Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 09:09

      La première de ce nouveau programme féminin, réalisé par l'Union des jeunes françaises pour Radio Résistance vient de sortir :

 

http://img218.imageshack.us/img218/1265/regards1.jpg

 

 

 

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 12:12

1) Promouvoir le biculturalisme.

      L’Histoire montre qu’aucune nation ne peut survivre quand deux langues, deux cultures, ou plus, s’opposent en son sein (Exemples : Yougoslavie, Tchécoslovaquie, Irlande, Liban… La liste est longue).


2) Valoriser le multiculturalisme. Encourager les immigrants à conserver leurs cultures.

      Les sociétés multiraciales et multiculturelles doivent consacrer toute leur énergie à maintenir la paix entre les divers groupes qui la composent.


3) Faire l’éloge de la diversité plutôt que de l’unité.

      Les divers groupes culturels mettent en avant et revendiquent leurs spécificités plutôt que leurs points communs. Ne demeure alors comme facteur de cohésion que la “tolérance” et le pluralisme.


4) Maintenir le groupe dont la démographie est la plus forte dans l’illettrisme.

      Une sous-classe en expansion, non-assimilée, sous-éduquée, hostile à la majorité, et dont le fort taux d’échec scolaire  (ou la condition sociale) sera prétendument le produit des discriminations et des préjugés de la majorité.


5) Amener le monde des affaires à soutenir financièrement le multiculturalisme.

      Miser et investir dans l’identité ethnique. Mettre en place un culte de la victimisation et le business de la rancœur, au travers d’une industrie de la revendication qui rejettera systématiquement sur la majorité la responsabilité de l’échec des minorités.


6) Rendre tabou tout propos allant à l’encontre du culte de la diversité.

      Trouver un mot comparable à l’ “hérétique” du 16° siècle. “Raciste” par exemple. Ce mot doit interdire toute discussion, tout débat, et paralyser la pensée.


7) Rendre impossible l’application des lois sur l’immigration

      Imposer un ensemble de mythes selon lesquels, par exemple, l’immigration  massive est un phénomène normal, qui ne peut être arrêté, et qui en outre est un bienfait pour la société.



      Ce petit mode d’emploi en 7 points clé permet l’avènement d’une société “diverse”, paisible et stable. A la restriction près que cette société est une utopie allant à l’encontre de tous les précédents historiques.
      La vision multiculturelle  d’une société harmonieuse et tolérante basée sur la diversité est une fiction dangereuse.
      Le multiculturalisme est-il seulement destiné à reconnaître les apports des autres cultures et des minorités ethniques ? Ou dénonce-t-il systématiquement l’Occident “oppresseur”, “colonisateur”, “destructeur” tout en idéalisant les non-Occidentaux, à la fois plus “humains” et moins matérialistes ?

      A qui profite le multiculturalisme ?

      Les adeptes d’une gouvernance mondiale se servent du multiculturalisme comme d’un levier pour fragmenter les nations jusqu’alors culturellement homogènes. Ces ensembles homogènes représentent en effet un obstacle à un gouvernement centralisé. En revanche, une société éclatée en clans antagonistes sera bien trop divisée pour pouvoir s’y opposer.
      La vision multiculturelle d’une société harmonieuse et tolérante basée sur la diversité ethnico-culturelle est une fiction collective et dangereuse.

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 14:14

Nous relayons ici la pétition nationale lancée par Synthèse nationale.

 


Contre l’Europe de Bruxelles : Appel national à la sécession
 
 

      Partisans de l’Europe de la puissance ou partisans de l’Europe des Nations, il ne nous est plus possible d’accepter ce qu’est devenue aujourd’hui l’Europe.

      Les récents propos d’une arrogance inouïe de la commissaire poli­tique luxembourgeoise quant à l’affaire des Roms sont la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.


      -Sur le plan économique, l’Europe n’est rien d’autre qu’une zone de libre-échange sur le modèle anglo-saxon, incapable de défen­dre les intérêts  de ses peuples face à la mondialisation, incapable d’ériger les nécessaires frontières commerciales qui permettraient de protéger les industries et les emplois européens.
      -Sur le plan financier et bancaire, l’Europe a abandonné toute indépendance face aux intérêts de la finance internationale et s’est placée sous le contrôle d’une Banque centrale qui ne tire sa légiti­mité que d’elle-même.
      -Sur le plan militaire, l’Europe, dont la plupart des membres ap­partiennent à l’OTAN, est une vassale des Etats-Unis.
      -Sur le plan identitaire, l’Europe se révèle incapable de protéger la substance de ses peuples et accepte, voire encourage l’invasion de notre terre.
      -Sur le plan culturel, l’Europe subit la pire des déculturations au profit d’une sous-culture cosmopolite et américanisée.
      -Sur le plan diplomatique, l’Europe, à la remorque des Etats-Unis, ne pèse rien.
      -Sur le plan institutionnel, des nains bruxellois hautains préten­dent dicter leurs décisions aux peuples, relayés par des politiciens complices qui méprisent souverainement la volonté populaire, comme nous l’avons constaté en France avec le traité de Lis­bonne.

 

      Dans le même registre anti-démocratique, Bruxelles prétend dres­ser les peuples européens en imposant une "charte des droits de l'homme européen" parfaitement liberticide.

      Cette situation ne peut perdurer. L’Europe de Bruxelles trahit les peuples et les Nations qui la composent. Pour paraphraser Caton l’Ancien, Europa Brusselis delenda est, l’Europe de Bruxelles doit être détruite. La raison, l’honneur et la survie de nos peuples exi­gent que nous entrions en sécession.

      Nous voulons que la France fasse sécession et se retire de l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui et souhaitons qu’elle entreprenne aux côtés des forces saines des nations européennes la reconstruction d’une nouvelle Europe respectueuse de ses iden­tités et des intérêts de ses peuples.



Pour signer la pétition :

      -adresser un message en écrivant : "Je soutiens l'Appel national pour la sécession" avec votre nom et prénom et votre adresse à : campagnesecession@sfr.fr ;
      -en remplissant et renvoyant le bulletin proposé ici.




 


AIDEZ-NOUS A FINANCER NOTRE CAMPAGNE !

      Nous avons pour objectif d'imprimer 100 000 tracts, 50 000 autocollants et d'organiser des réunions dans toute la France pour amplifier notre campagne nationale. Pour cela, nous avons besoin de votre aide.

      Adressez-nous vos soutiens financiers (même les plus modestes) à :

Synthèse nationale 116,
Rue de Charenton
75012 Paris

Chèque à l'ordre de Synthèse nationale

Nous vous en remercions par avance.

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 14:14

Editorial du dernier numéro de Militant.

 

 

        Voilà 70 ans, la IIIe république faisait sombrer la France dans le plus grand désastre de son histoire après s'être lancée dans une guerre évitable que, dans son incurie, elle n'avait pas su préparer. Guerre illégale dans la mesure où le Parlement n’a pas été consulté ; guerre curieuse car seul le Reich s’est vu déclarer la guerre pour avoir attaqué la Pologne alors que l’autre agresseur, l’URSS ne fut pas inquiétée.

 

        Durant quatre ans, les Français les plus actifs s'efforcèrent, par des choix différents, de la relever jusqu'à ce qu'en 1944, suivant les fourgons des forces anglo-saxonnes alliées aux soviétiques, le régime failli en 1940 se réinstalla sous des habits à peine modifiés. Ce que l'on appelle la "libération" se traduisit par une guerre civile, "l'épuration" qui fut l'actualisation de la révolution de 1789 et qui vit revenir aux affaires les vaincus de 1940 accompagnés du puissant Parti communiste, dirigé par le déserteur Thorez et dont la participation à ce qu'on appelle la "résistance" date du jour où l'alliance germano-russe fut rompue. Triomphaient ainsi les forces qui avaient poussé à la guerre contre une Allemagne qui refusait l'hégémonisme de la finance internationale et le matérialisme, qu'il soit libéral ou marxiste.

 

http://www.journal-militant.fr/administrer/upload/210710_162149_PEEL_vRdYxV.jpg

 

        Or, depuis 1945, la France vit dans un climat de guerre civile permanente dont la figure emblématique est celle de Charles De Gaulle, parti à Londres parce qu’il n’était plus ministre et qui mit la France au service de sa grandeur personnelle. En dépit d'une volonté de puissance, comme en témoigne la création de la force nucléaire, en opposant "Vichy" à la "France libre", il a livré la France au pouvoir idéologique des marxistes et conforté les tenants de l'universalisme républicain et maçonnique contraire à l'âme de la France.

 

        Revenu aux affaires en 1958 lors de la faillite d'une autre république, la IVeme, il a liquidé dans des conditions de parjure et de déshonneur l'empire colonial français et singulièrement l'Algérie, abandonnant plus d'un million de Français et de harkis qui avaient crus en sa parole aux mains du FLN, mouvement terroriste islamo-marxiste. Ce faisant, il n'a pas su éviter que la France devienne, selon l'expression d'Edouard Herriot, la colonie de ses colonies. En conséquence, la France ne cesse depuis la fin des années 1960 de s'enfoncer dans la décadence, 1968 étant une date charnière : plus que de s'affaiblir, la France se vide de sa substance.

 

 

        Succédant au fondateur de la Ve République, débarqué en 1969, les locataires successifs de l'Elysée ne sont qu'une succession de personnages toujours plus médiocres au point que le président sortant apparaît rétrospectivement comme moins mauvais que son successeur. Un Pompidou a privé l'Etat de son libre refinancement, a laissé entrer des travailleurs étrangers pour faire pression sur les salaires des Français. Un Giscard d'Estaing les a légalisé tout autant que l'avortement. Un Mitterrand a laissé la France se désindustrialiser tandis qu'il encourageait la perversion des mœurs, promouvait une sous-culture subversive et laissait venir une immigration inassimilable. Un Chirac accéléra le processus en n'ayant même plus les réactions d'amour propre national qui marquaient encore son prédécesseur, multipliant sous couvert d'antiracisme les lois anti nationales. Maintenant, Sarkozy établit la discrimination positive en faveur des étrangers, récompense la délinquance en légalisant des travailleurs entrés illégalement en France pour satisfaire un grand patronat apatride.

 

        En 1940, la France était sur les routes, dans le dénuement, mais elle gardait son âme. 70 ans plus tard, elle perd son âme et sa substance raciale dans une opulence trompeuse. En 1940, la France voulait se délivrer d’une occupation provoquée par sa défaite ; en 2010, elle se laisse humilier, envahir sans réaction.

 

        Pourtant depuis 70 ans, de ses tréfonds, la France a vu se lever à chaque génération des forces vives, généreuses dans l'effort, tant militaire qu’économique et scientifique, qui ont été sans cesse flouées par un régime foncièrement anti national, perverti, dont le magistère est durablement passé aux mains de sociétés de pensée et de groupes de pression antinationaux et étrangers. Ces Français qui, en plus grand nombre que ceux de la France libre, sont partis se battre sur le Front de l’Est, l’ont fait pour maintenir une Europe libre, fidèle à ses traditions, et, rétrospectivement, il s’agissait d’un combat d’avant-garde lorsque l’on constate le champ de ruines qu’accumule cette république née de la mystification gaulliste.

 

        70 ans de déchéance, c'est long, trop long pour ceux qui les vivent. Pourtant, au vu de 16 siècles d'histoire, c'est peu. Il reste encore des forces vives en France, même si elles restent discrètes.. Les nationalistes en sont le fer de lance. Tôt ou tard, le cours millénaire de l'histoire corrige les déviances. Face à un système contre nature, perclus de contradictions, des occasions salvatrices vont se présenter. Préparons-nous, organisons-nous pour ne pas les laisser passer en vain, sachant que les forces d'en face feront tout pour rester en place.

 

Militant.

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 19:34
    Quand nous, Roumains, parlons de la nation roumaine, nous comprenons, non seulement les Roumains vivant sur le même territoire, ayant le même passé et le même avenir, le même costume, la même langue, les mêmes intérêts immédiats, mais également tous les Roumains vivants et morts, ceux qui ont vécu depuis le début de l'Histoire de notre pays, et ceux encore à venir, qui vivront dans le futur.


    La Nation comprend:

1. Tous les Roumains actuellement en vie,
2. Toutes les âmes de nos défunts ainsi que les tombeaux de nos ancêtres,
3. Tous ceux qui dans les temps à venir naîtront Roumains.

    Un peuple ne prend véritablement conscience de sa personnalité que lorsqu'il accepte les trois concepts ci-dessus énoncés et non la simple considération de ses propres intérêts.


    La Nation possède:

1/ Un patrimoine physique et biologique: la chair et le sang.
2/ Un patrimoine matériel : la terre de la patrie avec ses richesses.
3/ Un patrimoine spirituel lequel comprend:

a) sa conception de Dieu, de l'Univers et de la Vie. Cette conception constitue par elle-même un domaine, une propriété spirituelle. Les frontières de ce domaine ne sont bornées que par les limites de la splendeur de sa conception.
Il y a un monde de l'esprit national, un pays de ces visions et aspirations accessibles seulement par la révélation et facilitées encore par l'effort personnel.

b) son honneur qui brille dans la mesure où la nation a réussi à se conformer dans son développement historique, aux normes admises par cette Nation sur sa conception de Dieu, de l'Univers de la Vie.

c) sa culture : qui n'est que la résultante de sa vie, culture née de ses propres efforts, dans le domaine de la pensée et de l'art. Cette culture n'est pas internationale. Elle est fonction du langage national et plus encore issue de la chair même et du sang ; cependant la culture devient internationale par sa splendeur et son rayonnement.
Une belle comparaison s'impose à l'esprit. Le blé et le pain peuvent être internationaux en tant qu'articles de consommation courante mais ils porteront toujours en tous lieux l'empreinte de la terre qui les a produits.



    Ces trois patrimoines ont une importance capitale et une nation se doit de les protéger tous trois. Mais l'importance la plus grande doit être dévolue au patrimoine spirituel, parce que lui seul porte le cachet de l'éternité, car lui seul subsiste à travers les siècles.

    Ce que nous savons des Grecs anciens n'est pas le fait de leur condition physique si belle fut-elle - de cela il ne reste que les cendres - ni même de leur fabuleuse richesse - en supposant même qu'elle ait pu durer - mais uniquement de leur culture.

    Une nation vit pour l'éternité par les concepts qu'elle a choisis, par son honneur et par sa culture. C'est la raison pour laquelle les chefs d'Etat ne doivent pas juger et œuvrer en tenant seulement compte des intérêts physiques ou matériels de la nation, mais en considérant la ligne historique, l'honneur du pays et ses intérêts extérieurs.

    En conséquence de quoi il ne faut pas : « du pain à tout prix » mais « l'honneur à tout prix ».

Cornéliu Zéléa Codréanu
Partager cet article
Repost0
17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 20:12

[La  guerre occulte, le complot, les protocoles, les juifs et quelques autres (par Julius Evola). Il s'agit d'extraits du chapitre XIII des Hommes au milieu des ruines (accessibles en entier ici (partie I) et (partie II) et aux Editions Pardès]

 



    Aux crises qui ont troublé, qui troublent la vie des peuples modernes, on attribue, selon les points de vue, des causes variées : causes historiques générales, sociales, économico-sociales, politiques, morales, culturelles, etc. Elles ont toutes leur valeur. Il convient toutefois de se demander s’il s’agit toujours de causes premières et si elles ont un caractère automatique, comme celles du monde physique. Doit-on s’y arrêter ou faut-il aller plus loin, rechercher des influences d’ordre supérieur, propres à dissiper l’apparence purement accidentelle des évènements dont l’Occident a été et continue d’être le théâtre, et qui semblent bien obéir, au-delà de la multiplicité des aspects particuliers, à une seule logique ?

    C’est dans le cadre de ce problème que se situe le concept de la guerre occulte, c’est-à-dire la guerre menée dans l’ombre par ce que l’on peut appeler, d’une façon générale, les forces de la subversion mondiale, avec des moyens et dans des circonstances dont l’historiographie courant ignore tout. Il relève d’une vue tridimensionnelle de l’histoire qui, outre les deux dimensions de surface comprenant les causes, les faits et les acteurs apparents, considère aussi la dimension en profondeur, souterraine, où se meuvent des forces, des influences, dont l’action est souvent décisive et qui ne peuvent se ramener au seul plan humain, individuel ou collectif.


[...]


    Une étude de l’histoire secrète qui se veut positive et scientifique ne doit pas s’élever trop haut, ni quitter la terre ferme. Toutefois, elle ne saurait s’établir que sur une métaphysique de l’histoire à base dualiste, telle que la connurent plusieurs traditions antiques. L’historiographique catholique elle-même considère l’histoire, non comme un simple mécanisme de causes naturelles, politiques, économiques et sociales, mais bien comme le développement d’un plan – le plan « providentiel » - auquel s’opposent des forces ennemies – appelées parfois, dans une perspective morale, « force du mal », et parfois, par les théologiens, forces de l’Antéchrist. Il y a là un contenu positif, sous réserve qu’il soit purifié et ramené à l’essentiel, c’est-à-dire au cadre, moins religieux et plus métaphysique, que lui assigna l’antiquité classique et indo-européenne : forces du cosmos contre forces du chaos, aux premières correspondant tout ce qui est forme, ordre, loi, tradition au sens supérieur, hiérarchie spirituelle, aux secondes les influences dissolvantes, subversives, dégradantes, qui cherchent à faire prévaloir l’inférieur sur le supérieur, la matière sur l’esprit, la quantité sur la qualité. Tels sont les ultimes points de référence quant à l’analyse des diverses influences qui agissent, derrière ‘histoire apparente, sur l’ordre des causes tangibles. Il convient de s’en souvenir, mais d’en user avec prudence. Répétons-le : à part cet arrière-plan métaphysique, il ne faut jamais perdre contact avec le concret.

    Aujourd’hui plus que jamais, il conviendrait de se référer à de telles perspectives, qu’il faut se garder de prendre pour de pures spéculations et qui n’ont pas seulement un intérêt du point de vue de la connaissance mais fournissent également des armes en vue d’une action rectificatrice.


[...]


    Les causes les plus profondes de l’histoire [...] n’opèrent presque jamais d’une façon directe, mais en imprimant à certains processus existants une direction conforme au but recherché – but auquel même les facteurs de résistance finissent par concourir. [...]


    Il faut toutefois veiller, sur le plan de la méthode, à ce que la perspicacité ne dégénère pas en chimère et en superstition, par une tendance à voir partout, et à tout prix, un arrière-plan occulte. [...] Chaque fois qu’un effet déborde et transcende ses causes tangibles, un soupçon doit naître, une influence sous-jacente – qu’elle soit positive ou négative – doit être pressentie. Un problème se pose, mais quand on l’approfondit et qu’on en cherche la solution, il faut faire preuve de beaucoup de prudence. Ceux qui se sont aventurés dans cette direction n’ont pas toujours su tenir en bride une fantaisie divagante, et ceci a jeté le discrédit sur une science possible et dont il serait difficile de surestimer les résultats, mais ceci aussi va dans le sens désiré par l’adversaire masqué.


[...]


    A cet égard, les fameux Protocoles des Sages de Sion constituent un document intéressant. Nous avons déjà eu l’occasion d’en débattre dans l’introduction de leur dernière édition italienne. Nous nous bornerons à en examiner ici quelques aspects fondamentaux. Ce document fut présenté comme un protocole qui, soustrait à une organisation secrète hébraïco-maçonnique, révélerait un plan étudié et mis en œuvre pour provoquer la subversion et la destruction de l’Europe traditionnelle. A propos de son authenticité s’est déchaînée une polémique extrêmement violente et compliquée qui peut cependant être tranchée par cette remarque de René Guénon, à savoir qu’une organisation vraiment occulte, quelle que soit sa nature, ne laisse jamais derrière elle de documents écrits, de « protocoles ». Ainsi, dans l’hypothèse la plus favorable, il s’agirait d’un texte rédigé de seconde main par des personnes ayant eu des contacts avec certains représentants de cette organisation présumée. Mais il convient de faire également justice des arguments qui tendent à faire apparaître ce document comme un vulgaire mystification, un faux et même un plagiat : le principal, qui s’appuie sur le fait que divers passages des Protocoles reproduisent ou paraphrasent les idées d’un petit livre écrit sous le Second Empire par Maurice Joly, et que des agents provocateurs non identifiés de la police secrète tsariste y auraient mis la main, est en effet sans portée. Si on parle de plagiat, on doit tenir compte de ce qu’il ne s’agit pas ici d’une œuvre littéraire ni de ses droits d’auteur. [...]

 Nous couperons court à toutes ces discussions – laissant donc de côté la question de l’authenticité des documents en tant que véritables « protocoles » soustraits à un centre occulte international – pour ne considérer que le seul point important et essentiel : ce texte fait partie d’un groupe d’écrits qui, sous des formes variées, plus ou moins fantastiques, voire romancées, donnent la sensation que les désordres e l’époque actuelle ne sont pas dus au hasard, qu’ils  correspondent à un plan dont l’ouvrage cité indique, assez exactement, les principales phases et les principaux instruments. Hugo Wast a eu raison d’écrire : « Les Protocoles sont peut-être faux, mais ils se réalisent à merveille » - et Henry Ford a ajouté : « L’unique appréciation que je puisse porter sur les Protocoles, c’est qu’ils s’accordent parfaitement avec le cours des évènements. Ils remontent à seize ans et depuis lors ils sont correspondu à la situation mondiale et aujourd’hui encore, ils indiquent le rythme ». On peut, si l’on veut, parler d’un pressentiment prophétique. Mais, de toute façon, la valeur du document, comme hypothèse de travail, est incontestable. Il expose les divers aspects de la subversion mondiale – dont un grand nombre devaient se dessiner et s’affirmer bien des années après sa publication – en fonction d’un tout dans lequel ils trouvaient leur raison suffisante et leur enchaînement logique.


    Comme on l’a dit, ce n’est pas ici le lieu de procéder à une analyse détaillée du texte. Il suffira de rappeler les thèses principales développées dans les Protocoles. Tout d’abord, les principales idéologies responsables du désordre moderne ne seraient pas nées spontanément mais auraient été suggérées et appuyées par des forces qui savaient parfaitement qu’elles étaient fausses et visaient exclusivement leurs effets destructeurs et démoralisants. Ceci vaudrait déjà pour les idées libérales et démocratiques ; le tiers état, c’est-à-dire la bourgeoisie, aurait été sciemment mobilisé pour détruire la société féodale et aristocratique, les masses ouvrières devant être mobilisées, dans un deuxième temps, pour saper la bourgeoisie. Une autre idée de base est que l’internationale capitaliste et l’internationale prolétarienne sont malgré tout solidaires, comme deux colonnes opérationnelles qui progressent tactiquement vers des objectifs distincts, dans le cadre d’une stratégie unique. L’irruption de « l’économie » dans la vie, surtout sous la forme d’une activité industrielle qui se développe au détriment de l’agriculture, et d’une richesse qui se concentre dans le capital liquide et la finance, procède également d’un dessein que la phalange des « économistes » modernes n’a pas moins favorisé que les suppôts d’une littérature démoralisante, ou ceux qui attaquent les valeurs éthiques et spirituelles et raillent tout principe d’autorité. On mentionne, entre autres, les succès que le front secret a, de propos délibéré, assuré non seulement au marxisme, mais même au darwinisme ; on jusqu’à penser que l’antisémitisme lui-même fut parfois suggéré. Plus généralement, on parle du contrôle des principaux centre de fabrication de l’opinion publique et du pouvoir capable de paralyser ou de faire sauter les banques les plus puissantes – pouvoir qui rassemble la richesse financière et vagabonde en peu de mains et qui, par ce moyen, contrôle les hommes, les partis et les gouvernements. L’objectif majeur est d’enlever à la personne humaine l’appui des valeurs spirituelles et traditionnelles, car on sait qu’il n’est pas difficile, ensuite, de transformer l’homme en instrument passif des forces et des influences directes du front secret. L’action de démoralisation culturelle, de matérialisation et de désorganisation à comme pendant celle qui vise à rendre inévitables des crises sociales toujours plus graves, des situations collectives toujours plus insupportables. Des révolutions proprement dites (qui devaient avoir la Russie pour point de départ) et des guerres fomentées en sous-main, seront les moyens de venir définitivement à bout des dernières et éventuelles résistances.

    Il est donc difficile de contester que ce plan « imaginaire », révélé au début du siècle, ait reflété et prévu maints événements qui se sont produits dans le monde contemporain, sans parler des anticipations relatives à ce que l’avenir nous réserve. Il ne faut donc pas s’étonner de l’importance accordée aux Protocoles par certains mouvements récents qui s’étaient donné pour tâche de réagir et d’endiguer les courants de dissolutions nationale, morale et sociale de notre temps. Mais trop souvent on a manqué de discernement et fini par prendre des positions, dangereusement unilatérales, qui ont fait le jeu de l’ennemi.

    A ce propos, il convient d’examiner le problème des dirigeants de la guerre occulte. Comme nous l’avons dit, le complot mondial, d’après les Protocoles, aurait à sa tête des Juifs : l’œuvre de destruction de la civilisation traditionnelle européenne et chrétienne aurait été conçue et réalisée afin d’établir ensuite l’empire universel d’Israël, peuple élu de Dieu. C’est aller trop loin ; et l’on peut même se demander si l’antisémitisme fanatique, enclin à voir partout le Juif comme le deus ex machina, ne fait pas inconsciemment le jeu de l’ennemi, car, nous aurons l’occasion de le dire plus loin, un des moyens de défense utilisés par els forces secrètes consiste à faire porter toute l’attention de leurs adversaires sur des facteurs partiels, couvrant ainsi les autres, c’est-à-dire cachant un plus vaste ensemble de causes. On pourrait montrer sans peine que, quand bien même les Protocoles seraient un faux et leurs auteurs des agents provocateurs, ils n’en reflètent pas moins des idées typiques de la Loi et de l’esprit d’Israël. Nous n’aborderons pas ici le problème juif, qui est fort complexe. Nous nous bornerons à dire que si l’on peut citer beaucoup d’exemples de Juifs qui ont figuré et figurent parmi les promoteurs du désordre moderne, dans ses phases et ses formes les plus aiguës, culturelles, politiques et sociales, il n’en faut pas moins se livrer à une recherche plus approfondie, si l’on veut percevoir les forces dont le judaïsme moderne peut n’avoir qu’un instrument. D’ailleurs, bien que l’on trouve d’assez nombreux Juifs parmi les apôtres des principales idéologies considérées comme par les Protocoles comme des instruments de la subversion mondiale – libéralisme, socialisme, scientisme, rationalisme -, il est clair que ces idées n’auraient jamais vu le jour et ne se seraient jamais affirmées en l’absence d’antécédents historiques tels que la réforme, l’Humanisme, le naturalisme et l’individualisme de la renaissance, le cartésianisme, etc. – phénomènes dont on ne peut évidemment pas rendre les Juifs responsables et qui correspondent à un ordre d’influences plus étendu.

    Il est vrai que dans les Protocoles les notions de judaïsme et de maçonnerie interfèrent, de sorte que souvent les ouvrages qui leur ont été consacrés parlent indistinctement d’un complot judéo-maçonnique. Mais, ici encore, il ne faut avancer qu’avec prudence. Tout en reconnaissant l’ « enjuivement » de certains secteurs de la maçonnerie moderne, l’origine nettement hébraïque de nombreux éléments du symbolisme et des rituels maçonniques, il faut rejeter la thèse antisémite selon laquelle toutefois la maçonnerie moderne (et nous entendront essentiellement par là celle qui s’est développée à partie de la Grande Loge de Londres, créée en 1717) a été certainement l’une des organisations secrètes qui ont préparé la subversion mondiale, surtout dans le domaine de l’idéologie. Mais, là encore, on risque de se laisser détourner de l’essentiel si on lui attribue toutes les responsabilités.

    En ce qui concerne les Protocoles, d’aucuns ont fait observer que certaines idées qu’ils se développent ne sont pas sans rappeler celles que les régimes centralistes et dictatoriaux ont appliquées ; ils constitueraient donc le meilleur manuel pour ceux qui aspirent à instaurer un nouveau bonapartisme ou un nouveau totalitarisme. Il y a du vrai dans cette observation. Cela revient à dire que la « guerre occulte » doit être entendue, d’un point de vue positif, comme se déroulant à l’intérieur de cadres amples et flexibles, propres à faire comprendre le rôle que peuvent y jouer des phénomènes en apparence contradictoires et non réductibles à la formule simpliste et assez fantaisiste d’un complot judéo-maçonnique mondial.


[...]

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 20:12
À propos de la drogue par Pierre Gaxotte




    On parle beaucoup de la drogue. On ne peut qu'être angoissé en apprenant que tant de filles, tant de garçons, jeunes, sains, pleins de forces et chargés d'espérances sont devenus les esclaves des rêves, des hallucinations, de l'hébétude que leur procure une chimie maléfique, les produits inoffensifs conduisant presque toujours aux plus nocifs qui, les doses devenant de plus en plus fortes, feront des êtres asservis, de pauvres loques indifférentes à la plus répugnante saleté et aux plus dégradantes promiscuités.
    Ce n'est pas absolument neuf, mais ce qui était exceptionnel est devenu fréquent. Quand j'avais un peu plus que vingt ans, quelques-uns de mes camarades se réunissaient pour priser de la cocaïne. Un soir, ils m'entraînèrent et voulurent absolument que je fisse comme eux. Je me fourrai dans le nez une poudre blanche, après quoi, tandis que mes compagnons étendus sur un lit ou sur des coussins donnaient les signes d'un plaisir céleste, je ne ressentis absolument rien du tout : l'ami qui achetait de la drogue était volé par un fournisseur qui lui vendait très cher du bicarbonate de soude mélangé à je ne sais quelle saleté. Les imaginations juvéniles faisaient le reste. La perversité tournait à la farce. Aujourd'hui, c'est sérieux.

    L'opinion est sensible à l'aspect policier et judiciaire des choses. Certes, la loi ne frappe pas assez fort les trafiquants. Certes, ceux-ci ne sont pas faciles à capturer parce qu'ils forment une maffia internationale et qu'en pratique ils bénéficient de la complicité active d'un certain nombre d'États, qui trouvent un profit matériel à vendre des produits de base et un profit politique à pourrir l'Occident dans sa jeunesse. C'est elle qu'il faut défendre. Une nation doit aimer sa jeunesse, même folle, même égarée : il faut l'aimer d'autant plus qu'elle est sentimentalement très désarmée.
    On a proposé de faire dans les lycées des cours de mise en garde. Il est probable que si, dans l'auditoire, se trouvaient de vrais drogués, ils n'auraient rien à apprendre du conférencier. Quant à ceux qui sont au bord de l'abîme, ils sont instruits des dangers. Tout déjà a été dit. S'ils se laissent entraîner, c'est qu'ils prennent le risque, c'est qu'ils préfèrent anéantir leur personne plutôt que de persévérer dans la voie où ils sont engagés.
    Voilà précisément ce qui doit nous inquiéter tous. Une partie de la jeunesse (si faible soit-elle) aborde l'existence active avec une telle défiance d'elle-même, avec la conviction si déprimante, si obsédante d'un échec fatal qu'avant même d'avoir vraiment vécu, elle sort de la vie pour s'anéantir dans des rêves et des cauchemars artificiellement provoqués. Qu'on ferme les fumeries, qu'on pourchasse les fournisseurs, qu'on empêche la propagande, c'est bien ; c'est utile. Mais si l'on veut aller au fond des choses, ce dont il faut guérir cette jeunesse malheureuse, c'est de la peur de vivre.
    Le trouble intime, le déséquilibre primitif peut remonter loin, avoir pour cause première la dissolution du milieu familial. Voire simplement l'absence de communication entre les parents et les enfants. Soit que les parents travaillent tous deux au-dehors, qu'ils déjeunent à une cantine, qu'ils rentrent énervés, épuisés, plus disposés à chercher au cinéma un divertissement sans fatigue qu'à parler avec leurs fils et avec leurs filles pour mieux les connaître et pour mieux être connus d'eux. Soit que, plus fortunés, ils veulent vivre une vie à eux, se croient déchargés de tout devoir parce qu'ils donnent à leurs enfants plus d'argent qu'il n'est raisonnable et enforment leurs scrupules en disant : « Nous respectons leur indépendance... Les jeunes d'aujourd'hui ne veulent plus rien entendre ».
   
    Or l'adolescent a besoin d'être aimé. Il a besoin qu'on lui fasse sentir qu'il possède assez de dons, assez de forces pour résoudre ses problèmes et développer son moi de façon à pouvoir toujours en garder la fierté. Si, durant les années critiques il est  laissé sans appui, (il ne s'agit pas de prêcher, d'ordonner, de vanter le passé, d'accabler le présent, il s'agit d'aimer, de comprendre, d'aider, d'agir de telle façon qu'on soit aimé et respecté soi-même), si, dis-je, l'adolescent ne trouve pas d'appui là où il doit le trouver, il le cherchera auprès des jeunes de son âge, la solidarité et la discipline du clan remplaçant la chaleur du foyer. Le clan peut être tout. Ce peut être la drogue.

Pierre Gaxotte, 20 novembre 1969.





Partager cet article
Repost0
13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 20:24
Le Manifeste de Zénon par Yvan Benedetti



On ne peut qu’être abasourdi par les réactions primaires et irrationnelles que suscite, à nouveau, ces derniers jours, ce que l’on pourrait qualifier d’ « Affaire du Détail 2 ».

Abasourdi que tant de bonnes consciences moralisatrices s’effraient de la libre parole d’un homme précisément libre et sensé, s’exprimant avec honnêteté et courage, dans le pays qu’on ne cesse de définir comme la terre d’élection de la Liberté et de l’Esprit et qui se veut l’héritier audacieux de la Divine Philosophie des Lumières.

Abasourdi qu’on dénie à un homme politique aussi incontournable que Jean-Marie Le Pen le droit élémentaire à la libre pensée. Est-il nécessaire de rappeler en effet que Le Pen n’est pas le premier venu, qu’il représente des millions de Français et qu’il fait partie - cela n’est tout de même pas anecdotique - de cette petite minorité de politiques qui eut l’honneur d’accéder au deuxième tour de l’élection présidentielle ?

Est-il nécessaire aussi de rappeler, malgré ses défauts, l’acuité de son sens politique, les qualités de visionnaire qu’il a démontrées tout au long de sa carrière, ainsi que son bon sens, l’étendue de sa culture, la cohérence, la constance et la solidité de sa pensée, la pertinence et l’efficacité de son discours, la probité de son long engagement quand la plupart de nos hommes politiques se distinguent, au contraire, par leur vacuité, leur vanité, leur goût immodéré pour le mensonge et la rhétorique creuse, leur opportunisme et leur incompétence!

Le Pen n’est pas un « parvenu » de la politique, c’est un homme de la IVème, un « vieux cheval » qui a connu la Seconde Guerre Mondiale, l’Indochine, l’Algérie et la constitution de la Vème République. Il possède une expérience de longue durée. Expérience au cours de laquelle il a sans cesse prouvé son attachement au système démocratique et parlementaire, ayant d’ailleurs ramené la droite nationale dans le giron républicain quand celle-ci, écoeurée et désespérée après la tragédie algérienne, n’envisageait guère d’autre issue qu’un coup de force. Sa loyauté incontestable à l’égard du modèle républicain - que certains dans notre camp ont vivement dénoncé - ne lui a cependant pas ôté son libre-arbitre et son indépendance d’esprit. Lui fait-on payer autre chose aujourd’hui que son refus définitif d’être assujetti, « vassalisé » au despotisme d’une idéologie simpliste, créée à des fins peu morales, en vérité, par le gros argent et ses inféodés de la sphère médiatique, qui nous rebattent les oreilles des mêmes poncifs dangereux et absurdes et qui, pour préserver leur pouvoir absolu, brûlent et questionnent publiquement l’impudent qui ose s’en écarter?

Un homme politique, digne de ce nom, n’a pas à se soumettre à la doxa. Il doit, à l’inverse, se comporter en guide, en pédagogue, en précurseur. Si les esprits les plus éclairés quant aux arcanes de l’Histoire et de la Politique ne parlent plus, alors qui le fera? Quelle compréhension aurons-nous des règles du jeu qui président à nos destinées ? Qui nous aidera à construire notre réflexion et notre jugement? Veut-on vraiment réduire définitivement nos esprits en esclavage et nous ravaler au statut de troupeau aveugle et bêlant?

On nous expliquera qu’on cherche simplement à bâillonner les « voix du mal » afin de mieux garantir notre bonheur à venir. Mais « l’enfer n’est-il pas pavé de bonnes intentions ? » Qu’on se souvienne de ces paroles de Diderot, penseur autorisé de notre époque sectaire: « Un des plus grands malheurs qui pût arriver à une nation, ce serait deux ou trois règnes d’une puissance juste, douce, éclairée, mais arbitraire: les peuples seraient conduits, par le bonheur, à l’oubli complet de leurs privilèges, au plus parfait esclavage (…) Malheur aux sujets en qui l’on anéantit tout ombrage sur leur liberté, même par les voies les plus louables en apparence. Ces voies n’en sont que plus funestes pour l’avenir. C’est ainsi que l’on tombe dans un sommeil fort doux, mais dans un sommeil de mort, pendant lequel le sentiment patriotique s’éteint, et que l’on devient étranger au gouvernement de l’Etat. » Ne nous y trompons pas: l’impossibilité de plus en plus radicale d’exprimer, en France, son opinion librement est une tyrannie extrême qui s’attaque à une fonction vitale de notre peuple: sa faculté de penser et donc, ô malheur, de s’opposer! De plus en plus d’idées, légitimes et saines sont décrétées « immorales » par la nouvelle théologie imaginée par certains despotes qui se sont crus autorisés à ériger de nouveaux tabous prétendument supérieurs, après avoir soigneusement et patiemment détruit les anciens qui, seuls, garantissaient l’équilibre et la vitalité de nos sociétés traditionnelles. Peu à peu, des problématiques qui ne concernaient que les seuls domaines sociétal, historique, scientifique, philosophique ou artistique ont été asservies aux préceptes totalitaires de cette néo-morale irrécusable, et détournées vers le domaine judiciaire. Certaines pensées ont été chassées du champ naturel de la discussion et du débat et tenter de les énoncer expose à de lourdes sanctions. D’une manière insidieuse, la dictature de la pensée unique a peu à peu circonvenu notre espace de liberté comme le fait le lierre autour de l’arbre.

Les mises en examen pour « déviationnisme idéologique » se sont multipliées ces dernières années. On ne peut, hélas, en dresser la liste exhaustive et l’on se contentera d’évoquer les affaires les plus récentes: le traitement ainsi réservé à l’école révisionniste, au journal Rivarol pour une fois de plus les propos de Le Pen sur l’occupation allemande; à l’ex-député Christian Vanneste - condamné pour « homophobie » en 2006; à l’une de nos plus emblématiques concitoyennes, Brigitte Bardot - déjà condamnée à quatre reprises à des peines de plus en plus lourdes et au sujet de laquelle le substitut du procureur, Anne de Fontette, qui officiait déjà contre Rivarol et Jean-Marie Le Pen, s’est dite « fatiguée » par un cinquième procès pour « haine raciale »; à Bruno Gollnisch, chassé comme un pestiféré de l’université et condamné très lourdement pour contestation de crime contre l’Humanité; à Renaud Camus et à Dieudonné condamnés pour antisémitisme; à Alain Finkielkraut contempteur de l’équipe de France de football « black-black-black »; à Kemi Seba de la Tribu Ka, emprisonné pour antisionisme; à Pascal Sevran ayant osé critiquer la fécondité exponentielle des Africains et plus récemment, à Bruno Guigue, sous-préfet limogé après des propos contre Israël.

La France croule désormais sous le poids écrasant des lois liberticides. Le carcan intellectuel se resserre dramatiquement. Après la loi du député communiste Gayssot en 1990, les lois Perben I et II, après la loi dite Taubira en 2001 sur l’esclavage, va être entérinée la loi de 2006 relative au génocide arménien… et cela ne fait que commencer car la logique communautariste doit déboucher sur autant de lois dites « mémorielles ». On nous imposera bientôt des commandements sacrés sur l’homoparentalité, l’euthanasie, et nul ne pourra en discuter le bien-fondé sous peine d’être férocement vilipendé puis excommunié du Paradis de la Bien-Pensance.

Il n’appartient ni aux parlementaires ni aux juges et encore moins aux hyènes médiatiques, de réécrire l’Histoire, discipline ô combien complexe et sujette à débats, controverses et révisions! De même, il n’appartient ni aux saltimbanques surmédiatisés ni aux « liseurs » de prompteurs, armés d’oreillettes inquisitrices de définir la morale politique et l’éthique. Les défenseurs ardents de la Liberté ne sont guère indisposés par le simulacre de démocratie dans lequel nous vivons depuis trop longtemps, les électeurs nombreux du Front National étant, par exemple, honteusement privés de toute représentation parlementaire. N’est-ce pas d’ailleurs avec le plus grand fanatisme et le plus grand mépris pour la liberté de pensée et d’opinion qu’ils organisèrent entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002 une formidable chasse à l’homme, au cours de ce qu’il est convenu d’appeler « la quinzaine de la haine »?

De nombreux intellectuels réagissent aujourd’hui face à la montée vertigineuse du sectarisme et du totalitarisme idéologique, craignant de ne plus pouvoir exercer leur fonction ou même leur travail. Certains esprits audacieux et lucides exigent l’abrogation des lois liberticides. La liberté d’expression ne se négocie pas au cas par cas: elle est totale ou elle n’est pas. Le peuple français - existe-t-il encore suffisamment pour s’en souvenir? - passait jadis pour le peuple le plus spirituel et le plus épris de liberté. Ne possède-t-on pas, comme on le dit souvent, l’une des langues les plus fines et les plus riches au monde, réputée pour sa capacité à exprimer les plus subtiles délicatesses de l’esprit, ce qui en fit la langue de la diplomatie? Nous étions hier encore un peuple d’insoumis, de révoltés, de chicaneurs - diront nos détracteurs - un peuple de poètes, de philosophes, d’écrivains, de révolutionnaires, jamais rassasié de liberté et de pensée, passionné de rhétorique et de conversation, l’esprit critique toujours à l’affût.

Deviendrons-nous les moutons que notre nature profonde nous a empêchés d’être depuis toujours? Serons-nous demain des veaux comme les autres? Accepterons-nous la répugnante lobotomie que certains pervers professionnels veulent nous infliger? La France sera-t-elle changée en un poulailler industriel et le reste du monde, en planète des singes, par la politique du nouvel ordre mondial?

Si Le Pen doit aujourd’hui s’arracher la langue comme Zénon d’Elée, ce philosophe grec, disciple de Parménide qui, pour protester contre son tyran, se trancha la langue avec ses dents puis la cracha au visage de son ennemi, alors il nous faudra à tous également offrir notre organe lingual en sacrifice à la liberté de parole et de pensée. Si les premiers de nos dialecticiens ne peuvent plus s’exprimer, nous serons tous réduits à un silence mortifère qui nous mènera tout droit à la pire des servitudes. Peut-être même, un jour, après les condamnations judiciaires, nous fera-t-on taire à coups d’embargos ou de bombardements comme cela se fait déjà dans de nombreuses régions du monde. Car nos bourreaux, ne l’oublions pas, ont des visions et des visées universelles. Ils voudraient bien nous servir la même bouillie idéologique de New-York à Tokyo et du Pôle Nord au Pôle Sud! Qu’ils ne se réjouissent pas trop vite: il y aura toujours un rebelle quelque part, fidèle à ses traditions, pour leur tenir tête: un Breton entêté, un Iranien irréductible ou un Russe obstiné…!

Au-delà des personnes, qu’elles aient nom Le Pen ou Dieudonné, Bardot ou Faurisson, il s’agit de s’élever au-dessus des chapelles, des réticences partisanes des tendances diverses, pour défendre un principe intangible et vitale à notre dignité, et à notre pérennité: la liberté de pensée et de parole sans condition. Affirmons qu’être libre de parole et de pensée n’est pas un délit de droit commun. Pour cela, exigeons l’arrêt de l’Inquisition par l’abrogation de toutes les lois liberticides en France.

Yvan Benedetti.
Partager cet article
Repost0
31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 21:06
Le texte de l'ambassadeur français Christian Lambert commence à se répandre.

Traduit en anglais, il est publié par exemple par le Brussels journal.


Voici le texte en français via Les Quatre vérités.



Le Suicide de l'Europe.


L’administration bruxelloise admet officiellement qu’il entre chaque année dans l’Union européenne, quelque 550 000 immigrés en provenance d’Afrique, du Moyen-Orient et de la Chine, plus des Sud-Américains andins. En réalité, il s’agit du double, c’est-à-dire plus d’un million.

Nous allons voir brièvement ce qu’il en est pays par pays.

L’Italie tient la palme ces temps-ci. Il a fallu pour qu’on le sache, qu’un Tzigane agresse, viole et tue une jeune Italienne. Rome, alors, s’est vue contrainte de révéler que l’Italie, un pays encore plus mal gouverné que la France, ce qui n’est pas peu dire, compte désormais 3,7 millions d’immigrés, chiffre officiel, que 700 000 nouveaux arrivants ont été enregistrés en 2006 et que 560 000 Tziganes s’y sont fixés.
Plus de 100 000 d’entre eux sont arrivés depuis le 1er janvier 2007, donc en dix mois.
Plus de 50 % de la délinquance en Italie est le fait de ces « Roumains ». Il entre, par ailleurs, en Italie, chaque année, via l’île de Lampedusa quelque 60 000 immigrés en provenance de Tunisie et de Libye où le colonel Kadhafi reconnaît lui-même que son pays est envahi de « Subsahariens » qui attendent de gagner l’Europe et qui vont finir par y arriver. De façon générale, il est facile, apprend-on, de pénétrer en Europe par l’Italie où l’administration est « laxiste »…

En Grèce, c’est pire et Chypre est l’une des grandes portes de pénétration en Europe.

En France, rien n’a changé. On peut considérer qu’il entre toujours dans notre pays, 350 000 nouveaux immigrés par an, 70 % en provenant d’Afrique. Le nombre des visas accordés n’a pas diminué. Il est toujours de plus de 2 millions – 2 038 000 en 2006 – ce qui prouve que la lutte contre l’immigration déferlante est, comme le reste, purement verbale.

À ce propos, je note en passant que la commune d’Aulnay-sous-Bois, dans la Seine-Saint-Denis, vient de connaître quatre jours et nuits de combats de rue entre bandes d’« Afro-Maghrébins » et les forces de l’ordre, selon la presse elle-même. À Villiers-le-Bel, Val d’Oise, c’est plus grave encore. La police, attaquée au fusil, s’est révélée impuissante. Ces émeutes, pour être maîtrisées, relèvent désormais d’unités militaires spécialisées dans le combat de rue, d’autant que se constituent dans les banlieues des stocks d’armes de guerre en provenance des Balkans.

En Allemagne, se trouvent 4 millions de Turcs. Il en arrive chaque jour de nouveaux. Un Allemand m’a confié que les Turcs islamistes se sentaient beaucoup plus à l’aise pour pratiquer et exercer leurs activités en Allemagne qu’en Turquie musulmane !

En Grande-Bretagne, 50 puissantes associations musulmanes contrôlent des millions de fidèles en majorité pakistanais. On trouve désormais au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, sous le sourire de sa gracieuse Majesté très chrétienne, des écoles coraniques où les enfants peuvent être recrutés pour en faire des kamikazes à la voiture piégée.

En Espagne, le sud est envahi par plusieurs millions de musulmans d’origine maghrébine. La reconquête annoncée de l’Andalousie par Al-Qaïda est en bonne voie. De plus, par les Canaries, arrivent chaque année, quelque 50 000 Sénégalais et Maliens, qui sont réconfortés, soignés, nourris et transportés sur le continent où ils reçoivent papiers et pécule, ce qui permet à beaucoup d’entre eux de se retrouver en France, direction Montreuil.

Aux Pays-Bas où vivent de nombreux Maghrébins, Antillais et Indonésiens musulmans, les troubles graves se multiplient. La presse écrit que la situation devient « à la française », c’est-à-dire : magasins pillés, voitures incendiées, affrontements très violents avec les forces de l’ordre.

La Scandinavie n’est pas en reste où l’on observe que, pour être au goût du jour, la Norvège a découvert et recruté, comme ministre de son gouvernement, une femme noire, francophone, originaire de la Martinique.

J’ajoute qu’il n’y a aucune politique commune européenne d’immigration. L’Espagne et l’Italie ont régularisé des millions de clandestins – formidable appel pour les autres – sans même informer leurs voisins.

En revanche, dans les pays de l’Est, pas d’immigrés. Pourquoi ? Parce que les pays de l’Est qui ont subi le communisme et qui donc sont sous-développés, ne distribuent pas allocations, logement, soins et instructions gratuits.

Certains disent qu’il ne faut pas dramatiser. Les grandes invasions du IV au VIIe siècles, ne s’en est-on pas finalement arrangé ? Grande ignorance. Il faut savoir en effet que ces invasions n’ont eu qu’un effet limité sur le peuplement de la France naissante. Généralement, en effet, les bandes d’envahisseurs, des pillards, ne comptaient que quelques milliers d’individus qui ne se sont pas fixés en France, sauf les Francs à l’est. De plus, assez rapidement, ces barbares se sont convertis au christianisme, plus exactement l’arianisme.

Il est vrai qu’à l’époque, la monarchie mérovingienne ne distribuait pas à ces barbares des allocations de toutes natures en leur déclarant : « Vous êtes une chance pour la France. Venez nombreux nous rejoindre avec vos grandes et belles familles ». À l’époque, on avait encore du bon sens.

Et maintenant que va-t-il se passer ? Sur le court et le moyen terme, l’immigration va continuer à déferler. Les troubles qui n’ont jamais été aussi élevés vont continuer à s’étendre et à s’aggraver, et sur le très long terme, l’Europe qui a créé la plus belle civilisation qu’ait engendrée l’humanité, va disparaître.



Christian Lambert. Ancien ambassadeur de France.
Partager cet article
Repost0
28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 21:41
[Julius Evola, "Historiographie de droite" (Pour une historiographie de droite) article paru dans la revue Exil, n°4-5, automne-hiver 1974. La traduction est l'oeuvre de Pierre Pascal. "Karl Schmitt" pour "Carl Schmitt" se trouve dans le texte. Le texte existe également en espagnol ("Para uma historiografia de Direita")]



        A l’occasion de considérations sur la signification européenne qui peut être attribuée à Donoso Cortés, intéressante figure d’homme politique et de penseur espagnol, dont les activités se situent dans la période des premiers mouvements révolutionnaires et socialistes de l’Europe, Karl Schmitt, historien allemand connu, a relevé ce qui suit : cependant que, depuis lors, les Gauches ont élaboré systématiquement et perfectionné une historiographie à elles comme fond général pour leur action destructrice, rien de pareil ne s’est vérifié dans le camp opposé, autrement dit dans celui de la Droite, au sein de laquelle tout s’est réduit à quelques essais sporadiques, qui ne sont en rien comparables, pour la cohérence, le radicalisme et l’ampleur d’horizons, à ce que, depuis longtemps, proposent le Marxisme et la Gauche en un tel domaine.

        Cette remarque est juste en grande partie. En effet, l’unique histoire, connue du plus grand nombre et faisant autorité, à l’exception de celle d’inspiration marxiste, est essentiellement de nature et d’origine libérales, illuministes et maçonniques. Elle se réfère aux idéologies du Tiers-Etat, qui n’ont servi qu’à préparer le terrain pour les mouvements radicalisants de gauche, puisque leurs fondements sont essentiellement antitraditionnels. Une historiographie de Droite attend encore d’être écrite : ce qui constitue un titre d’infériorité vis-à-vis des idéologies et de l’action agitatrice des gauches. Plus particulièrement, ne peut pas même suppléer à cette lacune la courante histoire « orientative patriotique », car, en dehors de ses éventuelles colorations nationales et des évocations émues d’évènements et de figures héroïques, elle se ressent elle-même, et dans une large mesure, des suggestions d’une pensée qui n’est guère d’une vraie Droite, et, surtout, parce qu’elle ne peut soutenir la comparaison, quant à l’ampleur des horizons, avec l’historiographie de gauche.

        Là est le point fondamental. De fait, on est obligé de reconnaître que l’historiographie de gauche a su porter son regard sur les dimensions essentielles de l’Histoire : au-delà des conflits et des bouleversements politiques épisodiques, au-delà de l’histoire des nations, elle a su découvrir le processus général et essentiel, qui s’est réalisé durant les derniers siècles, au sens du passage d’un type de civilisation et de société à un autre. Que la base de l’interprétation ait été, à un tel égard, constituée par l’économie et par les classes, un tel fait n’ôte rien à l’ampleur du panorama qui fut tracé par cette historiographie, laquelle, comme réalité essentielle au-delà du contingent et du particulier, nous indique, dans le cours de l’Histoire, la fin de la civilisation féodale et aristocratique, l’avènement de la civilisation bourgeoise, libérale, capitaliste et industrielle, et, après celle-ci, l’annonce et le début de la réalisation d’une civilisation socialiste, marxiste et, finalement, communiste. Ici, la révolution du Tiers-Etat et celle du Quatrième Etat sont reconnues en leur enchaînement naturel, causal et tactique. L’idée de processus préétablis, auxquels, sans le vouloir, ni le savoir, ont servi les égoïsmes, plus ou moins « sacrés », des peuples, les rivalités et les ambitions de ceux qui ont cru « faire l’histoire » sans sortir du domaine du particulier, telle est bien l’idée qui doit être prise en considération. C’est pourquoi l’on étudie les transformations d’ensemble de la structure sociale et de la civilisation, qui sont l’effet direct du jeu des forces historiques, en reléguant avec justesse l’histoire des nations dans la simple phase « bourgeoise » du développement général : en effet, les « nations » ne sont apparues dans l’histoire, comme sujettes de celle-ci qu’à partir de la révolution du Tiers-Etat, et comme conséquence de cette dernière.

        Mesurée avec l’historiographe de gauche, celle qui est propre à d’autres tendances apparaît donc superficielle, épisodique, à deux dimensions, parfois même frivole. Une historiographie de Droite devrait embrasser les mêmes horizons que l’historiographie marxiste, avec la volonté de saisir le réel et l’essentiel du processus historique, qui s’est déroulé au cours des derniers siècles, en dehors des mythes, des superstructures et aussi de la plate chronique. Ceci, naturellement, en intervertissant les signes et les perspectives : c’est-à-dire en voyant, dans les processus essentiels et convergent de la plus récente histoire, non point les phases d’un progrès politique et social, mais bien celles d’une subversion générale. Il va de soi-même que les prémisses économico-matérialistes devraient y être également éliminées, en reconnaissant comme simples fictions l’homo economicus et le présumé déterminisme inexorable des divers systèmes de la production.

        Des forces bien plus vastes, profondes et complexes, ont été et sont en action dans l’histoire. Quant aux détails, le mythe du « communisme primordial » est rejeté lui aussi pour y opposer, pour les civilisations qui précédèrent celles de type féodal et aristocratique, l’idée d’organisations, de préférence basées sur un principe de pure autorité spirituelle, sacrale et traditionnelle. Mais, ceci mis à part – redisons-le – une historiographie de Droite reconnaîtra, non moins que celle de gauche, la succession ou l’enchaînement de phases distinctes, générales et supranationales, lesquelles conduisirent régressivement jusqu'au désordre et aux bouleversements actuels : telle sera, pour elle, la base de l’interprétation des faits particuliers et des changements, sans cesser d’être toujours attentive aux effets, produits par ces derniers dans le cadre global.

        Il est impossible d’indiquer ici, pas même à l’aide de quelque exemple, toute la fécondité d’une telle méthode, la lumière insoupçonnée qu’elle jetterait sur une quantité d’événements. Les conflits politico-religieux du Moyen Age impérial, la constante action schismatique de la France, les rapports entre l’Angleterre et l’Europe, le sens véritable des « conquêtes » de la Révolution Française, et ainsi de suite, jusqu’à des épisodes qui intéressent particulièrement, l’Italie comme le visage effectif de la révolte des Communes, le double aspect du « Risorgimento » italien, en tant que mouvement national, actionné toutefois par des idéologies du Tiers-Etat, la signification de la Sainte-Alliance et les efforts de Metternich – le dernier grand européen – puis la signification de la première guerre mondiale avec l’action de contrecoup de ses idéologies, la discrimination entre le positif et le négatif dans les révolutions nationales, qui s’affirmèrent hier en Italie et en Allemagne, et ainsi de suite, pour en arriver, à la fin, à une vue conforme à la réalité nue des véritables forces, aujourd’hui en lutte pour le contrôle du monde – voici un choix d’arguments suggestifs, parmi tant d’autres, auxquels pourrait se consacrer l’historiographie de Droite, pour révolutionner de la sorte les points de vue que le plus grand nombre est habitué à avoir sur tout ceci par effet d’une historiographie aux orientations opposées –, et pour agir de manière illuminatrice.

        Une historiographie, conçue de la sorte, et donc visant à l’universel, se trouverait tout particulièrement à la hauteur des temps, s’il est vrai que, par effet de processus objectifs irréversibles, se profilent toujours plus, aujourd’hui, des groupements qui ne sont pas seulement constitués d’unités ethniques et politiques, particulières et fermées. Malheureusement, cette historiographie souhaitée correspondrait uniquement à un accroissement des connaissances. En l’état actuel des choses, on ne pourrait que difficilement attendre d’elle une efficacité aussi pratique, aux fins d’une action décidée, d’une lutte globale inexorable contre les forces qui sont sur le point d’engloutir le peu de ce qui reste encore de la véritable tradition européenne. Il faudrait, en effet, qu’existât comme contrepartie, une Internationale de la Droite, organisée et munie d’une puissance comparable à celle de l’Internationale communiste. Or l’on sait malheureusement que, du fait de la carence d’hommes dotés d’une haute élévation spirituelle et d’une autorité suffisante, du fait encore de la prévalence d’intérêts partisans et de petites ambitions, du fait aussi d’un manque de vrais principes et, surtout, d’un manque de courage intellectuel, il n’a pas été possible, jusqu’à présent, de constituer un gouvernement unitaire de Droite, pas même en la seule Italie, et que c’est seulement en des temps récents qu’il a été possible de voir s’annoncer des initiatives en ce sens.
Partager cet article
Repost0

Club Acacia

Rédacteur en chef :
  -Eric Adelofz

Secrétaire de la rédaction :
  -Marie Mansard

Rédaction :
  -Brice Duqueyroux
  -Jérôme Deseille
  -Alexandre Janois

Chroniqueurs :
  -Philippe Régniez
  -Pieter Kierstens


Nous contacter, rejoindre la rédaction, proposer un article, participer aux relectures, faire part de vos idées, de vos suggestions :
  -clubacacia[at]gmail.com.

 

Nos articles sont librement reproductibles, sans possibilité de modification, avec mention de la source (voir la licence complète).

 

Syndication :

  -Flux RSS

  Free counter and web stats

(Droits : Club Acacia 2006-2010)