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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 15:15

      Les longs mois qui viennent de voir se dérouler une campagne inégale où tous les moyens financiers (Cotélec), humains (l’appareil du parti et le président JMLP) et médiatiques (Arlette Chabot sera-t-elle décorée de la flamme d’honneur ?) étaient au service de la candidate du système nous l’avaient fait pressentir, quels qu’aient été les pieux mensonges desquels nous nous nourrissions pour entretenir l’espoir. C’est officiel depuis une semaine : Marine Le Pen, celle qui serait favorable à l’immigration si « tous les immigrés étaient comme [Rachida Dati] » - sic -, est présidente du Front National, et avec elle sa clique bigarrée de sionistes patentés et d’invertis notoires. Ses récentes simagrées avec le quotidien israélien Haaretz nous confirment d’ailleurs, si besoin était, qu’elle finira probablement par « tuer le père », pour reprendre les mots du politologue du système Christophe Barbier.

 

 

      LA question est donc dans toutes les têtes : Que faire ?

 

      La première chose que tout nationaliste qui se respecte a le devoir de faire, c’est de suivre l’exemple de Roger Holeindre et de claquer la porte. Et de préférence avant d’y être forcés par les purges mariniennes, pour que l’honneur soit sauf…

      Malheureusement, force est de constater que Bruno Gollnisch (mais avions-nous tant d’illusions à son sujet ?) qui a brillé, au cours de la campagne, par son inertie sans égale (et ce alors que lui-même ainsi que ses partisans étaient continuellement victimes de suspensions, d’exclusions et d’humiliations qu’un apparatchik soviétique n’aurait pas reniées, et d’attaques venimeuses venant tant du clan Le Pen que des pathétiques plumitifs de Nations Presse Info), a failli à la mission qui était la sienne, à savoir s’opposer à l’UMPSisation du Front National. Ce polyglotte, dont les talents, bien réels, sont désormais au service du Front marinal sur le plan international, est donc de facto devenu un adversaire pour les nationalistes que nous sommes (à moins qu’il finisse par prendre son courage à deux mains ? Qui sait…). Alors, je sais qu’il est de bon ton chez nous de suivre nos chefs, et que déjà s’installe la nostalgie de ce parti qui avait su construire l’unité malgré la cacophonie doctrinale et les éternelles querelles de clocher, que déjà on voit poindre à l’horizon le spectre de la groupusculisation… Mais il faut avoir le courage de regarder la réalité en face : oui, Marine Le Pen est un pur produit du système, oui, elle est notre ennemie, et oui, il est contre-productif, dans la mesure où cela gonfle ses rangs, de rester au Front Marinal « en attendant » que la situation politique se décante !

      Ce bouleversement inouï de notre famille politique doit nous être profitable, et des leçons doivent impérativement être tirées de l’expérience FN : les mythes de l’homme providentiel (dont découle le culte aveugle et débilitant du chef) et de la victoire par les urnes sont deux chimères incapacitantes et incompatibles avec un engagement révolutionnaire, en France occupée, à l’aube du troisième millénaire. Ces mythes, qui ont contaminé (comme quoi, chacun les siens…) les esprits des jeunes (et moins jeunes) français exaspérés par la décadence généralisée de leur Nation, se nourrissent du vide doctrinal et du déficit de la curiosité intellectuelle et de l’esprit critique, tares majeures de notre mouvance (et notamment des nouvelles générations, comme nous le confirment les reportages sur les « skins de Chauny ») que devront compenser à l’avenir un encadrement rigoureux des troupes mettant l’accent sur la formation. Il convient de nuancer mon propos sur un point : si le mode de scrutin (pas ou peu de proportionnelle) et la disproportion du rapport de force en matière médiatique nous interdisent une victoire par les urnes, je pense qu’il ne faut pas abandonner le combat électoral, facteur essentiel de visibilité médiatique (d’ailleurs, pour le citoyen lambda, la politique ne se résume-t-elle pas aux élections ?) et de mobilisation militante, à condition de ne pas infléchir notre ligne. En clair : allons aux élections pour défendre nos idées, ne renions pas nos idées pour gagner des voix ! Les trotskards de Lutte Ouvrière l’ont bien compris, Arlette étant allée jusqu’à expliquer dans un clip de campagne en 2007 qu’elle savait pertinemment qu’elle n’avait aucune chance d’être élue présidente de la république !


      Revenons sur le problème de la doctrine. Vincent Reynouard (pour lequel on aura une pensée !) et Jean-Jacques Stormay ont démontré (dans leur Lettre à Jean-Marie Le Pen), de la manière la plus limpide qui soit, qu’être « le cul entre deux chaises », c'est-à-dire entre radicalité idéologique, même simplement suggérée, et reptation devant les dogmes du système (shoah, démocratie, subjectivisme droit de l’hommiste…) ne peut que conduire notre camp dans une impasse. C’est la raison pour laquelle je pense que rejoindre les mouvements idéologiques dans la continuité de l’ancien FN qui entendent prospérer sur la succession (à savoir MNR, PDF et NDP) n’a aucune espèce d’intérêt, d’autant que contrairement au Front, ils ne représentent rien… Et puis, peut-on vraiment être amis à la fois avec Terre et Peuple (authentique mouvement identitaires) au travers de Synthèse Nationale et les Identitraitres (mouvement sioniste à la solde de l’UMP) au travers de Jacques Bompart et sa ligue du sud ?

      Non, entendons-nous une bonne fois pour toutes : la situation sans précédent que rencontre notre génération (crise des valeurs, précarité économique, chaos racial, atomisation de la société et dépérissement des identités collectives, destruction de la nature…) appellent des solutions radicales ! Et ce, en s’appuyant sur un imaginaire décomplexé, dans la mesure où le dogme shoatique est la clef de voute de l’édifice démocratique, et tant il est vrai qu’enfin, les Dieux vomissent les tièdes, surtout en des temps comme les nôtres ! Je crois que le travail doctrinal, le débat, la réflexion, le dialogue entre toutes les « chapelles » seront indispensables : il faut dégager un plus petit dénominateur commun pour reconstruire l’unité (mais sur des bases radicales cette fois) au moins dans le cadre d’actions ponctuelles. Et la tâche sera rude, dans un milieu on ne peut plus hétérogène…


      J’aimerais conclure en abordant le problème de l’action, et je commence en rappelant une vérité intemporelle : mieux vaut réfléchir sans agir, si les voies d’actions sont bloquées, que d’agir sans réfléchir… Le contexte général n’est pas encore mur pour une révolution (les effets de la crise ne se font pas sentir suffisamment pour remettre en cause l’hédonisme ambiant, le système reste très fort et ne connait pas d’opposition sérieuse, il contrôle toutes les formes de pouvoir…), et il nous faut donc au préalable préparer le terrain en s’attachant à sauvegarder l’existence d’une minorité active, résolue et inaccessible au découragement, qu’il s’agira de former et d’agrandir. Recréer de la sociabilité (faire du sport, participer à des activités culturelles, des séances de formation…) sera essentiel. D’autres voies que le combat électoral (sans l’abandonner pour autant) doivent être développées, et je crois qu’il nous faudra suivre l’exemple des Identitraitres (j’avertis toutefois nos lecteurs que je fais allusion à la seule théorie en matière d’action développée dans leurs périodiques, ce mouvement étant du reste à la solde du système et irrémédiablement en contradiction avec les intérêts de notre peuple et les valeurs que nous défendons). A savoir le développement d’un vaste réseau associatif voué à l’agit-prop, composé de structures déconnectées les unes des autres et centrées sur des thématiques précises. Par exemple : une association de défense des espaces verts, une association d’aide aux démunis de notre sang, un syndicat, une association dédiée au patrimoine local… Évidemment, ces associations devront s’efforcer de ne pas tomber dans le politiquement correct et de toujours subordonner leur action à notre vision révolutionnaire (relativement à la subversion ambiante) de l’homme et de la société. Il s’agit enfin d’apprendre à utiliser les médiats pour que notre action soit connue de nos compatriotes. La LCR avait bien compris ce mode de fonctionnement, elle qui était derrière divers organismes comme Ras l’front, Agir contre le Chômage, Droit au logement… Le système présente, en tout cas, trois avantages majeurs :

  1. Même si une structure est dissoute, les autres perdurent.

  2. Cela permet d’« attaquer » la masse par un angle parfois inattendu, sans que nos idées soient forcément connues d’elle au départ, endormant sa méfiance pavlovienne pour mieux la convaincre ensuite.

  3. La multiplicité des organismes et leur médiatisation peut surprendre les laquais du système et leur faire croire à l’existence d’une vaste nébuleuse brune, soutenue par le bon peuple !


     
Bref, jeunes européens qui avez dédié vos vies à la défense de notre sang, tenez vous-le pour dit : c’est un chantier sans précédent qui nous attend, où nous devrons redoubler d’ingéniosité, d’esprit d’initiative et de
patience !

      Armés de notre volonté infaillible, gagnons nos places pour la Walhalla !

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Published by Lucien Relith - dans Droite nationale
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commentaires

Lucien Relith 25/01/2011 11:52



@ Luc Sommeyre : Je pense que vous faites erreur en considérant que marine Le Pen et ses suppôts font partie de la même famille politique que vous. Ceci étant dit, vous finirez bien par vous en
rendre compte puisque selon toutes probabilités, les manifestations publiques de son conformisme sont loin d'avoir atteint leur point culminant...


@ Sologne : "Terre et peuple" incarne, dans mon propos, la "radicalité idéologique" tandis que les "identitaires incarnent la "reptation devant les dogmes du système", comme en témoignent leurs
récentes "assises sur l'islamisation" où ils s'affichérent aux cotés de toutes les sortes d'apologistes pathologiques de la modernité. Malheureusement, les exemples de jacques Bompard ou de Bruno
larebière démontrent que tous les ponts ne sont pas coupés entre eux et nous...



Sologne 23/01/2011 06:47



Je ne comprend pas cette phrase : "Et puis, peut-on vraiment être amis à la fois avec Terre et Peuple au travers de Synthèse Nationale et les Identitraitres au travers de Jacques
Bompart et sa ligue du sud ? ", et son éventuel rapport avec la phrase qui précède.



La rédaction 22/01/2011 18:12



Cher Camarade,

Je puis comprendre votre amertume et votre volonté de vous démarquer de ceux qui ne partagent qu’une partie des nos idées.

Membre (à nouveau) du FN depuis décembre 2010, je n’ai pas pris part au vote. Me reconnaissant dans la « tendance dure » du Parti, j’aurais été enclin ab initio, à voter pour M. Gollnish dont je
respecte l’analyse politique, regrettant toutefois qu’il n’ait pas pris partie contre le maintien de la France dans l’Euro comme l’a fait Mme Le Pen. Finalement, si j’avais voté (mais la votation
n’est pas mon réflexe) j’aurais sans doute in fine déposé mon bulletin en faveur de Marine Le Pen. – Pourquoi ?

Le drame de notre Famille (je dis bien « notre » Famille de pensée) réside dans son essence même.

Je prends mon propre exemple : incontestablement issu du Courant fasciste, comme tous mes Camarades dont les racines politiques plongent dans l’histoire du XXème Siècle, je ressens un attachement
profond à la Tradition, à l’enseignement de l’Histoire, à la Langue et à la sémantique.

Nos ennemis (nihilistes et mondialistes), eux, ne s’encombrent pas de ces références puisque leur but unique est de couper les racines et de détruire les États pour instaurer un Nouvel Ordre
Mondial. Ils offrent ainsi aux foules hébétées des « démocraties » modernes un aspect futuriste et novateur qui fait briller le changement dans le cœur des sots comme un miroir aux alouettes.
C’est là leur force de séduction essentielle.

Au reste, c’est en raison de ces conceptions du monde et convictions de l’âme, diamétralement opposées, que nos armées se massent sur les bords de l’Armageddon. Le choc sera d’une violence
inouïe. Il est inéluctable. Pour reprendre la Tradition du Nord : le Ragnarök est pour demain. Et après-demain ? – L’Âge d’Or ? Peut-être. Nous n’en serons sûrement pas témoins, mais notre âme
aura marqué le Ciel car nous nous serons battus aux côtés de Heimdall pour défendre le Bifrost.

De ces divergences endogènes qui induisent en nos rangs une dispute récurrente, nos ennemis (et non nos adversaires) se font gorge chaude.

Certes, je n’apprécie pas plus que vous les divagations qui ternissent l’image que reflète notre miroir, ces élucubrations qui émanent de certains politiciens prétendument frontistes. Mais il
m’est arrivé de serrer les dents sous le feu et de me salir les mains. Je prétends pour autant avoir toujours gardé le cœur propre.

Si le « coup de gueule » de Roger Holleindre est compréhensible, il s’avère anti-stratégique.

N’oubliez pas que ce sont les Bolcheviks qui ont fait élire les Mencheviks…



Luc Sommeyre 22/01/2011 17:40



J'observe que mon commentaire a été réduit à ses premières lignes. Il est donc parfaitement incomplet et inintelligible.


Mon propos est une concertation entre euro-nationalistes de la tendance dure, et non la polémique...


Ayant commencé à militer au sein du Mouvement Occident, je ne suis pas un politicard carriériste !



La rédaction 22/01/2011 18:09



[Nous ne procédons à aucune réduction de commentaire. Voter commentaire et lisible s'il vous sélectionner le texte (exemple ctrl+A). Cela est du au fait que vous avez du écrire votre texte en
word ou open office puis l'avez copié.]



Luc Sommeyre 22/01/2011 17:27



Cher Camarade,


Je puis comprendre votre amertume
et votre volonté de vous démarquer de ceux qui ne partagent qu’une partie des nos idées.


Membre (à nouveau) du FN depuis
décembre 2010, je n’ai pas pris part au vote. Me reconnaissant dans la « tendance dure » du Parti,
j’aurais été enclin ab initio, à voter pour M. Gollnish dont je respecte l’analyse politique, regrettant toutefois qu’il n’ait pas pris partie contre le maintien de la France dans l’Euro
comme l’a fait Mme Le Pen. Finalement, si j’avais voté (mais la votation n’est pas mon réflexe) j’aurais sans doute in fine déposé mon bulletin en faveur de Marine Le Pen. –
Pourquoi ?


Le drame de notre Famille (je dis
bien « notre » Famille de pensée) réside dans son essence même.



Je prends mon propre exemple : incontestablement
issu du Courant fasciste, comme tous mes Camarades dont les racines politiques plongent dans l’histoire du XXème Siècle, je ressens un attachement profond à la Tradition, à
l’enseignement de l’Histoire, à la Langue et à la sémantique.



Nos ennemis (nihilistes
et mondialistes), eux, ne s’encombrent pas de ces références puisque leur but unique est de couper les racines et de détruire les États pour instaurer un Nouvel Ordre Mondial. Ils offrent ainsi
aux foules hébétées des « démocraties » modernes un aspect futuriste et novateur qui fait briller le changement dans le cœur des sots comme un miroir aux alouettes. C’est
là leur force de séduction essentielle.



Au reste, c’est en raison de ces conceptions du monde et convictions de l’âme, diamétralement opposées, que nos armées se massent sur les bords de l’Armageddon. Le choc sera d’une violence
inouïe. Il est inéluctable. Pour reprendre la Tradition du Nord : le Ragnarök est pour demain. Et après-demain ? – L’Âge d’Or ? Peut-être. Nous n’en serons sûrement pas témoins,
mais notre âme aura marqué le Ciel car nous nous serons battus aux côtés de Heimdall pour défendre le Bifrost.



De ces divergences endogènes qui induisent en nos rangs une dispute récurrente, nos ennemis (et non nos adversaires) se font gorge chaude.



Certes, je n’apprécie pas plus que vous les divagations qui ternissent l’image que reflète notre miroir, ces élucubrations qui émanent de certains politiciens prétendument frontistes. Mais il
m’est arrivé de serrer les dents sous le feu et de me salir les mains. Je prétends pour autant avoir toujours gardé le cœur propre.



Si le « coup de gueule » de Roger Holleindre est compréhensible, il s’avère anti-stratégique.



N’oubliez pas que ce sont les Bolcheviks qui ont fait élire les Mencheviks…



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