Sur l'une des fresques se trouve le sénateur Guglielmo Marchese Marconi, inventeur du télégraphe sans fil et prix Nobel. Et à ses côté... Benito Mussolini, fièrement monté sur un cheval, entouré d'officiers et de membres de l’Académie d’Italie. Détail amusant : la selle – ou le cheval, selon les sources – utilisée par Mussolini lorsqu'il montait ce cheval pour les parades militaires était un don d'un italien immigré au Canada.

Vue extérieure de l'église
C'est l'artiste – peintre, architecte, maître-verrier – Guido Nincheri (1885-1973) qui réalisa la fresque. Il le payera quelques années plus tard. Les autorités canadiennes – car le Canada est aussi une démocratie – l'enverront plusieurs mois en prison pour de simples soupçons de soutien au régime fasciste (*).

Vue intérieure de l'église
Cette fresque a été ordonnée pour commémorer les accords de Latran, signés le 11 février 1929 entre l'Etat fasciste et le Saint-Siège. Les Italiens de Montréal affichaient également ainsi leur soutien à Mussolini qui relevait l'Italie et tentait de lui assurer une place sur la scène internationale.
Efforts qui seront réduits à néant quant se déchaînera le feu de la "Croisade des démocraties".
Des religieux avaient re-découvert un jour la fresque. Ils l'avaient alors faite recouvrir par... une femme aux seins nus étendue... observée par un ange. Lors de travaux elle sera retrouvée et remise en état. L'église est désormais considérée comme « lieu historique national du Canada ».

La "fresque Mussolini"
(* Près d'un millier d'italiens seront déportés préventivement neutralisé vers des camps de concentration lieu d'hébergements provisoires grillagés durant la Seconde Guerre mondiale au Canada)
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