Vendredi 4 juillet 2008
Petit florilège de chants passés de l'armée allemande (Wehrmacht ou Waffen SS) à la Légion étrangère


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Mardi 1 juillet 2008
Un chant sur celle que tant redoutent… Selon un carnet de chant de scouts d'Europe, son auteur est un certain F. de Montfort qui propose comme titre Mort dans les Flandres.
Henri Béraud qui a vu partir à la mort Robert Brasillach et tant d’autres écriviat dans son ouvrage
Quinze jours avec la mort :

 « On juge entièrement un homme sur sa façon de braver la mort. Rien ne dit mieux ce qu’il vaut. Que ceux qui n’ont jamais eu de courage en aient une fois, une seule, et ils verront comme, après, on se sent fort et libre, comme on est le maître du monde. »


C'est sous le signe de la mort que combattirent et combattent encore diverses unités dans le monde, depuis les Hussards de Prusse jusqu'à la Waffen SS et leur célèbre totenkopf ou la Decima MAS durant la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd'hui encore les paras, avec qui le diable rit en choeur...



Parmi les variations, le site troupesdemarine.org supprime dans le refrain « La mort qui rôde sur nos chemins » et le 4ecouplet. « sans crainte » (c. 2, l. 3) ; « Mais le soir venu, nous la  [chanterons]/ Sans aucune crainte, car c’est un vieux compagnon » (c. 3, l. 3 & 4).
Le Choeur Montjoie dans le dernier paragraphe "Le Dieu des combats..."  puis "O mort rodant sur nos chemins/ La mort..."
La vidéo du chant (interprété par le Choeur Montjoie Saint-Denis) est accompagné par des gravures sur bois de Hans Holbein (le Jeune).


I. La mort chevauche à travers le pays
Frappant sans choix les héros, les bannis
Fuyez ennemis, sinon vous mourrez
Nous autres face à elle n’avons de regrets
Falalala, falalala
La Mort qui rôde sur nos chemins.


II. Tremblent devant toi les lâches et les impurs
Car bientôt ils deviendront la pâture
Nous les chargerons sans te craindre, ô Mort
Car tu est notre amie et nous vaincrons encore
Falalala, falalala
La Mort qui rôde sur nos chemins.


III. La Mort fauchant, rasant et dévastant
Décime nos rangs, frappant les survivants
Mais le soir venu, nous la chantons
Sans rancune, car c’est un vieux compagnon
Falalala, falalala
La Mort qui rôde sur nos chemins.


4. Un jour enfin tu viendras nous saisir
A tes côtés nous serons fiers de partir
Les dieux des combats nous accueilleront
Alors festoierons et ripaillerons
En ton honneur
{Mort qui rôdait sur nos chemins.


ecouter le chant ici :




ou ci-dessous :



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Jeudi 26 juin 2008
Ce chant fut joué pour la première fois lors du 1er congrès du Parti populaire français (PPF), au mois de novembre 1936. C'est quelques mois plus tôt, le 26 juin 1936, que la naissance du PPF est annoncée par le Grand Jacques. France, libère-toi ! (ou Libère-toi, France libère-toi !) fut choisi pour hymne par le parti de Jacques Doriot ; il est l'oeuvre de deux militants dionysiens du parti : un ouvrier métallurgiste, A. Henry et A. Fontaine, employé de banque pour la musique. Pour Jean-Paul Brunet le biographe à charge de Jacques Doriot, les trois couplets « dont les rimes forment un assemblage encore plus pénible, il sont d’un creux étonnant. » Pour son autre (très à charge) biographe Dieter Wolf, cet hymne « une mauvaise copie de La Marseillaise présente ce mélange connu d’emphase, de passion et de sentimentalité qui remporte un infaillible succès dans toutes les grandes manifestations. »
Effectivement, France, libère-toi ! aisément appris par les militants, fut chanté dans toutes les grandes réunions du parti parfois en ouverture quand l’ambiance était chaude, toujours en clôture avant La Marseillaise. Pour Brunet, il y avait donc trois couplets ; Rémy Tryomphe n’en propose que deux ; l’enregistrement d’époque que nous possédons n’est composé que de deux couplets lui-aussi. S’agit-il d’une nouvelle erreur de M. Brunet ? Rémi Tryomphe fait commencer ce chant par le couplet ; dans le second, il n’y a pas « de France » après « enfant ».
   

Libère-toi France, libère-toi
Secoue le joug des luttes fratricides
Que l’étranger apporte sous ton toit
Sous le couvert de promesses perfides.
Que le Français soit maître de ses lois
Hors du pays les fauteurs de querelle
Nous ne subirons pas votre tutelle
Libère-toi France, libère-toi


I. La liberté que nos ancêtres
Ont payée du prix de leur Sang
Est menacée de disparaître
Lève-toi O peuple tout puissant
Déjà la rouge dictature
De faits sanglants, de combats inhumains
Se repaît de notre blessure
Debout Français, Saint-Denis te tend la main.

Refrain.

II. Unissez-vous hommes de sciences
Ouvriers, humbles paysans
Joignez la force à l’expérience
En commun, soyez les artisans,
Les pionniers de la vie nouvelle
Et plus léger sera votre tribut
Ecoute Doriot qui t’appelle
Enfant de France vers le plus noble but.

Refrain.



Ecouter le chant ici :





Extrait d'un discours de Jacques Doriot (1941).









Jacques Doriot, bien avant Kennedy disait à ses hommes :
« Ne vous demandez pas ce que le parti peut faire pour vous,
mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour le parti !
».
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Dimanche 22 juin 2008
Les Deux Compagnons sont également connus sous le titre Les Compagnons ou Deux compagnons. Le chant peut être interprété comme un canon à 3 voix, on lui connaît deux airs différents et de nombreuses variations de paroles. Il serait paru pour la première fois dans le recueil Jeunesse qui chante et serait l'oeuvre de Pierre Jamet.
Parmi les variations les plus notables, on trouve comme 3e couplet :
« Cheminant ainsi sur terre / Nos deux joyeux compagnons / Un soir d’été arrivèrent / Près d’une vieille maison. » ou « Voyageant ainsi sur terre / Les deux joyeux compagnons / Un soir d’été arrivèrent / Près d’une vieille maison. »



I. Par les monts et par les plaines
S’en allaient deux compagnons, compagnons
{Ils chantaient à perdre haleine
Trouvant qu’ la vi’ a du bon, du bon (bis)

II. L’un jouait de la guitare
L’autre ne jouait de rien, et de rien
{Dans ce métier il est rare
De manger quand on a faim, a faim. (bis)

III. Un soir d’été arrivèrent
Près d’une vieille maison, la maison
{Devant la porte trouvèrent
Une dame au corps mignon, mignon (bis)

IV. "He ! Bonjour dame l’hôtesse"
Dirent nos deux compagnons, compagnons,
{Notre ventre crie détresse
Depuis trois jours nous marchons, marchons (bis)

V. Dame hôtesse toute aimable
Fit entrer nos compagnons, compagnons,
{"Asseyez-vous à ma table
Vous paierez d’une chanson, chanson"(bis)

VI. "Grand merci, dame l’hôtesse"
Dirent les deux compagnons, compagnons
{Après toutes vos largesses
Ecoutez notre chanson, chanson (bis)

VII. Quittant la bell’ créature
Nos deux joyeux compagnons, compagnons
{Repartirent à l’aventure
En chantant une chanson, chanson (bis)

VIII. Et la généreuse hôtesse
Rêvant sur son corps mignon, corps mignon
{Regarda avec tristesse
S’éloigner les compagnons, compagnons (bis)


Ecouter le chant ci-dessous :


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Mercredi 18 juin 2008
Selon le site des troupes de marines, il s’agit d’une chanson de gaillard d’avant - la partie du navire où les marins pouvaient se détendre entre les quarts - du temps des corsaires (début du XVIIIe siècle). Ces chansons «ne sont pas destinées à aider la manœuvre, d’où leur ton plus féerique ou trivial. Alors que les chansons de marins ne devaient en principe pas être chantées à terre, Les Filles de La Rochelle sont passées dès 1841 (date de leur première publication) dans le répertoire populaire.» Dans certaines versions, le second couplet n’est pas chanté.
Quelques variations : « Qu’avez-vous gentill’brunette » (l. 1, c. 5) ; « Avez-vous perdu père et mère » (l. 3 c. 6) ; « J’ai perdu » (l. 1 c. 7). Parfois le second couplet ne figure pas dans les carnets de chants.
Voici ce qu'en disait Gérard de Nerval qui propose des paroles un peu différente :

« Quoi de plus pur, d'ailleurs, comme langue et comme pensée ? Mais l'auteur ne savait pas écrire, et l'imprimerie nous converse les gravures de Collé, de Piis et de Panard !
Les étrangers reprochent à notre peuple de n'avoir aucun sentiment de la poésie et de la couleur ; mais où trouver une composition et une imagination plus orientales que dans cette chanson de nos mariniers ?

Ce sont les filles de La Rochelle – Qui ont armé un bâtiment – Pour aller faire la course  - Dedans les mers du Levant
La coque est en bois rouge -  Travaillé fort proprement – La mâture est en ivoire – les poulies en diamant
La grand-voile est en dentelle - La misaine en satin blanc - Les cordages du navire - Sont de fil d’or et d’argent
L’équipage du navire - C’est tout filles de quinze ans – Les gabiers de la grande hine – N'ont pas plus de dix-huit ans !
Etc. »




I. Sont les filles de la Rochelle
{Ont armé un bâtiment
Pour aller faire la course
Dedans les mers du Levant.

Ah ! la feuille s’envole, s’envole,
Ah ! la feuille s’envole au vent.


II. La grand-vergue est en ivoire
{Les poulies en diamant
La grand-voile est en dentelle
La misaine en satin blanc.

Refrain.

III. Les cordages du navire
{Sont de fil d’or et d’argent
Et la coque est en bois rouge
Travaillé fort proprement.

Refrain.

IV. L’équipage du navire,
{C’est tout filles de quinze ans
Le cap’taine, qui les commande
Est le roi des bons enfants.

Refrain.

V. Hier, faisant sa promenade
{Dessus le gaillard d’avant
Aperçut une brunette
Qui pleurait dans les haubans.

Refrain.

VI. Qu’avez-vous jeune brunette
{Qu’avez-vous à pleurer tant ?
Avez-vous perdu père et mère
Ou quelqu’un de vos parents ?

Refrain.

VII. J’ai cueilli la rose blanche
{Qui s’en fut la voile au vent
Elle est partie vent arrière
Reviendra-z-en louvoyant.

Refrain.



Ecouter le chant ci-dessous :





 

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Mardi 10 juin 2008

«Les forges de Paimpont sont créées en 1633 au cœur de la forêt de Brocéliande, riche de récits chevaleresques attachés à la légende du Graal. D’après Simone Morand, ce sont les filles de Paimpont qui lancèrent la mode du pantalon, ce qui leur valut d’être réprimandées par leur curé, conscient de son devoir moral.»




Nous apprend Thierry Decruzy dans son ouvrage sur les chants. Cette chanson a connu un regain de popularité lorsqu'elle fut reprise par le groupe Tri Yann. Selon
ce site, le chant fut collecté par Adolphe Orain dans son oeuvre de collecte des chants traditionnels bretons.

«Le 1er décembre, jour de la Saint Éloi, il y avait une cérémonie religieuse dans la petite chapelle dédiée au patron des forgerons. Les ouvriers fleurissaient les marteaux et différents outils. S’en suivait une fête profane, où l’on mangeait, buvait et dansait. On imagine bien que les réjouissances devaient donner lieu à quelques « débordements » (notamment aux yeux de l’Eglise...). Ainsi la chanson « Les Filles des Forges » se présente comme un cantique qui aurait été progressivement détourné de sa vocation première au gré des versions et variantes.»



Variation : c. 2 l. 3 et 5 : « 
Pour demander pardon » ; c. 6 l. 3 et 5 : « Mais les jolis garçons » deux fois.




1. {Digue ding don don
Ce sont les filles des forges, (bis)
{Des forges de Paimpont.
Digue ding don daine
Des forges de Paimpont.
Digue ding don don (bis)

2. {Digue ding don don
Elles s’en vont à confesse(bis)
{Au curé du canton.
Digue ding don daine
Au curé du canton.
Digue ding don don (bis)

3. {Digue ding don don
«Qu’avez-vous fait mes filles (bis)
{Pour demander pardon ?
Digue ding don daine
Pour demander pardon ?
Digue ding don don (bis)

4. {Digue ding don don
J’avions couru les bals (bis)
{Et les jolis garçons.
Digue ding don daine
Et les jolis garçons.
Digue ding don don (bis)

5. {Digue ding don don
Ma fille pour pénitence (bis)
{Nous nous embrasserons.
Digue ding don daine
Nous nous embrasserons.
Digue ding don don (bis)

6. {Digue ding don don
Je n’embrasse point les prêtres(bis)
{Mais les jolis garçons
Digue ding don daine
Qu’ont du poil au menton.
Digue ding don don (bis)


Ecouter le chant ici :




ou ci-dessous :


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Samedi 31 mai 2008
Le petit Grégoire, l'histoire d'un grand chouan par Théodore Botrel...
Dans l'enregistrement effectué par l'auteur, ne figure pas le second couplet. On trouve parfois sur internet un curieux mélange entre les couplets du
Petit Grégoire et le refrain du chant Monsieur de Charette (où il est question d'un autre Grégoire).





I. La maman du petit homme
Lui dit un matin :
«A seize ans t’es haut tout comme
Notre huche à pain…
A la ville tu peux faire
Un bon apprenti
Mais pour labourer la terre
T’es ben trop petit, mon ami !
T’es ben trop petit ! dame oui !»


II. Vit un maître d’équipage
Qui lui rit au nez
En lui disant : «point n’engage
Les tout nouveaux-nés !
Tu n’as pas laide frimousse
Mais t’es mal bâti…
Pour faire un tout petit mousse
T’es ’cor trop petit, mon ami,
T’es ’cor trop petit, dame oui !»


III. Dans son palais de Versailles
Fut trouver le Roy :
«Je suis gars des Cornouailles
Sire équipez-moi !»
Mais le bon Roy Louis XVI
En riant lui dit :
Pour être “garde française”
T’es bien trop petit, mon ami,
T’es bien trop petit, dame oui !
»


IV. La guerre éclate en Bretagne
Au printemps suivant
Et Grégoire entre en campagne
Avec Jean Chouan…
Les balles passaient nombreuses,
Au-dessus de lui
En sifflotant, dédaigneuses,
«Il est trop petit, ce joli,
Il est trop petit, dame oui !»


V. Cependant une le frappe
Entre les deux yeux…
Par le trou l’âme s’échappe :
Grégoire est aux Cieux !
Là, saint Pierre qu’il dérange
Lui dit : «Hors d’ici !
Il nous faut un grand Archange,
T’es bien trop petit, mon ami,
T’es bien trop petit, dame oui !»


VI. Mais en apprenant la chose,
Jésus se fâcha
Entrouvrit son manteau rose
Pour qu’il s’y cacha ;
Fit ainsi rentrer Grégoire
Dans son Paradis,
En disant : «Mon ciel de gloire,
En vérité je vous le dis,
Est pour les petits dame oui !»



Ecouter le chant ici :



ou ci-dessous (précédé d'un petit précis historique sur la vie de Théodore Botrel)


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Lundi 19 mai 2008
Il y a trente ans aujourd'hui, le 18 mai 1978, les légionnaires du 2e REP, emmené par le colonel Philippe Erulin, sautaient sur Kolwezi. Cette ville minière du Katanga fut prise dans la tourmente de la seconde guerre de Shaba. Les rebelles katangais prirent d'assaut la ville, plaçant la population européenne dans une situation très périlleuse.
Trois milles Européens sont entre les mains des Katangais, armés et aidés par divers régimes communistes. Plusieurs dizaines d'Européens sont assassinés en quelques jours.
Le 16 mai, la France réagit finalement : le 2e REP est mit en alerte bien que la France et la Belgique ne parviennent pas à s'entendre sur une intervention commune.
A 14 h 30, le 19 mai, 405 légionnaires sautent sur Kolwezy. En quelques heures, la ville est sous contrôle pour une grande partie ; les Européens sont libérés. Le jour suivant, 250 légionnaires de la 4e compagnie et section d'éclairage et de reconnaissance est larguée à l'Est de la ville ; dans la matinée ils seront rejoints par les parachutistes belges.
Les ressortissants européens sont évacués peu après. Le jour suivant, le REP libére la ville de Metalkat et sauvent les Européens.
Les rebelles auront eu le temps de tuer près d'un millier de personne, dont 170 européens.
Durant l'opération, cinq légionnaires ont perdu la vie.


En guise d'hommage, ce chant parachutiste,
Au terrain. Le chant emprunte le même air que 
La Sentinelle.
Variations : c. 1, l. 2 : "pour embarquer" ; refrain, l. 2 : "Claquent pépins" ; l'autre refrain ("Haidi, haïdo, ..." , connait beaucoup de changements.



I. Au terrain qui rassemble, dans l’ombre,
Les sticks bien alignés pour s’embarquer,
Dans la nuit murmurent des voix sans nombre…
Les hommes sont impatients d’être largués.

Le casque est lourd, ami,
Mais par la porte ouverte, claquez pépins…
Tu vas bondir, ami… Haï di, Haï do…
Le GO t’arrache vers ton destin.


II. Dans la rosée des prés, des bois,
Doucement tu te poseras.
L’air du matin te grisera et te rendra fana.

{Haï di, Haï do (X3) .
Haï do, ha, ha, Haï di, Haï do (X4).


III. Si un soir le sort veut que tu tombes,
Les copains seront là pour te venger,
Les pistes qui sillonnent le monde
Prendront ton sang comme celui des aînés.

Ta seule détente, ami, n’est pas dans le retour
Vers tes amours.
Mais pour la France, ami,
Haï di, Haï do,
Il faut lutter, paras, sans trêve ni repos.


IV. Si tu reviens dans ton pays,
N’oublie jamais tous ceux, là-bas,
Qui, pour défendre la Patrie,
Mènent de durs combats.

{Haï di, Haï do (X3) .
Haï do, ha, ha, Haï di, Haï do (X4).




Ecouter le chant ci-dessous :



ou ci-dessous :




D'autres images de Kolwezi


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Dimanche 4 mai 2008
Après La Madelon et La Madelon de la Victoire, signalons enfin l'existe de ce chant moins connu que l'un et moins sérieux que l'autre, La Victoire de la Madelon par Fortugé. Et l'espoir de la "der des der", que ceux de la loge et de la synagogue ne tarderaient pas à réduire à néant...
Une chanson à boire à la gloire des chansons à boire... et qui accessoirement évoque également L'Internationale et It's a long way to Tipperary...
Gabriel Fortugé (1887-1923) a fait la Grande Guerre sur le front d'Orient où il sera atteint du paludisme. Originaire de Perpignan, il avait commencé à connaître le succès au début des années 1910 avant d'atteindre la célébrité après la Première Guerre mondiale.



Chacun maint'nant cherche des souv'nirs de la guerre
Sans parler d'ceux que s'sont gardés les poilus
Car tout le monde sait qu'cette fois c'est bien la dernière
Nini fini on n'se battra jamais plus
Alors on collectionne des casques,
Des fusils, des sacs, des obus,
Des baïonnettes, voire même des masques,
Mais ce qui survivra le plus
Comme souvenir précis de ces jours triomphants
C'est le chant populaire alerte et bon enfant

Quand Madelon vient nous servir à boire
L'a-t-on assez chanté sur tous les tons
Et plus tard il fera dans l'histoire,
L'histoire un peu sans façon,
Si bien des choses nous paraissent sévères
Pourvu qu'on pince des tailles et des mentons
On en rit plus la peine de s'en faire
Ah han, ah han, ah han !

Si Madelon dev'nant la seule musique
Qu'on emploiera dans n'importe quel domaine
Voici maintenant ce qu'à l'Opéra-Comique
Nous ouïrons pour la millième de Carmen
L'amour est enfant de bohème
Qui n'a jamais connu de loi,
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime
Et si je t'aime, prends garde à toi
Toréador en garde,
Et songe en combattant
Qu'un œil noir te regarde
Et que l'amour t'attend

Et Madelon viendra servir à boire
Aux diplomates qui passeront à Paris
Lord Herby leur dira, c'est notoire,
It the long way to Tipperary
Et nos édiles dans vingt-cinq ans à peine
Décrèteront pour illustrer son nom
Désormais l'boulevard de la Madeleine
S'appellera l'boulevard de la Madelon

La Madelon, comme on dit, n'est pas sévère
Et puisqu'en France tout finit par des chansons
Et qu'les chansons c'est ce qui remplit les verres
Il n'y a plus qu'à laisser pousser l'mouton
Que les bolcheviks se soulèvent
Que l'ouvrier engueule les patrons
Et que tout le monde se mette en grève
Y aura pas d'peine, car nous chanterons
C'est la lutte finale
Groupons-nous et demain
L'internationale sera le genre humain

Tant qu'Madelon viendra servir à boire
Quéqu'ça peut faire que nous manquions d'charbon
Ou qu'le boche se paie encore not' poire
Au lieu d'payer nos millions ?
Si pour bouffer nous n'avons plus qu'des briques
Que notre change fasse de nouveaux plongeons
Tout va bien, en avant la zizique
Et chantons Madelon, Madelon !




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Mercredi 30 avril 2008
En ce 145e anniversaire du combat de Camerone, ce chant de la Légion étrangère qui date, selon le capitaine Selosse, (Chants de la Légion étrangère) de 1936. Un site propose une autre version où chacun des couplets sont coupés en deux à chaque fois d'un refrain ; le même ajoute de plus un dernier couplet  : « De la Légion on veut ternir la gloire,./ Têtes brûlées, des hommes sans aveu,/ Pourtant combien de sanglantes victoires /Nous ont laissé un souvenir glorieux. »





I. Le sac au dos, la gourde bien remplie,
Le grand képi rabattu sur les yeux,
Nous martelons le sol de l’Algérie
Où sont tombés tous nos communs aïeux.
Quand nos chansons font tressaillir l’espace,
Chacun se dit : tous des joyeux garçons.
C’est l’avenir, la fleur de notre race,
C’est le froment de nos futures moissons.

En avant, Légionnaire de l’Afrique
Dédaigneux de la pluie et du vent,
Batailleur et pourtant pacifique
En avant, légionnaire, en avant
En avant, en avant !


II. Par les sentiers escaladant les pentes,
Le cœur joyeux où lève une chanson,
Nous combattons l’âme toujours vaillante,
Pour le renom de notre vieille Légion.
Ceux qui sont morts guidant nos randonnées,
De les venger nous avons fait serment,
Et nous ferons que notre renommée
Restera ce qu’elle fut de tous temps.

Refrain.




Ecouter le chant ci-dessous.






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Dimanche 27 avril 2008
Après quatre année de la plus terrible des guerres, l'Europe est exsangue, mais la France fête la victoire. Lucien Boyer compose alors La Madelon de la Victoire (sur une musique de Charles Borel-Clerc ; certaines sources donnent pour compositeurs Charles Borel-Clerc et Charles Potier). Ce très prolifique compositeur (à qui l'on devra quelques années plus tard ce véritable « tube », Viva Mussolini) eut une vie peu ordinaire.
Natif de Gironde (en 1876), ce commis-voyageur exerça diverses profession avant de vivre de ses compositions. Garçon de bureau, journaliste, il connaît quelques petits succès. En 1902, il parvient à convaincre le directeur du Figaro Gaston Calmette – directeur du Figaro alors de droite qui sera assassiné par la femme du ministre radical-socialiste franc-maçon Joseph Caillaux (femme qui sera évidemment acquittée par la justice républicaine indépendante de l'époque – de le soutenir par quelques articles lors d'une tournée mondiale.
Il part alors pour 3 ans, accompagné d'un certain Numa Blès qui mourra fou d'avoir bu trop d'absinthe... Ils traversent l'Europe, puis l'Amérique, l'Asie, le Proche Orient... A son retour, il commence à composer et acquiert rapidement une grande notoriété, attirant les plus importants artistes de l'époque, Mistinguett Mayol, Fragson, Chevalier, etc.
Il est le père de Jean Boyer Jean Boyer, compositeur de chanson et réalisateur, à qui l'on doit notamment le film...
La Madelon, à laquelle Lucien Boyer rend évidemment hommage ici.
Voir aussi :
La victoire de la Madelon.




I. Après quatre ans d'espérance
Tous les peuples alliés
Avec les poilus de France
Font des moissons de lauriers
Et qui préside la fête ?
La joyeuse Madelon,
Dans la plus humble guinguette
On entend cette chanson:
Ohé Madelon !
A boire et du bon !

Madelon, emplis mon verre,
Et chante avec les poilus,
Nous avons gagné la guerre
Hein ! Crois tu, on les a eus !
Madelon, ah ! verse à boire
Et surtout n'y mets pas d'eau
C'est pour fêter la victoire
Joffre, Foch et Clemenceau !


II. Sur les marbres et dans l'histoire
Enfants vous verrez gravés
Les noms rayonnants de gloire
De ceux qui nous ont sauvés
Mais en parlant de vos frères
N'oubliez pas Madelon
Qui versa sur leur misère
La douleur d'une chanson
Chantons Madelon
La muse du front !

Refrain.

III. Madelon la gorge nue
Leur versait le vin nouveau
Lorsqu'elle vit toute émue
Qui ? le général Gouraud.
Elle voulut la pauvrette
Se cacher dans la maison
Mais Gouraud vit la fillette
Et lui cria sans façon:
Ohé, Madelon !
A boire et du bon !

Refrain.




Ecouter le chant ici









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Jeudi 24 avril 2008
La Madelon, parfois dénommée Quand Madelon, a été écrite par Louis Bousquet sur une musique de Camille Robert. Divers comiques-troupiers l'interprètent, notamment Charles-Joseph Pasquier, connu sous son nom de scène, Bach.
Le chant connaît une popularité étonnante et se répand rapidement, repris par les soldats.
Jean Boyer a réalisé dans les années 50 un film reprenant ce titre. Selon Wikipedia, Lucien Boyer, l'auteur de 
La Madelon de la victoire aurait reçu par erreur la Légion d'honneur, Georges Clemenceau l'ayant confondu avec l'auteur de La Madelon...

L'origine du mot « tourlourou » reste sujet à interprétations. La plus vraisemblable semble celle d'un mot populaire voir argotique désignant un (éventuellement jeune) soldat d'infanterie. Il est aux Antilles le nom d'un crabe de terre ; les matelots comparant le fantassin à ce crustacé...
Il désignerait aussi ces comiques-troupiers qui ont, justement, assuré en partie la popularité de Madelon.
Selon certains, c'est le 24 avril 1914 que
La Madelon aurait été créé...
Voir également
La victoire de la Madelon.




I. Pour le repos, le plaisir du militaire,
Il est là-bas à deux pas de la forêt
Une maison aux murs tout couverts de lierre,
«Aux Tourlouroux», c’est le nom du cabaret.
La servante est jeune et gentille,
Légère comme un papillon
Comme son vin, son œil pétille,
Nous l’appelons la Madelon.
Nous en rêvons la nuit, nous y pensons le jour
Ce n’est que Madelon, mais pour nous c’est l’amour.


Quand Madelon vient nous servir à boire
Sous la tonnelle on frôle son jupon,
Et chacun lui raconte une histoire,
Une histoire à sa façon
La Madelon pour nous n’est pas sévère
Quand on lui prend la taille ou le menton
Elle rit, c’est tout le mal qu’elle sait faire
Madelon ! Madelon ! Madelon !


II. Nous avons tous au pays une payse,
Qui nous attend et que l’on épousera,
Mais elle est loin, bien trop loin pour qu’on lui dise
Ce qu’on fera quand la classe rentrera.
En comptant les jours on soupire,
Et quand le temps nous semble long,
Tout ce qu’on ne peut pas lui dire
On va le dire à Madelon.
On l’embrass’ dans les coins. Ell’ dit : «Veux-tu finir…»
On s’figur’ que c’est l’autr’, ça nous fait bien plaisir.


Refrain.

III. Un caporal en képi de fantaisie
S’en fut trouver Madelon un beau matin
Et fou d’amour, lui dit qu’elle était jolie
Et qu’il venait pour lui demander sa main.
La Madelon, pas bête, en somme,
Lui répondit en souriant :
«Et pourquoi prendrai-je un seul homme
Quand j’aime tout un régiment.
Tes amis vont venir. Tu n’auras pas ma main,
J’en ai bien trop besoin pour leur verser du vin».


Refrain.






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par l'EMIA