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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 13:25

        Nombreux d’entre nous ont appris lors des cours d’histoire qu’en ce jour de 1572, Catherine de Médicis, sur instigation des ducs de Guise, donna l’ordre du massacre des protestants.

 

        Ce symbole de l’intolérance religieuse est resté sous le nom de « Saint Barthélémy » qui se conclu par plus de 3 000 victimes à Paris.

 

        Moins connue, et ignorée des manuels scolaires, est la « justice expéditive » prononcée le 24 août 1944 en Haute-Savoie.

 

        Alors même que les chefs de la résistance avaient signé un accord spécifiant qu’ils se rendraient « avec les honneurs de la guerre », qu’ils conserveraient leurs armes et seraient traités en prisonniers de guerre, 76 miliciens furent condamnés à mort au Grand Bornand.

 

        Les exécutions ont été effectuées au lieu-dit « La Peserettaz » du hameau du Bouchet.

 

        Le plus jeune avait 16 ans, le plus âgé d’entre eux s’était battu à Verdun.

 

        De Yves BARBAROUX ….à Albert VUATTOUX,

 

        Il y a 67 ans que cette ignominie eu lieu.

 

        Souvenons-nous, afin que notre mémoire ne soit pas hémiplégique !

 

 

        R.I.P

 

 

http://img29.imageshack.us/img29/310/milicieninconnusa5.jpg
Exécution de Fernand Bouvery de Mays, 19 ans à Grenoble le 2 septembre 1944.

Jeune stagiaire de l'Ecole de la Milice d'Uriage, il n'a participé à aucune action répressive.

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Published by Pieter Kerstens - dans Histoire
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commentaires

Spartacus 06/10/2011 18:57



(Emouvant, là était un vrai fils de la France) Rendons honneurs à ce jeune soldat, il avait choisi la voie de l'honneur et du sacrifice, il rst mort en héros, assassiné lâchement par ceux qui
encore la veille pactisaient servilement avec le soi-disant ennemi. Que le souvenir de ce jeune milicien ne s'efface jamais de nos mémoires, qu'il y reste gravé en nous montrant digne de
son  sacrifice le moment venu. Il est tombé en héros, sans crainte en fixant ses lametables bourreaux. Qu'honneurs et gratitude lui soient rendues et qu'il nous serve toujours d'exemple en
reprenant le flambeau de notre combat présent. "H.H"



le chemin sous les buis 25/08/2011 10:09



Complément d'information : la photo du jeune milicien illustre l'article "un destin français" du n° 47 de la Nouvelle Revue d'Histoire (Mars-Avril 2010) avec, comme légende : "Exécution d'un
jeune stagiaire de l'Ecole de la Milice d'Uriage, à Grenoble le 2 septembre 1944. Il n'a participé à aucune action répressive. Il s'appelle Fernand Bouvery de Mays. Il a dix-neuf ans".


Je trouve important que son nom ne soit pas oublié...


Cordialement



La rédaction 26/08/2011 00:15



Merci beaucoup pour toutes ces informations.



le chemin sous les buis 24/08/2011 14:51



à une époque, j'avais fait des recherches sur ce jeune milicien dont tout le monde connait la photo émouvante et voici ce que j'avais trouvé: ce jeune milicien compte en
fait parmi les 6 miliciens fusillés à Grenoble le 2 septembre 1944. Voilà ce que raconte Robert Aron dans l'Historia HS n°41 sur « l'Epuration ». C'est un magistrat, Gaubert, qui a
rendu de grands services à la résistance qui est désigné président de la Cour martiale. Pour sa première audience, elle doit juger dix jeunes miliciens. Le préfet dit à Gaubert : « il faut
aller vite ». Le juge accepte à une condition : « c'est que les dossiers qui lui seront soumis présentent des cas pendables ne nécessitant pas d'examen approfondi, et ne posant pas de
problèmes; en un mot, des flagrants délits.
« J'ai votre affaire lui répond-on. Vous aurez dix miliciens pris les armes à la main en combattant le maquis ».
Les dits dossiers lui seront communiqués à 6 h. du soir pour l'audience du lendemain, le 2 septembre 1944. Revenu chez lui, il les ouvre : et ce qu'il y trouve l'effare. Ces soi-disant
auxiliaires de l'occupant, pris en se battant soi-disant pour les allemands, n'ont, pour la plupart, jamais participé à un combat. L'un d'eux avait été arrêté dans son lit, paisiblement couché à
côté de son épouse. Un autre était le jardinier du château où avait logé la Milice; un troisième en était le serrurier. Six autres enfin sont des élèves de l'école d'Uriage, qui n'avaient pas
encoure terminé leur stage de formation. Pas un de ces hommes qui, de l'avis du magistrat, mérite la peine de mort. Mais engagé comme il est il est trop tard pour reculer : s'il résigne sa
mission, il n'ignore pas que, par là même, il livre les dix inculpés à la vindicte de la foule, massée autour du Palais, armée de mitraillettes et qui exige la mort.
Il va donc, faisant normalement son métier de magistrat dans des conditions anormales, sauver le plus de têtes qu'il pourra.
Il réussit à en sauver quatre, condamnés aux travaux forcés à perpétuité ce qui, pour l'époque, est bénin
Les six condamnés à mort sont fusillés le jour même, en pleine ville, cours Berriot, là où les Allemands avaient abattus des patriotes.
Le lendemain, c'est aussi l'émeute autour du Palais de Justice : la foule menace la prison : elle exige que les quatre inculpés soustraits à sa fureur soient également exécutés. Elle fait
comprendre en tout cas, qu'à l'avenir elle ne tolèrera plus de telles preuves de faiblesse »
On dit aussi que la foule au comble de l'excitation avait couvert l'avocat nommé d'office, Me Guy, d'insultes et de menaces à tel point qu'on avait du le faire escorter par des gendarmes.


cordialement



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