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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 18:21
La Madelon, parfois dénommée Quand Madelon, a été écrite par Louis Bousquet sur une musique de Camille Robert. Divers comiques-troupiers l'interprètent, notamment Charles-Joseph Pasquier, connu sous son nom de scène, Bach.
Le chant connaît une popularité étonnante et se répand rapidement, repris par les soldats.
Jean Boyer a réalisé dans les années 50 un film reprenant ce titre. Selon Wikipedia, Lucien Boyer, l'auteur de 
La Madelon de la victoire aurait reçu par erreur la Légion d'honneur, Georges Clemenceau l'ayant confondu avec l'auteur de La Madelon...

L'origine du mot « tourlourou » reste sujet à interprétations. La plus vraisemblable semble celle d'un mot populaire voir argotique désignant un (éventuellement jeune) soldat d'infanterie. Il est aux Antilles le nom d'un crabe de terre ; les matelots comparant le fantassin à ce crustacé...
Il désignerait aussi ces comiques-troupiers qui ont, justement, assuré en partie la popularité de Madelon.
Selon certains, c'est le 24 avril 1914 que
La Madelon aurait été créé...
Voir également
La victoire de la Madelon.




I. Pour le repos, le plaisir du militaire,
Il est là-bas à deux pas de la forêt
Une maison aux murs tout couverts de lierre,
«Aux Tourlouroux», c’est le nom du cabaret.
La servante est jeune et gentille,
Légère comme un papillon
Comme son vin, son œil pétille,
Nous l’appelons la Madelon.
Nous en rêvons la nuit, nous y pensons le jour
Ce n’est que Madelon, mais pour nous c’est l’amour.


Quand Madelon vient nous servir à boire
Sous la tonnelle on frôle son jupon,
Et chacun lui raconte une histoire,
Une histoire à sa façon
La Madelon pour nous n’est pas sévère
Quand on lui prend la taille ou le menton
Elle rit, c’est tout le mal qu’elle sait faire
Madelon ! Madelon ! Madelon !


II. Nous avons tous au pays une payse,
Qui nous attend et que l’on épousera,
Mais elle est loin, bien trop loin pour qu’on lui dise
Ce qu’on fera quand la classe rentrera.
En comptant les jours on soupire,
Et quand le temps nous semble long,
Tout ce qu’on ne peut pas lui dire
On va le dire à Madelon.
On l’embrass’ dans les coins. Ell’ dit : «Veux-tu finir…»
On s’figur’ que c’est l’autr’, ça nous fait bien plaisir.


Refrain.

III. Un caporal en képi de fantaisie
S’en fut trouver Madelon un beau matin
Et fou d’amour, lui dit qu’elle était jolie
Et qu’il venait pour lui demander sa main.
La Madelon, pas bête, en somme,
Lui répondit en souriant :
«Et pourquoi prendrai-je un seul homme
Quand j’aime tout un régiment.
Tes amis vont venir. Tu n’auras pas ma main,
J’en ai bien trop besoin pour leur verser du vin».


Refrain.






Ecouter le chant ci-dessous
par l'EMIA




ou ici
par Fernand Thill



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