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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 19:56

Communiqué via les Editions de la Reconquête.

 

            L’heure serait-elle grave ? En serions-nous revenus aux périodes les plus sombres de notre histoire ?

 

            « En ma qualité d’avocat, j’ai été appelé à assumer la défense de ces catholiques de toutes générations et de tous milieux, qui depuis quelques jours ont manifesté par un courage sans précédent leur indignation face à une des injures publiques la plus grave faite à l’image Ô combien sacrée et chère au cœur de tout chrétien.

            En effet, depuis quelques jours, se joue au Théâtre de la Ville à Paris une pièce dont le thème est un vieillard déféquant sur scène pendant plus d’une heure, un second acteur jouant son fils venant lui essuyer les fesses à intervalles réguliers. Les excréments sont ensuite utilisés pour recouvrir et badigeonner un portrait géant du Christ.

            Cette « œuvre » destinée à une caste bourgeoise d’initiés privilégiés est subventionnée par les fonds publics, en p leine période de crise, lorsque tant de gens, auxquels nos hommes politiques ventripotents imposent une politique d’austérité, peinent à joindre les deux bouts, y compris ces catholiques dont les impôts sont utilisés pour les injurier gravement dans ce qu’ils ont de plus cher, pour la seule et unique satisfaction des quelques amis du multimilliardaire Pierre BERGE, mécène du « festival d’automne » organisé conjointement par la mairie de Paris et le Ministère de l’inculture.

            Pour avoir simplement et sans violence osé s’en indigner, ces catholiques ont fait l’objet d’une véritable rafle généralisée, par cars entiers de police, avant de subir un acharnement judiciaire particulièrement aberrant.

            Dans les faits, si quelques jets d’œufs ou d’huile ont agrémenté les premières représentations, la très large majorité de mes clients n’a en réalité strictement rien fait d’autre que de se lever de leur siège dans le théâtre pour siffler ou manifester leur désapprobation par des mots simples, sans injures ni grossièretés. Certains autres se sont contentés d’une prière.

            Un tarif de groupe leur a été appliqué à tous, sans distinguer les simples « siffleurs » des lanceurs d’œufs : atteinte à la liberté d’expression, violence avec arme et dégradation de biens… !

            Pire encore, de simples spectateurs non catholiques et sans aucun rapport avec cette action contestataire, des personnes qui venaient au théâtre pour se détendre ont été arrêtés pour avoir quitté leur fauteuil, souhaitant rentrer chez eux parce que la pièce les ennuyait.

            Ainsi tous ceux qui ne partagent pas le goût de Monsieur le Maire de Paris et de Monsieur le Ministre pour les matières fécales sont passibles de poursuites pénales et de détention !!!

            Mais surtout, j’ai pu constater que tout était mis en œuvre pour priver intégralement mes clients des droits de la défense les plus essentiels et les plus fondamentaux.

            Le Code pénal et le Code de Pr océdure Pénale ont tout simplement fait l’objet d’une suppression spéciale pour ces catholiques.
           
            Deux nuits de suite, je suis passé de commissariat en commissariat pour assister mes clients placés en garde à vue. Alors que je me présentais au poste du Vème arrondissement de Paris, muni de ma carte professionnelle, il m’a tout simplement été interdit de voir mes clients et de leur parler après que le policier de l’accueil ait passé un coup de téléphone… !

            Il a été signifié à mes clients qu’ayant été arrêtés à Paris, ils n’avaient pas le droit de désigner pour leur défense un avocat du barreau de Chartres : premier mensonge.

            Il leur a ensuite été signifié que le même avocat ne pouvait défendre à la fois plusieurs des personnes impliquées dans l’affaire : second mensonge.

            L’on a tenté faire signer à mes clients un procès-verbal signifiant la fin de leur garde à vue de 24 H, alors qu’ils en étaient déjà à leur 32ème heure de garde à vue !

            Et des telles manœuvres se sont répétées et multipliées durant toute la procédure.

            Si dans les autres commissariats les entretiens se sont mieux passées, les officiers de police judiciaire, censés être maîtres de la décision de placer ou non un citoyen en garde à vue, m’ont confié que ce pouvoir leur avait été ôté dans cette affaire précise et qu’ils avaient subi eux-mêmes d’extraordinaires pressions venant « de très haut ».

            D’autres policiers se sont dits révoltés que les maigres moyens dont ils disposent soient mobilisés dans une affaire aussi absurde et ont même déclaré ouvertement aux personnes placées en garde à vue leur sympathie à l’égard de leur cause.

            Alors qu’on me laissait entendre que mes clients seraient libérés sous peu après leur arrestation, les policiers me confiaient qu’ils avaient finalement reçu de « nouvelles instructions » pour que la garde à vue soit prolongée au maximum !

            Il semble donc que la mairie de Paris et le Mini stère de l’ inculture aient donné leurs « instructions » et leurs ordres à tous les intervenants de la chaîne judiciaire, interférant ainsi pour leur propre compte dans l’enquête, ce qui est parfaitement illégal et constitue un remarquable abus de pouvoir.

            Certains ont été placés en garde à vue au milieu d’individus retenus pour une agression au couteau. Ces individus étaient libérés quelques heures après leur arrestation, alors que l’on signifiait à mes clients une prolongation de leur détention, soit de nouveau 24 heures en cellule, à raison d’ « instructions spéciales »...

            48 heures de garde à vue pour avoir sifflé dans un théâtre !!!

            J’ai vu des jeunes filles à peine sorties de l’adolescence, menottées et le regard brisé…pour avoir dit une prière.

            Ces catholiques ont ensuite été déférés devant « le Juge des Libertés et de la Détention ».

            Je me suis présenté à l’audience pour 19 d’entre eux avec l’intention de plaider l’absence de me sures contraignantes.

            Le juge a commencé l’audience en énonçant la décision…qu’il avait déjà prise sans même avoir jugé. Il m’a été purement et simplement interdit de plaider ! Le juge me signifiant que sa décision – déjà prise avant l’audience - ne saurait être contestée tant sur le principe que sur le fondement.

            Avec le plus grand sérieux, ce magistrat invoquait « une conspiration contre la liberté d’expression », seul instant de cette tragique histoire où il m’a fallu retenir un fou rire.

            Accusant mes clients d’entrée en force dans le théâtre (alors qu’ils avaient acheté leur place), ce juge les accusait d’atteinte à la liberté d’expression avant de leur expliquer, toujours avec le plus grand sérieux, que « la liberté ne doit pas nuire à autrui »… !

            Sauf aux catholiques apparemment.

            En une seule et même audience, ce juge a rendu une sentence générale applicable à toutes ces fournées de malheureux, sans se pencher à aucun moment sur les faits ni les actes, exerçant sa fonction de la manière des plus industrielles, visiblement très empressé de satisfaire un ministre ou un maire pour le bon avancement de sa carrière.

            Mes clients ont donc tous été placés sous contrôle judiciaire, le magistrat leur expliquant que s’ils s’avisaient de rencontrer de nouveau leurs compagnons d’infortune ou de s’approcher du théâtre, ils seraient placés en détention jusqu’au procès… !

            Enfin il leur rappelait que leur comportement – dont il ignorait tout – pouvait être sanctionné par trois ans de prison. Rien que ça. Heureusement le ridicule ne tue pas, sans quoi un magistrat nous aurait déjà quitté.

            Après l’Affaire d’OUTREAU, l’affaire d’outrés ?

            En résumé, pour avoir simplement sifflé ou prié dans un théâtre exposant des excréments sur le visage de leur Père, dans une mise en scène payée avec leurs impôts en période de crise, ces catholiques ont été arrêtés, maintenus en garde à vue durant 48 h, menottés, condamnés sans jugement, traités comme des chiens, des trafiquants de drogue ou des terroristes, privés de leur droit à une défense, isolés de leur avocat et placés sous contrôle judiciaire.

            En toute humilité je dois avouer que je ne m’attendais pas à une telle ampleur dans la violation des droits de la défense les plus élémentaires, sans parler de la justice sur le fond.

            La nausée m’est montée.

            Malgré tout je garde l’espoir que devant le Tribunal Correctionnel devant lequel ces malheureux sont convoqués, la justice sera rendue par de véritables magistrats, droits, intègres, impartiaux et indépendants. »


François SOUCHON

Avocat au barreau de CHARTRES

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Published by La rédaction - dans Régime pourri
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commentaires

Clovis 05/11/2011 10:51



 


Jack Lang accusé de pédophilie :


Le père d’une petite-fille (morte depuis), accuse Jack Lang de l’avoir violé à plusieurs reprises.


Dossiers qui disparaissent, témoins pas interrogés par la police, aucune enquête ... etc ...


http://www.dailymotion.com/video/xm4pwj_plainte-contre-jack-lang-pour-pedophilie-le-pere-de-la-fillete-raconte-tout_news


 


 



mélanie rault 04/11/2011 18:30



Mais c'est la république française !


Celle issue de 93. Qui peut encore ne pas le voir. Cette gueuse dangeureuse qui n'en n'a cure de la liberté. Elle n'aimait pas les catholiques en 93 elle ne les aime pas plus aujourd'hui. 


La liberté n'existe que pour les bien pensants. Pas de libnerté pour ceux qui contestent notre vision des choses.


Et puis comme le dirait aujourd'hui encore Platon toute république fini en dictature. 



jean francois bollens 03/11/2011 23:20



Il semble que les mots, sinon les concetps, de justice et de français soient devenus étrangers l''un à l'autre pour de nouveaux venus. C'est une illusion et la conséquence de la révolution de
1789 confirmée en 1848 dans les principes desquelles nous nous débattons.


Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté, avait la "pureté" de proclamer Saint Just ! Nous y sommes : au nom de la liberté d'exprimer un point de vue "officiel" la liberté de contester ce
dit point de vue est nié. Ceci n'étonnera que les amnésiques que nous sommes devenus par fait de mémoricides successifs et aggravés. Certains n'ont-ils pas élu un certain président qui a, dès son
élection avec l'affaire Guy Moquet, fait tout l'opposé du programme, maigre, qui l'avait porté à la fonction "suprême" ? Entrée en masse de gauchistes issus de mais 68 dans les allées de son
pouvoir, encouragement à l'art décadent justifié par le fric sous la houlette de Aillagon, etc, etc.


Aujourd'hui, ce sont les siffleurs qui sont condamnés (que dirait Hugo) et les parents version "gender" que la "justice", sans décision du législateur, honore.



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