Jeudi 19 juin 2008
[Sous le pseudonyme "Surcouf", des officiers généraux et supérieurs des trois armées terre, air, mer font le point sur le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale qui a été dévoilé le 17 juin par Sarközy.]


Livre blanc sur la défense : une espérance déçue

Les éléments de la nouvelle politique de défense qui viennent d'être rendus publics ont été, ce qui est bien normal, présentés par leurs auteurs d'une manière très encourageante. La réalité est quelque peu différente. Personne ne peut, ou ne souhaite, à l'intérieur des armées, mettre en cause les choix politiques du jour. D'abord, ils sont incontestables par nature. Ensuite, le souhait du président de la République, chef des armées, est de disposer d'un instrument militaire plus efficace pour un moindre coût ; de raisonner en termes d'efficacité et non d'équipements de prestige ; de faire preuve de réalisme quant aux menaces ; et enfin de ne se laisser arrêter par aucun a priori dogmatique. Ce souhait ne peut rencontrer que l'approbation de tous ceux qui ont fait le choix de la carrière des armes et qui ont souffert, ces dernières années, de l'immobilisme des institutions de défense. Et, dirions-nous, plus que l'approbation, le désir, avec volonté et discipline, de faire passer ce souhait dans la réalité.

La vérité oblige à dire, cependant, qu'au-delà des déclarations, la volonté présidentielle a été largement dénaturée par ceux, politiques, militaires ou personnalités qualifiées, qui avaient la charge de la mettre en œuvre. Voici pourquoi.

Dès avant l'élection présidentielle et comme le président de la République l'avait bien vu, le système militaire français était à bout de souffle.

En termes, tout d'abord, de capacités opérationnelles réelles : à cause du choix dicté par les groupes de pression de programmes d'équipement, sans considération particulière pour les nécessités nées de la réalité des engagements (cela aboutit, par exemple et dès cette année, à une rupture de la capacité de transport aérien stratégique, ce qui est à tout le moins regrettable pour une armée très engagée à l'extérieur) ; à cause de l'interdiction faite par les autorités politiques de l'époque à l'état-major des armées de poursuivre une véritable «étude capacitaire», qui eût révélé que, comme de nombreuses fois au cours de notre histoire militaire, une conception de la défense centrée sur les «programmes d'équipement» aboutissait à une dépense publique considérable pour une utilité opérationnelle faible ; avec en résultante, une «impasse financière» mettant en cause la crédibilité même du gouvernement dans son exécution des lois de programmation militaire.

Ensuite, en termes de choix des engagements, la situation n'était pas plus satisfaisante. L'absence de critères politico-militaires d'intervention, le flou des priorités géopolitiques (Afrique), l'absence de gestion des engagements dans le temps (Kosovo) aboutissaient à un saupoudrage de forces dicté par les habitudes du passé et la logique moutonnière de la participation obligatoire («il faut en être»). Il en résultait un rythme d'emploi soutenu, indifférencié, affectant des unités aux équipements vieillissants, dégradant leur niveau de préparation opérationnelle. Et, dans l'autre sens, alors que les menaces terroristes prenaient plus d'ampleur, le gouvernement comme les armées se refusaient même à penser l'action militaire sur le territoire national, à partir d'un contrat opérationnel distinct (à la notable exception de l'action de l'État en mer).

Enfin, en termes d'organisation, la situation était marquée par une grande confusion. Les choix d'interventions étaient opaques, ne donnant lieu à aucun débat, notamment parlementaire, à l'extérieur du cercle présidentiel, ce qui, les phénomènes de cour et les ambitions personnelles aidant, n'était certes pas un facteur de qualité des analyses préalables à la décision. La nouvelle définition des pouvoirs du chef d'état-major des armées n'avait entraîné aucune véritable réflexion, fondée sur la subsidiarité, entre la logique interarmées et la logique de milieu, notamment pour le soutien. Les organisations militaires restaient lourdes, «doublonnantes», peu centrées sur l'opérationnel. Les désignations aux postes les plus importants étaient délibérées entre militaires sur le fondement des couleurs d'uniforme, dans le cadre d'un «troc» presque permanent, aboutissant d'ailleurs à une durée d'exercice des responsabilités abusivement courte. La procédure de choix des programmes d'équipement, entre la direction générale pour l'armement (DGA) et les états-majors, était caractérisée par l'opacité et le conflit d'intérêt (le «service aux industriels») aboutissant à la dérive de coûts opaques, non maîtrisés, et à l'inadaptation des équipements.

C'est dire si le début du quinquennat avait fait naître les plus grands espoirs. Il est malheureusement probable aujourd'hui qu'ils seront déçus. Tout d'abord, les instances de la décision n'ont pas fonctionné de manière satisfaisante, la mission budgétaire de la révision générale des politiques publiques (RGPP) ayant prévalu, y compris en termes calendaires, sur la mission conceptuelle du livre blanc. Quant à cette dernière, la sous-représentation des militaires compétents n'a pas permis d'y effectuer un travail réaliste, ce que ses conclusions montrent à l'évidence. L'ampleur enfin des conflits structurels internes propres au ministère de la Défense n'a pas permis un travail serein.

Plusieurs points positifs sont à relever : le principe du resserrement des implantations (dont il faudra attendre la mise en œuvre, les militaires étant habitués à ce que les logiques politiques locales prévalent, ce qui est le cas depuis plus de vingt ans). L'insistance mise sur la protection «interne» de la nation elle-même, en termes d'organisation centrale et de contrat opérationnel. La revalorisation des fonctions de renseignement.

Pour le reste, le modèle d'analyse présenté par le livre blanc est à notre sens déficient et, davantage, marqué par un certain amateurisme. Le livre blanc souffre en effet d'une quadruple incohérence.

Incohérence, tout d'abord, par rapport à l'évolution générale des crises et des réponses généralement adoptées dans le monde. Alors que les crises se multiplient et se superposent sans se résoudre, l'Europe en général et la France en particulier diminuent leur effort de défense au moment même où chacun les augmente (les dépenses militaires mondiales ont progressé de 45 % en dix ans). On ne peut certes nier la crise budgétaire. Au moins devrait-elle donner lieu à une analyse «priorisante» des arbitrages, entre la défense et les autres budgets, et à l'intérieur du budget de la défense. Le livre blanc n'en fournit pas l'armature conceptuelle, puisqu'au titre des menaces il retient à la fois l'attentat terroriste, la guerre de haute intensité, le désordre dans le tiers-monde et la pandémie grippale.

Incohérence, ensuite, par rapport à l'évolution de la «conflictualité», le paradigme de la «guerre industrielle» (entre arsenaux étatiques) ayant été remplacé par celui de la «guerre bâtarde», le plus souvent «au sein des populations». Ce dernier exige à la fois des forces terrestres plus nombreuses, une capacité de projection aérienne et navale plus affirmée, une réorientation des programmes en conséquence. Ces choix ont été faits par les Britanniques voici plus de cinq ans. Nous en sommes, nous, à la diminution des effectifs de l'armée de terre et au «report» de la décision de construire le deuxième porte-avions, qui signe une rupture capacitaire majeure. Notre incapacité à sortir de la «réduction homothétique», faute d'une véritable analyse que le livre blanc ne fournit pas, conduit le modèle 2008 à n'être que la version dégradée du modèle 1996, lui-même version amoindrie du modèle 1989. Autant dire qu'aucun choix sérieux, hors celui, purement budgétaire, d'une réduction proportionnelle, n'aura été fait depuis vingt ans. Sous ce rapport, la nouvelle orientation en faveur du satellitaire ou la création d'un «commandement interarmées de l'espace» font figure de gadgets, lorsqu'on connaît les besoins réels et actuels des armées. Non que de telles mesures soient en elles-mêmes absurdes. Mais elles ne pourraient valoir que si elles procédaient d'une véritable analyse doctrinale et pratique de la «conflictualité», fondée sur les exemples nombreux que présente l'actualité, du Proche-Orient à l'Asie centrale. Cette analyse est absente du livre blanc. Les «avancées» qu'il présente (satellites, etc.) ressemblent à des lubies parce qu'elles ne sont pas sérieusement argumentées en termes d'arbitrage (alors qu'on voit les intérêts industriels qu'elles servent). Une réduction prévisible et sans imagination du format des armées, à peine compensée par d'hypothétiques innovations technologiques et organisationnelles : il y a comme une imposture à présenter ces résultats comme un progrès dans l'efficacité de l'instrument militaire.

Incohérence, en troisième lieu, par rapport à la volonté politique affichée à juste titre par le chef de l'État. Nous revenons dans l'Otan, avec une capacité militaire affaiblie, et tout en y revendiquant des postes de commandement. Nous prétendons faire de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) un dossier majeur du renforcement de la défense européenne sous présidence française, et nous baissons la garde au moment où nous souhaitons entraîner nos partenaires vers un renforcement de la défense européenne. Mais surtout, nous abandonnons aux Britanniques le leadership militaire européen, alors que nous connaissons la nature particulière de leurs relations avec les États-Unis. La France jouera désormais dans la division de l'Italie. Il est inutile de se payer de mots.

Incohérence, en quatrième lieu, par rapport à la seule certitude que nous ayons : celle de nous engager vingt fois en Afrique dans les années qui viennent, pour y éviter des catastrophes humanitaires ou assurer l'évacuation de nos ressortissants. Si nous pouvons le faire aujourd'hui, c'est parce que notre réseau de bases nous confère une efficacité d'autant plus unique que l'ensemble des pays africains refuse le déploiement de l'US african command (commandement américain en Afrique) sur le sol africain. Pour gagner, et ceci est révélateur de la méthode retenue, 3 000 postes budgétaires, nous affaiblissons de manière définitive notre positionnement, avec ce paradoxe que nos abandons vont conduire mécaniquement à un accroissement du nombre de crises que nous ne pourrons plus prévenir et dans lesquelles nous ne pourrons intervenir qu'à un coût incomparablement plus élevé. En contrepartie, les structures administratives intermédiaires des états-majors n'ont pas été touchées par l'exercice RGPP, alors qu'elles représentaient un gisement d'économies d'au moins le double. Quant aux «bases de défense», il ne s'agira, faute de crédits budgétaires pour de vrais investissements d'infrastructure, que de circonscriptions administratives de mutualisation de certaines dépenses mineures (habillement, restauration, etc.), entraînant simplement la création d'un maillage administratif supplémentaire. La mise en regard de ces deux éléments permet de mesurer le caractère de trompe-l'œil des mesures présentées ces jours-ci.

Le propos de cet article n'est pas de présenter le modèle qu'une réflexion plus avisée, et plus conforme aux volontés du chef de l'État, aurait permis d'élaborer. Nous voulons simplement souligner qu'une grande dépense d'énergie intellectuelle a simplement abouti à une réduction homothétique du format des armées. Au mieux, nous serons mieux renseignés, mais nous pourrons moins agir. Il eût fallu, au contraire, mieux définir les ambitions militaires de la France, puis ses priorités géostratégiques, y compris en termes concrets, en désignant les théâtres utiles ; en déduire un modèle pour notre armée et ses équipements, sans se refuser à porter le fer dans l'organisation militaire ou dans celle de la DGA ; ne pas s'illusionner sur les bénéfices à attendre de la «mutualisation des soutiens», dans un domaine où l'expérience (notamment britannique) enseigne qu'elle ne peut concerner que des secteurs de second ordre, la «logique de milieu» continuant de gouverner l'entretien des équipements majeurs. Pour ne l'avoir pas fait, les autorités de la défense ont laissé passer l'occasion historique que leur présentaient les circonstances et que justifiaient les ambitions du chef de l'État. Le reste est affaire de communication politique, qui ne saurait masquer la réalité d'un véritable déclassement militaire de notre pays, dans un monde bien plus dangereux qu'hier.

"Surcouf"
par MSR publié dans : Géopolitique communauté : Vu de droite ajouter un commentaire commentaires (7)   
créer un trackback recommander
Jeudi 17 avril 2008
Le Kossovo serbe aux mains des bouchers de l'UCK ?
Communiqué de Bruno Gollnisch

Carla Del Ponte, ancien procureur du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie, publie un livre coécrit avec Chuck Sudetic, un américain d'origine croate, qui accuse les chefs Albanais du Kosovo, dont l'actuel Premier ministre Hashim Thaçi, d'avoir fait entre autres, un trafic d'organes prélevés sur des prisonniers serbes.
L'horreur est à la hauteur du scandale que provoque cette révélation pour le moins inattendue de la part de Madame Del Ponte. On y apprend que des centaines de prisonniers serbes ou slaves se voyaient prélever un rein avant d'être sommairement exécutés pour servir de réserve pour les organes restants.
Bien que, cette fois ci, la fourniture de preuves soit difficile pour Madame Del Ponte, on remarque à travers cet ouvrage qu'elle se lamente au sujet des violences contre les témoins disposés à parler des crimes commis par les membres de l'UCK. Outre cette étrange naïveté, cette information arrive malheureusement bien tard à l'heure où le nouvel ordre mondial exige l'indépendance du Kosovo, berceau de la civilisation serbe, au profit des terroristes albanais.
On est aussi en droit de se demander, à la suite de ses révélations, si Madame Del Ponte va changer de camp ? Elle qui fut une vraie passionaria dans sa traque et sa condamnation acharnée des patriotes serbes et croates alors que demeure une impunité plus que douteuse des criminels de guerre et mafieux bosniaques ou albanais.





par MSR publié dans : Géopolitique communauté : Vu de droite ajouter un commentaire commentaires (1)   
créer un trackback recommander
Mercredi 26 mars 2008
La tribune de Bruno Guigue tel qu'il a été publié sur le site oumma.com jeudi 13 mars et qui lui a valu son renvoi immédiat.


"Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l'ONU"

"DANS sa rubrique "Point de vue" du 27 février 2008, Le Monde a généreusement offert ses colonnes à un texte d'une hystérie verbale et d'une mauvaise foi insondables. Les accusations qu'il profère à l'égard du conseil des droits de l'homme de l'ONU sont si mensongères que même la liste des signataires ne tempère qu'à peine notre stupéfaction : Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel .. On peut facilement compléter la liste tant l'omniprésence des intellectuels organiques du lobby pro-israélien nous est devenue familière.
Le titre sans nuances de cette prose haineuse est déjà tout un programme : "L'ONU contre les droits de l'homme". Dès les premières lignes, on peut y lire cet appel angoissé : "L'année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme par l'ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d'années, par ses dérives, l'ONU s'est caricaturée". Inévitablement le lecteur non averti s'alarme : l'organisation internationale serait-elle brusquement devenue suicidaire ?
Mais par bonheur la suite nous éclaire aussitôt sur les préoccupations profondes de nos signataires : "A Durban, en Afrique du Sud, s'est tenue en 2001 la conférence mondiale contre le racisme, à l'initiative des Nations-Unies. C'est au nom des droits des peuples que furent scandés des "mort à l'Amérique !" et "mort à Israël !" et c'est au nom du relativisme culturel qu'on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes".
Quel rapport entre la géopolitique du Moyen-Orient, manifestement en cause dans les appels à combattre les Etats-Unis et Israël, et l'oppression des femmes que viendrait cautionner le "relativisme culturel" ? Probablement aucun. Mais amalgamer les deux sujets présente l'intérêt polémique de suggérer une pernicieuse concurrence entre les victimes : vous qui condamnez Israël et l'Amérique, vous ne dites rien de la souffrance des femmes opprimées dans les pays musulmans. C'est une antienne dont la rhétorique lobbyiste est coutumière : elle permet de détourner le lecteur occidental de la critique de la politique américaine ou israélienne en fixant son attention sur un problème interne des sociétés moyen-orientales.
Ce rapprochement polémique entre les deux sujets, pourtant, est particulièrement cocasse. L'Arabie saoudite, où le port du voile est obligatoire et les femmes interdites de conduite automobile, est l'alliée historique des Etats-Unis dans la région. Le régime obscurantiste des talibans, lui, a vu le jour sous les auspices d'une CIA qui a prêté ses camps d'entraînement sur le sol américain aux combattants du mollah Omar. En revanche, l'Irak et la Syrie baasistes, plus proches de la norme occidentale en matière de condition féminine , n'eurent pas droit aux mêmes égards. Le premier a été pulvérisé sous les bombes US, la seconde est rangée dans la catégorie des "Etats voyous". Mais peu importe : les partisans de la politique américaine au Moyen-Orient se croient fondés à donner des leçons en matière d'émancipation féminine.
S'agissant de l'ONU, en outre, on ne s'étonnera guère d'un tel ressentiment de la part des porte-parole du néoconservatisme à la française. Car les résolutions du conseil des droits de l'homme, comme hier les déclarations de l'assemblée générale, ont osé mettre en cause la répression israélienne en Palestine occupée. Les 47 Etats élus par leurs pairs au CDH bénéficient de l'égalité de vote. La sensibilité qui s'y exprime reflète donc une opinion majoritaire qui n'a aucune raison de cautionner l'occupation militaire des territoires arabes. Que les thuriféraires d'Israël, cependant, se rassurent : ces résolutions demeurent symboliques à défaut d'être exécutoires. Mais ce n'est pas suffisant. Il leur faut aussi en stigmatiser le principe par un usage grossier de la calomnie.
C'est à quoi s'emploient rageusement les signataires. "Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s'y constituent, les discours qui s'y tiennent, les textes qui s'y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d'expression, légitiment l'oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales .. Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l'encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l'acte et les violences de demain"
Symptôme d'une psychose paranoïaque ou monument de la démonologie occidentale : on hésite sur le diagnostic. La seule certitude, c'est que ce réquisitoire contre des forfaits inexistants témoigne d'une inventivité hors du commun. Le conseil des droits de l'homme de l'ONU voudrait "anéantir la liberté d'expression" ? On se demande bien pourquoi et comment. Mais nos interrogations demeurent sans réponse. Nos polémistes annoncent "la mise à mort de l'universalité des droits" par l'ONU elle-même, mais cette mort annoncée reste nimbée de mystère. Aucune citation des résolutions du CDH ne vient étayer cette accusation, et les détracteurs de l'ONU condamnent ses idées supposées avec une violence inversement proportionnelle aux preuves de ce qu'ils avancent. Visiblement, ils préfèrent parler à sa place en procédant directement au commentaire de ce qu'elle est censée avoir dit.
En guise de citations, on doit alors se contenter des propos résumés au style indirect, sans guillemets, qu'aurait tenus M. Doudou Diène, rapporteur spécial sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie auprès de l'ONU. L'intellectuel sénégalais aurait ainsi déclaré qu'"énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste, et que la loi française contre le port des signes religieux à l'école participe du racisme antimusulman". Seul problème : ces citations sont introuvables. Si chacun de ces énoncés soulève évidemment des objections, encore faut-il qu'il ait été formulé. Une polémique grossière sur des citations qui n'en sont pas : le procédé condamne ses auteurs.
Au demeurant, les seules citations que les idéologues publiés par Le Monde auraient dû produire à l'appui de leur propre thèse sont celles du CDH lui-même. Mais ils se gardèrent bien de le faire. Livrant leur interprétation tendancieuse en lieu et place de la pensée d'autrui, ils pérorent gravement en prenant leur fantasme pour la réalité : "La confusion est à son comble, affirment-ils, quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion". Mais d'où vient cette idée ? Qui l'a émise ? Nul ne le sait. N'importe qui, en revanche, peut vérifier ce qu'a énoncé le CDH sur la question religieuse. Il suffit de consulter les compte-rendus officiels des six sessions réunies depuis sa création en juin 2006.
Le 30 mars 2007, le CDH a ainsi adopté une résolution " sur la lutte contre la diffamation des religions". Ce texte nuancé insiste sur "le droit de chacun à la liberté d'expression, qui devrait s'exercer de façon responsable et peut donc être soumis à de restrictions, prescrites par la loi et nécessaires pour le respect des droits ou de la réputation d'autrui, la protection de la sécurité nationale, de la santé ou de la morale publiques, et le respect des religions et des convictions". Sur le plan des principes, ce texte ne diffère guère du droit positif en vigueur dans la plupart des pays, les Etats occidentaux ayant eux aussi entouré l'exercice de la liberté d'expression de certaines limites juridiques. En France, la reconnaissance de la liberté d'expression n'entraîne aucun droit à diffamer son voisin, toute forme d'injure manifestant une discrimination raciale ou religieuse est punie par la loi, et certaines dispositions législatives ont même eu pour effet d'énoncer une vérité officielle sur des faits historiques.
Naturellement, la teneur de cette résolution du CDH n'est pas indifférente au contexte politique lié à la "guerre contre le terrorisme" menée tambour battant par Washington. "Le Conseil se déclare préoccupé par les images stéréotypées négatives des religions et par les manifestations d'intolérance et de discrimination en matière de religion ou de conviction. Il se déclare en outre profondément préoccupé par les tentatives visant à associer l'islam avec le terrorisme, la violence et les violations des droits de l'homme. Il note avec une vive inquiétude l'intensification de la campagne de diffamation des religions, et la désignation des minorités musulmanes selon des caractéristiques ethniques et religieuses depuis les événements tragiques du 11 septembre 2001".
L'adoption de ce texte s'est heurtée à l'opposition des pays occidentaux, mis en minorité lors du vote final. Aucun d'entre eux n'y a vu, toutefois, le danger mortel pour la civilisation universelle que dénoncent les signataires de notre pamphlet antionusien. Au nom de l'Union européenne, la représentante de l'Allemagne "a fait remarquer que, comme l'a établi le rapport de M. Doudou Diène, la discrimination fondée sur la religion ne concerne pas uniquement l'islam, mais également le judaïsme, le christianisme et des religions et croyances venues d'Asie, ainsi que des personnes sans religion. Elle a également souligné qu'il est problématique de séparer la discrimination fondée sur la religion des autres formes de discrimination. Elle a aussi jugé l'utilisation du concept de diffamation contre-productive, préconisant plutôt un texte axé sur la liberté de religion ou de conviction".
Que ce débat témoigne d'une différence de sensibilité sur les questions religieuses entre pays membres de l'organisation de la conférence islamique (OCI) et pays occidentaux est une évidence. Cela méritait une réflexion sur la sécularisation relative des sociétés concernées et la référence, explicite dans les pays musulmans, à des valeurs religieuses. Mais cette réflexion n'effleura même pas l'esprit de nos intrépides signataires qui, faute d'avoir lu les textes auxquels ils font vaguement allusion, en dénaturent volontairement la signification. Refusant de discuter rationnellement les arguments de l'autre, on préfère le stigmatiser en imaginant une dramaturgie grossière mettant en scène des personnages réels. Ce théâtre de marionnettes, du coup, tient lieu d'argumentaire.
C'est ainsi que nos signataires s'en prennent violemment à Mme Louise Arbour, haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU. " Elle a participé à une conférence à Téhéran consacrée aux droits de l'homme et à la diversité culturelle, dénoncent-ils. Portant le voile, comme la loi de la république islamique l'exige, la haut-commissaire a été le témoin passif de l'énoncé de principes à venir, ainsi résumés : offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste. Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C'est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d'Israël".
Encore une fois, l'art de l'amalgame intellectuel atteint des sommets. Mêlant tout et son contraire, le texte publié par Le Monde mise sur la confuse indignation du lecteur en anesthésiant au passage son jugement critique. Louise Arbour portait le voile à Téhéran, soit. Mais aurait-elle pu, en Israël, organiser une réunion pendant le shabbat ? Les régimes religieux ont des exigences que n'ont pas les autres. On peut le déplorer, mais ils sont chez eux. L'offense à la religion, dans certains pays, est considérée comme une forme de racisme. Faut-il que nous allions les convaincre du contraire, et de quelle manière ? La peine de mort, enfin, est cruellement appliquée en Iran. Mais les aspects odieux du régime de Téhéran ne le résument pas pour autant, et le régime saoudien n'a rien à lui envier. Surtout pas l'amitié des Etats-Unis, où un président texan a été élu sur sa réputation d'exécuteur intraitable des criminels supposés. Sans parler d'Israël, seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles.
Les diatribes iraniennes contre l'Etat hébreu relèvent, elles, d'un affrontement géopolitique dont l'un des principaux paramètres est l'attitude d'Israël lui-même. S'il avait appliqué la peine de mort aux civils palestiniens avec davantage de discernement depuis soixante ans, il n'aurait pas suscité un tel rejet de la part de ses voisins proches ou éloignés. Sous occupation militaire, amputés d'une partie de leur territoire, ou régulièrement bombardés par son aviation, ces derniers ont d'excellentes raisons de le détester. Mais peu importe. Décidés à instruire à charge contre Mme Arbour pour son séjour à Téhéran, nos polémistes incriminent "son silence et sa passivité", qu'elle aurait justifiés par "le respect de la loi iranienne et le souci de ne pas offenser ses hôtes".
"Charbonnier est maître chez soi, commentent-ils. C'est le docteur Goebbels qui utilisait cet argument d'opportunité, à la tribune de la Société des nations en 1933, pour se soustraire à toute critique d'une institution internationale impuissante". On croit rêver. Car, analogie pour analogie, frappante est la ressemblance entre le Reich qui s'assied sur la SDN en 1933 et l'Etat hébreu qui bafoue le droit international depuis 1967. Comme son lointain prédécesseur, Israël, lui aussi, se "soustrait à toute critique d'une institution internationale impuissante". Et s'il le fait, c'est pour mieux conquérir "son espace vital, de la mer au Jourdain", selon la belle formule employée par Effi Eitam, ministre d'Ariel Sharon, en 2002.
"Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l'acte", philosophent nos signataires. Ils n'ont pas tort : le 29 février, le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï a brandi la menace d'une "shoah" contre les Palestiniens avant de lancer à Gaza la sanglante opération qui fit 110 victimes palestiniennes en une semaine. Quitte à enfreindre un tabou religieux, l'Etat hébreu, manifestement, a franchi un cap sémantique avant de déchaîner sa puissance militaire : il est passé "de la parole à l'acte".
Mais le meilleur a été gardé pour la fin. "Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues d'avenir radieux ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c'est bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l'histoire fut commis". Lier dans une même trame le 11 septembre 2001 et les résolutions du CDH, il fallait oser. Il est vrai que nous avons affaire à des spécialistes.
"Retour de Dieu en politique", disent-ils. Nos intellectuels savent de quoi ils parlent : Israël n'est-il pas l'Etat confessionnel par excellence ? "Si la revendication d'un coin de terre est légitime, affirmait Theodor Herzl, alors tous les peuples qui croient en la Bible se doivent de reconnaître le droit des juifs". Bibliquement établie, la légitimité d'un Etat juif en Palestine va de soi : le texte sacré tient lieu de titre de propriété. Pour les sionistes religieux, le retour des juifs en Eretz Israël est inscrit dans le récit de l'Alliance lui-même. Prendre possession de la terre que Dieu a donnée aux juifs fait partie du plan divin, et ce serait le contrarier que de renoncer à cette offrande.
Du coup, aucun compromis n'est possible avec les Arabes. En 1947, le grand rabbin de Palestine martelait le statut théologique du futur Etat juif : "C'est notre forte conviction que personne, ni individu, ni pouvoir institué, n'a le droit d'altérer le statut de la Palestine qui a été établi par droit divin". Chef du parti national-religieux, le général Effi Eitam expliquait à son tour en 2002 : " Nous sommes seuls au monde à entretenir un dialogue avec Dieu en tant que peuple. Un Etat réellement juif aura pour fondement le territoire, de la mer au Jourdain, qui constitue l'espace vital du peuple juif". Au moins, c'est limpide.
Rien d'étonnant, par conséquent, à ce que le lobby pro-israélien exècre l'ONU : son appétence pour le droit international est inversement proportionnelle à son engouement pour le droit divin. Il est vrai que l'un est infiniment plus favorable au Grand Israël que l'autre. Percuter les résolutions de l'ONU avec la Thora relève de l'exploit intellectuel et du prodige politique : Israël l'a fait. Pour nos signataires, "c'est au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l'histoire fut commis". Ce n'est pas tout à fait faux, à condition d'inclure dans l'analyse l'Etat hébreu, cet artefact colonial bâti au forceps sur les ruines de la Palestine au nom de la Bible et de la Shoah.
A propos de terrorisme, l'Etat d'Israël, qui plus est, peut se targuer d'un palmarès hors compétition. Les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouh par Tsahal en 1982. Ses admirateurs occidentaux doivent certainement s'extasier sur les prouesses d'une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d'admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer durant le shabbat. L'Etat hébreu mérite bien ce concert de louanges que les intellectuels organiques lui décernent à longueur de colonnes. Et quelle outrecuidance, de la part de l'ONU, de vouloir fourrer son nez sale dans les affaires intérieures israéliennes !
A l'instar des pires calomnies, les accusations publiées dans Le Monde du 27 février se sont répandues sur la toile. Elles suscitent sur certains blogs des commentaires haineux que l'on ose à peine citer. M. Doudou Diène y est qualifié de " défenseur de la secte du pédophile fou et des adorateurs du caillou". On y lit que "depuis les invasions musulmanes le croissant fertile est devenu le croissant stérile, et la civilisation a émigré en Occident". Sur l'ONU, un internaute déchaîné résume à sa façon l'article publié par Le Monde : "l'ONU, c'est un ramassis de la racaille islamiste et tiers-mondiste". Qu'attend-on pour supprimer l'ONU ? Ce sera encore plus simple. Islamophobie déclarée, haine du monde arabe, stupéfiante arrogance occidentale, tout y est. Opération réussie, mesdames et messieurs les intellectuels organiques.

Bruno Guigue"

par MSR publié dans : Géopolitique communauté : Vu de droite ajouter un commentaire commentaires (0)   
créer un trackback recommander
Lundi 17 mars 2008
De violents affrontements opposent depuis plusieurs heures les troupes d'occupation mondialistes aux habitants serbes à Mitrovica (province du Kossovo, Serbie).
Les troupes de l'ONU ont tenté dans un premier temps de prendre le contrôle du tribunal où s'était installés une cinquantaine de personnes, notamment des anciens employés. L'intervention des soldats de l'ONU a abouti à des arrestations dans le calme, les employés n'ayant pas opposé de résistance. Mais les Serbes ont rapidement été libérés par leurs camarades arrivés par centaines qui ont attaqué la colonne qui tentait d'exfiltrer les Serbes.
La situation a très largement dégénéré : outre des cocktails Molotov, des rafales d'armes automatiques ont été lachées et des grenades ont été tirées.
De nombreux véhicules de l'OTAN et de l'ONU ont été récupérés par les Serbes qui les ont incendié pour former des barricades et interdire l'accès du palais de justice aux troupes d'occupation.



L'ONU a demandé à sa police de se retirer ; l'occupation est désormais entièrement confiéé aux troupes de l'OTAN.

A l'heure actuelle, parmi les troupes d'occupations de l'OTAN et de l'ONU, on dénombre 33 blessés, dont 22 polonais et surtout 3 français, dont un grièvement blessé à la tête.
Les habitants comptent eux 82 blessés, dont 15 touchés par balles.

La Commission "européenne" a exhorté « toutes les parties [sic] » à « œuvrer ensemble à la construction d'un Kossovo multiethnique [sic] fondé sur l'autorité de la loi [sic] ».
La Russie appelle aujourd'hui les partisans de la livraison du Kossovo aux Albanais
à un réexamen de leur position.





bug_fck
par MSR publié dans : Géopolitique communauté : Vu de droite ajouter un commentaire commentaires (2)   
créer un trackback recommander
Samedi 1 mars 2008
Kossovo: courage, fuyons ! par Alexeï Pankine pour RIA Novosti.

« Qu'y a-t-il de si particulier dans la situation au Kossovo par rapport à d'autres conflits similaires? Pourquoi l'indépendance du Kossovo a-t-elle été reconnue à la hâte par les Etats-Unis et la plupart des Etats de l'UE? », ai-je demandé par écrit à Georgi Derlugian, professeur russe à la Northwestern University de Chicago, et l'un des principaux spécialistes mondiaux du Caucase. Pour toute réponse, il m'a envoyé un hyperlien vers un documentaire intitulé The Albanian Brooklyn Connection, réalisé par des Hollandais, sorti en février 2005 et diffusé aux Etats-Unis par la chaîne de télévision publique PBS.

Le personnage central du film, qui se nomme Florin Krasniqi, est un Américain d'origine kosovare. Il se livre à des activités de lobbying aux Etats-Unis en faveur de l'indépendance du Kossovo. « Je suis heureux de vous annoncer que nous avons déjà recueilli aujourd'hui 510.000 dollars », voit-on s'exclamer Richard Holbrook, ancien sous-secrétaire d'Etat américain chargé de la Yougoslavie sous Bill Clinton, au cours d'un déjeuner de charité organisé par Krasniqi en 2004 en faveur du candidat démocrate à la présidentielle. Avant cette intervention, on le voit en compagnie de l'ancien commandant en chef des forces de l'OTAN Wesley Clark en train de parler amicalement avec des anciens combattants de l'Armée de libération du Kossovo. C'est ce même Holbrook, actuel conseiller de Hillary Clinton, qui vient d'accuser la Russie d'avoir provoqué les troubles actuels en Serbie.

Parallèlement à la collecte d'argent, Krasniqi achète légalement aux Etats-Unis des armes (« pour chasser les éléphants en Tanzanie », explique-t-il au vendeur en faisant l'acquisition d'un fusil gros calibre), pour les envoyer par la suite illégalement et par cargaisons de plusieurs tonnes au Kossovo, placé, rappelons-le, sous la tutelle des Nations unies et de l'OTAN. « Celui-ci pourrait même abattre un hélicoptère », dit-il en montrant à des membres de sa famille, au Kossovo, le fameux fusil destiné à la « chasse aux éléphants ».

Voici encore quelques extraits et citations du film, qui ne contient guère de commentaires, juste les monologues du Kossovar américain et ses réponses aux brèves questions posées par le réalisateur.

« L'argent fait des miracles dans ce pays [Etats-Unis]. Les sénateurs et congressmen ont besoin de dons, et si vous les financez, si vous collectez de l'argent pour leur compte, ils s'empresseront de vous renvoyer l'ascenseur ».

A la question de savoir si la proclamation de l'indépendance du Kossovo provoquerait une guerre, il répond: « J'espère que non. Mais si la guerre est inévitable, nous y sommes prêts. Cela aura sans doute lieu d'ici un an et demi (rappelons que le documentaire a été tourné en 2004 - A.P.). Si cela n'arrive pas ce printemps, ce sera au printemps prochain. Si le Kossovo n'obtient pas l'indépendance, il y aura une guerre ».

« Les Nations unies ne savent pas de quoi nous sommes capables. Si nous avons réussi à attirer l'OTAN ici, pour qu'elle nous aide à nous libérer, je pense que nous sommes à même de faire en sorte que les Nations unies disparaissent de ce territoire ».

Et voici un dialogue entre Krasniqi et la présentatrice (et réalisatrice) du film:

- J'ai parlé avec un représentant de l'OTAN à Pristina, et il m'a dit qu'ils parvenaient efficacement à désarmer les Albanais.

- Ha! ha! Tout ça c'est de la propagande otanienne... Ni l'OTAN, ni personne d'autre ne réussira jamais à désarmer les Albanais. Nous avons connu une histoire si épouvantable que nous n'avons plus confiance en personne. Les Albanais du Kossovo sont très bien armés, et même si l'OTAN se retire d'ici, ou si nous n'accédons pas à l'indépendance par des moyens pacifiques, nous utiliserons nos armes afin de parvenir à nos fins.

Voici en quoi consiste la particularité du Kossovo: les soldats de la paix, qu'ils appartiennent à l'OTAN ou bien à l'ONU, ne représentent pas un moyen de faire respecter la loi et l'ordre, ils ne sont même pas un instrument du jeu géopolitique des Etats qui les y ont envoyés, mais plutôt un jouet entre les mains des séparatistes. Soit ils constituent un moyen pour ces derniers de parvenir à leurs fins, soit ils choisissent d'y faire obstacle. Dans ce dernier cas, les séparatistes retourneront les armes contre leurs "défenseurs".

Peut-être le secret de l'indépendance du Kossovo réside-t-il dans le fait que les Etats-Unis et les Européens se sont rendu compte de cette réalité, et ont eu subitement la frousse? En d'autres termes, dans le jeu international « policiers contre brigands », peut-être que ce sont les brigands qui l'ont finalement emporté sur les policiers? A propos, cela force le respect, sous tous les aspects, hormis l'aspect juridique.

Il y a quelque chose d'étrange dans la manière qu'ont les démocraties développées d'organiser des opérations policières internationales. En sauvant la population albanaise du Kossovo en 1999, l'OTAN n'a pas lutté contre les combattants, ce qui aurait nécessité de déployer une opération terrestre et entraîné des pertes humaines, mais a détruit l'infrastructure civile de la Serbie (« Pas un seul Serbe innocent ne sera victime des armes que nous achetons. Les Serbes innocents ont été tués dans les bombardements [otaniens] », prononce avec mépris Florin Krasniqi).

Les pays voisins en ont également pâti: les ports ukrainiens dans le delta du Danube ont été accablés par le chômage pendant plusieurs années, car la destruction des ponts de Belgrade avait paralysé la navigation sur l'une des artères de transport les plus empruntées de l'Europe.

Aujourd'hui, en 2008, se sentant devenir des cibles, les "policiers" ont trahi le droit international qu'ils étaient apparemment censés défendre. Ils ont cédé au chantage sans penser aux conséquences. Lesquelles? « Au-delà de cette colline, c'est le Kossovo, et de ce côté-ci, c'est l'Albanie. Pour moi, l'Albanie c'est tout cela », explique Krasniqi.

Ils s'enfuiront également de l'Irak, qu'ils ont eux-mêmes transformé en un foyer de terrorisme international, pour se cacher bien au chaud dans leur lointain pays d'outre-Atlantique, en laissant la gestion des conséquences à ceux qui se trouvent à proximité et qui ont toujours affirmé qu'il ne fallait pas y mettre le nez.

Est-ce cette OTAN que souhaitent si passionnément intégrer l'Ukraine et la Géorgie? Sur quoi comptent-elles, hormis le fait que leurs conscrits apprennent à parler anglais ?
par MSR publié dans : Géopolitique communauté : Vu de droite ajouter un commentaire commentaires (3)   
créer un trackback recommander
Vendredi 15 février 2008
Le mouvement s'accélère au Kossovo à quelques jours de la proclamation « d'indépendance » par les islamistes qui occupent le berceau de la nation serbe. Alors que personne ne peut prévoir quelles seront les conséquences de l'indépendance les deux parties se livrent déjà un combat médiatique intense, par conférences de presse interposées ou par l'intervention des différents alliés respectifs.


Selon toute vraisemblance, la déclaration « d'indépendance » sera lue ce dimanche. D'ores et déjà cette déclaration est frappée de nullité : la Serbie a annoncé que cette déclaration serait immédiatement annulée par les autorités compétentes sur ce territoire serbe. Le gouvernement serbe a reçu le soutien de la Russie. Vladimir Poutine a affirmé :

« Le soutien à une déclaration unilatérale du Kosovo est immorale et illégale ».

Les traîtres qui dirigent aujourd'hui l'Europe étaient clairement visé, ainsi d'ailleurs que le gouvernement américain qui a très sereinement apporté son soutien aux islamistes musulmans qu'il prétend combattre par ailleurs.

L'unité de façade de l'Union "européenne", notamment exigée par Nicolas Sarközy, toujours fidèle vassal du gouvernement néo-conservateur américain pourrait pourtant rapidement se fissurer. Jusqu'ici les autorités européennes sont parvenues à étouffer les voix discordantes, émanant de divers pays d'Europe, depuis l'Espagne jusqu'à Chypre, en passant par la Grèce, la Slovaquie et quelques autres. Certains gouvernements ont déjà fait savoir qu'ils ne reconnaîtraient pas un Kossovo indépendant. A minima, les mondialistes ont obtenu qu'ils ne s'opposent pas à l'envoi d'une mission chargée de piloter la déclaration d'indépendance des islamistes.
Hier encore, le chef de la diplomatie grecque a exprimé ses réserves sur « l'indépendance » du Kossovo auprès du gouvernement sioniste d'occupation américain.

« Il va falloir voir ce qui se passe dans la région et s'assurer que quelle que soit la décision sur le Kossovo, ce sera un cas sui generis, que le Kossovo ne pourra pas être imité par qui que ce soit »

Qui essayent de persuader ces fidèles alliés américains, alors même que justement le soutien apporté aussi bien par le gouvernement européen que par le gouvernement américain aux terroristes albanais ne peut, à terme que pousser les occupants d'autres régions à revendiquer, à Chypre, mais aussi bientôt en Macédoine, leur indépendance ?  Comment espérer autre chose ?
Accorder tout les pouvoirs à ceux dont les seuls mérites sont d'avoir envahis un pays puis d'y avoir porter – outre les pratiques mafieuses – le terrorisme et l'épuration ethnique contre les autochtones pourrait-il déboucher sur autre chose qu'un sentiment d'impunité et une légitimité à ceux qui voudront demain, en Grèce, en Seine-Saint-Denis ou à Londres suivre cette voie ?


Face à cette (nouvelle) trahison des élites "européenne", les Serbes affichent leur unité après la délicate campagne présidentielle. Ce matin, le président serbe Boris Tadic a prété serment après sa réélection. Il a juré de préserver la souveraineté de la Serbie au Kossovo

« Je jure solennellement que j'investirai tous mes efforts à préserver la souveraineté et l'intégrité territoriale de la République de Serbie »

Le gouvernement européen s'était félicité de la victoire de ce "modéré" avec lequel ils espéraient monnayer l'indépendance du Kossovo en contrepartie de l'adhésion à l'Union "européenne"...

Si beaucoup craignent l'agitation des islamistes si la proclamation de l'indépendance du Kossovo était suivit d'effets, beaucoup d'autres minorités pourraient profiter de la situation pour asseoir leurs revendications indépendantistes sur la "jurisprudence Kossovo". La Russie annonce elle-même qu'elle adoptera sa politique vis-à-vis des deux régions de Géorgie qui réclament leur indépendance.
« La déclaration et la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo nécessitera que les Russes adaptent leur position concernant l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud ».

Si les Américains - secondés par leurs séides "européens" - rêvaient de faire renaître la guerre en Europe, ils ne s'y prendraient pas autrement.


« L'indépendance du Kosovo serait une énorme injustice, mais si elle est proclamée, nos leaders doivent conduire la Republika Srpska sur la même voie. J'irais volontiers accompagner les jeunes pour défendre le Kosovo, mais malheureusement, Belgrade n'envisage pas un tel scénario »

déclare un serbe de Bosnie, ancien militaire, prêt à se battre pour sauvegarder le Kossovo. Et réclame l'indépendance de la "Republika Srpska", l'entité serbe de Bosnie. Position qui semble loin d'être isolée. Une vendeuse de légume se dit « étonnée que le monde autorise la création d'un Etat islamique et d'une base terroriste ». Et elle aussi prône le rattachement de la RS à la Serbie.



Un grand quotidien aux mains des occupants albanais affirme connaître lui l'identité du chef d'Etat qui reconnaîtra « l'indépendance » du Kossovo. Se trouvera-t-il un cocu de l'UMP pour en être surpris ? Ce premier chef d'Etat serait Nicolas Sarközy qui, il est vrai, n'en est plus à une trahison près.

En attendant, u
ne explosion aurait eu lieu hier Mitrovica, dans le nord du Kossovo, vers le lieu de résidence des personnels de l'équipe préparatoire de la future mission de l'Union européenne (UE). Malheureusement, aucun traître n'a été touché.ti_bug_fck
par MSR publié dans : Géopolitique communauté : Vu de droite ajouter un commentaire commentaires (4)   
créer un trackback recommander
Mardi 15 janvier 2008
Nous évoquions ce matin les provocations répétées aussi bien de l'Etat hébreux que du gouvernement américain à l'encontre de l'Iran. Au coeur des menaces de « l'axe du bien », le programme nucléaire iranien. Celui-ci serait une « menace pour la paix dans la monde ». Il serait la menace pour la paix du monde. Comme si Israël et les Etats-Unis n'avaient pas été, depuis 65 ans, au coeur de la plupart des conflits armées sur la Terre.

Les deux gouvernements coalisés mettent en avant l'existence, à côté d'un programme civil, d'un nucléaire militaire en Iran.

Les Etats-Unis possèdent le premier arsenal nucléaire du monde. C'est uniquement en s'étant imposé par la force contre l'Europe et le Japon durant la Seconde Guerre mondiale qu'ils ont pu faire valider l'existence de cet arsenal et le rendre « légal » après avoir perpétré ces deux crimes contre l'humanité que fut l'usage de l'arme atomique à Hiroshima et Nagasaki.

L'existence d'un arsenal en Israël était jusqu'à il y a quelques jours un secret de polichinelle. Ce n'est désormais plus un secret : la plus célèbre agence de renseignement du monde vient de reconnaître la réalité de l'arsenal nucléaire israélien qui n'est donc pas, lui, un mensonge de propagande pour justifier une guerre.

La CIA (Agence centrale de renseignement) organe principal des services secrets américains vient de déclassifier un document datant de 34 ans. L'agence reconnaît être au courant depuis au moins cette date que l'Etat d'Israël s'est doté de l'arme nucléaire, c'est-à-dire 1974.
A cette date, Israël possédait des têtes nucléaires, mais également une capacité israélienne de production et de stockage.

Le Traité de Non-Polifération Nucléaire ne reconnaît que cinq pays légalement dotés de l'arme atomique : la France, la Russie, la Chine, ainsi que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

L'arsenal de l'Etat juif est estimé à 2 à 400 têtes nucléaires, équivalentes à 50 mégatonnes. 3 850 fois la puissance de la bombe américaine qui anéantie la ville japonaise d'Hiroshima.

Outre Israël, l'Inde, le Pakistan et la Corée du Nord sont suspectés de posséder l'arme atomique.
Sur tout ces pays, un seul n'a jamais été inquiété pour sa participation à la prolifération nucléaire.
Une coïncidence s'il les Etats-Unis en sont les alliés inconditionnels ?

Pourquoi l'Iran et l'Inde devraient-ils se soumettre aux inspections de l'AIEA et pourquoi Israël en serait-il dispensé ?


[Source : Haarezt http://www.haaretz.com/hasen/spages/943902.html]
par MSR publié dans : Géopolitique ajouter un commentaire commentaires (12)   
créer un trackback recommander
Lundi 7 janvier 2008
Un incident se serait déroulé dans le Détroit d'Ormuz entre des navires américains et des navires iraniens.

La propagande a été immédiatement mise en branle. L'AFP affirme « L'Iran menace la marine US dans le Golfe ». C'est sans crainte que mot pour mot, une agence « indépendante » reprend le vocabulaire de la Maison Blanche. On parle de « manoeuvres hostiles », sans aucune autre précision. Il n'y a eu ni mort, ni blessé, ni dégât.

Pour mieux comprendre cette information, commençons par quelques données géographiques. La carte ci-dessous indique :
- en violet le territoire des Etats-Unis d'Amérique ;
- en jaune le territoire de l'Iran.
La croix bleue indique le Détroit d'Ormuz.




Les jaunes sont donc allés attaquer insupportablement les violent à la croix bleue.

Une question vient tout de suite à l'esprit : que faisaient donc les Iraniens à cet endroit si éloigné de chez eux dans une position si propice à provoquer un incident contre de paisibles bateaux de touristes militaires yankees ?

Aucune réponse à cette question de la part de la terrible dictature iranienne. A moins plus simplement qu'on ne lui pose la question. Ni moins encore qu'on ne délivre sa réponse.


Cet épisode intervient quelques heures après les propos de Georges Bush qui a réaffirmé son soutien total et inconditionnel à l'Etat d'Israël.

Et après Bernard Kouchner, c'est un porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack qui expose ouvertement l'idée d'une guerre contre l'Iran.

« Les Etats-Unis attaqueront l'Iran s'il tente de nous porter tort ou à nos amis ou alliés dans la région. Il existe un large soutien pour cela dans la région ».


Il faut comprendre « tenter de porter tort » pour ce qu'il est : un synonyme de « armes de destructions massives », de « couveuses du Koweit » ou de « nettoyage ethnique au Kossovo ».



Après l'incident – dont personne ne connaît l'exacte nature – Washington avait tout d'abord mis en garde l'Iran contre « tout agissement provocateur qui pourrait conduire à un incident dangereux » [sic]. Devant la passivité de la communauté internationale face à ses provocations, c'est donc directement aux menaces de guerre qu'est passé le gouvernement "américain".

Aujourd'hui, ce gouvernement entretient ou fait entretenir des troupes d'occupation militaires dans trois pays : la Serbie, pour l'empêcher de se défendre contre l'invasion albanise, l'Irak où à la quête aux armes de destructions massives a succédé la quête bien plus réelle et surtout plus lucrative pour le pétrole, et l'Afghanistan où la traque d'un barbu très malade se poursuit en vain depuis maintenant bientôt 7 années malgré la mobilisation de plusieurs milliers de soldats.

L'Iran devrait logiquement être le prochain pays à subir les joies de la civilisation démocratique et républicaine.
par MSR publié dans : Géopolitique ajouter un commentaire commentaires (10)   
créer un trackback recommander
Samedi 15 décembre 2007
La Roumanie s’est officiellement désolidarisé des positions pro-islamistes de l’Union "européenne". Bucarest a annoncé qu’elle ne reconnaîtra pas l’éventuelle indépendance du Kossovo. Cette province serbe a été en quelques décennies l’objet d’une invasion massive d’Albanais qui prétendent aujourd’hui y faire la loi. Les terroristes de l’UCK, avec l’aide des Américains de l’OTAN et des traîtres européens, y sont désormais au pouvoir.

« En se fondant sur le principe de l'intégrité et de l'inviolabilité territoriales, nous ne pouvons pas reconnaître une déclaration d'indépendance unilatérale du Kosovo ».

C’est une nouvelle défection décisive pour l’Europe qui avait négocié le ralliement de plusieurs pays très hostiles à l’indépendance, tels que l’Espagne et la Grèce qui pourraient rejoindre Chypre et la Roumanie dans la fronde.

Au contraire l’Albanie qui est se retrouve depuis le début dans le soutiens aux terroristes islamistes aidera plus encore les occupants du Kossovo si ceux-ci annoncent leur indépendance.
Pour information l’Albanie est le pays le plus pauvre d’Europe mais également le plus en point en matière de trafics d’être humains. De là à savoir pourquoi l’Union "européenne" et le gouvernement des Etats-Unis soutiennent ce pays musulman, corrompu, livré à la mafia, plutôt que la Serbie orthodoxe…






Les terroristes de l'UCK sont secondés sur place par 17 000 soldats de l'OTAN qui empêchent les forces serbes de faire respsecter l'ordre dans cette province Serbie. En particulier, policiers et soldats serbes sont dans l'incapacité d'apporter leur aide aux Serbes qui sont aujourd'hui ethniquement épurés par les Albanais.
Face à la fronde de plusieurs pays européens et à l'inflexibilité de la Russie et de la Serbie, l'Union "européenne" tente d'accéler les choses. Une mission va être envoyé au Kossovo pour accélerer l'indépendance et mettre l'ensemble des Etats et des peuples européens devant le fait accompli, comme pour la Constitution.


Une force de 1 800 policiers et juristes européens devraient partir au Kossovo servir les terroristes musulmans. Elle pourrait être opérationnel dès Noël.

Le traître de l'Elysée à nouveau fait part de son espérance prochaine d'une indépendance unilatérale des occupants musulmans, et à oser se réjouir de l'unité de l'Europe, à l'heure même où la dissidence s'accentue :

«Je me réjouis profondément que l’Europe ait sauvegardé son unité sur la question du Kosovo»


Chard kossovo dessin

Dessin de Chard paru dans Rivarol.
 




Dessin de Chard paru dans Rivarol.

par MSR publié dans : Géopolitique ajouter un commentaire commentaires (2)   
créer un trackback recommander
Mercredi 12 décembre 2007
Que ne fera-t-il pas pour complaire à ceux qui l'ont élu ?

Nicolas Sarközy, celui qui traite avec les terroristes libyens, algériens, avec les dictateurs communistes chinois qui occupent dans des conditions atroces le Tibet, qui brade la technologie nucléaire française à tout vent, s'est de nouveau attaquée à l'Iran.

Il y a deux mois son coreligionnaire Bernard Kouchner avait déjà préparé les esprit à une guerre contre l'Iran, guerre qu'Israël et que certaines instances dirigeanes américaines ne se cachent plus de préparer.
Nicolas Sarközy avait alors précisé que lui-même n'employait «le mot ‘guerre’».

Mais comme pour la repentance les promesses de Sarközy n'engagent que les électeurs UMP qui y croient. Aujourd'hui, c'est bien le mot "guerre" que celui qui est présenté comme le président français a utilisé.
Contre l'Iran, le «danger d’une guerre existe» a-t-il affirmé au Nouvel Observateur, le journal fondé par son autre coreligionnaire Jean Daniel.

«Je n’ai jamais été pour la guerre [sic]. Le problème pour nous, ce n’est pas tant le risque que les Américains se lancent dans une intervention militaire, mais que les Israéliens considèrent que leur sécurité est vraiment menacée».

Autre manière de dire que si la France était entraînée dans cette guerre, ce serait uniquement sur ordre d'Israël...

Alors que l'ensemble des experts, y compris américains ont reconnu le contraire, le président de la République ose affirmer que «tout le monde est d’accord pour dire que ce que font les Iraniens n’a pas d’explication civile». Il y a une semaine, un rapport présentant les conclusions de 16 agences fédérales américaines (seize) parvenaient à la conclusion exactement inverse.

Mais comme pour la guerre contre l'Irak, comme pour l'exploitation de la Seconde Guerre mondiale, "plus c'est impossible, plus la croyance est grande".

Les propos du président interviennent alors que le Lobby s'est à nouveau mobilisé pour convaincre l'opinion mondiale que le nouvel ennemi du monde s'appelait Ahmadinedjad. Aux ordres des mêmes, hier, Georges Bush proclamait, contre l'ensemble des rapports de l'ensemble de ses propres agences, que l'Iran était «dangereux».

Les agences américaines, après avoir reconnu que l'Irak n'avait jamais possédé d'armes de destruction massive, ont, le 3 décembre, publié un rapport confirmant que Téhéran a suspendu en 2003 son programme nucléaire militaire.
Et quand bien même : pourquoi Israël, Etat criminel, aurait le droit de possèder l'arme atomique est pas l'Iran ? Au nom de quel principe les Etats-Unis d'Amérique auraient le droit de possèder l'arme nucléaire alors qu'ils ont, véritable crime contre l'humanité, été les seuls de l'histoire de l'humanité a avoir employé l'arme atomique, contre le Japon, massacrant plusieurs centaines de milliers de civils à Hiroshima et Nagasaki ?  Qui oserait prétendre que l'arme atomique serait plus dangereuse entre les mains du président iranien qu'entre les mains des présidents français et pakistanais ?
par MSR publié dans : Géopolitique ajouter un commentaire commentaires (0)   
créer un trackback recommander
Mardi 11 décembre 2007
La Serbie a de nouveau réaffirmé qu'elle n'accepterait pas que les islamistes occupant le Kossovo prononcent l'indépendance de cette province serbe. Ils refuseraient tout chantage consistant à accepter une adhésion à l'Union "européenne" contre la cession du Kossovo aux occupants musulmans.

La tension a été de nouveau ravivée par les terroristes de l'ex-UCK qui ont annoncé que les autorités d'occupation albanaise, sous protection des troupes de l'OTAN, annonceraient l'annexion du Kossovo avant mai 2008.

Les médiats aux ordres tentent de faire croire que l'Europe est unie derrière les islamistes. Pourtant de nombreux pays ont en réalité une opinion beaucoup moins favorable, à commencer par Chypre et la Grèce, mais aussi l'Espagne, la Slovaquie et quelques autres. Le ministre des Affaires étrangère de l'UE – et ancien secrétaire général de l'OTAN, bras armé de la politique américaine – s'est satisfait d'avoir pu faire pression sur la plupart des Etats réticents lors d'une réunion hier. Mais Chypre a annoncé qu'elle se désolidarisait de la position officielle de l'UE. Sans compter sur ce que pensent réellement les Européens de cette nouvelle reculade face aux terroristes musulmans.

Une unité beaucoup plus consistante se retrouve du côté de la Serbie, qui peut compter sur le soutien de la Russie et des Russes. Le représentant de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a clairement mis en garde contre une déclaration d'indépendance. Celle-ci aurait serait « lourde de conséquences ». Il a ajouté :

« Je suis convaincu qu’une réaction en chaîne s’ensuivrait dans les Balkans et d’autres régions du monde ».


Notons parmi les monceaux de propagande déversés en Occident, ce morceau de bravoure :

« Depuis qu’ils ont bouté les forces serbes hors de la province, avec l’aide de l’OTAN, en 1999, les Albanais n’ont eu de cesse de réclamer leur indépendance. »

C'est bien non seulement parce que les terroristes étaient incapables d'imposer leur terreur mais qu'au contraire même que les Serbes allaient les réduire au silence que les Etats-Unis sont intervenus pour écraser la Serbie sous les bombes et imposer la présence d'une entité islamique au coeur de l'Europe.

Les islamistes le savent bien, qui rendaient hier un juste hommage au principal coupable dans cette affaire, les Etats-Unis d'Amérique.



Drapeaux albanais et américains brandis par les terroristes de l'UCK




A l'ONU la situation est bloquée. Toute l'institution mondialiste est pour céder devant les musulmans ; c'est notamment ce que souhaitait le rapport de Martii Ahtisaari, « médiateur de l’ONU ». Mais la Russie dispose du droit de veto au Conseil de sécurité.
Le président serbe a décidé lui d'entreprendre des démarches auprès de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye pour que celle-ci statue sur cette question.


Les prochaines élections présidentielles serbes pourraient être un élément déterminant de la crise entamée il y a quelques décennies par la colonisation méthodique de cette province serbe par les musulmans albanais.
par MSR publié dans : Géopolitique ajouter un commentaire commentaires (3)   
créer un trackback recommander
Vendredi 7 décembre 2007
Les « démocraties » négocient activement avec les terroristes de l'UCK qui occupent actuellement le Kossovo, coeur historique de la province serbe. Poussés par l'apatride Sarközy qui fait proclamer par Jean-Pierre Jouyet que « la déclaration d'indépendance du Kosovo paraît inéluctable» [sic : ce ne sera pas faute d'avoir essayé...], les dirigeants américains, britanniques, français et quelques autres pays adhérents soit à l'OTAN soit à l'Union "européenne", préparent la remise du Kossovo aux terroristes islamistes. Plusieurs responsables l'ont laissé entendre aujourd'hui après une réunion du bras armé des Etats-Unis, l'OTAN.

Ces huit dernières années, qui ont suivi l'agression de l'OTAN contre la Serbie, ont été marquées par toutes les exactions possibles contre les Serbes ; c'est une véritable épuration ethnique qui a été mise en oeuvre par les occupants albanais, sous l'oeil bienveillant des troupes "occidentales". Cela n'empêche pas les 26 ministres des Affaires étrangères de l'OTAN de proclamer parallèlement à leur ralliement intégral aux positions des envahisseurs albanais qu'ils maintiendrait près de 17 000 soldats sur place. On peut légitimement se demander pour combien de temps alors par exemple que des soldats de l'ONU s'interposent toujours à Chypre entre les occupants ottomans et les habitants chypriotes.

Pour divers motifs, quelques pays restent pourtant hostiles à l'acceptation de l'occupation musulmane du Kossovo : la Slovaquie, l'Espagne et, donc, la Grèce et Chypre qui se souviennent ce qu'il en coûte de s'écraser devant les islamistes. Sans compter évidemment la Serbie, et surtout les Russes, qui viennent massivement de plébisciter Vladimir Poutine. L'occasion pourrait être bonne pour la nouvelle Russie de tester sa popularité à l'Ouest en engageant un bras de fer avec les gouvernements qui trahissent les Européens. Car si Kasparov n'est soutenu que par ses quelques coreligionnaires installés en Europe et que l'opposition est quasi-inexistante sur le sol russe, la situation inverse est très différente : Vladimir Poutine peut lui compter sur le soutien de diverses composantes des populations européennes et notamment des patriotes et des nationalistes.
L'Espagne a également de légitimes inquiétudes : si aujourd'hui un mouvement terroriste était légitimé par la communauté internationale, rien ne s'opposerait à ce que l'ETA exige
demain l'indépendance, ou la Corse, l'Ecosse ou la Flandres. Personne ne sera surpris de retrouver parmi les destructeurs des nations européennes aussi bien Nicolas Sarközy que les Américains ou les Britanniques.
La même problématique se retrouve enfin pour les immigrés présents en nombre dans certaines régions d'Europe - et particulièrement de France - où ils forment déjà dans certains départements la majorité de la population.

Mais si ces séparatismes sont vécus comme un grand espoir du côté des mondialistes, nul ne peut savoir sur quoi déboucherait une crise ouverte au Kossovo et le réveil des régionalistes européens.
par MSR publié dans : Géopolitique ajouter un commentaire commentaires (0)   
créer un trackback recommander
Lundi 17 septembre 2007
Le sioniste John Bolton, ancien ambassadeur de la colonie israélienne des Etats-Unis d’Amérique à l’ONU a estimé que le viol de l’espace aérien syrien par l’armée israélienne était également destiné a montré qu’Israël prétendait aussi bien gouverner les destinées de la Syrie que de l’Iran.

« Je pense que c'est un messa