Après un précédent article (au titre identique, "La fable du réchauffement climatique démontée par Maurice Leroux"), publié il y a quelques mois, il m'a été reproché de publier des articles incorrects sur ce sujet. N'ayant pas étudié spécialement la question, il me semble néanmoins devoir donner la parole à ceux qui sont systématiquement censurés par les médiats, les mêmes médiats qui occultent systématiquement la réalité ethnique, politique ou historique de notre pays quand ils ne mentent pas consciemment sur ces sujets dramatiques. Un petit reportage vidéo a été ajouté sur le même sujet. Dénoncer les manipulations d'Al Gore n'équivaut pas à se faire le valet de la société de consommation qui, si elle pourrit les esprits, pourrit plus définitivement encore nos terres.]
Une pétition circule aux Etats-Unis qui, au 30 mai, avait déjà été signée par 31 000 scientifiques américains, dont 9 000 ayant accédé aux plus hauts grades universitaires dans leur discipline. Placée sous le patronage de Frederik Seitz, ancien président de l'Académie nationale des Sciences et professeur émérite à l'université Rockefeller, elle s'oppose à la signature par les USA du Protocole de Kyoto qui pourrait « nuire à l'environnement, entraver la progression de la science et de la technologie et ruiner la santé et le bien-être de l'humanité ». Bla-bla-bla! Mais notez bien ce qui suit : « Il n'existe, précise-t-elle, aucune preuve scientifique convaincante que la production anthropique de dioxide de carbone, de méthane et autres gaz à effets de serre provoque ou provoquera dans un futur proche un réchauffement catastrophique de l'atmosphère terrestre et un bouleversement du climat de la Terre. » Ainsi, contrairement à ce que proclament le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) et les amis de Mr Al Gore, un grand nombre de scientifiques (dont nous sommes loin, ici, de partager l'idéologie) contestent le dogme officiel du Réchauffement Climatique.
Le 18 décembre 2007, 103 parmi les plus prestigieux d'entre eux mettaient en garde le Coréen Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU, contre « une conférence (Bali) qui entraîne le monde sur une fausse piste ». Ils révélaient qu'une infime minorité de techniciens avait élaboré les rapports du GIEC sans tenir compte des protestations « de la grande majorité des contributeurs eux-mêmes et de dizaines de milliers de scientifiques qui n'ont pas été consultés » et observant que le dioxide de carbone est absolument indispensable à la vie sur terre, tandis que rien, ni dans les températures, ni dans le supposé reflux des glaces, ni dans la montée des océans ou dans leur réchauffement ne milite en faveur d'un réchauffement climatique. Au contraire, argumentaient-ils, il existe autant de risques pour que l'on aille vers un refroidissement que vers un réchauffement. Sauf que, dans la première hypothèse, la catastrophe serait d'autant plus terrifiante que toute l' énergie de la planète est en train d'être monopolisée par la lutte exclusive contre l'autre hypothèse.
Dans le même temps, 400 autres scientifiques américains apportaient leur soutien à Jim Inhofe, sénateur de l'Oklahoma et président de la Commission du Sénat sur l'Environnement, opposant au GIEC, aux élucubrations de Gore et aux fausses théories du Protocole de Kyoto.
On est loin des proclamations péremptoires de Tony Blair, lors du dernier Sommet du G20 de Tokyo : « Pratiquement, plus personne ne doute encore véritablement du Réchauffement Climatique ». Et bien, justement si et il semble que ceux-là soient de plus en plus nombreux.
D'autant que les faits ne cessent de leur donner raison. 2007, en effet, aura été une des années les plus froides depuis des décennies. Et 2008 prend la même direction.
Avec près de 100 morts, le centre et le sud de la Chine ont subi en janvier leurs pires tempêtes de neige depuis un siècle. Comme Jérusalem, Damas, Amman et l'Arabie Séoudite. Au cours de cet hiver 2007/08, plusieurs vagues de froid exceptionnelles se sont abattues sur le Canada et les USA. Des records de neige ont été enregistrés dans le Wisconsin, le Texas, la Floride. Une récente statistique concernant les dix années les plus enneigées du New Hampshire, sur l'Atlantique, est à cet égard édifiant. Avec 115,2 pouces, 2007/2008 arrive en seconde position derrière les 122 pouces de 1873/74. Records de froid encore dans le Minnesota, à Mexico, en Australie, Iran, Grèce, Afrique du Sud, Argentine, Chili. En Afghanistan, neige et blizzard ont fait 120 morts. En janvier, la Sibérie, dont les températures moyennes oscillent entre -15 et -39°, a connu jusqu'à -67°, En Géorgie, au climat subtropical, on est descendu à -35°, Pour la première fois depuis cinquante ans, le lac Paliastomi, dans l'ouest de cet état, a été gelé. Le 5 avril encore, plusieurs pistes du grand aéroport londonien de Heathrow étaient fermées en raison de tempêtes de neige, Records de glace enfin dans l'Antarctique et au Groenland.
DES OCÉANS TOUJOURS PLUS ARCTIQUES
Celui-ci, qui avait connu un spectaculaire réchauffement entre 1920 et 1930 (de 2° à 4° en moyenne annuellement, ne pouvant être imputé au CO2), a commencé à se refroidir au début des années 1940. Les températures actuelles y sont très inférieures à celles relevées entre 1930 et 1940. C'est ce que montre un rapport de juillet 2007 du Center for the Study of Carbone Dioxide & Global Change. Non seulement le manteau de glace n'a cessé de s'étendre entre 1958 et 2001 mais, « dans l'Arctique, les plus hautes températures relevées depuis les débuts de l'observation instrumentale survinrent clairement dans les années 1930 ». Le long des côtes de la mer du Labrador elles ont chuté en 43 ans de 1,29°. Comment alors expliquer les différences entre ces données et celles soutenues dans les rapports du GIEC ? Simplement parce que les unes sont des relevés in situ. Les autres déterminées à partir de « modèles climatiques numérisés » visant à prouver l'existence d'un réchauffement global.
C'est également nier les phénomènes saisonniers. L'US National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), affiliée au GIEC et défenseur de l'orthodoxie climatique actuelle, avait claironné la réduction entre janvier et octobre 2007 de 4 millions de km2 de la banquise septentrionale. Or les derniers relevés la montrent revenue à son niveau de 13 millions de km2. Un second graphique, le « Global Ice Area », à partir des images satellites accessibles depuis 1979, établit que chaque année la banquise fond et se reconstitue.
Depuis 1998, aucune augmentation de la température moyenne n'a été observée dans l'hémisphère Nord mais elle a chuté spectaculairement dans l'hémisphère Sud.
Il est utile de rappeler ici que les quatre grands réchauffements dont on garde la trace dans le passé ne doivent rien à une quelconque activité humaine : ni le « Réchauffement Médiéval » (de 950 à 1300) ni le « Réchauffement Romain » (de 200 av. J.C. à 600 av. J.C.) Ni bien sûr les deux autres qui, il y a 12 000 ans, durant le holocène, dépassèrent de plusieurs degrés nos températures. L'humanité, qui n'atteignait pas les taux de surpopulation actuels, en profita merveilleusement.
Il semble difficile dès lors d'ignorer la vague de froid dont a été frappé l'hémisphère Sud en 2006/07 et celle en cours dans l'hémisphère Nord. Accompagnées d'ailleurs d'un refroidissement de la troposphère. Pour les opposants à la présente théorie climatique centrée sur l'effet de serre anthropique, cela justifie au moins la remise en cause des modélisations sur lesquelles s'appuient les affirmations du GIEC et les exagérations d'Al Gore.
Tout aussi embarrassants pour les stratèges climatiques de l'ONU sont les résultats obtenus par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA, placé sous la direction du Pr Josh Willis. Grâce aux quelque 3 000 robots Argo qu'il a déployés depuis 2003 dans tous les océans jusqu'à 3 000 mètres de profondeur, il est catégorique : « Il y a eu un très léger refroidissement au cours des 4/5 dernières années. Mais rien de très significatif. » En dépit des relevés terrestres qui, depuis trois ans, font état de records de chaleur, les océans auraient donc plutôt tendance à se refroidir. Or les scientifiques estiment qu'ils stockent 80 à 90 % du réchauffement global, les variations terrestres n'étant que très secondaires. Se trouveraient ainsi confirmées d'autres analyses chiffrant le recul des températures terrestres entre 0,5 et 0,7°. Plus que le CO2 dont la production s'est accentuée avec l'hystérie consumériste, ces évolutions tendraient à donner plus de poids aux théories imputant au soleil les changements observés. Coup dur pour les puissances économiques et financières qui ne pourraient en tirer autant de profit qu'avec le formidable pactole engendré par l'industrie du CO2
anthropique.
Roger Pielke, climatologue renommé, aux positions partagées quant à l'influence de l'homme sur le climat, soutient depuis des années que la température des océans est en effet une mesure du réchauffement climatique plus fiable que la température terrestre. Il tire de ces nouvelles données, pointant vers un refroidissement général, de sévères conclusions.
« Ce sont, écrivait-il le 14 mars, des questions majeures aussi bien pour la science climatique que pour les politiques parce que seuls ceux qui ignorent aveuglément (ou délibérément) les évidences scientifiques peuvent encore considérer les conclusions 2007 du GIEC comme définitives ».
René BLANC.
créer un trackback recommander

Commentaires