal lui demandant d’exprimer des regrets il répondit : « Je n’ai qu’un regret, c’est d’avoir perdu la guerre. »
            Cette réponse lapidaire fut récompensée de 4 ans de prison et de l’indignité nationale à vie, une des rares distinctions qui ne s’achète pas.

            Par la suite, Jean Castrillo eut, pendant plus de 44 ans, une activité publique exemplaire. Il animait un bi-mensuel, Militant, qui restât toujours sur la ligne de crête du combat pour la vérité et fit toujours preuve de sérieux et de dignité.

 

 

Jean-castrillo-militant-bretagne.jpg

Article de Jean Castrillo dans Militant Bretagne n°16 (1988).

 

            Le désintéressement de Jean l’a empêché de se fourvoyer dans les marais de la politique politicienne et il a toujours préféré le travail en profondeur au folklore tapageur, même si la possibilité d’une carrière rémunératrice se présentait.

 

http://img6.imageshack.us/img6/4640/lesystemementlisezmilit.jpg

 

 

            De même, rares sont ceux qui connaissaient ses travaux purement littéraires voire poétiques et ses recherches d’érudition.

 

castrillo-jean-La-perle-du-bosphore.jpg

Couverture de La Perle du Bosphore, paru chez L'Harmattan.

 

 

            Nous ajouterons seulement que, dans sa vie personnelle, Jean sut affronter le malheur avec un rare courage.

 

 

 

            A Dieu, Jean. Que la terre te soit légère !
            Ton honneur s’appelait Fidélité !

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 14:16
Le 13 janvier 1937, sur le sol d'Espagne, les légionnaires Ion Mota et Vasile Marin tombaient sous les balles des rouges, sur le front de Madrid.
Lors de leurs funérailles des nationalistes venus du monde entier, d'Allemagne et d'Italie mais aussi du Japon, du Portugal,... rendirent hommage aux sacrifices des deux envoyés de la Garde de fer.





Ils ont senti frémir dans leur urne inconnue,

Tes cendres sans repos de grand guerrier errant,
O, toi, qui fus chez nous et père et conquérant,
Fils de l'âpre Ibérie, Impérator Trajan,
Qui de tout le futur nous ouvris l'avenue.


Dans l'argile où joua ta jeunesse intrépide,
Le limon du Danube et l'air de nos vallons
Se sont mêlés parmi les durs combats d'Atride
Où nos cimes joignaient leurs fougueux aquilons.
 

Et Dieu sait de quel brun centurion venue
Qui sur nos bords planta des lauriers lourds de pleurs
S'élevait à grands cris votre audace éperdue,
O, fleurs de notre race, ô, les étranges fleurs !


Hélène Vacaresco, Paris, 1er février 1937.








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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 00:37

Marc Frédriksen, né le 18 novembre 1936, est décédé à 75 ans des suites du cancer du poumon.
Fumeur de pipe invétéré mais surtout militant de la cause nationale et européenne, il a été l'ami de François Duprat et de Pierre Pauty.

Né de parents d'origine norvégienne, il s'engagea en politique au moment de la Guerre d'Algérie qu'il découvre en tant que parachutiste. Il fonda la FANE (Fédération d'action nationale et européenne) en 1966 et la dirigea jusqu'à sa dissolution par la République en septembre 1980 (décision annulée en 1984, renouvelée en 1985, annulée et à nouveau prise en 1987) et les Faisceaux Nationalistes Européens.
Il a été condamné le 17 octobre 1980 à 18 mois de prison dont 12 avec sursis et à 33 000 francs d'amende et de dommages et intérêts à verser aux associations d'occupation. Vilipendé par les médiats, Mark Fredriksen perdra son travail.
Les Faisceaux nationalistes européens fusionnèrent en 1987 avec le Mouvement national et social ethniste, puis avec le Parti nationaliste français et européen (PNFE). Il semble avoir cessé toute activité politique à la fin des années 80.

Ce cadre de banque national-socialiste fut candidat du Front national en 1978 ;

Il a collaboré aux revues : Europe réelle, Défense de l'Occident, l'Action européenne et Notre Europe.

Son corps sera inhumé au cimetière de Courbevoie.

Une messe funéraire sera célébrée le vendredi 26 Août 2011, à 15h30 en l'église St Maurice de Bécon, 218 rue Aristide Sylvestre à Courbevoie (92).

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 23:23

          Le révisionniste belge Pierre Moreau, père de 9 enfants (33 petits-enfants et 10 arrière-petits-enfants), s'est éteint hier à l'âge de 86 ans. Avant l'âge des ordinateurs, les révisionnistes trouvaient en Pierre Moreau une véritable banque de données: il tenait un fichier impressionnant et, s'il ne trouvait pas immédiatement la réponse à la question qui lui était posée, il n'hésitait pas à faire des recherches et... il trouvait.
          Pierre Moreau a publié:
          - sous son nom, le premier ouvrage révisionniste français concernant Oradour: "En écoutant crier les pierres";
          - plusieurs articles dans la "Revue d'histoire révisionniste";
          - un livre remarquable et même passionnant malgré son titre, que nous recommandons à tous, sous le pseudonyme de Pierre Maximin, Une encyclique singulière sous le IIIe Reich. Ce livre est maintenant en ligne sur le site de l'AAARGH et disponible à la Librairie française.

 

http://img834.imageshack.us/img834/9357/maximin.jpg


          Les obsèques de ce fidèle révisionniste auront lieu jeudi 14 juillet 2011 à 11 heures en l'église St Joseph, Square Frère Orban, 1040 BRUXELLES.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 18:18

      Il y a 101 ans, le 28 mai 1910, naissait Pierre Clémenti. Il commença à travailler comme ouvrier métallurgiste avant de devenir journaliste sportif dans un journal radical socialiste, La République.
      C’est vers un autre radicalisme qu’il s’orienta : après le 6 février 1934, alors que les gouvernants éclaboussés par le scandale Stavisky font tirer la troupe sur les Anciens combattants, il se décide à fonder son propre mouvement. Ce sera le Parti français national-communiste (PFNC) auquel il rattache le journal Le Pays libre, où signent notamment Robert Vallery-Radot et Guillain de Bénouville, futur héros de la résistance. L'organe se fait l'écho des campagnes antisémites du parti. En retour, le gouvernement Blum ne l’épargne pas : Pierre Clémenti passera trois mois en prison pour avoir dénoncé certaines forces occultes…

      Son mouvement regroupe plusieurs centaines de militants, mais la création du Parti populaire français de Jacques Doriot en 1936 le prive d’une grande partie de son audience possible : les ouvriers séduits par le communisme mais foncièrement patriotes se rangent plus volontiers derrière le grand Jacques.

      Après la guerre déclenchée – et perdue – par le Front populaire, il se rapproche des Gardes-Françaises et du Jeune Front, que dirige Robert Hersant. Il essaye de relancer son mouvement - qu'il doit  renommer Parti français national-collectiviste - mais de nouveaux ennuis arrivent avec les Allemands. Les militants du PFNC se font trop remarquer au goût des Allemands. Pierre Clémenti et son adjoint Eric Labat sont incarcérés en décembre 1940. On retrouve les deux hommes lors du grand meeting de fondation de la Légion des volontaires français (LVF). Il est, aux côtés de Deloncle, Déat et Doriot, membre du Comité central. Clémenti y prend la parole, le 18 juillet 1941, au Vel’ d’Hiv :

« La seule façon de prouver sa vérité, c'est de risquer sa peau. »

« Ce n'est pas la France qui a été battue, mais la bande de salauds, de juifs et de capitalistes. »



      Comme Jacques Doriot, il combat sur le Front de l’Est, de 1942 à 1943 (compagnie d’état-major du 1er bataillon ou 2e section de la 1re compagnie à Denisowitschi) avec le grade d'aspirant.
Mais à son retour en France, le PFNC est moribond ; Pierre Clémenti doit bientôt fuir devant l’invasion des troupes alliées. Il tente de poursuivre son combat en Allemagne, sans résultat.


      Réfugié à l’étranger, il reprendra la lutte politique après la guerre : Pierre Clémenti figure parmi les fondateurs du mouvement nationaliste Ordre nouveau.

      Il est décédé le 16 avril 1982.





Un insigne du PFNC
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Published by Brice Duqueyroux - dans Camarades disparus
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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 18:18

      Marcel Bucard est né dans la petite bourgeoisie provinciale de France, le 7 décembre 1895, dans la commune de Saint-Clair-sur-Epte. Il achève ses études au séminaire lorsqu’en, en 1914, la guerre éclate. Il a dix-huit ans et n’est pas mobilisable. Ce catholique s’engage comme volontaire pour défendre la France malgré la République maçonnique. Il n’est incorporé qu’en 1915, à Auxerre, au 4e Régiment d’infanterie ; il connaît les pires heures de la Grande Guerre : l’Argonne, le Chemin des Dames. Il y fait preuve d’un courage exceptionnel. Caporal à 18 ans, sergent, il est sous-lieutenant à 20, lieutenant à 21 ans, capitaine à 22.
      Son engagement est exemplaire : le général Lachèvre dira qu’il appartient aux 20 premiers combattants de la Grande Guerre, aviateurs compris. Malgré trois blessures, il repart toujours combattre auprès de ses camarades. Son courage et son héroïsme lui valent l’admiration de ses chefs comme de ses soldats. A l’issue de la guerre, il peut défiler fièrement en arborant sur son veston sa légion d’honneur, sa médaille militaire et sa croix de guerre qu’accompagne 10 citations.

      Candidat du Bloc national aux côtés d’André Tardieu, en 1924, il n’est pas élu : c’est la victoire du Cartel des gauches. Il se fait remarquer comme un orateur brillant. Il adhère très tôt au Faisceau de Georges Valois, dont il dirige le service de la propagande ; il collabore à de nombreux journaux de droite : le Nouveau siècle, l’Ami du peuple, la France combattante, l’Autorité et La Victoire. Marcel Bucard participe à la création des Croix de Feu dont s’emparera plus tard le colonel de La Rocque qui neutralisera la force des Anciens combattants : c’est lui qui prononce, le discours de fondation des Croix de Feu en 1928. Il a entre-temps rejoint le parfumeur corse François Coty, avant de rejoindre, en 1932, Gustave Hervé à La Victoire, dont il devient le rédacteur en chef. C'est lui qui dirige la Milice socialiste nationale que l'ancien militant SFIO Hervé a créé.




      Proche idéologiquement du fascisme, Bucard souhaite créer son propre mouvement. Ce sera Le Francisme. Le 29 septembre 1933, avec nombre de ses amis, il se rend sous l’Arc de triomphe, en chemise bleue, baudrier et, le bras tendu à la romaine, rend hommage au soldat inconnu. Ils prêtent serment :

« Nous jurons de mener à bien l’œuvre du francisme et d’accomplir la deuxième Révolution française pour la Paix, la Justice et l’Ordre ».


      C’est dans le premier numéro du journal Le Francisme que fut publié le manifeste du nouveau mouvement, le 11 novembre 1933.
      Nullement antisémite (ni même opposé à la maçonnerie), le mouvement accueillait alors les Juifs : le chansonnier Marc Hély, président de l’Union professionnelle des auteurs et compositeurs de musique y adhéra (et publia un article : « Antisémite ? Non ! Antimétèque ? Oui ! ». Toutefois – les faits sont têtus – après diverses incidents, agressions, poursuites, incarcérations… - le mouvement prit un tournant plus (modérement) antijuif.

      Participant à « l’internationale fasciste », Marcel Bucard rencontra Benito Mussolini en 1935.

      La haine mosaïque s’intensifia avec l’avènement de Blum et sa clique, d’autant que le mouvement séduit nombre de communistes. Les Francistes se conforment à la loi en transformant le francisme en Parti franciste. Le nouveau mouvement est immédiatement dissous. Les réunions sont interdites partout en France. Les locaux du journal furent perquisitionnés et le rédacteurs en chef, Paul Guiraud, arrêté. Roger Ramelot, gérant du journal, écopa de un mois de prison ferme. Marcel Bucard de 6 mois. Mais pour éviter des troubles, la peine fut assortie de sursis. « En raison de son passé militaire » osent dirent les magistrats de Front populaire. Entre 1933 et 1939, les francistes ont subi 149 attaques, 605 blessés, 1190 arrestations, 64 condamnations et 4750 interrogatoires de police.

      Les Amis du francisme succédèrent alors au Parti franciste ; ils deviennent le Parti unitaire français d’action socialiste nationale.
      Sa devise ? « Ni droite, ni gauche : en avant ! »
      Et la répression politique s’intensifia en 1939 avec notamment de nouvelles perquisition de locaux.
      Le commandement de réserve Bucard part quand même au Front en 1940, bien que réformé en  près de 20 ans plus tôt à cause de ses blessures de guerre… guerre déclarée par la France gouvernée par le Front populaire…
      Son courage est à nouveau distingué : il obtient une onzième citation.

      A son retour, il refuse de relancer les francistes. Proche du Maréchal Pétain, il obtient le soutien de l’Etat français qui espère ainsi contrecarrer le RNP. Mais celui qui proclame : « le vrai socialisme, c’est le Francisme » n’hésite pas à s’opposer à Vichy, notamment à la Charte du travail qu’il juge trop favorable au patronat.





      Le mouvement franciste relancé parvient à se réimplanter : il compte plusieurs milliers de membres de 1943, notamment dans son organisation de jeunesse qui est l’une des plus abouties. Défavorable à la LVF, il ne peut empêcher nombre de jeunes francistes de s’engager, comme d’ailleurs dans divers régiments allemands. Isolé entre la Milice et les assassinats commis par les communistes, Bucard n’a d’autre choix après bien des hésitations que d’appeler ses membres à rejoindre la lutte armée : Milice, SD allemand,…
      Arrêté par les Allemands en juillet 1944, il est libéré grâce à Bassompierre à la fin du mois. Il passe alors en Allemagne puis tente de rejoindre l’Italie. Arrêté le 25 mai 1945, Marcel Bucard est ramené dans la France occupé par les communistes et leurs complices gaullistes.
      Après une parodie de procès, ce héros des deux Guerres mondiales, qui n’avait souhaité que la réconciliation nationale et la grandeur de la France et fusillé par ceux mêmes qui sont les responsables de la haine entre Français et la déchéance de la France.

      Le 19 mars 1945, à 10 heures 35, la salve déchiquette sa chemise bleue. Il meurt après avoir prononcé les dernières paroles du Christ : « In manus tuas, Domine, commando spiritum meum ». On refusa à sa famille qu’il soit enterré dans le caveau familial et repose donc au cimetière de Thiais

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 13:13

      Le 18 III 1978, alors qu’il se rendait au collège de Caudebec-en-Caux, accompagné de son épouse, une bombe placée sous son siège déchiquetait sa voiture. Mort sur le coup, sa compagne Laurence était grièvement blessé.

      Police et justice "française" ont-elles jamais enquêté sur ce meurtre ? Il n’y aura pas plus d’inculpation dans ce dossier que de garde-à-vue ou de procès.

      Le nom de François Duprat s’ajoutait à la liste déjà longue des militant nationalistes assassinés.

      Révolutionnaire, il est très jeune, tenté par le trotskisme : il adhère à l’Union de la Gauche Socialiste – d’où sortira le PSU –. Mais cet esprit libre, séduit par la méthode, ne se reconnaît pas dans le marxisme. En 1958, à 18 ans, il entre à Jeune Nation, où il anime la section de Bayonne, avant de prendre des responsabilités régionales puis nationales, malgré la dissolution de Jeune nation. Entre temps, il s’est installé à Paris pour poursuivre ses études ; il figure parmi les fondateur de la Fédération des Etudiants Nationalistes (FEN) et se retrouve aux côtés de Pierre Sidos et Dominique Venner au sein d’Europe Action.




François Duprat au micro, lors d'un meeting d'Ordre nouveau.

 

      Il rejoint Occident puis Ordre Nouveau en 1967. Il y reste jusqu’en 1973, comme membre du Bureau politique. Il rejoint alors le Front national, dont il devient également membre du Bureau politique.
Il y défend des positions nationalistes et révolutionnaires face à la tendance conservatrice. Il structure dans ce but les Groupes Nationalistes Révolutionnaires (GNR).

      François Duprat collabora à de nombreux journaux nationalistes : Défense de l’Occident, de Rivarol, les Cahiers Universitaires, Europe Action, L’Observateur Européen, Le Soleil, l’Elite Européenne, Le Combattant Européen, Pour un Ordre Nouveau et encore Occident Université, National et Militant. Il a fondé les Cahiers européens et la Revue d’histoire du fascisme qu’il dirigeait.
      L’historien François Duprat a publié divers ouvrages : L’Extrême Droite 1944 –1971 (réédité en 1998 par les Editions de l’Homme libre en deux volumes : Les Mouvements d’extrême Droite en France de 1940 à 1944 et Les Mouvements d’extrême Droite en France de 1944 à 1971 – avec un éditorial de Serge de Beketch), Les Journée de Mai 68, L’Internationale révolutionnaire étudiantes, Les Campagnes de la Waffen SS, ainsi que L’ascension du M.S.I.

 




François Duprat (26 X 1940 - 18 III 1978)
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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 18:18

      Pierre Drieu la Rochelle se donnait la mort, il y a 66 ans.



Entendons-nous bien. Certes, il y avait eu un moment avant la charge où, vautré contre la terre, j’avais été plus bas que terre ; je m’étais surpris à souhaiter d’être ailleurs, dans le giron de ma mère ou dans une petite maison bien tranquille dans le midi – dormant douze heures et mangeant de bons biftecks et étant, par exemple, garde-barrière. Mais quel que soit mon penchant pour le self-dénigrement, voire le masochisme, je ne puis assimiler ce moment-là, tout à fait élémentaire, avec le moment où nous sommes. Ce moment élémentaire ne pouvait durer ; et, en effet, il n’avait pas duré. Il ne pouvait durer ; car à quoi ç a sert de sauver sa peau ? A quoi sert de vivre, si on ne se sert pas de sa vie pour la choquer contre la mort, comme un briquet ? Guerre – ou révolution, c’est-à-dire guerre encore – il n’y a pas à sortir de là. Si la mort n’est pas au cœur de la vie comme un dur noyau – la vie, quel fruit mou ou bientôt blet ? Donc, ce moment n’avait pas duré. Il y avait eu la charge, depuis : je savais ce que je pouvais, je m’étais composé. La charge m’avait définitivement sorti de ma torpeur du matin ; je ne pouvais plus y rentrer ; je n’y rentrerais jamais. J’étais né à ma valeur. »



(Pierre Drieu la Rochelle, La Comédie de Charleroi, Gallimard, 1934)






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