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Histoire

Samedi 15 décembre 2012 6 15 /12 /Déc /2012 14:14
- Par Gérard Contard

Algérie 1957, secteur d’El Milia, nord-constantinois.

 

Début 1957, j’étais alors artilleur au 2/4e RA, 3e batterie, qui appuyait le 3e Régiment étranger d’infanterie qui tenait le secteur d’El Milia. J’accompagnais en opérations ce glorieux régiment comme observateur d’artillerie. De mon affectation précédente en Allemagne, je m’étais porté volontaire pour l’Algérie. J’étais venu pour en découdre et j’allais être servi.

Le 15 avril, le secteur nous informe que deux sections de la 3e compagnie sont fortement accrochées une dizaine de kilomètres au nord d’El Milia. Des renforts vont partir et il faut y adjoindre un DLO, observateur d’artillerie. Je suis désigné par notre commandant de batterie, le capitaine Buchet, et je fonce avec mon équipe radio sur la route rejoindre le 18e RCP qui, providentiellement, arrivait à ce moment même, pour participer à une opération prévue pour le lendemain.

Je me présente à son patron, le lieutenant-colonel de Beaugrenier, grand gaillard tonitruant, qui porte ses jumelles suspendues avec une ficelle autour du cou. « Comme vous connaissez le secteur, vous passez en tête, nous irons plus vite », m’intime-t-il. Je suis évidemment flatté de cet honneur, mais je pense que si les fells ont monté une embuscade pour intercepter les renforts, nous serons, avec mon équipe, aux premières loges. Mais comme le colonel est en tête lui aussi, alors on y va.

 

Il pleut depuis plusieurs jours, l’atmosphère est maussade et l’ambiance dramatique, nous roulons à tombeau ouvert, les nouvelles ne sont pas bonnes, il faut faire vite.

Nous arrivons bientôt au pied des montagnes boisées ou a lieu l’accrochage. La compagnie portée du 3e REI, capitaine Jaluzot, rapide comme la foudre, est déjà là, et les compagnies du 18e RCP s’infiltrent rapidement dans les bois. Le PC opérationnel s’installe immédiatement. Avec beaucoup de radios, il y là un hélicoptère Bell et le lieutenant-colonel de Vaugrigneuse commandant du 3e REI.

Le lieutenent-colonel de Beaugrenier m’appelle auprès de lui et me dit textuellement : « L’artilleur, faites moi un peu de bruit dans le paysage ! ». Du bruit, je trouve qu’il y en a déjà beaucoup, et de plus, je ne connais rien des positions amies, ce que je lui fais observer. « Débrouillez-vous... ». Comme je ne veux pas contrarier ce grand soldat, je m’informe rapidement auprès de l’adjoint qui me donne quelques vagues indications, car la situation est des plus fluides.

Ne voulant pas prendre de risques, je consulte ma carte, essayant de deviner en fonction du relief les itinéraires de replis des fells, carrefours de pistes etc. et mets rapidement quelques tirs en place. Dans ce contexte difficile, j’ai toute confiance en notre batterie que j’ai vu souvent réussir des tirs délicats, et qui est installée à côté de la piste d’El MIlia, d’où décollent les Pipers L18 du PA 14e DI détachés sur le secteur.

Le colonel semble satisfait, mais nous recevons bientôt un message furieux : c’est l’observateur (probablement le lieutenant Messier) du Piper qui est sur l’opération, ce que j’ignorais, et qui nous reproche de déclencher des tirs sans le prévenir. Je m’en excuse, tout en m’étonnant du manque de liaison entre lui et notre batterie…Mais je ne lui jette pas la pierre, et il m’arrivera deux ans après une aventure semblable lorsque, étant à mon tour observateur ALAT, nous nous retrouvâmes avec mon pilote au beau milieu d’un tir de mortier de 120m/m du 35 ème RALP, un peu par ma faute, il est vrai.

Mais les événements se précipitent : les pertes du 3e REI semblent sévères, la situation est difficile, et le lieutenant-colonel de Vaugrigneuse décide de reconnaître le terrain par lui-même en hélicoptère pour se porter au secours de ses hommes. La tragédie qui se noue sous la pluie au milieu des chênes-lièges va bientôt connaître son point d’orgue…

Le lieutenant-colonel décolle donc à bord du Bell, qui se perd bientôt dans la pluie.

Les rafales toutes proches redoublent, le 18e RCP a sans doute trouvé le contact, et accentue sa pression sur les fells, qui semblent s’accrocher sur le terrain pour consolider leur bilan.

Bientôt, nous voyons l’hélicoptère surgir de la mélasse et se poser à côté du PC. Le lieutenant-colonel semble prostré, et le pilote, très pâle, sors rapidement de l’hélicoptère pour réclamer le toubib : de Vaugrigneuse est gravement touché, et reprends tout à coup conscience pour se plaindre dramatiquement. Après une piqûre de morphine, il est évacué aussitôt sur l’antenne chirurgicale d’El MIlia, ou il décédera peu après.

La Légion perd un magnifique officier, un « chevalier et un preux », comme le déclarera l’aumônier lors de l’oraison funèbre.

Il semble que dans la confusion du combat, un fell aurait agité un chiffon blanc pour attirer l’hélicoptère qui, s’approchant au plus près, a été cueilli par de sévères rafales. Ce fût le sort de bien des hélicoptères et avions de l’ALAT, dont la lenteur et l’absence totale de protection, en faisaient une cible idéale, surtout lorsqu’ils leur arrivaient de se trouver face à une mitrailleuse allemande MG 42, dont la cadence de tir avoisinait les 1 200 coups/minutes.

Nous ne connaissons pas encore le bilan exact de l’accrochage, que nous devinons cependant sévère, mais cette nouvelle perte achève de transformer les événements en tragédie.

La pluie ne faiblit pas, circonstance aggravante, car la chasse ne peut intervenir. Les fells ont bien goupillé leur affaire. Mais l’après-midi s’avance, il faut conclure avant la nuit, la meilleure complice des rebelles, et le 18e RCP redouble d’efforts pour dégager nos camarades. Bientôt, il sera maître du terrain, et c’est l´heure du bilan, qui est lourd, très lourd : 11 légionnaires tués, et 12 blessés. Les morts sont alignés sur le plancher d’un camion et abrités par une bâche, fraternellement unis dans la mort comme ils l’ont été dans le combat.

Les fells sont en plein décrochage, et je demande au lieutenant-colonel de Beaugrenier l’autorisation d’effectuer quelques tirs sur leurs itinéraires probables de repli dans l’espoir de les châtier si possible, autorisation qui m’est accordée. Mais le cœur n’y est pas, et ces tirs presque à l’aveugle sont plutôt l’expression de notre douloureuse colère.

Le 18e RCP, dont l’intervention éclair a permis d’éviter le pire, s’en tire sans pertes. Mais il en sera autrement le 11 juin 1957, lorsque un peloton-jeep de reconnaissance du 18e RCP, commandé par le sous-lieutenant Manceau depuis le 31 mai tombe dans une embuscade dans la region de Taher, à l’est de Djidjelli. Le sous-lieutenant est tué, avec dix de ses hommes, un important armement perdu. Mon ami Pascal Franchi, qui commandait ce peloton jusqu’au 31 mai, avait été démobilisé à cette date. Cadeau du destin.

Le démontage de l’opération s’organise sous la pluie, à la nuit tombante, dans un morne silence de veillée d’armes.

Nous rentrons à El Milia.

 

Gérard Contard.

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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 20:17
- Par La rédaction

Information réjouissante diffusée par l'ADIMAD. A lire également l’article de La Provence, dans laquelle l’infatigable militant nationaliste dédie sa légion d’honneur "à tous les combattants de l’OAS fusillés par le plus grand traître de l’histoire". La cérémonie se déroulait au cimetière de Marignane devant la stèle des fusillés.

 

 

 

            Entouré de ses proches et de ses amis, Jean François Collin a reçu, le mardi 1er novembre 2011, les insignes de chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur, des mains du Capitaine Jean Biraud, chef de commandos OAS en Oranie, et condamné à mort par contumace, par un tribunal d’exception gaulliste.

            Déjà détenteur de la Valeur militaire avec palme, il a obtenu le grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, avec traitement, à titre militaire, en tant que mutilé de guerre en Algérie.

http://img684.imageshack.us/img684/4788/amis035.jpg

            C’est donc pour son engagement militaire :

"Je remplissais les conditions. J'ai été appelé à l'armée le 1er novembre 1959. Et j'ai été blessé au combat en Algérie, dans l'Ouarsenis, en 1960, contre les fellagas, par un élément rebelle du Front de libération nationale, j'ai tué mon ennemi qui m'a grièvement blessé, mon biceps droit a été arraché et je suis devenu invalide de guerre . Puis il y a eu la révolte des Généraux, j'étais content. Et après avoir été soigné, je suis parti à Paris. J'ai alors pris contact avec l'Organisation de l'Armée Secrète et j'ai intégré l'OAS Métro avec le Capitaine Sergent. J'ai été arrêté le 18 février 1962 puis condamné à douze années de réclusion criminelle et en ai effectué  cinq, à la Santé, à Fresnes, et à l'île de Ré. Puis, le 14 juillet 1968, De Gaulle a amnistié l'ensemble de l'OAS, mais la véritable amnistie avec réintégration des grades et des retraites, a eu lieu sous Mitterrand".



            C'est devant la stèle de l'ADIMAD à Marignane que le capitaine Jean Biraud a remis la décoration soigneusement rangée sur un coussin avec les photos de Roger Degueldre
Albert Dovecar, Jean Bastien-Thiry et Claude Piegts.

« Cela me permet de rappeler que c'est le grand Corse, Napoléon 1er, qui a créé cet ordre militaire pour honorer ses soldats méritants. Je considère que c'est lui qui m'honore aujourd'hui et non le paltoquet qui vibrionne à l'Elysée ! J'aurais honte de devoir remercier ce personnage qui confond les coureurs cyclistes dopés à l'EPO, les chanteurs de rap, les porteurs de valises, avec les défenseurs de l'intégrité du territoire national ! Et qui s'est félicité personnellement de la profanation de cette Stèle devant laquelle nous nous tenons !
Pour que les choses soient claires, je tiens à préciser que je n'imaginais même pas que cette éminente distinction puisse m'être attribuée. C'est mon ami d'enfance, Jean-Pierre Carrio, Président de l'Union Nationale des Parachutistes de Hyères, qui me l'a assuré. Devant mon refus de constituer le dossier de présentation au Chancelier il m'a demandé mon accord pour l'établir lui-même. J'ai encore refusé. Mais il m'a dit que si, par miracle, j'obtenais cette  Croix, cela rendrait fous de rage les "gars pourris" - je dis bien les "gars pourris" – les ligues et associations ennemies de la plus grande France ! Cette argumentation m'a persuadé et après consultation du Bureau de l'ADIMAD  - convaincu que cette démarche n'avait aucune chance d'aboutir - j'ai cédé à l'amical désir de mon ami .
Je tiens à ajouter que cette Croix, je la dédie à tous les Combattants de l'Organisation Armée Secrète qui sont morts les armes à la main,  ou ont été fusillés par le plus grand traître de l'Histoire de France. Ce sont eux, aujourd'hui, qui devraient être honorés à ma place ! Et pour que les choses soient limpides je vous promets que je ne porterai jamais cette Croix tant qu'il y aura un gaulliste ou un ami du FLN à l'Elysée ! Jamais je n'aurai la marque du collier ! ».




            Nos félicitations à Jean-François Collin, surtout pour les 51 années de patience avant de  recevoir cette décoration méritée.


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De haut vers le bas et de gauche à droite. L’assistance, dépôt de gerbes par de nombreuses associations de Français d’Algérie,  le trois parrains , le Capitaine Biraud et notre ami Jean Pretro, Jean-François Collin avec les parrains de la cérémonie, remise de la décoration, jean François Collin , la stèle fleurie.



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Via le Forum National Social Radical.

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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 23:23
- Par La rédaction

Voici un texte inédit de Julius Evola dans sa traduction française et consacré aux Napolas, ces écoles d’élites dans l’Allemagne nationale-socialiste.

La traduction en été réalisée dans le cadre du Forum National Social & Radical et nous le publions avec l’aimable autorisation du traducteur. 

 

 

 

 

             Nous pensons qu’il est intéressant de fournir quelques informations au sujet de certaines nouvelles initiatives germaniques, dont le but est de donner une forme politique particulière au domaine de l’éducation « qualitative », qui à l’époque précédente avait essentiellement été confié à certains instituts privés. Et nous commencerons par un aperçu des dites « Napolas ».             

             Napolas1est l’abréviation de National Politische Erziehungsanstalten, ce qui signifie « Instituts d’éducation nationale-politique »2. Voici quelles furent leurs origines : suite au traité de Versailles, l’Allemagne fut contrainte de fermer certaines écoles d’officiers3; le gouvernement allemand de l’immédiate après-guerre en fit alors les « Staatliche Bildungsanstalten », des instituts éducatifs publics destinés à accueillir des jeunes nécessiteux, négligés par leurs familles. Il s’agissait de scuole medie4discernant des diplômes légalement reconnus, où l’éducation était principalement libérale et apolitique ; elle était complétée par une formation sportive assez développée.

 

             Une fois le national-socialisme arrivé au pouvoir, ces instituts furent de nouveaux transformés pour devenir les Napolas. Celles-ci, contrôlées par l’État nouveau, ont des finalités strictement politico-sélectives. Elles sont destinées à accueillir des jeunes particulièrement doués et à développer en eux les qualités qui peuvent les rendre aptes à exercer des fonctions dirigeantes, pas nécessairement dans l’Armée ou dans le Parti, mais dans n’importe quel domaine de la vie. Une telle conception totalitaire qui accorde une attention particulière au développement des qualités viriles s’accompagne d’une sensibilité « sociale », d’une habitude consistant à considérer ses propres actions dans leur rapport à une communauté.

http://img856.imageshack.us/img856/8072/bundesarchivbild1461978.jpg             Sont ainsi caractéristiques les déclarations que nous avait faites personnellement – au cours d’une de nos visites – l’un des inspecteurs généraux de ces instituts. Celui-ci avait souligné la distinction qui devait être effectuée entre l’éducation familiale privée et l’éducation politique. Il avait contesté que l’éducation politique puisse être considérée comme un développement ultérieure de celle, « naturaliste », que le jeune pouvait recevoir dans le cadre familial. Il s’agit au contraire d’une phase distincte, qui a d’autres pré-requis et se fonde sur d’autres principes, principalement celui de la Soldatische Gemeinschaft5, de la communauté et de la solidarité qui peut exister au sein d’un groupe guerrier. C’est surtout dans un tel sens que veulent agir les Napolas : pas comme une copie ou un prolongement de la famille. C’est à un Ordre différent et plus vaste que le jeune doit se sentir appartenir, un Ordre qui a sa propre loi et sa propre morale.

             Tandis que l’admission aux Staatliche Bildungsanstalten, soit la précédente forme libérale des instituts en question, était libre, dépendait uniquement de la volonté des étudiants, ne viennent à l’inverse dans les Napolas que les jeunes qui ont été signalés dans les écoles inférieures ou par les chefs des organisations de jeunesse du Parti pour leurs dispositions particulières et privilégiées. L’admission peut survenir soit à 10 ans, soit à 14 ans, et le cursus complet dure huit ans dans le premier cas, et quatre ans dans le second.

             Il n’existe pas de tarif fixe pour l’admission dans ces internats scolaires. L’offre peut être gratuite selon les moyens de la famille du jeune qui a été reconnu digne d’être admis. Il n’est pas possible de redoubler une classe. Si dans l’étude ou dans une autre branche de l’éducation, un jeune se montre déficient, il est systématiquement exclu.

 

http://img32.imageshack.us/img32/2646/highres30020518copy.jpg

 

             Dans les Napolas, dans le cadre de l’instruction physique et de la fortification du caractère, on trouve aussi les « preuves de courage » que nous avons déjà mentionnées en parlant d’instituts similaires en Allemagne. Par exemple, on demande même aux plus petits élèves, à ceux de dix ans, de se jeter dans l’eau d’une certaine hauteur, y compris s’ils ne savent pas nager, ou aux plus grands, entre autres, de monter un cheval vif sans selle ; leur comportement est attentivement observé en tant que « preuves de combativité », et ainsi de suite. Du point de vue de l’individu, on cherche la singularité dans un groupe ; une attention particulière est portée aux dons de la camaraderie, comme aux capacités de commandement sur ses camarades et au sens de la responsabilité qui y est lié. Afin de faciliter le développement de tels dons, dans les Napolas est accordée une grande place au principe de l’autodiscipline, c’est à dire que l’ordre est confié à des jeunes auxquels on confère, selon leurs qualités, une autorité sur un certain groupe.

             C’est aussi sur la base de tels dons que l’on juge si les jeunes sont dignes ou non de rester dans les instituts en question. La confirmation de l’admission survient, en principe, après un an de probation. Mais le test continue plus tard et le jeune doit savoir qu’il peut être renvoyé à tout moment s’il ne se montre pas digne de la hauteur des idéaux des Napolas.             

             Quant à l’enseignement pratique, il ne se veut pas inférieur à celui dispensé dans les autres écoles. Conformément à l’idée d’une éducation totalitaire, l’élément esthétique n’est pas négligé, on enseigne non seulement le dessin et la peinture impressionniste, mais aussi le chant qui a, ici, une place non négligeable. Par ailleurs, on attribue les élèves à des enseignants jeunes, de telle sorte que, de par leur prestance physique, ils puissent également être leurs maîtres, leurs concurrents ou leurs capitaines lors du camp sportif (ou lors des exercices tactiques collectifs) qui a lieu périodiquement et, une fois par an, lors du concours des élèves des 20 écoles qui existent dans tout le Reich6.

 

             Concernant l’éducation politique, on a recours à la méthode dite « casuistique ». On préfère, à l’exposition de concepts abstraits, présenter aux jeunes des cas concrets et examiner l’opinion qu’ils doivent s’en faire. Ainsi, on tend davantage à faire agir et à raffiner une sensibilité donnée qu’à inculquer des schémas génériques des idées politiques ou sociales.

             Une initiative singulière et audacieuse des Napolas consiste à envoyer les jeunes faire vie commune, les plus jeunes avec des familles de paysans, les plus âgés avec des familles d’ouvriers industriels, pour une période pouvant aller de six à huit semaines. Durant cette période, le jeune homme est embauché par la famille comme travailleur salarié, vit avec eux, doit subvenir à ses besoins avec son salaire, et il lui est interdit de recevoir de l’argent ou des colis de sa famille. Lors d’une telle période de vie commune, le jeune doit pouvoir affiner sa sensibilité sociale et se rendre compte par lui-même des problèmes de l’existence. Il doit également servir d’exemple, par sa conduite, aux familles et aux salariés parmi lesquels il se trouve, et ne doit pas négliger de les éclairer sur les problèmes politiques et sur la manière dont il a appris à sentir, de manière vivante, les idées du national-socialisme.

             Tout cela se fait au travers d’un accord entre les Napolas et l’Arbeitsfront, c’est à dire le « Front du Travail allemand », l’organisation du Parti qui contrôle le travail national, qui dans ce cadre pense à envoyer les élèves dans des endroits adaptés à ce nouvel apprentissage. Ces dernières années ont été organisés par l’institution des voyages éducatifs à l’étranger.

 

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Croire, Obéir, Combattre



             Une fois le cursus achevé, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le jeune homme ne reçoit aucun diplôme spécifique, ou privilégié. Il se trouve alors dans les mêmes conditions que celui qui a fréquenté une école normale, son avancement n’est facilité d’aucune façon. C’est que l’on pense que le jeune homme doit être capable de faire fructifier tout seul, dans la lutte pour la vie, les qualités supérieures que cette éducation spéciale, complexe et rigoureuse a contrôlées, confirmées et développées. Ces qualités doivent être affirmées, de manière virile et réaliste, par leurs propres moyens, sans aucune aide, et conduire le jeune au poste dirigeant auquel elles le rendent, en principe, digne.

             Il n’est pas superflu de relever le fait que l’essentiel des éléments qui dirigent la formation des jeunes dans les Napolas et qui les contrôlent est fourni par les SS (abréviation de Schutz-Staffeln), le corps « noir » germanique, qui a l’ambition d’être un gardien voire un ordre – dans le sens ancien d’organisation ascétique guerrière – de la révolution nationale-socialiste.

 

Julius Evola, Il Regime Fascista, le 27 Mai 1941.

 

L’article en version imprimable : Julius Evola, « Les Napolas », Il Regime Fascista, 27 mai 1941, Forum NSR, 2011. [pdf`|283Ko|4p]

 

 


 

1NdT : Evola semble mettre systématiquement un « s » à la suite de « napola »

2NdT : La traduction d’Evola en italien étant « Istituti di educazione nazional-politica »

3NdT : Article 176 du Traité de Versailles : « A l’expiration du délai de deux mois, à dater de la mise en vigueur du présent traité, il ne subsistera en Allemagne que le nombre d’écoles militaires strictement indispensables au recrutement des officiers des unités autorisées. Ces écoles seront exclusivement destinées au recrutement des officiers de chaque arme, à raison d’une école par arme. Le nombre des élèves admis à suivre les cours desdites écoles sera strictement proportionné aux vacances à pourvoir dans les cadres des officiers. Les élèves et les cadres compteront dans les effectifs fixés par le présent Traité (article 160, 1., alinéas 2 et 3). En conséquence et dans le délai ci-dessus fixé, toutes académies de guerre ou institutions similaires en Allemagne, ainsi que les différentes écoles militaires d’officiers, élèves officiers (Aspiranten), cadets, sous-officiers ou élèves sous-officiers (Aspiranten), autres que les écoles ci-dessus prévues seront supprimées. »

4NdT : L’équivalent de nos collèges.

5NdT : La communauté des soldats

6 NdT : Au moment de la rédaction de cet article, un peu plus d’une vingtaine de Napolas existaient. Il y en eut 37 en tout. Leur liste est disponible sur Wikipedia, article « National Political Institutes of Education »

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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 13:25
- Par Pieter Kerstens

        Nombreux d’entre nous ont appris lors des cours d’histoire qu’en ce jour de 1572, Catherine de Médicis, sur instigation des ducs de Guise, donna l’ordre du massacre des protestants.

 

        Ce symbole de l’intolérance religieuse est resté sous le nom de « Saint Barthélémy » qui se conclu par plus de 3 000 victimes à Paris.

 

        Moins connue, et ignorée des manuels scolaires, est la « justice expéditive » prononcée le 24 août 1944 en Haute-Savoie.

 

        Alors même que les chefs de la résistance avaient signé un accord spécifiant qu’ils se rendraient « avec les honneurs de la guerre », qu’ils conserveraient leurs armes et seraient traités en prisonniers de guerre, 76 miliciens furent condamnés à mort au Grand Bornand.

 

        Les exécutions ont été effectuées au lieu-dit « La Peserettaz » du hameau du Bouchet.

 

        Le plus jeune avait 16 ans, le plus âgé d’entre eux s’était battu à Verdun.

 

        De Yves BARBAROUX ….à Albert VUATTOUX,

 

        Il y a 67 ans que cette ignominie eu lieu.

 

        Souvenons-nous, afin que notre mémoire ne soit pas hémiplégique !

 

 

        R.I.P

 

 

http://img29.imageshack.us/img29/310/milicieninconnusa5.jpg
Exécution de Fernand Bouvery de Mays, 19 ans à Grenoble le 2 septembre 1944.

Jeune stagiaire de l'Ecole de la Milice d'Uriage, il n'a participé à aucune action répressive.

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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 14:14
- Par Lucien Relith

        Il existe un lieu commun, parmi les défenseurs du second amendement de la constitution américaine, selon lequel le gouvernement national-socialiste de l’Allemagne d’Hitler ne permit pas la possession privée des armes à feu. Les États totalitaires, ont-ils appris dans les cours d’éducation civique de leurs lycées, ne font pas confiance à leurs citoyens et craignent de leur permettre de détenir des armes à feu. C’est pourquoi on entend souvent dire : « Tu sais, la première chose que les nazis ont faite quand ils sont arrivés au pouvoir, ça a été de rendre le port d’armes illégal » ou « La première chose qu’Hitler a faite en Allemagne, ça a été de confisquer tous les flingues ».

 

        On peut comprendre pourquoi beaucoup de propriétaires d’armes américains veulent croire à cela. Ils voient dans les efforts actuels de leur propre gouvernement pour leur retirer le droit de posséder et de porter des armes la limitation d’un élément essentiel de leur liberté et un pas vers la tyrannie ; ils souhaitent associer ceux qui en veulent à leurs armes à ce qu’il y a de plus négatif. Adolf Hitler a été diabolisé continuellement pendant les 60 dernières années par les mass media américains, et on peut être sûr qu’aucun homme politique, aucun membre du gouvernement ne voudrait être comparé avec lui. Si la campagne en faveur de la confiscation des armes peut être présentée de manière convaincante comme quelque chose qu’Hitler aurait approuvé, alors elle est effectivement néfaste.

 

        L’identification avec le national-socialisme de l’inclination à dénier aux citoyens le droit de posséder et de porter des armes a été renforcée récemment par d’astucieuses publicités dans les magazines qui montraient Adolf Hitler le bras tendu pour effectuer un salut romain en dessous du slogan « All in favor of gun-control raise your right hand » [ Que tous ceux qui sont contre le port d’armes lèvent la main droite]. Un groupe Juif, Jews for the preservation of Firearms Ownership (JPFO), assez agité relativement à sa taille, s’est distingué par son zèle à promouvoir l’idée selon laquelle la campagne actuelle contre le port d’armes aux États-Unis avait ses racines dans l’Allemagne hitlérienne. Ce groupe est allé jusqu’à affirmer dans plusieurs articles publiés dans des revues populaires lues par d’enthousiastes partisans du port d’armes, que l’actuelle législation restrictive proposée par le gouvernement américain était modelée sur une loi promulguée par le gouvernement du Troisième Reich : la loi Allemande sur les Armes (Waffengesetz) du 18 Mars 1938.

 

        Là encore, nous pouvons comprendre les intentions du JPFO. Beaucoup de propriétaires d’armes non-Juifs savent bien que le mouvement visant à restreindre leurs droits est dirigé et promu, principalement, par des Juifs, si bien que le sentiment anti-juif a progressé parmi eux. Ils savent que les médiats aux ordres, qui sont à peu près unanimement acquis à la limitation ou à l’abrogation du second amendement, sont largement sous l’influence des Juifs et ils savent que les élus du congrès les plus virulents contre ce dernier sont aussi des Juifs. Il est naturel, pour un groupe comme le JPFO, d’essayer de limiter les dégâts, de tenter d’éviter que le sentiment anti-juif ne devienne encore plus fort parmi les possesseurs d’armes. Leur stratégie consiste à détourner la faute de leurs congénères des médiats et du gouvernement pour la rejeter sur leurs pires ennemis – les nationaux-socialistes – ou en tout cas d’embrouiller suffisamment les faits pour maintenir le public dans la confusion.



http://img577.imageshack.us/img577/9499/allinfavorofgcok.jpgAffiche de propagande juive aux États-Unis

 

        Malheureusement pour ceux qui voudraient relier le contrôle des armes avec Hitler et les nationaux-socialistes, tout ce sur quoi se basent leurs efforts est faux. La législation allemande relative aux armes à feu sous Hitler, loin de bannir leur propriété privée, facilita leur possession et leur port en abrogeant ou en améliorant les lois restrictives qui avaient été prises par le précédent gouvernement, qui était de centre-gauche et comptait un certain nombre de Juifs.

 

        Ce n’est pas seulement la législation nationale-socialiste relative aux armes à feu qui est l’exact opposé de ce qui a été décrit par des gens qui parent les actuels "voleurs de flingues" de traits "nazis" : l’esprit tout entier du gouvernement d’Hitler était radicalement différent du portrait dressé par les mass media américains

 

        Les faits, en bref, sont les suivants :

        -Le gouvernement national-socialiste allemand, contrairement au gouvernement de Washington actuellement en place, ne craignait pas ses citoyens. Adolf Hitler fut le leader allemand le plus populaire de tous les temps. Contrairement aux présidents américains, il n’avait pas besoin de porter un gilet pare-balles ou d’avoir une vitre en verre blindé devant lui lorsqu’il parlait en public. Ils se rendait aux célébrations publiques debout dans une voiture décapotable, circulant lentement au milieu de la foule. Les communistes tentèrent plus d’une fois de l’assassiner, mais son gouvernement lutta avec efficacité contre ces derniers, jusqu’à leur quasi-anéantissement en Allemagne. Mais par contre, il existait entre Hitler et les citoyens Allemands droits et respectueux de la loi une relation forte, basée sur la confiance et le respect mutuel.

 

http://img827.imageshack.us/img827/9954/obamavsahokpe.jpg

A gauche : des vitres à l'épreuve des balles protègent Barack Obama.
A droite : Adolf Hitler traverse librement la foule en liesse

 

        -L’esprit du national-socialisme était empreint de virilité et tant la légitime défense que l’autonomie de l’individu sont au centre du point de vue national-socialiste de la manière dont un citoyen doit se comporter. L’idée selon laquelle il fallait interdire la propriété des armes à feu était totalement étrangère à cet esprit. Dans les universités allemandes, où le national-socialisme se propagea très tôt et qui devinrent plus tard ses bastions, le duel était une pratique tolérée. Alors que les gouvernements juifs et libéraux de la République de Weimar avaient tenté d’interdire les duels, la pratique s’était perpétuée illégalement jusqu’à ce qu’elle soit à nouveau légalisée par les nationaux-socialistes. L’escrime, le tir sur cibles et d’autres arts martiaux furent très populaires en Allemagne, et les nationaux-socialistes encouragèrent les jeunes allemands à pratiquer ces disciplines, estimant qu’elles étaient importantes pour le développement du caractère d’un homme.

 

        -L’enregistrement des armes et les licences (tant pour les armes d’épaule que pour les armes de poing) ont été mis en place par un gouvernement antinazi en 1928, cinq ans avant que les nationaux-socialistes ne parviennent au pouvoir. Hitler devint chancelier le 30 janvier 1933. Son gouvernement prit le temps de corriger la loi sur les armes adoptées par ses prédécesseurs, améliorant substantiellement la situation (par exemple, les propriétaires d’armes d’épaule ont été dispensés de l’obligation d’acheter un permis ; l’âge légal pour détenir une arme a été abaissé de 20 à 18 ans ; la période de validité d’un permis de port d’armes a été étendue de 1 à 3 ans et des dispositions limitant la quantité de munitions ou d’armes à feu qu’un individu pouvait posséder ont été supprimées. On peut reprocher au gouvernement d’Hitler d’avoir conservé certaines restrictions et prescriptions de licences de l’ancienne loi mais, en tout cas, les nationaux-socialistes n’avaient pas l’intention d’empêcher les Allemands honnêtes de posséder ou de porter des armes. Encore une fois, les lois relatives aux armes à feu édictées par le gouvernement d’Hitler ont renforcé les droits des Allemands quant à la possession et au port d’armes ; aucune restriction nouvelle n’a été ajoutée, et de nombreuses restrictions préexistantes ont été assouplies ou supprimées.

 

        -A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, les G.I.’s américains de la force d’occupation furent étonnés de voir combien de civils allemands possédaient des armes à feu. Des dizaines de milliers de pistolets volés dans les maisons allemandes par les G.I.’s furent ramenés aux États-Unis après la guerre. En 1945, le général Eisenhower ordonna que l’on confisque toutes les armes à feu détenues par les allemands à titre privé dans la zone d’occupation américaine et les allemands furent contraints de donner les fusils, les carabines et les armes de poing qui n’avaient pas déjà été volés. Dans la zone d’occupation soviétique, les civils allemands étaient sommairement exécutés s’ils étaient trouvés en possession ne serait-ce que d’une seule cartouche.

 

 

http://img192.imageshack.us/img192/9827/civilsallemandsdesarmes.jpg

Après l'invasion, le gouvernement américain désarme les civils allemands.

 

 

        - Les Juifs, notons-le, n’étaient pas Allemands, même s’ils étaient nés en Allemagne. Les nationaux-socialistes définissaient la citoyenneté en termes ethniques et, sous Hitler, les Juifs ne se virent pas accorder les plein-droits de la citoyenneté. La législation nationale-socialiste écarta progressivement les Juifs des postes-clés : l’enseignement, les médiats, la magistrature etc... Le but n’était pas seulement de libérer l’Allemagne d’une influence juive oppressante et dégénérée, mais de pousser les Juifs à émigrer. La loi allemande sur les armes du 18 mars 1938 excluait les Juifs de la fabrication et du commerce des armes à feu, mais ne les empêchait pas d’en détenir ou d’en porter à titre personnel. L’exclusion des Juifs du commerce des armes à feu les a courroucés de même que chacun des autres types d’exclusion, et dans leur tradition ethnocentrique caractéristique, ils ont déformé loi en question pour la présenter comme une loi anti-armes à feu afin de montrer leurs ennemis sous un mauvais jour.

 

        Il faut noter au passage que les restrictions édictées contre les juifs par les nationaux-socialistes ont eu l’effet escompté : entre 1933 et 1939 les deux tiers des juifs résidant en Allemagne ont émigré, réduisant la population juive du pays de 600 000 quand Hitler devint chancelier en 1933 à 200 000 lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939. Les Juifs des États-Unis, regardant cette période depuis leur point de vue auto-centré, ont décrit ces années de paix du gouvernement national-socialiste comme une période de ténèbres, de terreur et de régression, alors que, pour le peuple allemand, c’était une époque d’espoir, de joie, et de renouveau matériel et spirituel.

 

        Un type plus ou moins similaire de distorsion peut être observé dans le portrait des États-Unis du début des années 1950 : ils l’ont appelé « L’ère du maccarthysme ». Le sénateur Joseph Mac Carthy (républicain du Wisconsin) utilisait sa position de président du Comité sénatorial des opérations gouvernementales afin de dénoncer l’infiltration communiste avancée du gouvernement américain et des autres institutions américaines, commencée durant la Seconde Guerre mondiale. Une majorité conséquente des communistes qui furent découvert grâce à ses efforts étaient Juifs. C’est pourquoi les médiats aux ordres ont toujours dépeint cette période comme une époque de terreur et de répression, où tout le monde était terrorisé par la « chasse aux sorcières » du sénateur Mac Carthy. Bien sûr, il n’y avait rien de la sorte chez les Américains non-Juifs qui n’étaient pas intimidés le moins du monde. L’histoire vue à travers la lentille juive – c’est à dire par l’intermédiaire des médiats contrôlés par les juifs – est toujours déformée dans un sens correspondant aux intérêts et aux préoccupations des Juifs.

 

        La loi allemande sur les armes du 18 mars 1938 édictée par les nationaux socialistes et la loi sur les armes à feu et les munitions du 12 avril 1928, édictée par un gouvernement anti-national-socialiste, sont citées ci-dessous en texte intégral, tant en version originale qu’en traduction anglaise. Mais d’abord, certains rappels contextuels aideront probablement le lecteur à comprendre leur signification.

        Après la défaite allemande lors de la Première Guerre mondiale (une défaite dans laquelle les Juifs d’Allemagne n’ont pas joué un petit rôle, démoralisant l’arrière-front par des manifestations et d’autres activités subversives à l’image de ce qu’ils firent en Amérique durant la Guerre du Vietnam), l’empereur abdiqua et les libéraux1 et les gauchistes prirent le contrôle du gouvernement en 1918. Hitler, se remettant dans un hôpital militaire d’une attaque britannique au gaz toxique qui l’avait temporairement aveuglé, prit la décision de s’engager politiquement et de lutter contre les traîtres qu’il tenait pour responsables de la détresse de l’Allemagne.

        La tendance des nouveaux maîtres de l’Allemagne après la Première Guerre mondiale était à peu près la même que celle des libéraux en Amérique aujourd’hui : ils promouvaient le cosmopolitisme, l’internationalisme et l’égalitarisme.

        Hitler se lança dans la politique et ses nationaux-socialistes se battirent contre les communistes dans les rues des villes allemandes ; progressivement, ils commencèrent à être reconnus par beaucoup de patriotes allemands de la classe ouvrière et de la classe moyenne comme la seule force qui pouvait sauver l’Allemagne du communisme et de sa ruine totale. Les nationaux-socialistes continuèrent à gagner de nouvelles recrues et de la force durant les années 1920. Les communistes, avec l’aide de l’Union soviétique, continuaient également à progresser. La situation politique devint incroyablement instable et le gouvernement perdit le soutien du peuple.

 

        La réponse du gouvernement fut de resserrer considérablement les restrictions sur les droits des citoyens allemands de posséder et de porter des armes. La loi sur les armes à feu et les munitions du 12 avril 1928 fut l’effort le plus important en ce sens. Cette loi fut édictée par un gouvernement de centre-gauche hostile aux nationaux-socialistes (le gouvernement était dirigé par le chancelier Wilhelm Marx et était une coalition de socialistes, dont de nombreux Juifs, et de catholiques centristes).

        Cinq ans plus tard, en 1933, les nationaux-socialistes parvinrent au pouvoir, Hitler fut à la tête du gouvernement et la menace communiste fut définitivement matée. Les nationaux-socialistes commencèrent à réparer les dommages sociaux et économiques causés par leurs prédécesseurs. Le plein-emploi fut restauré en Allemagne ; la dégénérescence et la corruption furent éliminées, les Juifs et leurs collaborateurs furent expurgés d’un domaine de la vie nationale puis d’un autre (etc...), et le peuple allemand entra dans une nouvelle ère de liberté nationale, de santé et de prospérité.

 

        Finalement, en 1938, le gouvernement national-socialiste prit l’initiative d’édicter une nouvelle loi sur les armes à feu afin de remplacer celle édictée par leurs opposants dix ans plus tôt. Les points principaux de la loi 1938, notamment ceux qui concernaient les citoyens ordinaires plutôt que les fabricants ou les vendeurs, comprenaient ce qui suit :

 

-les armes de poing pourront être acquises seulement sur la présentation d’un permis d’acquisition des armes (Waffenerwerbschein) qui pourra être utilisé dans un délai d’un an après sa délivrance. Les armes de poing à chargement par la bouche sont exemptées de l’obligation d’avoir un permis pour les acquérir2.

-les détenteurs d’un permis de port d’armes (Waffenschein) ou d’un permis de chasse n’ont pas besoin d’un permis d’acquisition des armes pour acheter une arme de poing.

-un permis de chasse autorise son détenteur à porter des armes de chasse et des armes de poing.

-les armes à feu et les munitions, comme les épées et les couteaux, ne doivent pas être vendus aux mineurs de moins de 18 ans3.

-quiconque porte une arme à feu en dehors de son habitation, son lieu de travail, son commerce ou sa propriété privée doit avoir sur lui un permis de port d’armes (Waffenschein). Le permis n’est pas requis, néanmoins, lorsque l’on porte une arme afin de l’utiliser dans un stand de tir autorisé par la police.

-un permis d’acquisition ou de port d’armes ne peut être délivré qu’aux personnes dont la confiance n’est pas sujette à caution et qui peuvent montrer qu’ils en ont besoin. En particulier, un permis ne sera pas délivré aux catégories suivantes :

1. les personnes âgées de moins de 18 ans.

2. les personnes juridiquement incompétentes ou retardées mentalement.

3. les gitans et les vagabonds.

4. les personnes en probation ou temporairement déchues de leurs droits civiques.

5. les personnes accusées de trahison ou de haute trahison ou connues pour leur engagement dans des activités hostiles à l’État.

6. les personnes condamnées a plus de deux semaines d’emprisonnement et moins de trois après leur libération pour les faits suivants : agression, espionnage, trouble à l’ordre public, résistance aux autorités, infractions criminelles et correctionnelles, braconnage (en matière de chasse comme de pêche).

 

-sont interdites de fabrication, vente, port, possession et importation :

1. les armes « frauduleuses », conçues pour dissimuler leur fonction (par exemple les cannes-épées, ou les pistolets incorporés dans les boucles de ceinture).

2. toute arme à feu équipée d’un silencieux et toute carabine équipée d’une lampe.

3. les cartouches de calibre .22, les balles à fragmentation.

 

        Voilà l’essentiel. Les nombreuses autres dispositions de la loi concernent les fabricants, importateurs et vendeurs d’arme à feu, l’acquisition et le port des armes à feu par la police, les militaires et les autres corps officiels, le prix maximum qui peut-être fixé pour un permis (3 Reichsmark), les touristes qui amènent des armes à feu en Allemagne, les amendes et autres pénalités occasionnées par les violations.

 

        Les exigences de la « confiance » et de la preuve du besoin pour obtenir un permis sont regrettables, mais il doit être noté qu’elles étaient simplement tirées de la loi de 1928 : elles ne furent pas formulées par les nationaux-socialistes. Sous le national-socialisme, ces exigences étaient interprétées de manière libérale : une personne qui ne faisait pas partie des catégories interdites listées ci-dessus était considérée comme fiable, et une affirmation comme « je transporte souvent des sommes de monnaie » était acceptée comme une preuve du besoin.

        Les interdictions des carabines équipées de lampes et des munitions à fragmentation et de calibre .22 étaient basées sur l’idée que les premières n’étaient pas équitables quand on les employait pour chasser, et que les dernières étaient inhumaines.

 

        Allez maintenant prendre connaissance des lois allemandes sur les armes à feu par vous-même, que ce soit dans la version originale allemande exactement telle qu’elle fut publiée par le gouvernement allemand au Reichsgesetzblatt4 ou dans la traduction anglaise complète qui est fournie ici. Si vous souhaitez faire l’impasse sur la plupart du charabia juridique et aller directement à la partie la plus pertinente de la loi nationale-socialiste sur les armes à feu – la partie relative à l’acquisition, la propriété et le port des armes à feu par les particuliers – allez à la page 35 (partie IV de la loi). Notez, comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, que deux types différents de permis sont mentionnés : un permis d’acquisition des armes (Waffenerwerbschein), requis seulement pour acheter une arme de poing et un permis de port d’armes (Waffenschein), requis pour porter une arme dans l’espace public. Plus intéressant encore, comme mentionné plus haut, un permis de chasse pouvait remplacer ces deux permis.

 

 

Dr. William Pierce.                        

Texte traduit par Lucien Relith.        

 

 

 

 

-William L. Pierce, Gun Control in Germany, 1928-1945 [pdf|25 p|3,1Mo].

-William L. Pierce, Le port d’armes en Allemagne (1928-1945) (traduction par Lucien Relith) [pdf|25 p|3,1Mo].

 

Les annexes (textes législatifs en allemand et en anglais) se trouvent dans l'article original du Dr. Pierce.

 

1 Note du traducteur : Le terme libéral fait davantage référence aux États-Unis à la permissivité morale qu’au strict libéralisme économique. Le terme gauchiste (leftist) est utilisé ici conformément à l’usage américain ; il peut désigner indifféremment les différents mouvements de gauche, socialistes, communistes ou anarchistes.

2 La loi de 1928 requérait aussi un permis pour les armes d’épaule, mais les nationaux-socialistes ont abrogé cette disposition.

3 L’âge-limite de la loi de 1928 était de 20 ans.

4 Bulletin législatif du Reich allemand.

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Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 18:18
- Par Brice Duqueyroux

Militant anti-sioniste de toujours, François Duprat a payé très cher son opposition au Lobby. C’est lui qui rédigea presque entièrement le numéro de Défense de l'Occident qui suivit la Guerre des six jours  (du 5 juin au 10 juin 1967) (en collaboration avec Pierre Fontaine, Maurice Bardèche et Paul Rassinier) : L’agression israélienne et ses conséquences (n°64, juillet-août 1967) d'où est extrait le texte suivant :




      Dans le journal Valeurs actuelles des 13/19 IV, une analyse détaillée montrait « Israël au bord du drame ». Le régime de M. Eskhol affaibli ne pouvait trouver que dans un vaste appel à la solidarité internationale à l'extérieur, et à l'union nationale à l'intérieur, les moyens de consolider son existence.
      Mais une telle crise était-elle possible ? A première vue, le monde arabe apparaissait divisé en deux camps : d'un côté des régimes nationalistes et populaires de plus en plus soutenus par l'Union Soviétique, de l'autre des monarchies traditionalistes très liées au capitalisme anglo-saxon, et envers qui les Etats-Unis menaient une offensive diplomatique très sérieuse.
      Cette division s'illustrait surtout dans la guerre du Yémen et dans la crise d'Aden, deux problèmes extrêmement liés d'ailleurs. Au Yémen, le régime républicain « nassérien » de M. Sallal – contrôlant 1/3 du territoire mais 2/3 de la population – était soutenu par la présence de plus de 50 000 militaires égyptiens. Les Soviétiques installaient des bases de fusées. Pourtant ces royalistes, divisés, affaiblis par la réduction de l'aide Séoudienne en argent et, en armes, avaient cessé le combat et maintenaient le statu quo. Pourquoi alors cette coûteuse présence militaire ?

      C'est que le Yémen est tout proche de la Fédération d'Arabie du Sud, protectorat britannique à qui le gouvernement Wilson avait décidé d'accorder l'indépendance en janvier 1968, malgré la situation révolutionnaire catastrophique où se trouvait le pays. Aden, c'est en effet une situation de type somalien, des tribus nomades traditionalistes, formant le principal soutien du gouvernement fédéral pro-anglais, et la ville contrôlée par les deux mouvements nationalistes, dont le principal le Flosy, Front de libération du Sud Yémen, dispose même d'une armée constituée par Nasser aux côtés des républicains yéménites. Pourtant les travaillistes étaient décidés à abandonner le pays, pour ne pas soutenir des émirs réactionnaires contre la population arabe d'Aden, comme le demandaient les conservateurs.
      Deux pays pourtant se tenaient à l'écart de cette division du monde arabe : l'Iran qui, quoique, régime monarchique et membre de l'alliance américaine du Cento, venait de conclure un accord militaire important avec son voisin l'URSS ; et le Liban, écartelé entre les deux tendances également représentées en son sein, et qui risquait de voir sa traditionnelle neutralité mise en danger.

      Devant cette diplomatie subtile des grandes puissances pour s'assurer des sympathies arabes, la volonté d'Israël d'entamer une crise n'aurait pu aboutir sans la Syrie.
      La Syrie, où domine depuis quelques temps le Baas orthodoxe, avait des sympathies pro-chinoises, et demeurait le seul pays arabe à soutenir efficacement l'action des commandos palestiniens. Elle avait une position indépendante sur ce point, et pouvait seule donner à Israël le prétexte voulu.
      Début mai, l'aviation israélienne lançait une attaque aérienne au-dessus de la Syrie jusqu’aux environs de Damas. L'aviation égyptienne, alertée, n'intervenait pas. Le gouvernement de M. Eskhol obéissait à un triple motif : - faire face à ses difficultés, - résister au danger syrien et l'éliminer si possible, - sonder la solidité de l'accord de défense égypto-syrien.

*
**


Conséquences de l'agression israélienne

      A la suite de cet incident, deux ordres de conséquences : Israël, confiant dans ses possibilités d'attaque, doutant de la solidarité arabe, voit se confirmer sa volonté à abattre le régime damascène.
L'Egypte est sommée par la Syrie de l'aider à résister à i'agression.
      Les preuves de la volonté agressive d'Israël devaient être bien fortes puisque, contrairement à l'avis de tous les observateurs, Nasser va en se réconciliant avec Hussein refaire en quelques jours l'unité arabe. Le 31 mai l'accord de défense Egypte-Jordanie-Palestine est signé. La presse mondiale s'exclame sur la suprême habileté de Nasser.

      Seule la Syrie, consciente et pour cause de l'existence dans chaque pays arabe d'une cinquième colonne appointée par Israël jusque parmi leurs propres services secrets, se montre réticente, et conservera cette attitude tout au long de la crise, consciente de sa position de principale victime visée.
Israël constitue son cabinet de guerre avec Mosché Dayan et Menahem Begin : l'unité arabe est plus menaçante que prévue, l'urgence nécessaire de l'alliance donne lieu à de sordides marchandages et M. Eskhol doit céder ; il faut agir très vite.


La défaite arabe

      Tous ces pays arabes ont à peine eu le temps de se rallier à Nasser que déjà c'est la défaite. Les Américains ont menacé en effet l'Egypte de représailles si elle attaquait la première, et les réticences soviétiques ont montré à l'évidence que le soutien russe était peu sûr.
      D'autant moins sûr que la défaite de l'Egypte le 5 juin est une défaite soviétique : toute la tactique de l'armée égyptienne était réellement menée par des conseillers soviétiques, et elle était mauvaise. La concentration de troupes dans le Sinaï, leur matériel, le retrait progressif, tout cela a été conseillé par les Russes, leurs fusées n'ont même pas servi ! Les Soviétiques sont-ils donc de si piètres stratèges? Ne faut-il pas plutôt parler d'une trahison délibérée de l'Union Soviétique ?

      A cela s'est ajouté la carence des services secrets arabes, et les innombrables trahisons d'officiers et de membres des gouvernements. L'argent n'a afflué que du côté israélien.
      Les cessez-le-feu vont dès lors se suivre aussi vite que les ralliements, c'est d'abord le roi Hussein qui capitule, puis l'Egypte et la Syrie.
      Mais toutes ces trahisons qui ont causé cette défaite arabe vont justement permettre un redressement. La démission de Nasser, attitude noble d'un homme d'Etat trop calomnié, va être rejetée par trois des pays arabes. Et après une vague de défaitisme très brève, des réactions timides apparaissent pour la première fois.
Au cours d'une conférence au sommet arabe, les ministres des affaires étrangères s'ils ne peuvent masquer des désaccords sur les problèmes pétroliers qui touchent de trop près à la vie économique, affirment leur solidarité contre Israël et leur hostilité inébranlable aux anglo-saxons.

      C'est surtout la Jordanie, terriblement obsédée par la guerre et proche de la catastrophe, qui prône l'unité et le soutien à Nasser. L'afflux de millions de réfugiés dans un pays privé de sa partie la plus riche ne lui laisse pas d'autre espoir.
      Le Liban, lui, envisage son internationalisation : le peuple y est de plus en plus nassérien, la vie économique est totalement dépendante du Koweit et de l'Arabie.

      L'Irak doit prendre des décisions pétrolières assez dures contre les grandes compagnies anglo-saxonnes: de toutes façons ses pipe-lines passent par la Syrie et il doit rester en accord avec ce pays, même forcé.
      L'Arabie, Koweit, et les émirats entendent profiter malgré tout de l'argent américain avec réalisme mais ils envisagent de financer une reconstruction du potentiel arabe.
      Les pays du Maghreb, éloignés du théâtre d'opérations, ont surtout manifesté une puissante solidarité, non seulement l'Algérie socialiste mais aussi le Maroc et la Tunisie, ils sortent peu éprouvés de l'affaire, et leurs liens avec la France gaulliste se sont nettement resserrés.

      L'Egypte, quoique son économie fut chancelante, s'était préparée à une rupture avec les Etats-Unis. Elle parut donc, convenablement aidée, tâcher de remonter la pente.
      Mais il est certain que tout danger était écarté pour Israël pour longtemps, à condition que le régime de Damas soit abattu, comme prévu. C'est ce qui explique l'acharnement israélien à violer le cessez-le-feu pour s'emparer de Damas. Ces tentatives, semblent avoir échoué, et la Syrie, qui s'est assez bien tiré du conflit, garde une volonté de combattre notable.

      Ainsi l'unité politique du monde arabe sort malgré tout renforcé de la défaite, et Nasser peut compter plus que jamais sur un soutien populaire considérable. La trahison soviétique, les tentatives russes de vendre du pétrole aux occidentaux pendant la crise, la collusion évidente des anglo-américains avec Israël, enfin l'explosion de la bombe H chinoise ont peut-être fait réfléchir les leaders arabes. Ainsi malgré la volonté des traditionalistes d'Arabie Séoudite et les émirats de ne pas rompre les relations diplomatiques avec les USA et de poursuivre les livraisons pétrolières, c'est toute une longue opération délivrée à qui de droit qui a échoué.
On voit sortir peu à peu la possibilité d'une nation arabe moins fractionnée, et surtout plus insensible à un soutien apparent des grandes puissances.

      La réaction des USA ne s'est pas faite attendre : tandis qu'éclataient à Aden de graves émeutes et que la garnison fédérale se mutinait, on a pu voir le gouvernement Wilson changer totalement de position politique : l'Indépendance de l'Arabie du Sud prévue pour 1968 sera « garantie» par une task force écrasante britannique au large d'Aden. Aucune élection ne donnera au gouvernement provisoire la légitimité populaire. Il est donc certain que les Arabes vont se multiplier : en 1968, Aden verra l'Angleterre soutenir sa longue guerre, soutenue par les Américains soucieux de maintenir dans le monde arabe une division indispensable aux intérêts d'Israël, mais à laquelle les peuples arabes et même des souverains comme celui de Jordanie ou celui d'Aden sont hostiles plus que jamais.
      Ainsi dans cette partie du monde où la paix pourrait revenir par de justes négociations protégeant le peuple palestinien, et soustrayant le monde arabe à l'influence soviétique, on voit les E.U. – sur l'ordre de quel groupe de pression ? – diviser le pays d'Israël où règne maintenant une ivresse belliciste et religieuse; alors que les intérêts occidentaux considèrent évidemment de soutenir Nasser dans sa politique d'unité arabe.

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Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 18:18
- Par Jérôme Deseille

      Le 30 avril 1863, 60 légionnaires subirent l'assaut de 2000 cavaliers mexicains à Camerone, au Mexique. Après une résistance héroïque, ils périront, à l'exception de 5 hommes.


     Tous les 30 avril, les légionnaires de part le monde célèbre la geste de leurs anciens.


      Voici la fin de la résistance, racontée par Pierre Sergent.



A six heures du soir, ils ne sont plus que cinq : le sous-lieutenant Maudet ; le caporal Maine, un Français, brillant combattant et vieux soldat ; Victor Catteau, un grand Belge de un mètre quatre-vingts qui n’a pas encore six mois de service, mais se bat déjà comme un ancien ; Laurent Constantin, un autre Belge, l’œil anthracite, teigneux et cabochard, mais courageux comme un dogue, et puis le vieux Wensel qui trompa l’administration pour avoir la gloire de venir se faire trouer la peau dans cet enfer.

Ils tiennent encore l’ennemi en respect, mais leur résistance touche à sa fin, car ils manqueront bientôt de cartouches. Quelques coups encore et il ne leur en reste qu’une chacun.

« Armez vos fusils, dit le lieutenant, vous ferez feu à mon commandement ; puis, nous chargeons à la baïonnette, vous me suivrez. »

Ne les voyant plus tirer, les Mexicains avancent. La cour en est pleine. Il se fait alors un grand silence : les blessés eux-mêmes se sont tus comme s’ils comprenaient que l’instant est plus solennel. Dans leur réduit, les cinq survivants ne bougent plus, ils attendent.

« En joue ! Feu ! » crie le lieutenant.

Les coups de fusils ne font qu’une détonation. Les cinq hommes bondissent en avant, la baïonnette pointée. Une formidable décharge les accueille à bout portant. Un ouragan. A croire que la terre va s’entrouvrir. Le grand Catteau s’est jeté devant son officier et le prend dans ses bras pour lui faire rempart de son corps : il tombe frappé de dix-neuf balles. Le lieutenant n’en est pas moins touché, lui aussi : une balle dans le flanc droit, une autre lui fracasse la cuisse droite. Wensel est tombé lui aussi, le haut de l’épaule traversé, mais il se relève aussitôt.

Trois sont encore debout : Maine, Wensel et Constantin. Un moment interdits à la vue du lieutenant étendu sur le sol, ils s’apprêtent à sauter par-dessus son corps et à charger de nouveau, mais déjà, les Mexicains les entourent de toutes parts et la pointe de leurs baïonnettes effleure leurs poitrines.

C’en est fait d’eux, ils vont mourir, quand un homme de haute taille, un officier supérieur, qui se trouve au premier rang, d’un brusque mouvement de son sabre relève les baïonnettes qui les menacent :

« Rendez-vous ! leur dit-il.

- Nous nous rendrons, répond le caporal Maine, si vous nous laissez nos armes et notre fourniment, et si vous vous engagez à faire relever et soigner notre lieutenant que voici- là, blessé.

- On ne refuse rien à des hommes comme vous ! » dit l’officier.

 

Pierre Sergent, Camerone, Fayard.



http://img37.imageshack.us/img37/2098/legioncamerone.jpg


"Ils furent ici, moins de soixante
Opposés à toute une armée,
Sa masse les écrasa,
La vie plutôt que le courage,
Abandonna ces soldats français"


Inscription gravée à Camerone, sur le monument célèbrant le sacrifice
des soldats de la Légion étrangère

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Dimanche 24 avril 2011 7 24 /04 /Avr /2011 18:18
- Par Brice Duqueyroux

      Le 24 avril 1916, l'insurrection éclate en Irlande, révoltée contre l'oppression anglaise.

      Les nationalistes irlandais se préparent depuis des années ; la Première Guerre mondiale leur fournit l'opportunité qu'ils attendent. Durant ses années, les membres de l'IRB (Irish Republican Brotherhood - Fraternité républicaine irlandaise) ont méthodiquement infiltré les Volontaires irlandais (Irish Volunteers), plus modérés, dont le chef tente de monnayer la participation irlandaise à la guerre aux côtés des Britanniques.
     
      Au début de l'année 1916, le conseil suprême de l’IRB se décide pour un coup d'Etat. La situation politique est bloquée : l'Angleterre, qui avait promis de nouvelles lois, a profité de la guerre pour stopper tout processus. Les très catholiques irlandais choisissent la date de Pâques. Elle doit coïncider avec l'arrivage d'armes venues d'Allemagne.


      Les chefs de l'IRB, Patrick Pearse (photo à droite), Michael Collins, James Connolly, Tom Clarke, Sean MacDiarmada, Eamon de Valera et Joseph Plunkett, sont divisés. Patrick Pearse s'impose : malgré l'arraisonnement par les Anglais du navire qui transporte les armes, il maintient l'insurrection.

      Elle est déclenchée le lundi de Pâques 24 avril 1916. 120 membres de l’Irish Citizen Army (ICA) et 700 de l’Irish Volunteers Force défilent à Dublin. Le plan d'insurrection prévoit l'occupation des principaux bâtiments de la ville : la Poste centrale, Palais de Justice, la gare... Le plan fonctionne correctement et les insurgés s'organisent ; mais la population de Dublin reste neutre et parfois hostile. Hors de Dublin, l'insurrection remporte peu d'échos ; les Anglais restent maîtres des communications téléphoniques.


      Ce premier jour de révolte, Patrick Pearse proclame la naissance de la République irlandaise.

      Les nationalistes tiennent la rue et repoussent les attaques de l’armée britannique ; ils parviennent à neutraliser les pillards qui profitent de l'occasion. Grâce au téléphone, les renforts britanniques font rapidement mouvement vers Dublin ; les nationalistes sont rapidement submergés. Ils résistent jusqu'au 29 avril, date à laquelle le président du gouvernement provisoire, Patrick Pearse, décide l'arrêt des combats. Moins d'une centaine de nationalistes sont morts, mais on déplore le décès de plus de 300 civils. Les blessés se comptent par milliers.

      C'est un terrible échec pour les nationalistes. Il sera aggravé par la répression aveugle et sanglante de l'Angleterre. Après des procès expéditifs, les 15 principaux dirigeants sont exécutés.
Patrick Pearse est fusillé le 3 mai 1916. James Connolly, grièvement blessé au cours de l'insurrection, est porté amené sur une chaise devant le peloton d'exécution, le 12 mai 1916. Des centaines de nationalistes sont déportés en Angleterre ou au Pays de Galles. Parmi eux figurent Michael Collins...


 

Statue rendant hommage à Michael Collins
assassiné en 1922


 

      De cet échec, naîtra cinq ans plus tard l'Etat irlandais, grâce à la tenacité des nationalistes et grâce à la solidarité qui naît dans l'opinion internationale en retour à la répression.


La proclamation lue par Patrick Pearse à Dublin, le 24 avril 1916




PROCLAMATION DE LA REPUBLIQUE

POBLACHT NA hElREANN

Le Gouvernement Provisoire de la République Irlandaise au peuple d'Irlande

IRLANDAIS ET IRLANDAISES:

Au nom de Dieu et des générations disparues dont elle reçoit son antique tradition de nationalité, l'Irlande, par nos voix, appelle ses enfants autour de son drapeau pour conquérir sa liberté.

Ayant organisé et entraîné ses hommes au moyen de son organisation révolutionnaire secrète, l'lrish Republican Brotherhood, et de ses organisations militaires publiques, les Irish Volunteers et la Irish Citizen Army ayant patiemment perfectionné sa discipline, ayant résolument attendu le moment propice pour se manifester, elle saisit maintenant ce moment, et, aidée par ses enfants exilés en Amérique et par ses braves alliés d'Europe, mais comptant d'abord sur sa propre force, elle marche pleine de confiance dans la victoire.

Nous déclarons souverain et imprescriptible le droit du peuple d'Irlande à la propriété de l'Irlande, et à la libre direction des destinées irlandaises. La longue usurpation de ce droit par un peuple et un gouvernement étrangers n'a pas détruit ce droit qui ne peut jamais être détruit que par la destruction même du peuple irlandais. Toutes les générations du peuple irlandais ont affirmé leur droit à la liberté et à la souveraineté nationales: six fois au cours des 300 dernières années, elles l'ont affirmé par les armes. Se basant sur ce droit fondamental et l'affirmant encore par les armes à la face du monde, nous proclamons ici la République Irlandaise Etat indépendant et souverain, et nous vouons nos vies et celles de nos compagnons d'armes à la cause de sa liberté, de sa prospérité, et de son élévation parmi les nations.

La République irlandaise a droit à l'obéissance-qu'elle réclame par la présente proclamation-de tout Irlandais et Irlandaise. La République garantit la liberté civile et religieuse, des droits égaux et un traitement égal à tous ses citoyens et affirme sa volonté de travailler au bonheur et à la prospérité de la nation entière et de toutes ses parties, ayant un égal soin de tous les enfants de la nation, et oubliant les différences soigneusement entretenues par un gouvernement étranger qui ont dans le passé séparé une minorité de la majorité.

Jusqu'à ce que nous ayons par nos armes atteint le moment opportun pour l'établissement d'un Gouvernement National permanent représentatif de la totalité du peuple d'Irlande et élu par les suffrages de tous les hommes et de toutes les femmes, le Gouvernement Provisoire, ici constitué, administrera les affaires civiles et militaires de la République comme un dépôt confié par le peuple.

Nous mettons la cause de la République Irlandaise sous la protection du Très-Haut, dont nous appelons la bénédiction sur nos armes et nous prions pour que nul serviteur de cette cause ne la déshonore par lâcheté, inhumanité ou rapine. A cette heure suprême la nation irlandaise doit, par sa valeur et sa discipline, et par l'empressement de ses enfants à se sacrifier pour le bien commun, se montrer digne de l'auguste destinée à laquelle elle est appelée.

Signé au nom du Gouvernement Provisoire,
Thomas J. CLARKE,
Sean MACDIARMADA, Thomas MAGDONAGH,
P.H. PEARSE, Eamonn CEANNT, James CONNOLLY, Joseph PLUNKETT


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Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 18:18
- Par Brice Duqueyroux

      La "libération" du territoire français se poursuit, en ce mois d'avril 1944.

      Les anglo-américains bombardent la ville de Rouen. Les bombardiers larguent 6000 bombes. Des quartiers entiers de Rouen et de son agglomération sont rasés ; on relève 1 200 morts et des milliers de blessés. Les sans-abris sont innombrables.

      Sur Paris, le même jour, 740 Français meurent sous les bombes alliées, qui récidiveront le 21, sur la banlieue nord de Paris. Les autorités dénombreront 641 morts et 377 blessés.

 

 



Rouen, après le bombardement
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Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 18:18
- Par Brice Duqueyroux
       Ce jour-là, c'est en toute confiance que les Algérois, drapeaux tricolores en tête, marchent vers Bab El Oued. Ils n'y arriveront jamais. Ils trouveront la mort en chemin.

       Il y a bien quelques barrages, mais qui s'écartent devant la foule. Rien n'est fait pour dissuader les manifestants de continuer leur marche. Le piège est bien organisé. Tout est bien prémédité. Pour un rassemblement pacifique, les autorités ont prévu qu'elles auront besoin de leur équipement de combat, de leurs casques lourds et de leurs fusils-mitrailleurs.

       Soudain, une longue rafale, suivie d'autres. Des militaires, conditionnés pour tuer des Français sont là. Bien sûr, il ne s'agit pas de l'armée qui avait choisi l'honneur, qui s'était battue pour garder l'Algérie française. Non, ce sont les autres, qui obéissent aveuglément à ceux qui ont décidé de nous faire comprendre par la manière forte que nous n'étions plus chez nous.

       L'armée va tirer sans sommation, ce 26 mars 1962, pendant 12 minutes.



       La version officielle dira qu'il y a eut un tir venant d'une terrasse vers l'armée. Curieusement, au lieu de riposter vers le tireur embusqué sur le toit, l'armée va tirer sur les manifestants. Beaucoup se sont jetés à terre pour se protéger, d'autres se réfugient dans les immeubles mais rien n'arrête ces forcenés. Ils tirent dans le dos des manifestants qui fuient, qui se sont couchés sur le sol. Ils achèvent des blessés, vont jusque dans les immeubles, montant dans les étages pour terminer leur sinistre besogne.

       Peu importe que ces pauvres gens aient un drapeau bleu, blanc rouge. On tire sur les drapeaux. On tire à l'arme automatique sur tout ce qui bouge. Des pompiers sont blessés. Un médecin est assassiné alors qu'il fait son devoir, celui de porter secours. Pendant un cours instant, un petit lieutenant incapable de se faire obéir par ses hommes crie poussé par un civil : "Halte au feu", "Halte au feu".

       Quelques secondes d'espoir, puis les tirs recommencent. Couchés sur la chaussée, certains blottis les uns contre les autres, les algérois attendent que cette folie meurtrière s'achève.

       Dans d'autres points d'Alger, les gendarmes mobiles tirent aussi. Dès 18 heures, on compte 46 morts du côté des manifestants, plus de 200 blessés. Beaucoup ne purent survivre à leurs terribles blessures.

       Aujourd'hui, on peut lire sur les rapports militaires : incidents du 26 mars 1962. Cet incident fit une centaine de morts et plus de 200 blessés. Nous, nous disons qu'un crime a été commis.





       Pour plus d'informations sur cet épisode dramatique de notre histoire, nous vous conseillons de vous rendre sur le site Algérie française, recherche de la vérité.

      (Source : Cercle du Six février)

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Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 14:14
- Par Alexandre Janois
      Il y a 190 ans aujourd'hui, le 7 mars 1821, sous la direction d’Alexandre Ypsilantis, la ville de Jassy était reprise par les Grecs à la domination turque.

      Cette date marque le vrai début de la guerre d’indépendance grec contre l’occupation ottomane. Malgré les massacres (comme les héroïques étudiants du "bataillon sacré" en juin 1821 à Dragatsani, ou en avril de la même année, les massacres de Chios), l'indifférence, l'opposition ou la lâcheté des Etats européens (Ypsilantis, fuyant les massacres turcs négocia avec l'Autriche son passage pour rejoindre la Russie et poursuivre la lutte. Trahi par les Autrichiens, il sera emprisonné dans des conditions inhumaines et libéré seulement quelques mois avant sa mort).

      Mais peu à peu, les insurgés, leur courage, leur abnégation,  gagneront la sympathie de nombres d'Européens, écrivains puis politiques.

      Et, à  l'image de Victor Hugo, beaucoup rendont hommage aux combattants Grecs. Alexandre Ypsilantis et les Grecs deviennent les héros de l'Europe libérée.

     





L’enfant grec (Victor Hugo)

Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil.
Chio, qu'ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un chœur dansant de jeunes filles.
Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée.
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée.
Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
Comme le ciel et comme l'onde,
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
Passe le vif éclair de la joie et des yeux,
Pour relever ta tête blonde,
Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
En boucles sur ta blanche épaule
Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront,
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
Comme les feuilles sur le saule ?
Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
Qui d'Iran borde le puits sombre ?
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
Qu'un cheval au galop met, toujours en courant,
Cent ans à sortir de son ombre ?
Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
Plus éclatant que les cymbales ?
Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ?
- Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 14:14
- Par Jérôme Deseille
       Le poème du vicomte de Borelli, capitaine de la Légion étrangère, héros du siège de Tuyen Quang, 1885 a été largement diffusé. Ce n'est pas le cas de l'enregistrement qui suit : il était contenu dans le disque enregistré par les officiers du 1er REP durant la longue détention qui fit suite à la dissolution de leur régiment en 1962.
       Ce n'était pas sans raison : le capitaine de Borelli est l'homme qui fit don au musée de la Légion étrangère du drapeau pris à l'ennemi à Tuyen Quang. Il n'y mit qu'une condition : le drapeau ne devait jamais quitter Sidi Bel Abbès, le quartier général de la Légion. La trahison gaulliste de 1962 obligea les légionnaires à abandonner Sidi Bel Abbès  et le drapeau fut brûlé...
       C'est pour s'être élevé contre cette trahison et avoir agit avec honneur et fidélité que le traitre De   Gaulle traqua emprisonna les officiers du plus glorieux régiment du monde...

http://img25.imageshack.us/img25/8784/legionnairetireurdelite.jpg       Durant trois mois, du 24 novembre 1884 au 28 février 1885, le 1er bataillon du 2e régiment étranger tirent tête aux Pavillons noirs. Environ 600 personnes se trouvent assiégées dans le fort de Tuyen Quang, au Tonkin. Outre les 390 légionnaires se trouvent 162 tirailleurs tonkinois, une soixantaine de marins, 31 artilleurs de marine, 8 sapeurs du génie et plusieurs civils, dont un médecin, trois infirmiers, un pasteur et trois boulangers. Face à eux, se trouvent 12 000 hommes appartenant aux forces chinoises, dont plusieurs milliers de rebelles des Pavillons noirs. (Illustration : 25 tireurs d'élite sont choisis pour tenir en respect les assaillants - extrait du libre de L. Huard, La guerre du Tonkin).

      Après deux mois d’escarmourches, les Chinois amplifient leurs attaques à la fin du mois de janvier, et les jour après jour la pression s’intensifie. Les Français comptent de plus en plus de morts, alors que l’ennemi s’infiltre sous la citadelle en creusant des galeries que les Chinois font ensuite exploser. Les Français se replient toujours plus à l’intérieur du fort, jusqu’au 25 février : les Chinois s’engouffrent dans une brèche ; les légionnaires leur opposent une résistance acharnée. Quarante chinois sont tués et leurs camarades se replient.

http://img109.imageshack.us/img109/4026/prisonnierspavillonsnoi.jpg
Deux Chinois capturés par les Français à Tuyen Quang
(Photo du Docteur Hocquard)



      Une nouvelle offensive est lancée le 28, après l’explosion d’une mine qui a ouvert une nouvelle brèche. Les combats acharnés durent trois heures et les légionnaires repoussent encore l’ennemi. Le siège est définitivement levé le 3 mars, avec l’arrivée de la colonne de secours. Les Français ont tenu, au prix de la mort de 56 hommes. Les combats ont également fait 208 blessés, dont la totalité des officiers de la Légion étrangère. Le bilan du côté Chinois est beaucoup plus lourd avec un millier de morts et 2 000 blessés.


http://img35.imageshack.us/img35/217/tuyenquang.jpg


Image d'Epinal du siège de Tuyen-Quang

 

      C’est durant l'ultime affrontement que légionnaire Streibler sauve son capitaine.

 

 

 



A mes hommes qui sont morts

Très particulièrement, je dédie ceci à la mémoire de Tiebald Streibler
Qui m'a donné sa vie le 3 mars 1885


Mes compagnons c'est moi
; mes bonnes gens de guerre
C'est votre chef d'hier qui vient parler ici
De ce qu'on ne sait pas, ou de ce que l'on ne sait guère
;
Mes morts, je vous salue et je vous dis : « merci ».
Il serait temps qu'en France on se prit de vergogne
A connaître aussi mal la vieille Légion
De qui, pour l'avoir vu à sa rude besogne,
J'ai le très grand amour et la religion.

Or, écoutez ceci : « Déserteurs ! Mercenaires !
Ramassis d'étrangers sans honneur et sans foi !  »
C'est de vous qu'il s'agit, de vous Légionnaires !
Ayez-en le cœur net, et demandez : « pourquoi ? »

Sans honneur ? Ah ! Passons ! Et sans foi ? Qu'est-ce à dire ?
Que fallait-il de plus et qu'on aurait voulu ?
N'avez-vous pas tenu, tenu jusqu'au martyre
La parole donnée et le marché conclu ?

Mercenaires ? Sans doute : il faut manger pour vivre ;
Déserteurs ? Est-ce à nous de faire ce procès ?
Étrangers ? Soit. Après ? Selon quel nouveau livre
Le Maréchal de saxe était-il donc français ?
Et quand donc les français voudront-ils bien entendre
Que la guerre se fait dent pour dent, œil pour œil
Et que ces étrangers qui sont morts, à tout prendre,
Chaque fois, en mourant, leur épargnaient un deuil
?

Aussi bien c'est assez d'inutile colère,
Vous n'avez pas besoin d'être tant défendus ;
Voici le Fleuve Rouge et la Rivière Claire
Et je parle à vous seuls de vous que j'ai perdus !
Jamais garde de roi, d'empereur, d'autocrate,
De pape ou de sultan ; jamais nul régiment
Chamarré d'or, drapé d'azur ou d'écarlate,
N'alla d'un air plus mâle et plus superbement.

Vous aviez des bras forts et des tailles bien prises
Que faisaient mieux valoir vos hardes en lambeaux ;
Et je rajeunissais à voir vos barbes grises,
Et je tressaillais d'aise à vous trouver si beaux.
Votre allure était simple et jamais théâtrale ;
Mais le moment venu, ce qu'il eût fallu voir,
C'était votre façon hautaine et magistrale
D'aborder le "Céleste" ou de le recevoir.

On fait des songes fous, parfois quand on chemine,
Et je me surprenais en moi-même à penser,
Devant ce style à part et cette grande mine,
Par où nous pourrions bien ne pas pouvoir passer ?
J'étais si sûr de vous ! Et puis, s'il faut tout dire,
Nous nous étions compris : aussi de temps en temps
Quand je vous regardais vous aviez un sourire,
Et moi je souriais de vous sentir contents.

Vous aimiez, troupe rude, sans pédanterie,
Les hommes de plein air et non les professeurs ;
Et l'on mettait, mon Dieu, de la coquetterie
A faire de son mieux, vous sachant connaisseurs.
Mais vous disiez alors : « La chose nous regarde,
Nous nous passerons bien d'exemples superflus ;
Ordonnez seulement, et prenez un peu garde,
On vous attend… et nous on ne nous attend plus ! »

Et je voyais glisser sous votre front austère
Comme un clin d'œil ami doucement aiguisé,
Car vous aviez souvent épié le mystère
D'une lettre relue ou d'un portrait baisé.

N'ayant à vous ni nom, ni foyer, ni Patrie
Rien où mettre l'orgueil de votre sang versé,
Humble renoncement, pure chevalerie,
C'était dans votre chef que vous l'aviez placé.

Anonymes héros, nonchalants d'espérance,
Vous vouliez, n'est-ce pas, qu'à l'heure du retour,
Quand il mettrait le pied sur la terre de France,
Ayant un brin de Gloire, il eût un peu d'Amour.
Quant à savoir si tout s'est passé de la sorte,
Et si vous n'êtes pas restés pour rien, là-bas,
Si vous n'êtes pas morts pour une chose morte,
O mes pauvres amis, ne le demandez pas !

Dormez dans la grandeur de votre sacrifice,
Dormez, que nul regret ne vienne vous hanter ;
Dormez dans cette paix large et libératrice
Où ma pensée en deuil ira vous visiter !
Je sais où retrouver, à leur suprême étape
Tous ceux dont la grande herbe a bu le sang vermeil,
Et ceux qu'ont engloutis les pièges de la sape,
Et ceux qu'ont dévoré la fièvre et le soleil.

Et ma pitié fidèle, au souvenir unie,
Va du vieux Wunderli qui tomba le premier,
En suivant une longue et rouge litanie,
Jusqu'à toi, mon Streibler, qu'on tua le dernier !
D'ici je vous revois rangés à fleur de terre
Dans la fosse hâtive où je vais ai laissés,
Rigides, revêtus de vos habits de guerre
Et d'étranges linceuls fait de roseaux tressés.

Les survivants ont dit – et j'ai servi de prêtre ! –
L'adieu du camarade à votre cœur meurtri ;
Certain geste fut fait bien gauchement peut-être,
Pourtant je ne crois pas que personne en ai ri !
Mais quelqu'un vous prenait dans sa gloire étoilée
Et vous montrait d'en haut ceux qui priaient en bas,
Quand je disais pour tous d'une voix étranglée,
Le Pater et l'Ave – que tous ne savaient pas !

Compagnons j'ai voulu vous parler de ces choses,
Et dire en quatre mots pourquoi je vous aimais :
Lorsque l'oubli se creuse au long des tombes closes,
Je veillerai du moins et n'oublierai jamais.
Si parfois, dans la jungle où le tigre vous frôle
Et que n'ébranle plus le recul du canon,
Il vous semble qu'un doigt se pose à votre épaule,
Si vous croyez entendre appeler votre nom.

Soldats qui reposez en terre lointaine,
Et dont le sang donné me laisse des remords,
Dites-vous simplement : « C'est notre Capitaine
Qui se souvient de nous... et qui compte ses morts. »


Capitaine De Borelli.




Ecouter ici :

 






(dessin du sergent-chef Burda)

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Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 20:20
- Par Brice Duqueyroux

http://img98.imageshack.us/img98/4701/dresde1945.jpg      Le 13 février 1945 à Dresde, l'un des plus terrible crimes de la Seconde Guerre mondiale se déroule.


      La "Florence de l'Elbe", dénuée de tout intérêt stratégique, ne possédant aucune troupe ni siège de commandement, est désginée comme cible par Winston Churchill, alors que la ville est devenue un lieu de refuge pour des centaines de milliers d'Allemands ayant fui l'invasion soviétique et ses innombrables atrocités.

      Le premier ministre britannique ordonna, le jour même de son entrée en fonction, d'intensifier l'offensive contre les villes allemandes. Dresde sera le point culminant de sa folie criminelle. Churchill en informa ses complices à Yalta, où, Roosevelt et Staline se partagèrent le monde quelques jours plus tôt.


      Les assassins profiteront de la nuit pour perpétrer leur crime : il est environ 22 heures, ce 13 février, quand le massacre commence. Mais il se poursuivra le 14, et encore le 15 février. Un millier de bombardiers anglais et américains déversent 650 000 bombes, incendiaires ou à fragmentation, sur Dresde.

      Plus de cent mille civils sont assassinés.

      En trois jours, la ville - que protégeait une convention internationale - est transformée en un champ de ruine et de mort.

http://img824.imageshack.us/img824/7628/dresde19502.jpg
A Dresde, en 1950, une Allemande rend hommage aux morts de Février.


      Pas plus que Katyn, Hiroshima, Nagasaky et tant d'autres, ce crime contre l'humanité commis par les "Alliés" ne sera jamais reconnu, ni jugé.
      Son souvenir est toujours perpétué par les nationalistes allemands et, au delà, par tous les Européens conscients.
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Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 14:14
- Par Jérôme Deseille

Dans l'extrait qui suit, Henri Rochefort raconte comment le général Boulanger se relève des suites de ses blessures, après un duel, le 13 juillet 1888. Après une rapide campagne, il emporte trois sièges et ses soutiens lui demandent de marcher sur l’Assemblée. Quelques années plus tôt, Henri Rochefort, fort d’une extraordinaire popularité, avait été incité par ses amis communards à prendre le pouvoir. Il avait refusé et nombre de ses camarades le lui avaient reproché.

 

 

 

 

      Et, sur toute l'étendue du territoire français, le bruit courut qu’on avait détaché un spadassin chargé de mettre traîtreusement à mal le soldat qui personnifiait en ce moment l'espoir de la revanche.

      Ce pauvre Floquet (1) n’avait en quoi que ce soit l'âme d'un Saltabadil (2)et j’ai su plus tard que c'était seulement sur les conseils de ses amis qu'il avait relevé par un envoi de témoins les démentis violents dont Boulanger l'avait publiquement gratifié. Le sort des armes lui avait été favorable et rien de plus.

 

http://img529.imageshack.us/img529/3418/1005small.jpg      Toutefois, déjà très facilement gonflable, ce politicien de médiocre envergure s’enfla considérablement à la suite de cette victoire. Le duel s'était passé le matin du 14 juillet et, vers midi, Floquet, dont les blessures étaient absolument insignifiantes, entra tout rayonnant dans la tribune officielle.

      Peut-être aurait-il montré plus de goût en s'abstenant de s'exhiber ainsi après l'événement.

      Mais il alla plus loin dans l'oubli des convenances : il prit une canne et, sous les milliers de regards de la foule, se mit à expliquer aux invités de la loge présidentielle le coupé dégagé par lequel il avait atteint son adversaire dans la région du cou.

 

 

      Cette démonstration d'escrimé donnée en plein vent parut le comble du cabotinage, d’autant que c'était au moment où, acculé à un massif, il lui était impossible de rompre davantage qu'il avait, en ferraillant à tort et à travers, tendu machinalement le bras.

 

      Le général avait été blessé au moment où il organisait sa candidature dans l'Ardèche, après avoir donné sa démission de député du Nord. Les quinze jours qu'il avait passé dans son lit l’avait empêché de se présenter devant ses électeurs et il avait été définitivement battu par le candidat opportuniste.

      Cette défaite si peu probante n'en avait pas moins exalté jusqu'au délire les espérances de la société de la rue Cadet qui vaguait dans les rues, répétant :

 

-Le boulangisme est mort !

 

      La réponse de Boulanger fut foudroyante : à peine sur pied il posa de nouveau sa candidature dans le Nord en même temps que dans la Charente-Inférieure et dans la Somme où deux sièges étaient vacants. Tout fut mis en œuvre pour un triple échec que l'outrecuidant Floquet annonçait comme certain. A Rochefort, des agents embrigadés essayèrent de prendre d'assaut le landau du général. Un d'entre eux, plus braye que les autres, lui tira presque à bout portant un coup de revolver qui, heureusement, ne l'atteignit pas, et le résultat de ces diverses manœuvres fut sa triple élection à d’incommensurables majorités.

 

http://img508.imageshack.us/img508/429/programmeboulanger.jpg

Programme du général Boulanger en 1888

 


      Nous étions tous réunis place de la Madeleine, au restaurant Durand, pour y attendre les résultats qui nous arrivaient simultanément des trois départements. Et, de quart d'heure en quart d'heure, quelque envoyé du ministère venait, avec des allures boulangistes qui ne nous trompaient pas, nous demander à vérifier nos chiffres, Floquet espérant toujours que les siens étaient erronés. Lorsqu'il comprit que la bataille était absolument perdue pour lui, il tomba découragé dans un fauteuil en disant à un ami, qui depuis me l'a répété :

 

-Eh bien ! tant pis, je ne m'en mêle plus. Puisqu'ils le veulent absolument, qu'ils le prennent !

 

 

      Une foule énorme stationnait sur la place de la Madeleine, nous demandant les résultats que nous leur annoncions par des petits papiers lancés des fenêtres du restaurant et dont un des manifestants donnait lecture à haute voix. A ce moment, tout le monde partageait le sentiment de Floquet, et si Boulanger avait eu la moindre envie d'arriver par des voies illégales il fût entré à 1'Elysée sans résistance aucune.

      Plusieurs de ceux qui l'entouraient lui conseillèrent une tentative dont le succès ne faisait pas doute et de mes oreilles je l’entendis leur répondre :

 

-Oui, le premier jour, tout le monde applaudira à ce coup de force, comme on a applaudi au 2 Décembre ; puis, dans quelques temps, on m'appellera usurpateur, dictateur et traître à la République. Je ne veux pas qu'une flétrissure s'attache à ma mémoire.

 

 

http://img132.imageshack.us/img132/4655/legeneralboulangerachev.jpg

Représentation du général Boulanger à cheval (extrait d'un document électoral)

 


      On sait comment il a été récompensé de sa droiture. S'il avait pu prévoir les terribles épreuves qui l'attendaient et les manœuvres monstrueuses sous lesquelles il était destiné à succomber, eût-il gardé cette réserve ? Je l'ignore, mais à ce moment il voyait tout en rose.

 

      Après tant d'additions qui nous avaient saturés d'arithmétique de huit heures du soir à trois heures du matin, nous étions tous éreintés et mourants de faim. On nous servit quelques viandes froides pour un souper que présida Boulanger et où il fut plein d’entrain, car il était par nature très gai et aussi peu solennel que possible.

 




 

1. Charles Floquet venait comme Rochefort de l’extrême gauche. Rallié au radicalisme, il est nommé Président du Conseil, en 1888, en pleine ascension boulangiste. Lors d’un échange à la tribune de l’Assemblée nationale, Floquet interpelle le général Boulanger : « A votre âge, général Boulanger, Napoléon était mort… ». Un duel s’ensuivra dans lequel, à la suprise général, Floquet gagne. La victoire ne dure guerre et les boulangistes auront sa peau et quelques mois plus tard, le gouvernement est renversé.

 

2. Personnage créé par Victor Hugo pour Le Roi s’amuse.

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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 14:14
- Par Jérôme Deseille

« En France, on n’a jamais aimé le Juif qui vit, non de son travail, mais de l’exploitation du travail des autres. »

 

disait Henri Rochefort.

      Né Henri de Rochefort-Luçay, le 30 janvier 1831, il fut l’un des plus célèbres journalistes et polémistes du XIXe siècle. Journaliste et auteur de vaudevilles à ses débuts, il se tourne peu à peu vers la politique. Cet admirateur de Victor Hugo ne pouvait que s’élever contre l’empire. Il écrit des articles de plus en plus virulents, dans le Figaro ou le Soleil. Le régime le sanctionne et Rochefort se retrouve pour la première  fois emprisonné.
      A sa sortie de prison, il fonde, en 1868, La Lanterne , son propre journal qui connaît rapidement un énorme succès.

 

« La lanterne peut servir à la fois à éclairer les honnêtes gens et à pendre les malfaiteurs. »

 

rappelle-t-il...

 

http://img257.imageshack.us/img257/7720/augusterodinhenrirochef.jpg      Malgré la libéralisation du régime, Henri Rochefort [buste ci-contre réalisé par Auguste Rodin (source : Wikipedia)] est l’objet de persécutions judiciaires qui l’obligent à l’exil et poursuit La Lanterne clandestinement et est élu l’année suivante député. Il  fonde un nouveau journal, La Marseillaise et connaît rapidement la prison.

      Dès la chute de l’Empire, il rejoint le gouvernement provisoire où il représente l’extrême gauche. Il démissionne et, dans son nouveau journal, Le Mot d'ordre se montre critique autant vis-à-vis des conservateurs que des ultras ; s’il soutient la Commune à ses débuts, ses préventions demeurent.

      Arrêté, il est livré aux Versaillais et écope d’une peine extrêmement lourde : la déportation à vie. Expédié à Nouméa, il s’en évade en 1874 mais doit attendre l’amnistie, en 1880, pour rentrer en France.

      Il lance alors L’Intransigeant ; bien que son succès lui permette d’embaucher nombre d’anciens communards, ses amis l’accusent de diverses choses. Comme tant d’autres avant lui, il rejoint les rangs de la vraie résistance et s’engage auprès du général Boulanger et surtout contre Dreyfus et les traîtres lors de "l’Affaire". Il suit Boulanger dans son exil et écope d’une nouvelle condamnation à la déportation. Avec l’Affaire Dreyfus, sa plume de polémiste trouve une nouvelle jeunesse.

 

 

http://img529.imageshack.us/img529/7268/henrirochefortparlouism.jpg

Henri Rochefort par Louis Mercier

 

 

      Il meurt le 30 juin 1913. Signe de son immense popularité, des milliers de Parisiens assistent malheureux à ses funérailles, où se presse une foule de personnalités, à commencer par son ennemi d’hier, Edouard Drumont, avec lequel il s’est finalement retrouvé dans l’amour du peuple et de la France contre l’ennemi commun.

 

http://img203.imageshack.us/img203/476/henrirochefort6juillet1.jpg

 

 

      Éric Vatré lui a consacré une biographie en 1984, Henri Rochefort ou la comédie politique au XIXe siècle (éditions Lattès)

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