Jeudi 3 juillet 2008
Le monde entier semble s'être arrêté pour se réjouir de la libération de quinze otages.
Finis les attentats en Irak, la hausse du pétrole, du prix du jambon, du pain et du reste, oubliés les émeutes de Vitry-le-François, les attaques sur le Champ-de-Mars et les mille et quelques autres colombiens toujours prisonnier.
Qu'importe les malheurs du monde : l'héroïne des bobos Ingrid Betancourt est libre et la France de Sarközy jubile. L'icône de ceux pour qui la seule voie était la négociation avec les FARC se félicite aujourd’hui qu'elle doive sa liberté à une opération militaire, elle qui ne devait sa captivité qu'à sa seule imprudence.

Toute la clique politico-médiatique française festoie et se réjouit. Socialistes, bayroutistes, communistes, umpistes ou verts, tous unis dans l'hypocrisie, la langue de bois et l'oubli.
La libération d'Ingrid Betancourt apparaît pourtant comme un terrible camouflet pour l'action menée par l'intelligentsia française, des médiats jusqu'à l'Elysée.


Les autorités françaises ont toujours exigé de la Colombie qu'elle ne procède pas à une action militaire. Sûrs d'eux-mêmes et dominateurs, les dirigeants de la diplomatie française, Kouchner, Levitte, Sarközy, et à leur suite beaucoup d'autres, allaient jusqu'à insulter le président Colombien, quand ce n'était pas des menaces.
C'est pourtant grâce à une opération militaire avalisée par Alvaro Uribe que la libération est intervenue.

Face à la brillante réussite des forces colombiennes, l'histoire se souviendra au contraire du lamentable ratage du Transal envoyé par le gouvernement Sarközy dans la jungle.
Echec qui n'avait conduit qu'à la disparition des derniers contacts avec la guérilla et le gaspillage de quelques millions d'euros et un peu plus de décrédbilisation de la France.
Les appels suppliants aux terroristes n'auront pas été plus concluant et c'est bien la pression continue portée contre le groupe marxiste qui a permis la libération, exactement la méthode dénoncée par ceux qui parlent au nom de la France.

Au final la médiatisation à outrance, les larmes des professionnels de la compassion pour les malheurs lointains n'auront servi à rien. Pire : pour beaucoup, l'agitation aura été un frein à l'action.


Pour sa courte honte, toute l'action de Sarközy n'aura conduit qu'à voir la France totalement écartée de l'opération de libération quand, au contraire, les Etats-Unis étaient pleinement impliqués.


« Cette opération qui s'est déroulée à la lumière du Saint esprit et a été placée sous la protection de notre Seigneur et de la Vierge est une opération d'intelligence comparable aux plus grandes épopées épiques de l'histoire de l'humanité. Sans qu'une goutte de sang ait été versée, sans qu'une seule balle ait été tirée, il y a 15 otages libérés, Ingrid Betancourt, les trois citoyens nord-américains et onze autres compatriotes. [...] Jamais nous n'avons improvisé »


a conclu Alvaro Uribe. Sarközy s'est-il senti visé par cette accusation d'amateurisme ?


L'action contre la compassion, la fermeté contre la négociation, la discrétion contre la médiatisation à outrance : à Uribe et aux Etats-Unis le bénéfice de la libération des 15 otages.
A la France de Sarközy le ridicule. Et, sans doute, la joie prochaine de récupérer les anciens terroristes... Vieille tradition de la République maçonnique...


Le Système heureusement fera bloc et Sarközy peut-être sûr de compter sur le soutien des médiats, comme sur les remerciements reconnaissants d'Ingrid Betancourt.
Et le silence amusé des autorités colombiennes et américaines.
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Mardi 1 juillet 2008
Nicolas Sarközy fait (vit) de la politique depuis plus de 30 ans. Depuis toujours.

Malgré son destin national (si l'on ose dire) le mystère sur son service militaire aura duré jusqu'à ces dernières semaines.
Diverses rumeurs circulaient : depuis Sarközy ayant échappé au service grâce à ses relations, jusqu'à celle d'un Sarközy ayant oeuvré dans les services secrets, dans une unité aussi secrète qu'inexistante.

Contrairement à ses prédécesseurs, Sarközy n'aime pas l'armée française ; il ne la comprend pas. Elle lui est aussi indifférente que cette France, indifférence qui lui faisait dire à Philippe De Villiers :

« Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. »


Loin même de Chirac, qui s'engagea pour servir en Algérie, de Mitterrand, militant des Croix de Feu, combattant en 40, mêlé à la Cagoule et à la Résistance puis ministre des Anciens combattants.


Ce dédain de l'armée, Sarközy ne le cache pas :

« Je n'ai jamais aimé être enfermé dans une caserne, même pendant mon service militaire! »


déclarait-il au Nouvel Observateur (13 décembre 2007). Cela, c'est bon pour les Français d'en-bas.


Service de la nation, sens du devoir : ces notions sont bien étrangères à l'étranger de l'Elysée. Ce n'est évidemment pas dans l'armée de terre, avec la France d'en-bas, que Sarközy fait son service militaire.

Après ses classes, il rejoint la base aérienne 117 au quartier Balard. A Paris, évidemment : son affectation lui permettra ainsi de poursuivre ses activités politiques au sein du RPR.
Heureux hasard des affectations qui ne s'explique que par le mérite républicain. Très républicain. Sarközy pourra continuer à militer au RPR que Jacques Chirac vient tout juste de créer et qui devient, avec les élections législatives de 1978, le premier parti de France.




Sarközy a suivi au RPR celui qui lui apprend tout en politique : Charles Pasqua.
Pendant son service, Sarközy siégera au conseil municipal de Neuilly-sur-Seine, où Pasqua est conseiller général.


A la BA 117, Sarközy est affecté au Groupe rapide d'intervention (GRI). L'unité n'est pas l'équivalent pour l'armée de l'air du GIGN : le GRI est chargé de la propreté. Le futur président à comme responsabilité la propreté des halls de l'état-major : il y passe tout les matins la cireuse.

« Il sortait aussi les poubelles [...] Il était prêt à faire n'importe quoi, pourvu qu'on lui foute la paix. »


raconte l'un de ses camarades.

Avec son collègue Eric Raoult qu'il fréquente au RPR et comme lui conseiller municipal (au Raincy), ils mentent pour échapper à une séance de vaccination. Les sacrifices, c'est bon pour les autres.

« [Sarközy] a pris le micro à la centrale de contrôle pour s'adresser à eux: 'Je m'appelle Nicolas Sarközy, l'un de vos collègues. Comme nous n'avons pas été vaccinés, Eric et moi vous souhaitons un prompt rétablissement.' Déjà, à 22 ans, il parlait au nom des autres... »


s'amusait Eric Raoult dans l'Express.

Il est vrai qu'au RPR, le mépris et le mensonge étaient plus qu'une seconde nature...
Et chassait le naturel...
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Vendredi 13 juin 2008
La scène : Paris, XVIe.
Les protagonistes : Christine Boutin, ministre UMP et Claude Goasguen, député-maire UMP.
L'action : l'inauguration
d'un centre d'hébergement pour SDF.

Il faut regarder la vidéo pour y croire... La très catholique Boutin subirait-elle l'influence de sa sous-ministre Amara ?

Après une tentative de chantage de la part du ministre du gouvernement Sarközy - se félicitera-t-on jamais assez des nouvelles méthodes de l'UMP - Goasguen lâche un
"tu m'emmerdes" ("ça m'emmerde" selon le député-maire).





"J'ai donc rabroué vertement la ministre car la caricature par des journalistes et des élus de l'opposition est déjà difficile, mais elle est encore moins admissible d'une ministre de la même sensibilité politique. L'échange a donc été vif mais il ne change pas les bons rapports que nous entretenons."


conclut aujourd'hui Claude Goasguen.

Après l'ère Mitterrand, on croyait avoir tout vu. Puis vint 12 années de chiraquisme. Après Chirac on pensait avoir tout vécu. Avec Sarközy et les siens, ensemble, le pire est toujours possible...
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Jeudi 22 mai 2008
Jusqu'à la lie...

« Au-delà de la cérémonie qui nous rassemble aujourd'hui, j'ai souhaité en lien avec le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki Moon, que le prochain défilé du 14 juillet mette à l'honneur les opérations de maintien de la paix et les forces de l'ONU qui y concourent sans relâche »


a déclaré Sarközy hier. L'ONU, c'est cette officine mondialiste qui, depuis sa création, a vu la planête ravagée par toutes les guerres possibles et imaginables : guerres de colonisation, guerres de la drogue, guerres marxistes ou libéralistes (dites "de décolonisation"), guerres civiles, guerres ethniques, guerres impérialistes, guerres terroristes en tout genre, avec la particularité d'avoir vu tous les continents touchés, administration mamouthesque aux fonctionnaires grassement rémunérés, impuissante à faire respecter la moindre résolution contre Israël, et tout aussi incapable à s'opposer à la prolifération nucléaire, aux atteintes contre l'environnement, aux déplacements de millions de personnes chaque années.

Le 14 juillet commémore la destruction de la Bastille, prison où étaient emprisonnés 7 détenus de droits communs, violeurs, voleurs ou assassins, libérés par les "révolutionnaires". Le gouverneur de la prison fut massacré malgré les promesses des "libérateurs" ainsi que quelques autres.

La Gueuse a les mythes (
maçonniques) et les invités qu'elle mérite.






La prise de la Bastille par les Brigands par Louis Madelin


Dès le matin du 13, l'agitation était extrême : une foule grouillait autour de l'Hôtel de Ville où paraissaient des figures suspectes; un prêtre (fort dévoué aux idées nouvelles) l'abbé Rudemare peint cette cohue où l'on apercevait, dit-il, des "bêtes féroces". Il y avait aussi là des campagnards armés de bâtons ferrés, fuyant des bandits plus ou moins imaginaires, sans se rendre compte qu'ils renforçaient les bandits très réels. On arborait encore la cocarde verte et on l'imposait à qui ne voulait pas être insulté. Des gardes françaises débandés donnaient Le bras aux "vainqueurs" de la place Louis XV, mettant cependant un certain ordre dans cette anarchie.

Il était par ailleurs évident que les brigands étaient entrés dans la ville; ils avaient pillé des boulangeries, saccagé le garde-meuble, le couvent des Lazaristes, et (vieille rancune satisfaite par les fils de Cartouche) l'hôtel du lieutenant de police. Une bande alla enfoncer les portes de la Force et y délivra de peu intéressants prisonniers qui grossirent cette terrible armée.

Ce dernier exploit parut émouvoir particulièrement la bourgeoisie : il était, de fait, caractéristique d'un mouvement où décidément la politique, suivant l'expression d'un ambassadeur, était pur "prétexte". Le prévôt des marchands, premier magistrat de la Cité, était perplexe : c'était Flesselles, homme droit, un peu timoré. On lui demandait des armes pour la milice, mais il avait peur que ces armes s'égarassent en des mains dangereuses. Il demanda l'avis de la Cour; elle fit attendre sa réponse qui, enfin, arriva dans la journée du 13 : on pouvait organiser et armer une milice de 12000 hommes. Ce qui nous stupéfie, c'est que cette correspondance entre Flesselles et la Cour ait paru le lendemain, même à des esprits froids, une "malheureuse connivence", susceptible de justifier le massacre du magistrat par le peuple. Quelle subversion dans les esprits révèle l'indignation pour nous incompréhensible devant un fait aussi naturel.

Avant même que fût connue la réponse de Versailles, les "électeurs" avaient commencé à organiser leur milice : tous « ces vagabonds, gens repris pour crimes », jetaient ces bourgeois dans une vraie terreur. Étienne Charavay a résumé d'un mot leurs dispositions à la veille même de la prise de la Bastille : « moins effrayés des projets de la Cour que de ces hommes auxquels on a déjà donné le nom de brigands, ils s'organisent en milice pour leur résister : c'est là l'unique préoccupation. Le mouvement qui, le lendemain, emporta la Bastille, eût peut-être été réprimé par la garde nationale, si son organisation eût eu plus de consistance ».

Il était en effet un peu tard : le 14 au matin, la milice était sans armes. D'autre art, Bezenval, sans ordres de la Cour, maintenait au Champ-de-Mars des troupes qu'un témoin nous peint « tristes, mornes et abattues », telles que deviennent promptement les troupes qu'on a laissé insulter et qu'on fait se morfondre.

En revanche, la populace s'armait : elle avait pris au garde-meuble d'étranges armes, jusqu'à "des piques sarrasines" : le matin du 14, elle se jeta sur les Invalides et s'empara de 27 canons, 1 mortier et de 32000 fusils. D'autre part, les gardes françaises, à qui on avait persuadé que leurs officiers avaient voulu les faire sauter dans leur caserne, brûlaient de se venger. On croyait tout : les légendes du 14 juillet couraient avant même que fût prise la Bastille. Cependant la foule surexcitée cherchait un exploit à accomplir. D'ailleurs elle voulait des armes, et à l'Arsenal, rapporte le bourgeois Pitra, on avait répondu que les poudres avaient été portées à la Bastille. Quelque bandit cria : « A la Bastille » !

La Bastille ! Ce n'était plus guère qu'un épouvantail de féerie. Si des canons s'y apercevaient dans les créneaux, c'est qu'on y tirait traditionnellement des salves les jours de fête : depuis la lointaine Fronde, oncques boulets n'étaient sortis de ces canons. Le faubourg les voyait tous les matins : mais tel était le vertige général, qu'il leur trouva ce matin-là une allure menaçante. I1 députa à l'Hôtel de Ville pour demander qu'on fît retirer les canons suspects. Les "électeurs" envoyèrent à leur tour des délégués au gouverneur de la Bastille, de Launey, aimable homme qui sourit de la plainte, en démontra l'inanité, fit d'ailleurs retirer les canons de leurs embrasures et retint à déjeuner les "électeurs" satisfaits.

Cela ne faisait pas l'affaire des agitateurs : ils cherchaient un prétexte. L'avocat Thuriot dut, sur leur requête, aller, à son tour, visiter la forteresse : Launey le reçut avec la même grâce et lui fit (c'était la meilleure réponse à tant d'appréhensions) passer en revue la petite garnison - 95 Invalides et 30 Suisses. Enfin le gouverneur, comme dernière concession, fit boucher avec des planches les embrasures veuves de leurs canons. Thuriot, à son tour satisfait, s'en alla. Mais la foule, qui déjà battait les murs, ne le suivit pas. Elle était prise de l'envie de détruire quelque chose.

Launey laissa libre l'entrée de la première cour et, ralliant dans l'enceinte extérieure sa petite garnison, fit simplement lever le pont-levis de l'avancée qui donnait accès à "la cour du gouvernement". On affecta de croire à un branle-bas de combat; il fallait y répondre : deux hommes s'élancèrent, dont un garde française, qui, à coups de haches, brisèrent les chaînes du pont : soudain, il tomba. En un instant la cour fut pleine; un témoin, mêlé à cette foule et fort peu malveillant, affirme encore qu'il ne vit là en grande partie que des "brigands"; apercevant enfin quelques-uns des défenseurs, les assaillants tirèrent sur eux.

Le gouverneur était réellement tenu de faire tirer à son tour. Il se trouvait devant une foule, où figuraient en bonne place des émules de Cartouche, faisant irruption dans l'intérieur d'une forteresse dont il avait la garde. Il fit tirer. Le soir même - pour ennoblir la pitoyable entreprise - on colporta que le gouverneur avait fait porter des paroles de paix à la foule qui s'était avancée, confiante, et avait été mitraillée. Aucun historien n'admet plus cette légende.

La foule, d'abord épouvantée, s'enfuit, puis elle revint à la charge. L'entreprise cependant n'avançait pas : les voleurs de grand'route savent piller une ferme; prendre une forteresse, c'est affaire de soldat.

Mais les soldats arrivaient, les gardes françaises soulevés. Leur vue suffit à démoraliser la garnison. Elle entraîna Launey désespéré à capituler : un des "bas officiers" des gardes séditieux, Élie, témoigne lui-même que la Bastille se rendit « sur la parole qu'il donna, foi d'officier français, qu'il ne serait fait aucun mal à personne ». En dépit de quoi (à la vérité en dépit des efforts d'Élie) Launey était massacré quelques minutes après. C'était un homme : assauté, il se défendit et ne tomba que criblé; on le déchiqueta. Le garçon cuisinier Desnot, « qui savait travailler les viandes », coupa la tête; il s'en vantera dix ans pour obtenir une médaille. Le major de Losne-Salbray fut abattu, puis un aide-major, le lieutenant des invalides et un invalide même; on en pendit deux autres.

On a dit assez les scènes de cannibalisme qui suivirent : sachant de quels éléments se mêlait cette foule dite parisienne, nous ne saurions d'ailleurs nous en étonner. Mais la foule parisienne elle-même se sentait maintenant prise de cette fièvre de sang si horriblement contagieuse. Tandis qu'on portait en triomphe les quelques prisonniers délivrés (quatre faussaires, deux fous et un débauché sadique), les défenseurs, traînés dehors, étaient accueillis par des cris d'anthropophages. Et tout à coup Paris, dans la terreur, vit refluer la foule hurlante au-dessus de laquelle, au bout des piques, des têtes éclaboussées de sang, les yeux mi-clos, oscillaient. La foule acclamait les brigands, leur donnant pour des années droit de cité - et déjà droit de domination...


Louis Madelin, La Révolution, Paris, Librairie Hachette, 1911.
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Samedi 10 mai 2008
L'histoire de l'esclavage sera enseignée en primaire.
Faute d'avoir pu imposer la mémoire à chaque petit français – et néo-français – d'un de ses petits coreligionnaires de 1943 – Sarközy s'attaque à nouveau à la France en réécrivant les livres d'"histoire".
Pour être bien convaincu de la portée de la propagande anti-européenne, ce sont les enfants de six à dix ans qui seront endoctrinés dès la rentrée prochaine.

C'est évidemment la traite des Noirs et l'esclavage des méchants européens qui sera dénoncé – et le peuple français avec – alors même que nombre de travaux mettent l'accent sur le rôle prépondérant des Arabes et des Africains eux-mêmes dans l'esclavage. Sans parler d'une certaine petite communauté...

Si Sarközy n'a pas daigné commémorer Sainte Jeanne d'Arc – mais il est vrai qu'il ne s'agit que d'une héroïne nationale dont la fête est censée être officiellement célébrée par l'Etat français – il s'est précipité pour les cérémonies commémoratives de l'esclavage, cet esclavage qui, faut-il le rappeler, n'avait disparu que dans les pays blancs avant que diverses affaires mettent en cause des chez-eux-chez-nous dans des affaires abominables d'esclavage moderne, reproductions à petite échelle de ce qui se passe de façon officielle de nos jours dans de nombreux pays d'Afrique, d'Asie et d'Arabie.

«L'émotion provoquée par la disparition d'Aimé Césaire montre à quel point nous sommes toujours à la recherche de notre histoire. Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu'a été l'esclavage, puissent mesurer les souffrances que l'esclavage a engendrées, les blessures qu'il a laissées dans l'âme [sic]».


Le cocufieur en chef de la "droite" a annoncé ensuite la création d'un « centre national de ressources de l'histoire de l'esclavage voulu par les historiens
[sic], les écrivains [sic]et toute [sic] la communauté scientifique [sic] » avant d'exiger que l'oeuvre du communiste Aimé Césaire soit enseignée au collège et au lycée.




"Il est loin le temps où il fallait mentir à ces vieux gros cons d'électeurs de l'UMP qui me croient français et de droite et qui refusent ma France d'après, celle de nos chères têtes brunes, du trafic de drogue à l'échelle nationale, du communautarisme forcené, de la toute puissance de la Commuanuté et de mon salaire triplé."


(Sarközy, in petto)







Et pendant que des Français voulant honorer la mort d'un Français étaient chassés par la police du système les racailles fêtaient dans la joie la mort des soldats Français et la victoire du communisme...












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Mardi 6 mai 2008
Quel regard portez-vous sur la première année de Nicolas Sarkozy à l'Elysée?

JMLP : Je dirais que le président connaît une crise de désamour. Par son talent et sa présentation, Nicolas Sarkozy a fait appel à l'affectivité du peuple, à une relation un peu particulière avec lui, qui n'était pas exclusivement intellectuelle ou idéologique. Il a alors créé un réel sentiment d'adhésion. Or, comme l'amour, tout cela est fragile. Face aux promesses pas tenues, l'opinion s'est déprise de lui. Et pour un homme qui a soulevé les foules comme lui durant sa campagne présidentielle, le recul est très fort. Dans son cas, plus dure a été sa chute, peut-on dire.



A quoi attribuez-vous cette chute de popularité?

Nicolas Sarkozy doit faire face à un pays qui a besoin de réformes, mais qui, dans le fond, les déteste...



Mais ne fait-il pas preuve de courage en voulant coûte que coûte réformer en profondeur le pays?

Disons qu'il fait preuve de courage en annonçant les réformes. Mais on a vu, dans certaines circonstances, qu'il se repliait quand la résistance était trop forte.



C'est un reproche que l'on a souvent adressé à Jacques Chirac. Nicolas Sarkozy se situe-t-il dans la continuité?

Oui. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, si les deux hommes passent pour être des adversaires et des gens qui ne s'aiment pas, ils procèdent de la même manière. Comme Chirac, Sarkozy abuse du compassionnel, de l'ubiquité, de l'agitation qui se veut juvénile. Il veut prouver qu'il est dans le coup. Tout cela, assez rapidement, est analysé par un public blasé, comme une excitation très peu efficace, surtout sur les questions sérieuses, celles qui nécessitent que l'on passe outre les résistances.



Quelle image renvoie Nicolas Sarkozy, à l'issue de cette première année de présidence?

Finalement, l'image du personnage est assez sympathique. Il en va différemment de son comportement. J'entends par là que le président, en tant que représentant d'une entité noble, le peuple français, doit transcender sa propre personnalité. Or, à l'inverse, Nicolas Sarkozy veut apparaître tel qu'il est, c'est-à-dire, décontracté, proche des gens, contre les gens je dirais même. Tellement contre qu'on se demande où il trouve le temps de l'étude ou de la réflexion. Il se disperse dans toute une série de démarches médiatiques, comme la réception de la famille d'Ingrid Betancourt ou celle de familles de policiers tués dans l'exercice de leur fonction.



N'est-ce pas là le rôle d'un président de la République?

Non. C'est ce que j'appelle la dérive compassionnelle dont l'initiateur n'était autre que Jacques Chirac. C'est bien évidemment détestable dans le sens où cela fait prévaloir les sensibilités individuelles sur l'intérêt commun.



Nicolas Sarkozy se fait toutefois plus discret ces derniers temps...

C'est vrai. Mais ça n'enlève pas cette image de "copain du peuple" qui lui colle à la peau. Il nous fait partager ses épreuves et ses joies personnelles. Or, dans l'esprit du citoyen, le président de la République n'est pas son copain. En outre, cette proximité affichée empêche le chef de l'Etat de faire preuve de rigueur quand l'intérêt public l'exige.



Cela veut-il dire que Nicolas Sarkozy a commis une erreur d'appréciation quand il a endossé le costume de président?

Au terme d'une campagne, il faut le dire, extraordinaire, Nicolas Sarkozy a, je le répète, fait l'erreur de se comporter comme un citoyen lambda. Avec ses amours contrariées, des amours nouvelles - charmantes d'ailleurs -, ses vacances dans de beaux bateaux, etc. Or, il est tombé de son piédestal. Car pour gouverner et imposer des mesures qui sont forcément sévères au vu de la situation du pays, il faut avoir du prestige, une certaine distance. Bref, ne pas être tout à fait comme les autres. Les gens doivent avoir l'impression que vous en savez davantage et que vous en pouvez davantage qu'eux. C'est là que Nicolas Sarkozy a déçu. Et c'est à mon avis irréversible.



Sur ses rapports avec le FN, Nicolas Sarkozy est le premier président de la République à vous avoir reçu à l'Elysée...

(Il coupe) Non, il n'est pas le premier. Même s'il s'en défend et ment effrontément, Jacques Chirac m'a également reçu. D'abord à Matignon, puis, plus tard, en d'autres circonstances...



Soit, mais Nicolas Sarkozy, lui, ne s'en est pas caché...

C'est vrai, mais je ne sais quoi penser de cette attitude. Sarkozy fait ce qu'il veut, ce qu'il a envie de faire. Dans les faits, il n'est pas extraordinaire qu'il ait reçu le chef de l'opposition nationale). Il ne nous a effectivement pas traités comme des parias. Mais on peut dire aussi qu'il a eu la reconnaissance du ventre. N'oublions pas qu'il a pillé notre "boutique" lors de l'élection présidentielle.



Justement, Nicolas Sarkozy est-il responsable de la perte d'influence du FN dans le paysage politique du pays?

Indéniablement et c'est finalement normal. Le "marché politique" est un marché libre. Chaque électeur est libre de choisir d'acheter à qui il veut. Il s'est trouvé que le message de Nicolas Sarkozy était plus séduisant que le mien, même s'il était moins vrai. Mais encore une fois, cela fait partie du jeu politique.



Quel regard portez-vous sur la politique menée depuis un an en matière d'immigration?

Sur le plan général, en tant que patriote français, je n'aurais pas été choqué que Nicolas Sarkozy, ayant pillé une large partie du programme du FN, l'ait appliqué. Ce qui n'est pas le cas. Il se rend, en quelque sorte, coupable d'abus de confiance tout en étant incapable de faire machine arrière, car il a promis exactement le contraire à la gauche!



Il existe tout de même un ministère de l'Immigration et une politique de quotas a été mise en place. Autant d'arguments auxquels vous pourriez adhérer...

Bien au contraire. La question de l'immigration est tellement capitale pour notre pays que l'on ne peut ajouter une immigration choisie, comme le souhaite Nicolas Sarkozy, à une immigration légale, qui, elle-même s'additionne à une immigration illégale. Cette politique ne mène nulle part, même quand Sarkozy brandit le leurre des 25 000 expulsions par an. Pour tout dire, la France a reçu une part d'immigration bien trop importante, qu'elle est aujourd'hui incapable de réguler. Si bien que toute nouvelle entrée d'immigré ne fait qu'aggraver la situation.



Nicolas Sarkozy a-t-il adopté la bonne méthode face au problème des "travailleurs clandestins"?

Non, mais je tiens d'abord à dire que je comprends la démarche individuelle des commerçants qui embauchent ces gens pour des tâches que d'autres ne veulent pas faire [sic]. Dans ce dossier, Nicolas Sarkozy s'est lui montré fallacieusement ferme en prônant la régularisation au cas par cas. Car cette manière de faire va automatiquement déboucher sur une régularisation massive. Il y a, dans cette posture présidentielle, quelque chose d'absurde.

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Mardi 6 mai 2008
Trois chansons-vidéos-parodies pour un anniversaire...

Version chanson française




Version rock



Version chanson enfantine




Mais l'UMP, c'est encore l'UMP qui en parle le mieux



En ce jour anniversaire, merci, Sarkö.

Merci pour cette année de mariages, de divorces, de mensonges, de couacs, de vacances en Egypte, au Maroc, aux USA, en Jordanie et ailleurs, pour les auto-triplements de salaire, pour le triplement du budget de l'Elysée, pour les régularisations massives (mais au cas par cas rassurons-nous), pour Fadela Amara et Roselyne Bachelot, pour Dati et Yade, pour Karoutchi et Kouchner, pour la fin de la Prime pour l'emploi, pour les franchises médicales et l'AME, Aeschlimann et Balkany, Doc Gynéco et Johnny, les 35 heures sauvegardées, la discrimination à l'encontre des Français de souche, le démantelement de l'armée et des services publics, la Constitution européenne, pour avoir cédé au chantage des Libyens, des Somaliens, des patrons apatrides, pour les montres roumaines, les yachts de milliardaires, les talonnettes et les lunettes, l'intégration à l'U"E" et à l'OTAN, l'alignement sur Washington et Tel Aviv, le bling et le bling, les "pauvres cons" et les "descend si t'es un homme", les "quel con" et les "si tu reviens j'annule tout", les "je ne vous trahirai pas", les psychodrames neuilléens.

Merci.
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Lundi 28 avril 2008
Très encourageant résultats à quelques semaines des Jeux Olympiques de Pékin - auxquels il se rendra sans aucun doute - après un an de préparation et de chute quasi continue, Nicolas Sarközy semble au meilleur de sa forme.

Il a battu aujourd'hui un nouveau record absolu, réussissant à faire mieux que François Mitterrand et Jacques Chirac - les deux références historiques en la matière - en terme d'impopularité.

Selon un sondage de l'institut BVA, Sarközy a plongé de 8 points en un mois. Il ne recueille plus que 32% de bonnes opinions. Sa côte d'impopularité explose, atteignant 64% avec +9 points en un mois, «le plus élevé jamais enregistré» depuis la création du baromètre en 1981.
François Fillon, "ami" de Sarközy, avec lequel il "travaille la main dans la main" plonge lui également de 8 points avec 46% d'opinions défavorables pour seulement 43% de favorables.

Le sondage a été réalisé avant la séance de propagande de l'ORTF1.


A noter quand même dans ce désastre que Le Figaro conserve tout son sens de l'humour :

"Nicolas Sarkozy n'a pas encore [sic] reconquis [sic] l'opinion."

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Jeudi 24 avril 2008
Pour ceux qui auraient raté l'intervention médiatique présidentielle de Nicolas Sarközy - bien que retransmise sur 10 chaînes de télévision, 50 radios, 200 sites internet, les cinémas et les plus grands stades de France, un court résumé.
Mais comme disait Napoléon, un court résumé vidéo vaut mieux qu'une (très) longue intervention présidentielle servie par des très complaisants journalistes.




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Jeudi 10 avril 2008
        « J'en ai marre d'être confrontée à une armée de lâches. [...] Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum. [...]
Si le travail de préparation préalable avait été fait dans le groupe, cela ne se serait pas produit. Ce n'est pas normal qu'il y ait eu si peu de députés de la majorité en séance
 »

déclarait hier Nathalie Kosciusko-Morizet dans Le Monde, très remontée contre les députés UMP et particulièrement Jean-François Copé, accusé par ailleurs de « ne pas tenir le groupe » UMP de l'Assemblée.


Réaction immédiate sur les bancs des députés UMP dont nombre exigent la démission de la sous-ministre. L'agitation est telle que François Fillon est obligé d'intervenir et s'en prend violemment à sa ministre :

        « Elle fera des excuses publiques. Sinon, on en tirera toutes les conséquences »


Pendant ce temps, les petites phrases fusent contre l'ancienne proche de Jacques Chirac. Des réunions improvisées s'organisent. Pour Jean-Louis Borloo, l'affaire est claire : « elle a craqué ». Mais curieusement pour le ministre de tutelle de Kosciusko-Morizet

        «Rien ne s'est passé [sic], rien ne s'est dit [rigoureusement sic], elle a craqué, je crois qu'elle va beaucoup mieux»


Et moins d'une demi-heure après, Nathalie Kosciusko-Morizet céde aux pressions et fait repentance

        « Je souhaite présenter des excuses à Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé. Les propos qu'on me prête aujourd'hui dans le journal Le Monde ont été déformés. Je comprends d'ailleurs [sic] très bien qu'ils aient pu les heurter. Par ailleurs, je suis à la disposition du groupe parlementaire UMP pour m'expliquer et lui témoigner ma solidarité. Je redis toute mon estime et mon affection à Jean-Louis Borloo avec lequel je suis heureuse de travailler »


Repentance qui n'empêche pas Jean-Pierre Raffarin d'en rajouter une couche...

        « Nathalie Kosciusko est une fille très intelligente, c'est un ministre de qualité et je trouve que là elle a dérapé, disons les choses très clairement. [...] C'est un dérapage, elle s'est excusée, je crois que c'est important ».

alors que, au contraire, le député François Grosdidier vient au secours de la sous-ministre qui a été « brutalisée », rendant plus palpable le profond malaise qui divise l'UMP.

        « Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas été traitée comme aurait dû l'être un ministre du gouvernement. [...] Je n'ai jamais vu infliger un tel camouflet à un ministre Le président de la commission des Affaires économiques Patrick Ollier et l'orateur de l'UMP Christian Jacob se sont livrés à une violente charge contre Nathalie Kosciusko-Morizet pendant le débat ».


Et selon la coutume à l'UMP, chacun fait comme si rien ne s'était passé :

        « L'incident est clos, tout le monde en est convenu. [...] Personne ne peut lui jeter la première [rigoureusement sic] pierre, en tout cas pas moi. [...] »

déclare Patrick Devedjian, rejoint par François Fillon :

        « L'incident avec Nathalie Kosciusko-Morizet est clos puisqu'elle a présenté ses excuses à la fois à Jean-Louis Borloo, à Jean-François Copé et aux membres du groupe UMP ».

François Fillon, tout heureux d'avoir assis son autorité et obtenu la repentance de sa sous-ministre.


Sauf que l'incident n'est en fait pas tout à fait clos. Non seulement Nathalie Kosciusko-Morizet a été interdite d'Assemblée nationale, François Fillon lui « demandant » de ne pas se rendre à la séance des questions d'actualité au gouvernement à l'Assemblée nationale, mais la sous-ministre est exclue du voyage que François Fillon effectuera cette semaine au Japon.
D'autre part les violentes attaques lancées dans chaque camp témoignent d'une véritable ligne de fracture.
Et sans doute en parlant de lacheté Nathalie
Kosciusko-Morizet pensait aux accusations selon lesquelles certains députés UMP ont été purement et simplement achetés par les semenciers OGM.


Nicolas Sarközy peut toutefois se féliciter de cette agitation. Elle aura masqué la piteuse conclusion de la "mission" envoyée à grands frais en Colombie et aura détourné quelques temps encore les yeux des Français des véritables problèmes de la France, l'immigration, l'insécurité, l'inflation galopante, notre identité  ...
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Dimanche 23 mars 2008
Après la dernière fournée des légions dites, sans doute par ironie, d'honneur, qui avait vu l'attribution de cette haute décoration à la corrompue (mais coreligionnaire et très proche amie de Nicolas Sarközy) Isabelle Balkäny, la nouvelle promotion n'amène pas de surprise dans la stratégie sarközyste de récompenser les amis plutôt que les méritants.

Bernadette Chirac est promue : l'ex-première dame de l'Elysée avait apporté un soutien appuyé et à plusieurs reprises à celui qui avait pourtant trahi son mari. L'annonce de cette promotion coïncide justement avec de nouvelles péripéties dans l'affaire du compte japonais détenu illégalement ou secrètement par Jacques Chirac. Elle côtoie Bernard Pons, ancien politicien très chiraquien qui s'était retiré de la vie politique après la candidature contre lui à Paris d'une certaine François Missofe, plus connue comme Françoise de Panafieu que Sarközy pourrait tenir pour responsable de l'échec de la "droite" à Paris
.

Christian Clavier est lui aussi distingué ; cet acteur très proche du président bling-bling et comme un clone : l'un surjoue en permanence son rôle de Sarközy, l'autre surjouant en permanence son rôle de Clavier...
Nous retrouvons également Alain Madelin le très libéral et très sioniste député UMP, Jean-Louis Bourlanges, européiste, centriste ayant appelé à voter pour Sarközy en 2007 et récompensé par un poste au Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions du même... Sarközy. Il voisine avec Claude Evin, européiste de gauche, proche de Rocard et Strauss-Kahn, homme probe qui avait été inquiété dans l'affaire du sang contaminé (mais évidemment "pas coupable") également mis en examen pour complicité de menaces ou d'actes d'intimidation sur une victime en vue de rétractation de sa plainte. Sans lien, Valérie-Anne Giscard d'Estaing, fille du rédacteur de la Constitution européenne imposée à l'Europe surtout par Sarközy, fait partie du lot.

A noter bien entendu Patrick Le Lay (actuel président du conseil d'administration de la chaîne UMP) pour éminent services (réciproques) rendus à la sarközye à la tête de TF1 ou Yvon Gattaz, ancien patron des patrons.

Les lobbies ne sont pas oubliés : Catherine Clément, philosophe « mi-juive » ayant travaillé avec Lévi-Strauss, Jankélévitch et Josée Dayan ; l'inénarrable humoriste et auteur de science fiction Marek Halter ; Francis Veber (?) ; Ginette Sochet la présidente de l'association des déportés du département du Cher sont décorés comme l'écrivain algérien Yasmina Khadra ou Azzedine Alaïa (couturier... tunisien !).

A noter la grotesque nomination de René Ponticelli, Nicolas Sarközy tentant d'instrumentaliser à son profit non seulement l'actualité mais qui plus est un mort.
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Vendredi 21 mars 2008

Nouveau psychodrame au sein de l'UMP des Hauts-de-Seine, après l'épisode tragico-comique (surtout comique en fait) de Neuilly-sur-Seine – épisode neuilléen qui trouvait ici son achèvement. Les journalistes étaient venus en nombre assister en effet à la première séance de Jean Sarközy tout nouveau conseiller général du département.

Poste dont l'obtention ne doit rien à la famille, mais au seul mérite républicain.


C'est un tout autre spectacle qui aura retenu finalement l'attention de tous. Isabelle Balkany (née Smadja et récemment condamnée pour corruption et plus récemment encore faite chevalier  de la Légion d'honneur par Nicolas Sarközy himself (
petit rappel des faits) s'est violemment attaqué au secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian, par ailleurs président du conseil général des Hauts-de-Seine, dont M. Balkany-Smadja est membre et même vice-présidente – les français n'appréciant rien tant que d'élire des corrompus.
La cabale organisée par les Balkany n'en n'est pas à son commencement : la semaine passée, Patrick Balkany – lui aussi condamné pour corruption et nonobstant réélu, dès le premier tour, maire de Levallois-Perret (la loi sur l'élection des corrompus se confirme) – attaquait Patrick Devedjian en critiquant la campagne nationale de l'UMP tandis que sa femme se répandait sur le « malaise » né de l'élection de Patrick Devedjian comme président du CG.


Dans la matinée ladite Balkany compare Devedjian a Mao, se lamente d'avoir été « punie » et précise que, «Mao Tse-Toung [étant] mort, que n'[étant] pas au comité central du parti communiste, donc que [elle] ne ferai[t] pas d'autocritique».
Elle annonçait dans le même temps qu'elle ne siégerait pas dans le groupe UMP.
Promesse de politicien...

 

Patrick Devedjian est réélu président du conseil général dans la matinée.

Et à la surprise générale, les deux politiciens déjeunent en effet ensemble, tout sourire carnassier. Dès après le repas, Isabelle Balkany annonce un « accord » (dont la teneur ne sera pas révélée) ; elle réintègre le groupe UMP. Tous nient l'intervention du président Sarközy – ancien président du conseil général des Hauts-de-Seine, qui en plus de ses frasques doit maintenant corriger les errements de ses plus proches soutiens.
En guise de conclusion humoristique (?), Isabelle Balkany ajoute :


«C'est une liaison qui devrait durer. Parce qu'il [Devedjian] est beaucoup plus bel homme que Mao».


Devedjian, la semaine dernière rappelait :


«Patrick Balkany patauge depuis vingt ans dans le même marécage, il est mal placé pour donner des leçons».


Heureusement pour l'UMP, après chaque orage, on retrouve une bonne occasion de se réconcilier. Sur le dos des Français.

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Samedi 15 mars 2008
Sur une idée originale de M., une petite vidéo illustrée de la célèbre chanson de Georges Brassens, en guise d'hommage aux sarkopains... les sarkopains et les sarkoquins...


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Vendredi 7 mars 2008
La famille Balkany aime bien la famille.
Et la corruption.
Et la corruption en famille.

Isabelle Balkany, née Smadja, a été condamnée pour prise illégale d'intérêt par la justice française. Nonostant elle est 1er adjointe UMP à la mairie de Levallois-Perret et vice-présidente UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine, longtemps dirigés par Charles Pasqua puis surtout Nicolas Sarközy. Nicolas Sarközy qui, quelques mois après son arrivée à l'Elysée l'a nommée chevalier de la Légion d'honneur. L'honneur et la chevalerie revue la Communauté et l'UMP...
Patrick Balkany, le mari, a lui été condamné en 1996 pour détournements. Pour se faire oublier il était parti quelques temps en exil. Il doit aujourd'hui plusieurs centaines de milliers de francs à la commune. Nonobstant il est maire UMP de Levallois-Perret et député UMP des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France. On naît « bling bling » ou on ne l'est pas.

Le couple a détourné en totalité au moins 1 million d'euros (Wikipedia). Mais le ministre UMP des Finances pourrait accorder une remise gracieuse d'une partie cette "dette". Le Conseil municipal UMP de Levallois est en tout cas tout à fait favorable à ce que le corrompu ne rembourse rien à la commune. Que ne ferait-on pas pour faire plaisir à son maire, en l'occurence M. Balkany ? Et pendant la même occasion à sa première adjointe en l'occurence... Mme Balkany ?

Peu d'autres affaires. Et pour cause : la commission nationale des comptes de campagne a par exemple « égaré » la quasi-totalité de la comptabilité des dépenses électorales du couple. Et la justice aurait dû mal à travailler. Certainement des rumeurs lancées par des opposants politiques un peu fascistes sur les bords. 


Toutes ces affaires auraient poussé n'importe quelle personne à un minimun d'humilité. Au moins à la discrétion. Courber l'échine en attendant la prescription, l'amnistie ou l'oubli - ou les trois -, comptant sur la complicité des médiats autant que sur ses relations bien placées.


Mais les Balkany sont des très proches de leur coreligionnaire de président Nicolas Sarközy. Et cela leur donne des airs de « sûrs d'eux-mêmes et dominateurs ».

Le couple Balkany demandait hier au nom de la ville qu'ils dirigent l'annulation d'une décision de justice qui avait annulé une « indemnité d'éviction commerciale » de 75 290 euros (500 000 francs) que la ville de Levallois-Perret, dirigée par M. Balkany, secondé par Mme Balkany avait accordé à une société gérée par... Alexandre Balkany, le fils prodigue de la famille. Évidemment.
L'annulation a été refusée. Mais sûr du soutien du (très) con-tribuable-électeur levalloisien, la ville (et non pas la famille Balkany) va porter l'affaire devant le Conseil d'Etat. Les con-tribuables sus-nommés paieront.

Alexandre dirigeait, à 23 ans, une société qui, lors de « l'éviction » - du local loué par la mairie - n'était plus en activité. Qu'importe. Un sheckel est un sheckel comme on dit.

C'est le même Alexandre Balkany qu'on retrouvait il y a peu encore dans un HLM de... Neuilly-sur-Seine.
Neuilly-sur-Seine qui l'accueillit alors que le maire était... Nicolas Sarközy... Pour la petite histoire précisons que M. Balkany, père, fut président durant trois années l'office HLM du département.

L'homme, célibataire, issu d'une famille très aisée, à 20 ans, avait donc obtenu un HLM à Neuilly, alors même qu'il n'y travaillait pas et ni vivait pas auparavant.

« Mon fils a eu ce logement en 2000, à 20 ans. Il voulait son indépendance mais ne pouvait pas s'assumer financièrement [!]. Or ce sont bien les revenus personnels du demandeur qui comptent. Nous, nous l'aidions autant que nous pouvions mais à l'époque, nous étions dans une situation professionnelle et financière moins facile. »

expliquait benoîtement il y a quelques semaines sa mère dans Le Monde II.

Pourquoi Neuilly alors même que les loyers y sont chers – sauf pour ceux qui bénéficient de petites combines entre amis... -

« Alexandre voulait être à Neuilly. Et Neuilly, c'est cher ».

CQFD.



Maire-adjoint et vice-présidente de conseil général, député-maire d'une grande ville, directeur de société en lien avec les médiats : Le peuple de France ne peut qu'applaudir à cette réussite familiale digne du rêve israélien américain. Réussites qui ne sont dûes qu'à un travail de chaque jour aussi opiniâtre qu'honnête. Sans compter le mérite républicain. L'ascenseur social connaît parfois des élévations aussi brusques que surprenantes. La réussite de la France qui détourne se lève tôt chère à M. Sarközy. Et chère, surtout – O combien ! – aux Français qui, eux, travaillent pour payer des impôts pour faire vivre ces gens-là...


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