Journal de combat nationaliste et identitaire : informations, formation, doctrine, chants
« Tout d'un coup l'épaisseur du silence est traversée par un hurlement qui s'arrête net, comme étranglé. En un instant nous sommes tous debout. La peur fait battre mon cœur. Le sang coule fébrilement dans mes veines. J'ai l'impression qu'avec le brusque arrêt de ce hurlement la vie aussi s'est arrêtée autour de moi ; j'ai la tête qui tourne. Non, dans la prison de Pitesti il n'y a pas de silence. C'est la terreur qui a tout étouffé. Comment se fait-il qu'en quatre jours la supposition ne me soit pas venue que le silence dans lequel baigne la prison amène la mort avec lui ? Ici on tue des hommes ! […]
La pensée du hurlement, dont je n'imaginais pas qu'il en pût exister de semblable, me tient éveillé tard dans la nuit. J'ai peur de m'endormir. Je veux être ma propre garde. »
Grégoire Dumitresco, L'Holocauste des âmes.