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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 16:16

      Il y aurait, au sein du Front national (FN), des « obsédés de la "shoah" ». Passons sur le fait que les termes sont impropres et qu’il n’ont pas la signification que certain(e)s croient pouvoir leur attribuer. La culture, pas plus que l’intelligence ou la droiture n’est partagée équitablement au sein du mouvement national.

 

 

      Durant la dernière décennie, près de 28 000 livres sur la "shoah" ont été imprimés. Cela représente 230 livres chaque mois, plus de 7 par jours. En comptabilisant les publications numériques, le nombre dépasse les 39 000.

      Ce soir, la chaîne de télévision privée TF1 propose, à 20h50, « Les femmes de l’ombre », un film de Jean-Paul Salomé (*). Le même jour, à la même heure, et pour toute la soirée, la chaîne de télévision publique France 3 propose une série, « Le choix des armes ». Le sujet ? La Seconde Guerre mondiale, bien entendu, toujours et encore. Celle dont un homme politique déclarait qu’elle est devenue un détail de l’histoire (sic) de la "shoah".

      Faut-il évoquer « Elie Kakou (*), 10 ans déjà », dimanche toujours, sur France 4, présenté par Cyrille Hanounah (*) ? Ou, pour rester dans l’humour (?), le spectacle du reconverti au judaïsme Dany Boon (*), sur M6 mercredi soir – pour les courageux qui auraient survécu aux deux heures de prestation de sa coreligionnaire Anne Roumanoff (*) dont France 4 propose le spectacle en début de soirée ? Pour les irréductibles, rescapés de ces séances de tortures grasses et parfois racistes, le lendemain, NT1 propose le spectacle d’Élie Semoun (*). Suivi, parce qu’il le mérite bien, par un autre spectacle d’Elie Semoun (*).

      Dieudonné, lui, a disparu.

 

 

      Voilà où se trouvent les obsédés, les monomaniaques : ce sont ces étrangers qui imposent leur sous-culture médiocre et haineuse, leurs mensonges à nos peuples. Il est criminel de ne pas les dénoncer et de ne pas les combattre ; si certain(e)s avaient un minimum de courage et d’honnêteté, c’est à eux qu’ils s’attaqueraient. Mais le courage, comme l’honnêteté, se répartissent toujours aussi inéquitablement dans nos rangs. Confortablement installé dans les fauteuils douillets de France 2, il est facile d’agresser les nationalistes qui n’y auront jamais la parole plutôt que ceux à qui on doit son ascension.

 

      Nos rangs qui comportent bien des obsédés de ce que les occupants de l’Europe (et de Palestine) appellent la "shoah". Marine Le Pen en est un parfait exemple. Personne ne lui demande rien, mais elle se croit obligée de parler de la "shoah" : elle en tremble d’angoisse ; c’est un besoin compulsif.

      L’indulgence est de mise : Marine Le Pen a toutes les raisons de souffrir de graves troubles. Son père, convaincu depuis longtemps par les historiens révisionnistes, s’en est toujours caché, comme honteux de cette pensée déviante. Il y a des tabous qu’il est bon de ne pas briser. Mais la faiblesse appelle la faiblesse : aujourd’hui, c’est l’immigration qui devient une proie trop grosse pour ses héritiers putatifs. Les islamistes sont plus abordables. Avec Élisabeth Lévy (*), Alain Finkielkraut (*), Bernard-Henri Lévy (*) et la LDJ, le combat sera plus aisé. C’est ce que croient ceux qui endossent, réjouis, l’uniforme des harkis d’Israël, supplétifs d’une armée d’occupation qui asservit l’Europe.

      Jean-Marie Le Pen, sur scène, laissait parfois sourdre un antisémitisme feutré, comme lorsqu’il égrainait méthodiquement les noms de ces ennemis de la France qui partagent de mêmes racines ethnico-culturelles étrangères. Il reste, parmi les proches de Marine Le Pen, d’autres personnes qui savent mais qui se refusent à parler, qui tentent de se persuader de ne plus croire à ce qui est. Ce n’est pas de l’obsession, mais le trouble mental est tout aussi sévère. Cela ne concerne pas ceux qui n’agissent plus que poussés par de basses considérations matérielles. Ce ne sont peut-être pas les moins nombreux.

 

 

      Si, l’état du monde n’étant pas aussi dramatique nous pouvions à loisir et sans inquiétude nous chercher des ennemis plutôt que des alliés, nous devions traquer des malades, ce serait de l’autre côté qu’il faudrait les chercher. Parmi la foule de ces nouveaux adhérents, comme ce petit raciste primaire et inavoué qui vote Marine parce que Mouloud lui a tiré son I-Pod Touch mais qui achète chaque semaine sa dose de shit à Saïd, le dealer du coin ; celui dont l’horizon politique se borne à la défense de la gaypride, de la libre circulation de la drogue et à mener une existence héroïque - par jeu vidéo interposé. Ou peut-être parmi ces antisémites compulsifs qui s’agitent et se cachent dans les coulisses et qui s’imaginent être les plus rusés des tacticiens politiques. A moins qu’ils ne se taisent simplement parce que l’argent déversé par le parti leur est devenu trop nécessaire, à eux, les révolutionnaires dont tout ou partie de la richesse ne tient plus qu’à la fortune électorale et les largesses de plaisantins millionnaires.

 

      Laissons-là les obsessions épuratives de ces boulets que traîne la Droite nationale depuis 10, 20 ou 30 ans et qui ont enfin trouvé un rôle à leur mesure. Les origines des uns les rapprochent de Genrikh Yagoda, les méthodes des autres de Fouquier-Tinville. Ça pourrait être aussi l’inverse.

 

 

 

      Marine parade sur les plateaux de télévision devant des médiats particulièrement complaisants. Il y a longtemps que les journalistes ont cessé d’être des commentateurs de la vie politique pour en devenir les acteurs passionnés. Ils dépassent ce stade avec le Front national : eux, piliers du système, s’érigent en maître des destinées de l’avenir d’un parti qui se prétendait anti-système.

      Cette forfaiture a été rendue possible par les compromissions de quelques-uns. Comme a dit un jour Marine Le Pen : « comme ils disent en Bretagne [sic] : le poisson pourri toujours par la tête ». Cette tribu n’en finit plus de nous révulser, par sa médiocrité et son aveuglement, l’imbécilité le disputant à la soif de reconnaissance face à des journalistes qui ne se cachent même plus de la manipuler (1), d’un Jean-Marie Le Pen déjà prêt à empêcher Bruno Gollnisch de gouverner le Front national et détournant l’argent des patriotes, jamais lassés d’être cocufiés, en contrôlant pour lui des dons pour un parti (2).

 

 

      Ce n’est pas la première fois que des politiques se prostituent avec leur ennemi. Aucun n’y a jamais gagné une once de pouvoir. Tous y ont perdu l’honneur qui leur restait.

      Quand il leur en restait.

 

 

      Souhaitons au Front national que ses adhérents ne soient pas les moutons que Marine Le Pen, ses partisans les plus fanatiques et le Système veulent qu’ils soient.

 

 

http://img27.imageshack.us/img27/8724/arlettechabot.jpg

 

 

« Dans le désert humain où bêlent tant de moutons, soyez des lions ! »          

 

Léon Degrelle.         



Eric Adelofz.



1. Comment peut-on se prêter à la réalisation d’un projet qui a pour but de nous ridiculiser ? A voir, la vidéo de présentation d’un film de Vincent Martin et Benjamin Cotto, sans qu’aucune représaille n’ait été exercée :

 



 

« Il y a des gens de lextrême droite qui vont aimer ce film, parce que peut-être ils nauront pas compris le petit message ».

 

« Avec un parti pris ou pas, au début mais qui soit assez léger [sic], subtil [sic] si cest pas trop prétentieux ».

 

« Évidemment il y a un léger parti pris. Évidemment. On montre quand même un personnage qui a des habitudes un peu ridicules, mais parfois un peu pathétiques. On montre quand même un parti en décrépitude, on montre quand même des militants [...] qui ne sont pas très reluisant pour le parti. »




2.  A lire, entre autres, un article de LExpress intitulé « Le Pen garde la main sur les finances du Front national » :

 

Une façon de mettre son successeur sous sa tutelle. [...] Jean-Marie Le Pen a trouvé le moyen pour continuer à peser sur son parti. Dans un courrier du 1er décembre adressé à ses donateurs et révélé par Le Figaro, Jean-Marie Le Pen annonce son intention de rester président du micro-parti qu’il a fondé en marge du FN il y a plus de vingt ans. Ce microparti, dénommé Cotelec et inconnu du grand public, est destiné à collecter tous les prêts et les dons que des sympathisants accordent au Front national.

Un financement qui reste indispensable au FN dont la situation financière est critique malgré un regain depuis les élections régionales. En 2008, les sympathisants ont accordé des prêts d’un montant de 2 238 897 euros et des dons s’élevant à 235 481 euros.

Grâce à sa présidence de Cotelec, Jean-Marie Le Pen s’affirme donc comme le créancier du futur président du FN. Un moyen de pression qu’il revendique d’ailleurs dans une interview à France-Soir où il affirme qu’il restera le "commandeur" du parti. [...]


* S’agissant de noms étrangers, l’orthographe n’est pas garantie (NDLR).

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Published by Eric Adelofz - dans L'éditorial
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commentaires

Spartacus 02/08/2011 12:43



Exact, de leur "shoa" on en  bouffe, on en digère depuis des décennies, depuis que l'immonde juiverie se vautre en France dont elle a pris le contrôle en tant que terre lui appartenant. On
comprend dès lors que la pauvre Marine Lepen verbeuse et tremblotante, faisant parti du système bien malgré elle, veuille faire bonne figure vis-à-vis de la juiverie toute puissante dont elle
veut se concilier les bonnes grâces. Inutile d'en rajouter, chaque semaine à longueur de programmes il n'est pas un seul instant où ne soit évoquée cette "shoa" et autres pleurnicheries. Pauvren
France, si nos anciens voyaient notre lâcheté ils nous maudiraient à jamais! Nous avons pourtant quelques excuses d'avoir été conditionnés par le matraquage et les interdits de toutes sortes
infligés par nos bons maîtres juifs. Un simple exemple, lorsque le clown de l'Elysée proposait cette monstruosité de vouloir faire adopter par de jeunes écoliers français la mémoire
d'enfants juifs soi-disant  déportés. Pour contrer le juif tout puissant il faudrait encore que les vraies droites se rassemblent au lieu de rester dans leur coin isolées et malheureusement
le F.N n'en donne pas l'exemple.



Juvénal 12/12/2010 22:15



Excellent article ! Ca décape !



Eric Adelofz 12/12/2010 23:17



Merci. Au sens de "débarasser une surface de ses impureté", décaper convient bien.



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