Avertissement
Toutes explications et motifs seront donnés en temps utiles...
Nous reconstituerons en attendant les archives du site et ajouterons quelques articles qui nous seront communiqués.
Dans
un message du 15 octobre intitulé "Nouveau coup d'éclat de Lady Renouf" nous annoncions que la veille, 14 octobre, Lady Renouf était intervenue à la fin d'une conférence en marge de la Foire du
livre de Francfort, foire dont le pays invité d'honneur était la Chine. Lady Renouf nous avait promis des détails, les voici. La conférence s'intitulait: "Liberté d'expression, Liberté des mots,
Liberté des publications" et le but était de savoir comment remédier à ce manque de liberté qui sévit aujourd'hui en Chine. Les trois langues employées étaient l'allemand, l'anglais et le
chinois.
Dans la vidéo ci-dessous l'intervention de Lady Renouf commence à la 5e minute et dure environ une minute et demie. En voici le texte (traduction rapide):
Merci! La conférence pose la question suivante: Que peut-on faire pour influer sur cette situation insatisfaisante [des droits de l'homme en Chine]? Je suggérerais que le pays organisateur où nous sommes commence par donner l'exemple! Pourquoi ne donnerions-nous pas tous l'exemple, en Occident?
Nous avons, dans ce pays, et dans d'autres, des scientifiques qui sont en prison pour avoir contesté un interdit privilégié sur l'histoire - et je dirai que ce refus d'un débat, d'un débat historique normal avec des arguments rationnels, s'appuie sur les "Directives pour l'Enseignement de l'Holocauste".
Permettez-moi de lire une phrase de ces Directives [en montrant le manuel] - et on y voit là la corruption et la destruction de notre tradition socratique - je cite:
"On veillera à ne pas donner de tribune aux négationnistes ... ni tenter de réfuter les thèses des négationnistes en recourant à un débat historique normal et des arguments rationnels."
C'est ce qu'on appelle défier notre histoire de tradition classique, c'est la négation de tout débat. Par conséquent je propose que nous-mêmes nous commencions par donner l'exemple et cessions de critiquer les autres en priorité.
La justice d'occupation allemande a sans surprise condamné l'évêque Mgr Richard Williamson mardi. Jugé en Bavière, le prélat a écopé d'une amende de près de
80 000 francs.
La très politique décision intervient alors que le Vatican entamait le jour précédent des discussions d'ordre doctrinales avec la Fraternité Saint-Pie
X.
Mgr Williamson n'a pas encore fait savoir s'il ferait appel.
Comme promis nous revenons sur le procès, en Allemagne, de Dirk Zimmermann. Ci-après la traduction très rapide d'un sympathique compte rendu fait en anglais par un Allemand
(entre crochets, quelques ajouts provenant d'une autre source):
Chers tous,
Aujourd'hui a eu lieu le procès tant attendu de Dirk Zimmermann, qui avait envoyé un exemplaire du livre de Germar Rudolf Lectures on the Holocaust à trois personnes : le maire de sa ville, le pasteur et le curé de sa communauté. En bref : cela lui a valu de passer devant un tribunal.
La salle était bondée ; des visiteurs ont dû aller chercher des chaises dans les pièces voisines pour pouvoir assister à l'audience. Les supporters ont été fabuleux : pas de rires, pas de ricanements, pas de plaintes, de remue-ménage, de chuchotements, etc., absolument rien. Tous étaient habillés correctement.
Le juge, Frank Haberzettel, a ouvert l'audience à environ 13h 45. Il a procédé aux vérifications d'identité, puis le procureur a lu l'acte d'accusation. Le laïus habituel : le livre de Rudolf est plein d'antisémitisme, il incite à la haine raciale, etc., etc., Zimmermann compromet la paix publique en distribuant ce livre, et, de plus, il espère que ses destinataires vont le propager. Il a exigé 9 mois de prison, sans sursis.
[Avant même que la parole soit donnée à Dirk, son avocat, un avocat commis d'office, apparemment terrorisé de se voir impliqué dans pareille affaire, éprouve le besoin de déclarer qu'il a été juridiquement contraint d'assurer la défense de son client alors que, contrairement à celui-ci, il n'éprouve aucune espèce de doute quant à la vérité historique de l'Holocauste.]
L'avocat de Dirk ayant prévenu qu'il n'ennuierait pas le tribunal avec des motions, le juge Haberzettel a procédé à l'interrogatoire de l'accusé. Les questions ont été très directes : Pourquoi a-t-il envoyé les ouvrages ? Est-il d'accord sur le contenu du livre de Rudolf ? A-t-il lu d'autres livres d'histoire sur la 2e guerre mondiale, des livres conventionnels ? Pourquoi a-t-il envoyé ces livres précisément à ces personnes ? S'il est condamné, a-t-il l'intention de continuer sur la même voie après avoir purgé sa peine ? Etc., etc.
Dirk a répondu à toutes ces questions avec une grande franchise, avec calme et clarté, en soulignant surtout qu'il doutait de la véracité de l'histoire de l'Holocauste et exigeait le droit à la liberté d'opinion et d'expression. Toutefois la dernière question était problématique car Dirk ne voulait pas mentir. Haberzettel a répété plusieurs fois sa question, Dirk étant conscient qu'il s'aliénait toute possibilité d'acquittement en répondant avec sincérité et en même temps se sentant incapable de mentir [il a donc répondu à cette dernière question en disant qu'il entendait pouvoir toujours exprimer les doutes qu'il ressent et poser des questions aussi longtemps qu'une libre discussion restera interdite].
Satisfait des réponses que Dirk lui avait fournies, le juge a fait entrer un témoin: l'officier de police qui avait été le premier à interroger Dirk. L'officier a déclaré au tribunal que Dirk s'était dit d'accord sur le contenu du livre et qu'il lui avait fait bonne impression. La déclaration du policier était intéressante car elle corroborait tout ce que venait de dire Dirk devant le tribunal. Le témoin a également dit au tribunal que Dirk avait barré le mot "Deutsch" à la case "Nationalité" du formulaire qu'il avait dû remplir et l'avait remplacé par "Deutsches Reich". Interrogé sur les raisons de son acte, Dirk a fait remarquer que "Deutsch" est un adjectif et ne peut pas s'appliquer correctement à la définition d'une nationalité.
Puis ce fut le tour des déclarations finales. Le procureur a souligné le danger du négationnisme et de la diffusion de pareils écrits, qualifié le livre de Rudolf de tas d'insanités et présenté Dirk comme un fanatique confus et brouillon. Le truc habituel. L'avocat de Dirk a ensuite plaidé, en disant qu'il croyait, lui, totalement à l'Holocauste mais que Dirk était un garçon bien, poli, qui n'avait rien fait de mal et qui devait être acquitté.
Enfin Dirk a fait sa déclaration finale : il a fait remarquer que le procureur avait menti en disant qu'il avait demandé aux destinataires des livres de les diffuser, ce qui n'était pas le cas, et qu'il était absolument ridicule de le faire passer pour un fanatique puisque ce qui l'intéressait par-dessus tout c'était la liberté d'expression. Bref, une déclaration simple, percutante, qui venait du cœur.
Le juge s'est retiré pendant 40 minutes. A 15h 35 il a lu le verdict : 9 mois de prison, sans sursis. Pour toute raison il a expliqué que, si la liberté d'expression existait bien, elle ne s'appliquait pas à l'Holocauste : il ne peut y avoir de débat sur l'Holocauste puisqu'il a eu lieu. Toujours la même histoire. Quant à la sévérité de la sentence, le juge a fait remarquer que Dirk n'avait pas saisi la "perche en or" qu'il lui avait tendue lors de sa dernière question: envisageait-il de continuer sur la même voie à l'avenir ?
[Le juge: "Si vous vous vous étiez contenté de garder pour vous ce que vous pensez, dit-il à Zimmermann, le tribunal n'aurait pas eu à intervenir et vous n'auriez aujourd'hui aucun problème."]
Haberzettel a reconnu que le profil social de Dirk était effectivement bon, puisqu'il est marié, a deux enfants, son casier judiciaire est vierge mais, à ce moment-là, il a dit littéralement: "Toutefois votre profil criminel est choquant, et j'ai bien conscience que nous n'en avons pas fini avec vous ici."
Et voilà ! Pour avoir envoyé le livre de Rudolf à trois personnes, Dirk Zimmermann, père de deux enfants, le casier judiciaire vierge, une situation stable, a été condamné à 9 mois de prison ferme.
Markus Haverkamp.
* Victoire de R. Faurisson face à la LICRA
L'organisme communautaire de l'anti-France LICRA a été débouté face à Robert Faurisson. Le récit du procès par son avocat :
Affaire du Zénith = la LICRA déboutée face à Robert FAURISSON
Le 22 septembre dernier, la LICRA (réprésentée par Me Christian Charrière-Bournazel, Bâtonnier de Paris, et Me Alain Jakubowicz) réclamait 15.000 € et la condamnation de Robert FAURISSON pour contestation de crimes contre l'humanité.
Le 27 octobre, la XVIIe chambre correctionnelle de Paris a décidé que cette association n'aura rien.
Le Professeur Robert Faurisson a été relaxé, la LICRA déboutée de toutes ses demandes.
La LICRA demandait sa condamnation et celle de Dieudonné pour “contestation de crimes contre l’humanité” (c’est-à-dire, selon une loi du 13 juillet 1990, pour révisionnisme) parce que, le 26 décembre 2008, au Zénith, Dieudonné avait donné la parole à Robert Faurisson, qui en avait profité pour dire au public que, malgré ses condamnations répétées, il ne changerait pas d’opinion.
Trés précisemment, les propos tenus par Robert Faurisson sur la scène du Zénith, et poursuivis par la LICRA par voie de citation directe, étaient les suivants:
« Vous ne savez pas ce que je dis, ce que je maintiens. Certains d’entre vous, la plupart d’entre vous, ne savent pas, ou savent ce que les médiats osent dire à mon propos : toutes les sottises qu’ils peuvent prêter aux révisionnistes. Vous savez qu’il existe en France une loi spéciale qui va permettre à notre ami de se retrouver à la 17e chambre, d’ici peu de temps, comme moi j’y ai été un nombre de fois que je ne peux pas vous dire. Je peux simplement vous dire ceci, c’est que je n’ai pas le droit, c’est la loi, – ce que tu disais si bien, – je n’ai pas le droit de vous dire ce qu’est en réalité le révisionnisme, ce que ces gens-là appellent le négationnisme. Si tels aiment à m’appeler négationniste, je les appelle affirmationistes, et vous écrirez le mot comme vous voudrez (..)
Cela fait 34 ans que je suis traité dans mon pays en palestinien et je ne peux m'empêcher de faire cause commune avec eux"
Dans un premier temps, la LICRA, "choquée" par cette déclaration tenue par ce révisionniste mondialement célèbre devant 5.000 personnes l'applaudissant, avait diffusé le communiqué suivant:
« Après consultation de sa commission juridique, le Président de la LICRA, Patrick GAUBERT, estime que le délit d’apologie du négationnisme est constitué par le lamentable spectacle offert par Dieudonné et Faurisson au Zénith de Paris. (…) et (…) demande donc officiellement au Parquet d’engager les poursuites qui s’imposent »
La défense rappela au tribunal et à cette "commission juridique" que le délit d'apologie de négationnisme n'existe nulle part dans le code pénal, et qu'il convient en l'espèce d'avoir une analyse stricte du droit = violation ou non de la loi Gayssot.
Elle s'attacha également à expliquer qu'en France, la LICRA n'a pas - encore - le droit d'ordonner au Parquet d'engager des poursuites, mais doit, comme tout justiciable, porter plainte.
Elle démontra que lorsque Robert Faurisson dit qu’il est “révisionniste”, il résume avec franchise et en toute clarté ce qu’il est ; il ne « sous-entend » rien.
Or, le droit pénal est d'interprétation stricte.
Ce fut un honneur de défenseur que d'avoir à représenter celui qui se surnomme souvent lui même, "le condamné d'avance".
En ce 27 octobre 2009, c'est un contentement de le voir innocenté par la XVIIe chambre correctionnelle des poursuites engagées injustement par la LICRA.
John Bastardi Daumont, avocat au Barreau de Nice.
Protégés par une justice aux ordres permettant contre Faurisson la diffamattion parce que "de bonne foi" [sic], les médiats aux ordres ont néanmoins multipliés continuant leurs attaques perfides contre l'historien persécuté. Dans cette affaire, Dieudonné a lui été une nouvelle fois lourdement condamné pour cette scène d'anthologie du Zénith à 65 600 francs à payer à une association annexe du Grand Sanhédrin, la Ligue des Droits de l'homme, pour "injures raciales" [sic].
De son côté, le bureau de presse de la Cour de cassation de Karsruhe communiquait le 15 octobre, l'arrêt rendu le 6 octobre sur le pourvoi déposé par
l'avocate allemande Sylvia Stolz contre sa condamnation du 14 janvier 2008 (elle avait été condamnée pour avoir, dans sa défense du Germano-Canadien Ernst Zündel, voulu démontrer l'exactitude des
idées révisionnistes qu'elle partageait avec son client.
Le communiqué se termine comme suit:
La 3e chambre pénale de la Cour fédérale suprême de Karlsruhe [BGH=Bundesgerichtshof] a rejeté comme
manifestement non fondée la demande de révision qui avait été introduite par l'accusée contre sa condamnation à 3 ans et 3 mois d'incarcération par le Landgericht de Mannheim, et où elle
protestait contre un certain nombre de faits d'ordre juridique ou de procédure ayant entaché le jugement. Par cette décision la procédure est donc close et la condamnation exécutoire.
Immédiatement emmenée à l'issue de la dernière audience de son procès, le 14 janvier 2008, pour être jetée en prison, Sylvia Stolz est donc incarcérée depuis 21 mois. Sa condamnation étant de 39
mois, elle a donc accompli un peu plus de la moitié de sa peine. Mais cette fois elle n'a plus de recours à l'horizon...
On peut lui écrire à:
Maître Sylvia Stolz
JVA
Oberer Fauler Pelz 1
69117 HEIDELBERG
(Allemagne)
Dans l'article qui va suivre, nous suggérons à nos lecteurs de remplacer les expressions touchant aux
attentats du 11-Septembre par celles qui s'appliquent au révisionnisme historique de "l'Holocauste". Ce texte, que nous devons à l'économiste et journaliste américain Paul Craig Roberts, ancien
secrétaire adjoint au Trésor sous Ronald Reagan et ancien commentateur-vedette du Wall Street Journal, explique magistralement l'obstacle mental que constitue toute révision
historique.
En voici quelques extraits, traduits par Pétrus Lombard et Alterinfo.
Pourquoi la propagande l'emporte sur la vérité. Par Paul Craig Roberts, 14 septembre 2009
Un article paru dans le journal Sociological Inquiry, "Il doit y avoir une raison: Oussama, Saddam, et la justification induite" (vol. 79, n° 2, 2009, pp. 142-162) jette la lumière sur l'efficacité de la propagande. Les chercheurs ont examiné pourquoi les énormes mystifications réussissent là où les petites balivernes échouent. Les régimes peuvent s'en tirer avec de grandes impostures, mais les politiciens ne le peuvent pas avec la bagatelle.
Les chercheurs expliquent pourquoi tant de gens croient encore que Saddam Hussein était à l'origine du 11/9 des années après qu'il est devenu évident que l'Irak n'avait rien à voir avec ces événements. Les gens ont développé des rationalisations élaborées qui se sont profondément accrochées à leurs convictions induites par la propagande du régime Bush sur la présumée implication irakienne. L'implication émotionnelle de la propagande s'est intégrée à leur identité personnelle et à leur sens moral. Ils ont cherché les informations qui soutenaient leurs croyances et évité celles qui les démentaient, sans tenir compte des faits de l'affaire.
Dans "Mein Kampf", Hitler explique la crédibilité en d'énorme mensonge par rapport au petit bobard : "Dans la simplicité de leur esprit, les gens tombent plus facilement victimes d'une monstrueuse fiction que d'un petit boniment, car eux-mêmes se laissent souvent aller à de petites contrevérités peu importantes, mais auraient honte de recourir à de grosses mystifications. Il ne leur viendrait jamais à l'esprit de fabriquer une énorme imposture, et ils sont incapables de croire qu'un autre pourrait avoir pareil toupet. Même si des faits prouvant qu'il en est ainsi sont portés de manière claire à leur connaissance, ils continuent de douter et pensent qu'il pourrait y avoir une autre explication."
Ce que les sociologues et Hitler nous disent, c'est que, avec le temps, les faits devenant évidents, les gens tiennent absolument sur le plan émotionnel aux croyances implantées par la propagande et trouvent que s'en libérer est une expérience déchirante. IL EST PLUS CONFORTABLE DE DÉNONCER CELUI QUI RÉVÈLE LA VÉRITÉ PLUTÔT QUE LE MENTEUR [souligné par nous].
La psychologie de l'adhésion à des convictions, même injustifiées, est un pilier de la cohésion et de la stabilité sociale. Ça explique pourquoi, dès que le changement est réalisé, même un gouvernement révolutionnaire devient conservateur. Le revers de la médaille de ce travers, c'est d'empêcher la reconnaissance des faits. Dans l'Union soviétique, cela rendit le système incapable de s'adapter à la réalité économique, et l'Union soviétique s'effondra. Aujourd'hui, aux Etats-Unis, des millions de gens trouvent plus facile de scander "USA, USA, USA" que d'accepter les faits montrant la nécessité du changement.
L'inertie de l'effroyable imposture constitue la barrière qu'a du mal à abattre le Mouvement pour la vérité sur le 11/9. Le racontar selon lequel ce mouvement se compose de théoriciens de la conspiration et de cinglés est évidemment absurde. Les dirigeants du mouvement sont des professionnels hautement qualifiés, comme des experts en démolition, des physiciens, architectes en construction, ingénieurs, pilotes, et anciens hauts fonctionnaires du gouvernement. Contrairement à leurs détracteurs qui répètent comme des perroquets l'histoire du régime, ils savent de quoi ils parlent.
(...)
...la science est un système de croyances, exactement comme toute chose, et [les démonstrations scientifiques de celui qui révise - Note Bocage] sont en dehors du système de croyance.
(...) Le problème devant la vérité, ce sont les besoins affectifs des gens. (...)
Des gens naïfs pensent que, si l'explication sur le 11/9 du gouvernement était fausse, les physiciens et les ingénieurs prendraient tous la parole.
Certains l'ont fait (...). Seulement, pour la plupart des physiciens et des ingénieurs ce serait un acte suicidaire. Les physiciens doivent leur carrière à des subventions gouvernementales, et leur service est fortement tributaire du financement public. Pour l'essentiel, en prenant la parole, un physicien met fin à sa carrière universitaire. S'il est professeur titulaire, pour apaiser Washington l'université rachètera son poste (...).
Une firme d'ingénierie qui oserait parler ne se verrait plus jamais accorder de contrat du gouvernement. Par ailleurs, ses clients patriotes cocardiers considéreraient la société comme une apologiste du terrorisme et arrêteraient de faire du business avec elle.
(...)
Autant que je sache, la plupart des gens ont bien plus confiance en leur gouvernement qu'en la vérité. (...)
La démocratie repose sur l'idée que les gens sont des êtres rationnels, qui examinent les faits et les arguments et ne sont pas faciles à manipuler.
Les études ne trouvent pas que ce soit le cas. Dans ma propre expérience universitaire, en politique publique et en journalisme, j'ai appris que tout le monde, depuis le professeur jusqu'à l'étudiant du secondaire, a des difficultés avec les faits et les analyses qui ne collent pas à ce qu'ils pensaient déjà. L'idée selon laquelle "nous n'avons pas peur de suivre la vérité partout où elle pourrait conduire" est une notion extrêmement romantique et idéaliste. J'ai rarement vu un esprit ouvert, même en dissertation académique ou aux strates les plus hautes du gouvernement. Dans le grand public, la capacité à suivre la vérité partout où elle pourrait mener est quasi inexistante.
(...)
Bernard Notin, 40 ans, marié, cinq enfants, maître de conférences à l'université Lyon-III (dite Jean-Moulin) est dénoncé dans le journal Le Monde du 28/29 janvier 1990, p. 9, par Edwy Plenel pour une étude publiée dans la revue Economies et Sociétés (Hors série n° 32, Presses Universitaires de Grenoble,revue publiée avec le concours du CNRS, août 1989 [achevé d'imprimer : décembre 1989], p. 117-133). L'étude est jugée raciste, antisémite et révisionniste par ce journaliste. Elle contient, en particulier, le passage suivant sur les chambres à gaz :
Le réel passe alors en jugement devant l'irréel. Le thème, historique, des chambres à gaz homicides, est très révélateur de ce procès. Les preuves proposées pour en démontrer l'existence évoluent au gré des circonstances et des époques mais s'extraient d'une boîte à malices comprenant trois tiroirs. Tout en bas : la visite des locaux (peu crédibles). Au milieu :l'affirmation des vainqueurs (elles ont existé). En haut : les on-dits (histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui…). Au total on en postule l'existence, et qu'importe la réalité de cette réalité. On reconnaîtra là le fondement de toute tyrannie.
Dénoncent également cette étude le directeur de la revue,Gérard Destanne de Bernis, lequel déclare :
Mon avis est qu'il faut un verrou quelque part,
ainsi que le bureau de l'ISMEA (Institut des Sciences Mathématiques et Économiques Appliquées). Quant à M. Frédéric Poulon, professeur à l'université de Bordeaux-I et coordonnateur du numéro, il
déclare :
C'est une affaire que je regrette profondément. Mais il y a une question grave de liberté d'expression. Je ne me désolidarise pas de Bernard Notin.
Une pétition, partie de lecteurs employés à
la Banque de France, circule dans toutes les universités contre B. Notin. Antoine d'Antume, professeur d'économie à l'université Paris I,déplore qu'une revue scientifique se fasse l'écho de
thèses qui ne sont absolument pas scientifiques. Olivier Favereau, professeur d'économie à l'université Paris X-Nanterre, déclare :
[…] les faurissonistes sont à la recherche d'une reconnaissance académique. Ils veulent accréditer l'idée que ce sont des thèmes dont les scientifiques débattent. Il est grave que cette publication ait eu lieu dans un cadre universitaire.
Frédéric Poulon est «mis à l'écart» et son
séminaire suspendu. Le MRAP engage une action pénale en précisant que«cette décision a été prise à la demande de Gérard Destanne de Bernis, directeur de la revue et membre du mouvement». Ce
dernier demande aux bibliothèques de retirer du prêt aux lecteurs l'exemplaire litigieux d'Économies et Sociétés et d'en arracher l'article de B. Notin. Les Presses Universitaires de
Grenoble vont imprimer un nouveau tirage de la revue sans l'article incriminé qui sera remplacé par une page d'explication sur le scandale.
De jeunes
juifs envahissent le cours de B. Notin ; ils sont accompagnés de deux déportées et de personnalités juives de Lyon, dont le Dr Marc Aron qui déjà, en 1978/79, avait organisé des manifestations
contre le professeur Faurisson. Des caméras filment la scène. B. Notin est séquestré, insulté. Il se tait.
Michel Noir, maire de Lyon, condamne le
maître de conférences et déclare que, pour sa part, il ne peut rester insensible à l'idée d'une «spécialité lyonnaise» de la falsification de l'histoire : allusion à l'affaire Faurisson en
1978/79, à l'affaire Roques en 1985 (deux membres du jury de thèse étaient lyonnais : le Père P. Zind et Jean-Paul Allard) et à certains journaux et tracts d'étudiants, en 1987, à l'occasion du
procès Barbie.
On découvre que B. Notin est membre du Conseil scientifique du Front National.
M. François Kourilsky, directeur général du
CNRS, décide de supprimer la subvention du CNRS à la revue Économies et Sociétés.
Dans une lettre au Monde, Mme
Madeleine Rebérioux,professeur d'histoire à l'université Paris VIII et vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme, dénonce le poids accru de la Nouvelle Droite dans l'université.
B. Notin conserve son calme. Il proteste contre l'invasion de son cours. Il précise que, pour lui :
Il n'a jamais été question de nier les souffrances que les juifs et beaucoup d'autres ont subies du fait de la seconde guerre mondiale. Mais ni les événements du passé, ni les situations présentes ne sauraient échapper au débat et à la critique dans des revues faites pour cela.
L'Union des Étudiants Juifs de France
demande «la radiation du corps enseignant» du maître de conférences. Le bureau puis le conseil d'administration de l'université Lyon-III condamnent les prises de position révisionnistes de B.
Notin. Le conseil de la faculté de droit où ce dernier est chargé de cours,
pleinement respectueux de la liberté d'expression inhérente à l'institution universitaire, n'en est que plus à l'aise pour condamner ses déviations qui conduisent au racisme et au révisionnisme et, en l'espèce, pour dénoncer avec force la teneur d'un article qui s'inspire de cette misérable idéologie.
Les cours de B. Notin sont supprimés par
Laurent Boyer,doyen de la faculté de droit : la sanction financière s'élève ainsi, pour cet universitaire à salaire unique, à environ 30 000 F par an.
Pierre
Vialle, président de l'université Lyon-III, fait savoir à B. Notin qu'il n'entend pas porter plainte contre les manifestants juifs. Il exprime, dans un communiqué, l'émotion et la consternation
du bureau de l'université et sa «condamnation des thèses révisionnistes et du racisme».
B. Notin prend la décision de renoncer au concours de l'agrégation en économie. Il est contraint de présenter sa démission du conseil scientifique de son
université où il représentait l'IAE (Institut d'Administration des Entreprises).Cette démission était nécessaire pour que la ville de Lyon accepte à nouveau de faire siéger l'un de ses
représentants au conseil d'administration de l'IAE. Le conseil municipal nomme à ce poste Maître Alain Jakubowicz, adjoint délégué au respect des droits de l'homme et l'un des avocats des parties
civiles au procès Barbie en 1987.
Le rabbin de Lyon promet, discrètement, que, si B. Notin retire sa plainte pour séquestration, les juifs ne reviendront plus manifester. Ces derniers obtiennent du recteur le prêt du grand
amphithéâtre commun à Lyon-II et Lyon-III pour une exposition de la Shoah. B. Notin reçoit l'appui moral de collègues à travers la France. Sur le plan financier, il est seul face au MRAP et aux
frais considérables d'un procès qui exige deux avocats,l'un à Lyon et l'autre à Paris.
L'affaire Notin, revue et corrigée par Aramis dans un album de pastiche, Un Pastiche sinon rien publié au début des années 90 aux Editions du Flambeau.