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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 18:03

Ce chant est une adaptation française d’un chant traditionnel russe. Dans son Anthologie du chant militaire français, Thierry Bouzard rappelle que le chant était réglementaire dans l'armée tsariste, ce qui explique la richesse du répertoire russe.
Ici sont évoqués les cosaques. Libres et fiers, ces cavaliers devinrent peu à peu des fidèles serviteurs du Tsar. Après l'avènement du bolchevisme, ils furent impitoyablement persécutés. C'est pourquoi certains n'hésitèrent pas à s'enrôler dans la waffen SS pour lutter contre le bolchevisme...



Il existe de nombreuses variations : "Dans les bois" pour "au fond des bois" c. 1, l.1 ; "Emportés par de rapides galops" c. 2, l. 3 ; "Nous filons" pour "Nous allonrs" c. 2, l.4 ; "Coucher" ou "danser" ou "dormir" pour "chanter" c. 3, l. 2 ; "voix" pour "voiles" c. 3, l. 3. Il arrive également que les 2e et 3e couplets soient inversés..




I. Nous aimons vivre au fond des bois
Aller coucher sur la dure
La forêt nous dit de ses mille voix
"Lance toi dans la grande aventure"



La, lala, lalala, lala, lalala, lalalalalalal-la

La, lala, lalalalalalala, lalala, lalalalala, lala

La, lala, lalalalalalala, lalala, lalalalala, lala.




II. Nous aimons vivre sur nos chevaux
Dans les plaines du Caucase
Emportés par leur rapide galop
Nous allons plus vite que Pégase



Refrain.



III. Nous aimons vivre auprès du feu
Et chanter sous les étoiles
La nuit claire nous dit de ses mille feux
Sois gai lorsque le ciel est sans voile.



Refrain.







Ecouter le chant ici

ou là :



Cosaques dans l'armée allemande.


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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 18:05
Paulus (désolé pour lui d'avoir un descendant aussi stupide :-( )Sur des paroles de Léon Garnier et une musique de Desormes, ce chant a été interprété pour la première fois par le chansonnier Paulus (photo ci-contre) le 14 juillet 1886 au soir.

C'est un hommage au général Boulanger : dans la République en butte aux scandales,  il incarne la droiture et l'honneur. Homme qui ne doit sa réussite qu'à son travail, il s’est battu honorablement, tant en Kabylie qu’en Italie, Cochinchine ou lors de la guerre de 70 ; il a également été face aux communards.
Appelé au gouvernement en 1886 sur la recommandation de Clemenceau, son allure mâle, sa bonté - le "brave général" refuse de faire tirer sur la foule lors d’une grève et incite ses soldats à fraterniser avec les mineurs -, sa popularité auprès de ses soldats (il réorganise l’armée et créé les premières troupes coloniales, œuvre pour les simples soldats et les sous-officiers, allant même jusqu'à autoriser... le port de la barbe pour la troupe !) comme auprès du peuple est immense.

Il fut sans conteste le plus applaudi lors du défilé du 14 juillet 1886 de Longchamp.
Mais sa popularité déplaît aux politiciens radicaux : il est évincé peu après du gouvernement. Ralliant contre la régime honnis socialistes et nationalistes, le général Boulanger ne saura preofiter de l'élan populaire qui se porte sur son nom à l'occasion d'élections suuccessives.
Triomphalement élu en 1889, les politiciens s'inquiètent : ils font poursuivre la Ligue des patriotes et menacent le général d'arrestation. Refusant de passer outre la loi et de marcher sur l'Elysée, il s'enfuit en Belgique. Il s'y suicidera le 30 septembre 1891, sur la tombe de sa maîtresse...




I. Je suis l’ chef d’une joyeuse famille,
D’puis longtemps j’avais fait l’ projet
D’emm’ner ma femme, ma sœur, ma fille,
Voir la r’ vue du quatorz’ juillet.
Après avoir cassé la croûte
En chœur nous somm’s mis en route
Les femmes avaient pris l’ devant,
Moi j’ donnais l’ bras à bell’ maman,
Chacun d’ vait emporter
D’quoi pouvoir boulotter.
D’abord moi j’ portais les pruneaux,
Ma femm’ portait deux jambonneaux,
Ma bell’ mèr’ comm’ fricot
Avait un’ têt’ de veau,
Ma fill’ son chocolat,
et ma sœur deux œufs sur le plat.

Gais et contents
Nous marchions triomphants
En allant à Longchamp
Le cœur à l’aise, sans hésiter,
Car nous allions fêter
Voir et complimenter
L’armée française.

II. Bientôt d’ Longchamp on foule la pelouse,
Nous commençons par nous installer,
Puis j’ débouche les douze litres à douze,
Et l’on s’ met à saucissonner.
Tout à coup on crie : " Vive la France ! "
Crédié c’est la revue qui commence.
J’grimpe sur un marronnier en fleurs,
Et ma femme sur l’ dos d’un facteur.
Ma sœur qu’aime les pompiers
Acclame ces fiers troupiers,
Ma tendre épouse bat les mains
Quand défilent les Saint-Cyriens,
Ma belle-mère pousse des cris
En r’ luquant les Spahis,
Moi j’ faisais qu’admirer
Not’ brave général Boulanger.

Gais et contents,
Nous étions triomphants
De nous voir à Longchamp,
Le cœur à l’aise ;
Sans hésiter,
Nous voulions tous fêter,
Voir et complimenter
L’armée française.

III. En route j’invite qu’ qu’ militaires
A v’nir se rafraîchir un brin,
Mais à force de licher les verres
Ma famille avait son p’ tit grain.
J’quitte le bras de ma belle-mère,
Je prends celui d’une cantinière,
Et le soir quand nous rentrons
Nous sommes tous complètement ronds,
Ma sœur qu’était en train,
Ram’ nait un fantassin ;
Ma fill’ qu’avait son plumet
Sur un cuirassier s’appuyait,
Ma femme sans façon
Embrassait un dragon,
Ma belle-mère au p’ tit trot
Galopait au bras d’un Turco.

Gais et contents
Nous allions triomphants,
En revenant d’ Longchamp,
Le cœur à l’aise,
Sans hésiter,
Nous venions d’acclamer,
D’voir et d’ complimenter
L’armée française.




Ecouter le chant ICI

ou ci-dessous :





Le "Général revanche"

.
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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 18:06
Ce chant évoque le drame des soldats perdus de l’Algérie française et de ses héros, morts pour la France. Honneur à eux et à leur chef. En ce jour, une pensée particulière pour le lieutenant Roger Degueldre. Il tombait sous les balles françaises il y a 45 ans, au matin du 6 juillet 1962.





I. Il a toujours vécu dans la souffrance
Il n’a toujours vaincu que pour la France
Jamais il n’a connu quelque espérance
Jamais il n’a connu que de l’indifférence.

Il est mort sans une fleur
Il est mort sans un pleur
Il est mort sans avoir peur
Il est mort la rage au cœur.

II. Fier un Delta n’a pas le droit d’aimer
Pour un Delta le maquis est son foyer
Et quand un matin une salve l’a couché
Pour nous c’est au champ d’honneur qu’il est tombé.

Refrain.









Roger Degueldre en Indochine, en 1950. Lors de cette prise d'arme à Tan-Tan,
le MLC Degueldre reçoit la médaille militaire pour avoir sauvé le capitaine de Blignières.
Il servait alors au 1er Régiment étranger de cavalerie (1er REC)





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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 18:08
Sur l’air de Amour laisse gronder ta mère, l’abbé Gabriel Charles de Lattaignant –l’auteur de J’ai du bon tabac et de milliers d’autres vers –  aurait écrit ce chant en 1757. La légende militaire attribue elle la création de Fanchon au général Lassale au soir de la bataille de Marengo, à la table du Premier consul Bonaparte, le 14 juin 1800. Selon un site, le chant est d’ailleurs parfois dénommé Chant des Marie-Louise. L’esprit du chant est proche de celui de la célèbre Madelon.

Dans certaines versions, les couplets 2 et 3 sont inversés. Variantes : refrain, l. 1 : « Ah que son entretien est bon » (mais la rime est fausse) ; c. 1 l. 4 : « Chantons pour elle une chanson » ; c.3  l. 2 : « A tous les mets plus délicats » ; c. 4, l. 1-2 : « Si quelques fois elle est cruelle/ C’est quand on lui parle d’amour » ; c. 5 l. 1 : « Un jour le copain La Grenade » ; c. 5 l. 2 « Voulut lui prendre le corset ».



I. Amis, il faut faire une pause
J’aperçois l’ombre d’un bouchon
Buvons à l’aimable Fanchon
Faisons pour elle quelque chose.

Ah ! Que son entretien est doux
Qu’elle a de mérite et de gloire
{Elle aime à rire, elle aime à boire
Elle aime à chanter comme nous (ter)
Oui comme nous, oui comme nous.

II. Fanchon, quoique bonne chrétienne
Fut baptisée avec du vin
Un Bourguignon fut son parrain
Une Bretonne, sa marraine.

Refrain.

III. Fanchon préfère la grillade
A d’autres mets plus délicats
Son teint prend un nouvel éclat
Quand on lui verse une rasade.

Refrain.

IV. Fanchon ne se montre cruelle
Que lorsqu’on lui parle d’amour
Mais moi je ne lui fais la cour
Que pour m’enivrer avec elle.

Refrain.

V. Un jour le voisin La Grenade
Lui mit la main dans son corset
Elle riposta d’un soufflet
Sur le museau du camarade.

Refrain.




Ecouter le chant ICI

Ou ci-dessous :







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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 18:09
C’est un chant scout écrit durant l’entre-deux-guerres par E. J. Regrettier que les parachutistes ont adapté. Le « des paras » peut se changer en « [de nos] gars » ou en « des soldats ».



I. Nous marchons tout le long des grèves
Pour plaire au cœur des paras
{En disant partout notre rêve
A ceux qui n’en n’ont pas (bis)

II. Nos chansons ont des mots bien tendres
Qui plaisent aux cœurs des paras,
{Mais il fait meilleur les entendre
Au clair écho des bois. (bis)

III. Nos chansons ont des mots biens rudes
Qui plaisent aux cœurs des paras,
{Pour changer les vieilles habitudes
Il faut des gars hardis. (bis)

IV. Nous marchons sous la pluie sans trêve
Pour plaire aux cœurs des paras,
{Et nos chants, nos cris, nos colères
Ont fait aimer nos lois. (bis)



Ecouter le chant ICI

ou ci-dessous



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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 18:10
La triste histoire d’un volontaire mort d’avoir trop aimé…
Ce chant paraît s’être dénommé primitivement
Le Mercenaire, ce dernier terme remplacé rapidement par « volontaire »… pour des raisons de « politiquement correct » : s’il y a des volontaires dans l’armée française, il ne devrait pas y avoir de mercenaires...

Nous ne possédons aucune autre indication les auteurs de ce chant, ni sa date de création.

(variations : c. 1, l. 1., «
Qu'est ce que je suis sur cette terre ? » ;
c. 1, l. 3 : « qu'on appelle mercenaire » ; c. 1, l. 7 : « Que m'importe cette fille »)




I. Que suis-je donc sur cette terre
Un homme qui est prêt à mourir
Un homme qu’on appelle volontaire
Qui sait servir et sait mourir
Que m’importe cette vie
Pourvu qu’elle serve à mon idée
Que m’importent toutes ces filles
Que je n’ai jamais su aimer.

II. Elle était blonde elle était belle
Et puis un jour elle est partie
En emportant tout derrière elle :
Mon cœur, mon chagrin et ma vie.
Et quand je partirai en guerre,
Le cœur triste toujours devant
Je penserai encore à elle
Avant d’ crever pour l’ régiment.

III. Ô femme qui est restée fidèle
Ecoute ce chant et réfléchis
Ne brise pas d’un coup de tête
Un amour et toute une vie
Pense à ce pauvre volontaire
Mort pour se libérer
Pense aussi qu’il était fier
Et qu’ c’est une femme qui l’a tué.





Ecouter le chant ici

ou ci-dessous

 



 

ou avec cette vidéo :

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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 18:12
C’est pour accompagner les pèlerins qui, suivant les pas de Charles Péguy, partent de Notre-Dame de Paris pour rejoindre Notre-Dame de Chartres que le père Paul Doncœur composa ce kyrie. Le pélerinage de Chartres se déroule durant cette fin de semaine. Les kyries (ou kyrie eleison) sont des chants liturgiques de l'église catholique.

Le père Doncoeur, qui a composé de très nombreux chants, s’est inspiré pour ce Kyrie des gueux de la mélodie d’ un vieil air lansquenet du XVIe siècle : Wir Zogen in das Feld (parfois appelé Strampedemi). Il fut chanté par les mercenaires de Charles Quint lors des campagnes d’Italie, et durant sa lutte contre Venise. Les lansquenets étaient originaires de différents pays, ce qui explique dans le chant original de l’allemand et de l’italien.
Le terme « bissac » fait référence à un sac. Le mot désigne littéralement une « besace, sac analogue, faisant partie du harnachement des chevaux dans l’armée » (Larousse, 1914).




1. Holà ! Marchons, les gueux,
Errants sans feu ni lieu,
Bissacs et ventre creux,
Marchons, les gueux !

{Kyrie eleison, Miserere nostri

2. Bissacs et ventre creux,
Aux jours calamiteux,
Bannis et malchanceux,
Marchons les gueux !

Refrain.

3. Bannis et malchanceux,
Maudits comme lépreux,
En quête d’autres cieux,
Marchons, les gueux !

Refrain.

4. En quête d’autres cieux,
Rouleux aux pieds poudreux,
Ce soir chez le Bon Dieu,
Frappez, les gueux !…

Refrain.

5. Ce soir chez le Bon Dieu,
Errants sans feu ni lieu,
Bissacs et ventre creux,
Entrez les gueux !

Refrain.






Ecouter ICI  le chant

ou ci-dessous









Wir Zogen in das Feld (Strampedemi)



Wir zogen in das Feld
da hätt'n wir alle Säckl ohne Geld

Strampedemi!
A la mi presente,
al vostra signori!

Wir zogen vor Siebentod
da hätt'n wir weder Wein noch Brot

Refrain.

Wir zogen vor Friaul
da hätt'n wir allesamt gross Maul

Refrain.

Wir zogen vor Triest
da hätt'n wir allesamt die Pest

Refrain.





Ecouter la version allemande ci-dessous :




ou là :






Deux exemples de kyrie :


Pierluigi de Palestrina : Missa Papae Marcelli, Kyrie





Jean Sebastien Bach : B minor Mass - 01 - Kyrie eleison

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 18:12
Sur un air tiré de l’opéra Hippolyte et Aricie de Jean-Philippe Rameau (créé en 1733) ont été adaptée ces paroles évoquant l'épopée de Louis Mandrin.
Recherché pour meurtre, Mandrin se retrouve rapidement à la tête d’une bande de brigands et s’attaque aux impopulaires fermiers généraux. Il échappa longtemps aux soldats du roi de France en se réfugiant dans les montagnes, entre la France, la Suisse et la Savoie.
Malgré le soutien d'une large partie de la population révoltée par les abus commis au nom du roi, ce Robin-des-bois du Dauphiné fut finalement capturé
Il fut roué vif à Valence et meurt le 16 mai 1755.

La Complainte de Mandrin est très populaire ; elle  a été reprise par de très nombreux artistes (forcément de gauche donc) : depuis Yves Montand et Guy Béart jusqu’au duo Faudel-Bernard Lavilliers, François Hadji-Lazaro ou encore La Varda. Même Dorothée en a créé une version…

Il existe de nombreuses variations de ce chant : c. 1, l. 2 « Brigands de même bande », « Brigands dans une bande » ou « Trente brigands ensemble » ; c. 2, l. 2 : « Que j’ai faite dans ma vie » ; c. 3, l. 3 « Il y avait mille écus » ; c. 3, l. 3 : « Tant robes que manteaux » ; c. 4 l. 4 : « vingt chariots » (ou quatre, etc.) ; c. 5, l. 1 : « Je suis allé les vendre » ou « Je les menai pour vendre » ; c. 5 l. 5 « Les vendis bon marché » ; c. 6 l. 2 : « longues robes » ; c. 6 l. 4 : « Ils m’eurent bientôt » ; c. 7, l. 2 « Que c’est dur à entendre » ; c. 8, l. 1 « Monté sur ma potence » ; c. 8, l. 4 « J’y vois mes compagnons » ; c. 9 : « Compagnon de misère/ Va donc dire à ma mère/ Qu’elle ne m’attende plus ».






I. Nous étions 20 ou 30
Brigands dans notre bande,
Tous habillés de blanc
A la mode des… vous m’entendez,
Tous habillés de blanc
A la mode des marchands.

II. La première volerie
Que je fis dans ma vie,
C’est d’avoir goupillé
La bourse d’un… vous m’entendez,
C’est d’avoir goupillé
La bourse d’un curé.

III. J’entrai dedans sa chambre
Mon Dieu qu’elle était grande
J’y trouvai 1 000 écus
Je mis la main… vous m’entendez,
J’y trouvai 1 000 écus
Je mis la main dessus.

IV. J’entrai dedans une autre,
Mon Dieu qu’elle était haute
De robes et de manteaux
J’en chargeai trois… vous m’entendez,
De robes et de manteaux
J’en chargeai trois chariots.

V. Je les portai pour vendre
A la foire en Hollande
J’les vendis bon marché
Ils n’m’avaient rien… vous m’entendez,
J’les vendis bon marché
Ils n’m’avaient rien coûté.

VI. Ces Messieurs de Grenoble
Avec leurs longues robes
Et leurs bonnets carrés
M’eurent bientôt… vous m’entendez,
Et leurs bonnets carrés
M’eurent bientôt jugé.

VII. Ils m’ont jugé à pendre,
Ah ! c’est dur à entendre
A pendre et étrangler
Sur la place du … vous m’entendez,
A pendre et étrangler
Sur la place du marché.

VIII. Du haut de ma potence
Je regardai la France
Je vis mes compagnons
A l’ombre d’un … vous m’entendez,
Je vis mes compagnons
A l’ombre d’un buisson.

IX. Compagnons de misère,
Allez dire à ma mère
Qu’elle ne m’reverra plus,
J’suis un enfant … vous m’entendez,
Qu’elle ne m’reverra plus,
J’ suis un enfant perdu.




Ecouter le chant ICI

Ou là par Les Menestriers :




ou ci-dessous (version punk-rock du groupe Daddy sucks)











Sur le même thème, le groupe nationaliste (et lyonnais) Ultimatum a composé une chanson intitule Mandrin, présente sur leur premier album, Rebellion.









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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 18:16
Les Cuirassiers est un chant de tradition des régiments de cuirassiers. Aujourd’hui motorisés, ils sont les héritiers de régiments royaux de cavalerie du XVIIe siècle, qui prirent leur nom sous l’Empire. Ainsi, le 2e régiment de Cuirassier est l’héritier du « Régiment Cardinal-Duc », créé le 16 mai 1635 par le cardinal de Richelieu sous le nom Régiment Cardinal-Duc. Aux compagnies d'ordonnance, il joint la compagnie de chevau-léger d’Esclainvilliers (qui deviendra plus tard le 3e Régiment de Cuirassiers). Les 300 hommes du régiments assuraient la protection du cardinal.

Très vite, il entre en campagne : les cuirassiers s’illustrent lors de la prise de Bingen et à Vaudrevange, le 27 septembre 1635. Le régiment lutte ensuite contre les Espagnols dans le nord de la France ; à la mort du cardinal, le Régiment revient à Louis XIII. La dernière charge du « Cardinal-Duc » est décisive, durant la grande bataille de Rocroi, le 19 mai 1643, aux ordres du Grand Condé. Devenu le 1er août 1643 le Royal-Cavalerie. La guerre ne cesse pas est le régiment combat sans relâche. Commandé par Monsieur de Turenne puis à nouveau par le Grand Condé, le régiment acquiert une grande renommée. C’est du service de Louis XIV que les Cuirassiers a hérité de sa devise : "Nec puribus impar". Sous Louis XV, il a comme commandant le maréchal de Saxe, le Maréchal d'Estrées. (source : http://www.2emecuirassiers.com/2eme%20regiment%20de%20cuirassiers%20002.html)

Il s’agit d’un canon à 3 voix. Parmi les variantes, on trouve parfois « Brisés par le sang, la mitraille » (c. 1, l. 3) et « Pour mieux croire à la victoire » (c. 2, l. 3).




I. Au milieu de la bataille
Sur les étriers de leurs grands chevaux
Grisés par le sang, la mitraille
Les cuirassiers chargent au galop.

C’est la charge, c’est la foudre,
C’est l’assaut dans le sang et dans le poudre
L’ennemi s’enfuit,
L’épée dans les reins,
Laissant tous ses morts sur le terrain.

II. Les cuirassiers sur les étriers
De leurs grands chevaux
Pour mieux boire à la victoire,
Remettent vivement les sabres au fourreau.

Refrain.

Coda.






Ecouter le chant ICI

ou ici :






La Bataille de Rocroy, le 19 mai 1643 par François Joseph Heim.
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 18:19
Encore un triste anniversaire en ce mois de mai… Le 7 mai 1954, la France subissait une des défaites les plus retentissantes de l’histoire de la France qui devait être le point de départ d’une politique d’abandon menée depuis lors par l’ensemble de la classe politique française sur tous les fronts.
Les positions de Dien Bien Phu étaient intenables. Le commandement s’en était rendu compte dès janvier 1954 ; les généraux avaient demandé de pouvoir retirer les soldats. Mais les politiciens, en la personne de René Pleven, refusèrent, scellant le sort de milliers de Français.



Le 13 mars 1954, le Viet-Minh lance l’assaut contre les troupes françaises retranchées à Dien Bien Phu. Les 12 000 militaires français sont totalement isolés, encerclés par quelques 50 000 soldats communistes. La résistance héroïque des soldats français dure 56 jours. Sans espoir de fuite, les Français luttent jusqu’au bout, jusqu’au 7 mai. Les Viets déferlent alors sur les positions françaises.
1 750 Français sont morts ; des milliers sont blessés. Mais le pire est à venir. Les communistes font 10 863 prisonniers, dont de nombreux blessés. Ils les traîneront sur 700 km avant d’enfermer dans des camps de la mort.
Quatre mois plus tard, il n’y a plus que 3 000 survivants, qui resteront traumatisés à vie par leurs inhumaines conditions de détention, les lavages de cerveau, les humiliations et les violences.

Parmi tous les hommes combattants à Dien Bien Phu, se trouvaient de nombreux légionnaires allemands ainsi que des volontaires Français de division Charlemagne, engagés plus ou moins volontaires à partir de 1945. Ils donnèrent naissance au Chant du diable, qui avait toutes les raisons de servir à nouveau dans cette guerre contre le communisme. Il emprunte son air à la Parademarsch der Legion Condor (Revere Marsch), qui était l’un des chants les plus usités par les volontaires allemands de la Légion Condor, opposés aux rouges espagnols et aux Brigades internationales. Sur cet air les SS partis lutter contre le bolchevisme sur le Front de l’Est créèrent le chant SS marschiert in Feindesland. Les volontaires français de la division Charlemagne adoptent rapidement ce chant en Français.
Sous le titre Le Chant du diable, les légionnaires parachutistes adaptèrent ce chant allemand aux nouvelles conditions politiques, mais toujours face au même ennemi ; il est devenu depuis le chant de tradition du 2e R.E.P.
Ce chant semble exister sous le titre Les Soldats marchent vers le front, pour les troupes non légionnaires ou encore sous le titre Les Troupes d’assaut.

Une autre unité militaire de l'armée française à fait sienne ce chant  : les sapeurs pompiers de Paris. Les paroles ont été adaptée au combat très spécifique des pompiers. La devise des SP de Paris y figure en bonne place : "Sauver ou périr".

Ce chant existe également en estonien, sous le titre : Le Chant du Bataillon Narva ("Pataljon Narwa Laul"). Il a été traduit et adapté par les engagés estoniens de la waffen SS et devint le chant de la 20e division 'Eastland' de grenadier de la Waffen SS créée au début de 1944. Elle combattit notamment à Narva (d'où vient le nom du chant) aux côtés des légionnaires Wallons de Léon Degrelle, avant de se replier sur la Pologne, en Silésie et disparaître dans les combats à Prague. De nombreux survivants de la division reviendront en Estonie et poursuivront la lutte, clandestinement au sein des Frères de la forêt. Ces deux formes de résistance à la plus terrible oppression qu'a connu l'humanité, le communisme, se vit récompenser par l'érection, le 20 août 2004, du monument de Lihula qui rappelle le sacrifice des héros SS estoniens et deux ans plus tard par un autre monument à Sinima.



Variante : c. 1 l. 1 « Les soldats marchent » ; c. l. 2 « suivrons » ou parfois « vaincrons » ; c. 1 l. 4 : « Nous aussi nous marchons » ; « Nous aussi nous vaincrons » ; c. 2 l. 4 « 2e BEP »,… ou parfois « A ceux qui vont mourir ». Dans le refrain il arrive également que Saint-Michel remplace le diable…et pour la version non légionnaire, le "Soldats de la vieille Légion" est remplacé par "Soldats de toutes les régions" ou encore "Chasseurs de toutes les régions".







Version de la Légion étrangère

I. La Légion marche, vers le front,
En chantant nous suivons
Héritiers de ses traditions
Nous sommes avec elle

Nous sommes les hommes des troupes d’assaut
Soldats de la vieille Légion.
Demain brandissant nos drapeaux,
En vainqueurs nous défilerons.
{Nous n’avons pas seulement des armes,
Mais le diable marche avec nous
Ah, ah, ah, ah, ah, ah ! car nos aînés de la légion,
Se battent là-bas, nous emboîtons le pas. (bis)

II. Pour ce destin de chevalier
Honneur, Fidélité
Nous sommes fiers d’appartenir
Au 2e R.E.P.

Refrain.

III. Fidélité est notre Loi
Luttons pour notre Foi
Notre fierté de chevalier
Notre Honneur de soldat.

Refrain.






Ecouter le chant ICI

ou ici
(version des officiers du 1er REP):




ou là :






Le 1er BEP largué sur Dien Bien Phu le 21 novembre 1953.








Version de la division Charlemagne

I. SS marchons vers l'ennemi
Chantant le chant du Diable
Car dans le cœur des gars hardis
Souffle un vent formidable.
La fortune monte haut, descend bas,
Que nous donne le monde entier :
Nous les inviterons au sabbat
Et nous en rions volontiers

Là où nous passons, que tout tremble
Et le Diable y rit avec nous :
Ha, Ha, Ha, Ha, Ha, Ha, Ha !
La flamme reste pure
Et notre parole s'appelle Fidélité !

II. SS, nous marchons au combat
Chantant le chant du Diable :
Les chars sont embusqués là-bas
Pour l'assaut formidable.
Les blindés nous attaquent en grondant,
Mugissante vague d'acier,
Mais notre terreur les attend ;
Et nous en rions volontiers !

Là où nous passons, les chars brûlent
Et le Diable y rit avec nous :
Ha, Ha, Ha, Ha, Ha, Ha, Ha !
La flamme reste pure
Et notre Parole s'appelle Fidélité !

III. SS. Nous rentrerons en France
Chantant le chant du Diable.
Bourgeois, craignez notre vengeance
Et nos poings formidables :
Nous couvrirons de nos chants ardents
Vos cris et vos plaintes angoissées ;
Avec nous hurle Satan
Et nous en rions volontiers !

Là où nous passons, tout s'écroule
Et le Diable y rit avec nous :
Ha, Ha, Ha, Ha, Ha, Ha, Ha !
La flamme reste pure
Et notre Parole s'appelle Fidélité !






Au PA "Béatrice", les légionnaires de la 13e DBLE fêtent Noël...



 






  Version des Sapeurs-pompiers de Paris

Nous sommes les sapeurs-pompiers de Paris
Soldats de toutes les régions
Mais demain au mépris de nos vies
Au milieu des flammes nous serons
Nous n'avons pas seulement des lances
Mais le Diable marche avec nous
Ah, ah, ah, ah
Nous sommes les sapeurs-pompiers de Paris
Combattent le feu, nous emboîtons le pas

Nous sommes fiers de pouvoir dire :
"C'est sauver ou périr"
Nous sommes fiers de pouvoir dire
"C'est sauver ou périr"








SS Marschiert in Feindesland

SS marschiert in Feindesland
und singt ein Teufelslied.
Ein Posten [Schütze] steht am Oderstrand [Wolga Strand]
und leise summt er mit.

Wir pfeifen auf Unten und Oben
und uns kann die ganze Welt.
Verfluchen oder auch loben,
grad wie es ihr wohl [jedem] gefällt.

Wo wir sind da ist [geht’s] immer Vorne [Vorwärtzs] !
Und der Teufel, der lacht nur dazu, ha-ha-ha-ha-ha!
Wir kämpfen für Deutschland [freiheit], wir kämpfen für Hitler,
der Gegner [Rote] kommt nicht [nie ou niemals] mehr zur Ruh'!

Wir kämpften schon in mancher Schlacht
In Nord, Süd, Ost und West
Und stehen nun zum Kampf bereit
Gegen die rote Pest
SS wird nicht ruh'n wir vernichten
Bis niemand mehr stört Deutschlands Glück
Und wenn sich die Reihen auch lichten
Für uns gibt es nie ein zurück

Wo wir sind da geht's immer vorwärts
Und der Teufel, der lacht nur dazu
Wir kämpfen für Deutschland
Wir kämpfen für Hitler
Der Rote kommt niemals zur Ruh'





Ecouter le chant ICI (extrait) :

Ou ci-dessous :






Le père Chevallier, aumônier du 1er BEP,
devant la tombe d'un légionnaire tombé sur la cote 1145.







Parademarsch der Legion Condor (Revere Marsch)

Wir zogen übers weite Meer
ins fremde Spanierland,
zu kämpfen für der Freiheit Ehr'
weil Haß und Krieg entbrannt.

Hier herrschten Marxisten und Roten,
der Pöbel der hatte die Macht.
Da hat, als der Ordnung Boten,
der Deutsche Hilfe gebracht.

Wir jagten sie wie eine Herde
und der Teufel, der lachte dazu,
Ha, ha ha ha ha,
die Roten in spanischer Luft
und zur Erde,
wie ließen sie nirgends in Ruh.
Hat auch der Tod mit harter Hand
die Besten oft gefällt -
wir hielten aus, der Wall stand fest,
die rote Flut zerschellt.

Und ziehen die Legionäre
als Sieger ins deutsche Land,
dann schreiten mit unsere Toten,
wir heben zum Gruße die Hand.

Wir jagten sie wie eine Herde
und der Teufel, der lachte dazu,
Ha, ha ha ha ha,
die Roten in spanischer Luft
und zur Erde,
wir ließen sie nirgends in Ruh.



Ecouter le chant ICI

ou ici




Laul surnupealuu sõduris

Kord võitles Lõuna-Venemaal
kaugel Doni steppides
Üks vapper Eesti pataljon,
lauldes laulu kuradist.

Meid paisati itta, kord läände,
kõikjal seisime kaljude naal
ning Neveli sood ja Tšerkassõ,

meil iial ei unuda saa.

Rünnak relvade terases, tules,
kõlab leekides Kuradi naer - hah-hah-hah!
Võrsub vabadusidu,
ei murta neid ridu,
kes Eesti eest annavad kõik


Aeg sangarid kord unustab
ja tandrid tasandab.
Ja surnupealuu sõdureist
vaid tuul veel jutustab.

Teed tagasi meie jaoks pole,
ehk küll häving on silmade ees.
Vaba Eesti eest palju ei oleks,
kui langeks meist viimnegi mees.

Refrain







(Traduction sous toute réserve)

Chant des soldats à tête de mort

Un jour combattant dans le sud de la Russie
Dans les lointaines steppes du Don
Un brave bataillon SS estonien
Chantait le chant du diable

Un jour lancés à l'Est, un jour à l'Ouest
Nous tenions comme des rocs
Et les marais de Nevel et Tsherkassy
Nous ne pourrons jamais les oublier.

A l'assaut sous l'orage d'acier, dans le feu,
Le rire du diable retentit parmi les flammes - hah-hah-hah !
Le bourgeon de la liberté renaît
Ces rangs ne seront pas brisés
Qui donnent tout pour l'Estonie.


Un jour avec le temps sont oubliés  les valeureux
Et s'évanouissent les champs de bataille
Du soldat à tête de mort
Seul le vent raconte encore l'histoire.

Il n'y a pas de chemin de retour pour nous ;
Si la ruine se dresse devant nos yeux
Ce n'est pas de trop pour être libre chez nous
Même si le dernier d'entre nous doit tomber.



Monument à la gloire des Frères de la forêt, qui résistèrent de longues années
après 1945 contre l'occupation soviétique en Estonie.
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