Vendredi 20 octobre 2006
Né en 1960, ce journaliste et écrivain non-conformiste d'origine belge est décédé, à la veille de son 46e anniversaire.
Après une enfance vécue dans une grande pauvreté, ce petit-fils de la romancière belge Marie de Vivier, publie des textes poétiques et en prose dès son adolescence. Il se rapproche dans les années 80 du GRECE, et collabore à Rivarol et Présent.



(Olivier Mathieu se trouve au centre sur la photo)


Il se fait connaître ensuite par ses travaux sur les liens entre Hergé et le rexisme et surtout sur l'identification de Tintin à Léon Degrelle : (De Léon Degrelle à Tintin). Il atteint malgré lui la célébrité après une intervention lors de l'émission de Christophe Dechavanne, Ciel mon mardi, le 6 février 1990. Il y déclare : " Faurisson a raison, les chambres à gaz c'est du bidon !" avant de demander une minute de silence pour les quatorze millions d'allemands déportés à la fin de la guerre. Il est, devant les caméras et en direct, victimes d'une violente agression, ainsi que sa fiancée, de la part de miliciens juifs. L'un des agresseurs sera interpellé quelques heures avant d'être libéré sur l'intervention personnelle de Jean-Pierre Pierre-Bloch.


Olivier Mathieu trouvera refuge auprès du Parti des forces nouvelles (PFN) Belgique.


Il vivra ensuite pauvrement dans la clandestinité après avoir été condamné à un an de prison ferme pour diffamation.

par MSR publié dans : Littérature ajouter un commentaire commentaires (8)   
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Commentaires

Paix à son âme...
commentaire n° : 1 posté par : GRIF (site web) le: 20/10/2006 16:45:14

Mais qui est ce donc qui détient cette photo du stand de la foire du livre à Bruxelles fin des années 80 tenu par l'association AILE (Assdociation pour l'Indivisible Liberté D'expression)?


Cette image est amusante lors qu'on sait qui sont les autres personnes.


Merci de m'avoir rappellé cet excellent souvenir

commentaire n° : 2 posté par : Bernard le: 21/10/2006 08:56:29
C'est avec plaisir !
Concernant l'origine de la photo, c'est comme d'habitude : pour savoir ce qui se passe chez les rouges, il faut aller voir chez les rouges, et pour savoir ce qui se passe chez nous... il faut aussi aller voir chez rouges. Encore un défaut des gens de chez nous... (encore que certains font un très bon travail...). Donc la photo vient d'un obscur (pour moi) site belge antifaf dont je n'ai pas retenu le nom.
réponse de : MSR (site web) le: 22/10/2006 11:01:40

OLIVIER MATHIEU EST MORT


Nous ignorons si cette information (Olivier Mathieu est mort) est exacte, ou pas. Cependant, nous sommes un peu surpris que l'on ne trouve rien d'autre à dire, sur quelqu'un que l'on ne peut certainement pas réduire à cette émission chez Dechavanne. Olivier Mathieu était un personnage multiple, difficile à cataloguer, et, avant tout, un écrivain. Ce sera grace à lui si on se souvient, dans cent ans, de Christophe Dechavanne...


On ne comprend pas très bien pourquoi vous dites qu'il aurait trouvé la célébrité "malgré lui"... Quant à Degrelle, le point de vue d'Olivier Mathieu semblait avoir largement changé au sujet duvieux chef de Rex... Enfin, on se demande ce qu'ont fait pour lui les milieux auxquels il est censé avoir appartenu... Je garde un souvenir de l'Olivier Mathieu privé, très différent de son image publique qui avait été probablement gonflée par les mass media. On s'attendrait, sur un mort, à une analyse de son oeuvre, et de ses romans, qui resteront. Mais s'il est mort, paix à son ame, oui

commentaire n° : 3 posté par : JAMES le: 28/10/2006 22:11:25

Apprenant comme tout un chacun cette nouvelle (Olivier Mathieu serait décédé), nous nous permettons de réagir. Nous voudrions tâcher de donner ici, d’Olivier Mathieu, pour une fois, en évitant à la fois l’apologie et la caricature, un portrait réaliste. Nous ne croyons pas, en effet, que l’extrême-droite ait beaucoup de titres pour se réclamer de lui. Nous ne croyons même pas qu’il soit juste ou honnête de dire, comme le font ceux qui se voulurent ou se veulent ses adversaires, qu’il aurait fait partie de ladite extrême-droite.


Né le 14 octobre 1960 à Paris, il faut d’abord rappeler qu’Olivier Mathieu est petit-fils de la romancière belge Marie de Vivier (1899-1980) et, probablement, du grand écrivain (de gauche) André Baillon (cf. un long article d’Olivier Mathieu, en 2004, dans les « Nouveaux Cahiers André Baillon »). Il sera d’abord éduqué à la maison par sa mère, Marguerite Mathieu (1925-1988, professeur dans diverses universités européennes, Maître de Conférences à l’Université de Paris-X Nanterre), et ne sera jamais scolarisé jusqu’à son baccalauréat (1978), avant son entrée, la même année, à la Sorbonne. Enfant extrêmement doué (il se produit, vers 1972, à la Salle Pleyel, dans l’orchestre de jeunes du célèbre musicien Alfred Loewenguth, qui lui enseigne le violon), il fréquente pendant toute son enfance les amis de sa grand-mère et de sa mère, appartenant à tous les milieux politiques, aussi bien apolitiques que « d’extrême-droite » que « d’extrême-gauche » (notamment René Magritte, Hergé, Robert Poulet, Paul Werrie, Alexis Curvers, H. Poulaille, ou encore son parrain Ferdinand Teulé, directeur du « Musée du Soir » de la littérature prolétarienne). Dès son enfance, s’affirme ainsi une personnalité anti-conformiste hors du commun. Olivier Mathieu parlera, plus tard (1990), de Hergé, dans des travaux qui sont restés célèbres, mais aussi d’Alexis Curvers dans la revue « Itinéraires » (1986), ou de René Magritte dans « Ecrits de Paris » (1984).


Dès sa première jeunesse, Olivier Mathieu est remarqué par les poésies qu’il publie dans de nombreuses revues, en France et en Belgique. Il publie, entre 1980 et 1985, une vingtaine de recueils de textes en vers et en prose aux éditions « Ouvertures », situées plutôt à gauche, de Jean-Claude Bologne. En même temps, dès le début de 1983 (Olivier Mathieu a alors 22 ans), le directeur de « Rivarol », Maurice Gaït, lui confie des tâches importantes de critique littéraire. Pendant toute l’année 1983 (Maurice Gaït meurt, en effet, en novembre 1983), Olivier Mathieu publie de longs articles dans « Rivarol », notamment sur Abel Bonnard, qui doivent être relus et mériteraient d’être un jour réunis. Tout en collaborant à « Rivarol », Olivier Mathieu est également primé à l’occasion d’un concours de nouvelles littéraires organisé par l’organisation estudiantine, nettement de gauche, la MNEF.

 



En 1986, Olivier Mathieu préface aux éditions du Labyrinthe, dirigées par Alain de Benoist, pour la première fois depuis 1936, « Les Modérés » d’Abel Bonnard (à l’occasion du cinquantième anniversaire de la première parution). Suit la parution, en 1987, des « Inédits politiques » du même Abel Bonnard, aux éditions Avalon-Ogmios. En janvier 1989 paraît, toujours aux éditions Avalon, « Une aventure inachevée », l’énorme biographie qu’il consacre à Abel Bonnard et qui est préfacée par Léon Degrelle, lequel écrit : « Olivier Mathieu est un nouveau Céline ».

 



Olivier Mathieu, en 1986 et 1987, collabore à une multitude de journaux. Certains sont de grands journaux parisiens (Olivier Mathieu publie deux articles, l’un sur Abel Bonnard, l’autre – d’étonnante qualité -  sur Georges Dumézil, dans « Spectacle du Monde ». Ou encore deux articles, l’un sur Emmanuel Berl, l’autre sur Raymond Abellio, et une nouvelle littéraire dans la « Nouvelle Revue de Paris », patronnée par l’Académie française). Olivier Mathieu collabore aussi, rapidement, au journal « Présent », dont il claque presque aussitôt la porte parce qu’il ne trouve rien à partager avec la rédaction de ce quotidien. Il collabore aussi à « Minute ». Encore faudrait-il ajouter qu’au moment même où il collabore ainsi fugacement (pour gagner un peu d’argent) à « Présent » et à « Minute », Olivier Mathieu est aussi collaborateur, et cela à titre bénévole, d’une publication de la communauté arabe parisienne. Olivier Mathieu est alors (1987) licencié par « Minute », à la suite d’une provocation (émanant probablement de certains milieux d’extrême-droite) : quelqu’un est allé déposer, sur la tombe de Malik Oussekine, des documents publicitaires de la maison d’édition Avalon consacrés aux « Inédits politiques » d’Abel Bonnard. Olivier Mathieu est tellement étranger à ces faits qu’il ne sera même pas interrogé par la police. Quittant extrêmement rapidement, donc, « Présent » et « Minute », il dialogue aussi avec son ancien ami Jean-Edern Hallier dans les colonnes de « L’Idiot international » (été 1989) mais aussi dans celle de « Revision » d’Alain Guionnet. Il est difficile de trouver le moindre ouvrage consacré au « révisionnisme » qui ne consacre plusieurs pages à Olivier Mathieu, lequel entre indéniablement dans l’histoire de cette école et du débat qui, probablement, fut le débat crucial de la seconde moitié du XXe siècle (et reste le débat crucial de ce XXIe siècle). Il y entre par exemple lorsque, en mars 1989, lors de la Foire du Livre de Bruxelles, il est arrêté (son arrestation est filmée et diffusée par la chaîne de télévision luxembourgeoise RTL) et jeté dans une cellule en compagnie de Pierre Guillaume, l’éditeur ultra-gauchiste de Robert Faurisson. Il y entre enfin lorsque, le 6 février 1990, lors de la fameuse émission « Ciel mon mardi » de Christophe Dechavanne, la parole lui est systématiquement refusée et que, dès qu’il parvient courageusement à ouvrir la bouche, il est agressé avec une incroyable violence par des militants sionistes (lesquels, quelque temps plus tôt, avaient aussi démontré leur agressivité contre les militants d’un défilé nationaliste). La « Loi Gayssot » sera votée quelques semaines plus tard. Cette émission « historique » est actuellement en vente (sous forme d’extraits), en cette année 2006, à travers les trois « DVD » « Ciel mon mardi » de Christophe Dechavanne.

 



Olivier Mathieu ayant lancé le concept de « post-révisionnisme », concept dont la paternité lui est reconnue sans conteste (d’Alain Guionnet dans « Revision » à P.A. Taguieff dans une longue et passionnante étude des « Temps modernes », 1989), Olivier Mathieu laisse ainsi son empreinte sur le révisionnisme des années 1990. Serhe Moati, dans on livre « la Haine antisémite », publie plus d’une dizaine de pages d’une interview à Olivier Mathieu, fort intéressante. On ne pourra évoquer le révisionnisme, plus tard, croyons-nous, sans évoquer (par ordre chronologique) Paul Rassinier, Robert Faurisson (fin des années 1970, avec « l’Affaire Faurisson ») et Pierre Guillaume,  mais aussi Olivier Mathieu (années 1990, avec la Foire du Livre de Bruxelles et « Ciel, mon mardi »).

 



Olivier Mathieu, un jour, avait dit : « Il exite des révisionnistes d’extrême-droite, des révisionnistes d’extrême-gauche, des révisionnistes de droite, des révisionnistes de gauche, des révisionnistes apolitiques, des révisionnistes chrétiens, des révisionnistes musulmans, des révisionnistes d’origine juive, bref des révisionnistes de toutes les espèces. Mais il n’existe qu’un seul révisionniste tragique. Moi ».

 



Condamné en 1990 à six mois de prison avec sursis (en France), puis le 13 mars 1991 (en Belgique) à dix-neuf mois de prison ferme (le 11 avril 1991, la Belgique lance un mandat d’arrêt contre lui), Olivier Mathieu prend alors la route de l’exil (il échappera à la prison), et cela dans une position d’autant plus incommode qu’il est extrêmement souvent détesté voire haï par les milieux d’extrême-droite (dont il déclare à de nombreuses reprises qu’il ne fait nullement partie, contrairement à l’image – pour ne pas dire la caricature – que cherchent à donner de lui ses adversaires). Rappelons maintes distributions de tracts, de la part de cette extrême-droite, contre Olivier Mathieu, et aussi, par ailleurs, qu’en 1990, le président du Front National belge menace publiquement de « mort » (sic) Olivier Mathieu dans les colonnes du principal quotidien belge, le Soir de Bruxelles.

 



Voilà, probablement, ce qui fait l’originalité suprême d’Olivier Mathieu. C’est d’être guelfe au gibelin et gibelin au guelfe. En quoi aurait-il jamais été d’extrême-droite ? On se le demande. Nationaliste français, lui ? Non. Né avec une carte d’identité belge (même si son père est un brillant intellectuel bourguignon, décédé en 1991), « naturalisé » français en 1974, Olivier Mathieu n’a jamais été, stricto sensu, nationaliste français (ou nationaliste belge), la seule référence qu’il semble faire sienne étant celle de l’Europe.  Militariste ? Certainement pas. Olivier Mathieu s’est fait volontairement réformer, en 1982, de ses obligations militaires. Quant au « Travail », premier terme de la trilogie pétainiste de « Travail, Famille, Patrie », il faut répéter qu’à l’exception de ses collaborations littéraires à divers organes de presse, Olivier Mathieu n’a jamais accepté de travailler (reprenant à de nombreuse reprises l’image, de matrice d’extrême-gauche, du « travail = tripalium »). D’un point de vue religieux, enfin, absolument rien ne le rapproche des milieux catholiques, surout pas des milieux dits « traditionalistes ». Olivier Mathieu se déclarera toujours, en effet, païen (rappelons que sa mère l’a éduqué dans l’amour profond de la tradition gréco-romaine) et est très loin de manifester la moindre trace de cette sexophobie qui caractérise, trop souvent, les milieux d’extrême-droite. Il nous paraît désopilant de dire qu’Olivier Mathieu aurait été d’extrême-droite, alors que quiconque peut retrouver aisément maintes traces, dans la presse confidentielle d’extrême-droite, des maintes occasions dans lesquelles les groupuscules de cette mouvance ont publiquement appelé leurs militants à lui casser la gueule.

 



A partir du début des années 1990, agressé par des gans qu’il faut bien appeler des voyous (appartenant, nous l’avons vu, à tous les bords), et abandonné depuis longtemps par les milieux d’extrême-droite, mais aussi par les milieux révisionnistes (par exemple, Serge Thion le traite de « pitre », tandis que Robert Faurisson le raille, en le définissant d’un « il fut brièvement révisionniste », sur des sites révisionnistes qu’il est toujours possible, actuellement, de consulter sur la Toile), à moins qu’il ne faille plutôt dire que c’est lui qui avait quitté ces milieux qu’il a souvent critiqués et moqués, Olivier Mathieu écrit et publie – malgré la misère où il se trouve – plusieurs romans (toujours chez de petits éditeurs), dont nous avons dénombré plus d’une dizaine, et lu quelques-uns, malgré leur absence totale de diffusion. Ces romans (dont il faut rappeler qu’ils ont été écrits et publiés dans une totale pauvreté, et qui auraient été certainement de meilleure qualité technique si Olivier Mathieu avait pu bénéficier de quelques appuis, qui lui ont au contraire cruellement manqué) n’en retracent pas moins son étonnant parcours, bien loin de tous les conformismes comme des faux schémas.

 



A notre connaissance, deux de ces romans (les plus récents) ont été recensés par la presse. Il s’agit de « La Quarantaine » et de « Une nuit d’été » (qui suscitent chacun un article enthousiaste de Michel Marmin dans « Eléments »). Enfin, en 2004, Olivier Mathieu accorde une passionnante interview à « Eléments » (Michel Marmin recueille ses propos), qui mérite absolument d’être lue pour son ton de liberté. Olivier Mathieu y reconnaissait aussi avoir fait des erreurs dans sa vie publique comme dans sa vie privée, et cela, justement, quand il ne s’était pas suffisamment différencié de l’extrême-droite. Il a clairement indiqué refuser d’être « récupéré » par quelque mouvement ou individu appartenant au passé qu’on lui prête (et qu’on lui prête à tort, ou de façon malveillante ») « d’extrême-droite ».

 



En 2003, Olivier Mathieu, humoriste (ce trait de son caractère ne sera sans doute reconnu que dans l’avenir), s’était présenté à l’Académie française, où il avait obtenu une voix, sous son pseudonyme de Robert Pioche. On notera que l’encyclopédie du « Quid » a aussitôt noté (dans ses éditions actuellement en vente) qu’Olivier Mathieu restera comme le premier écrivain à s’être présenté deux fois sous deux identités diverses. (Sa première candidature datait de décembre 1990).

 



Voilà donc, croyons-nous, la seule image que l’on puisse et doive donner d’Olivier Mathieu, parce qu’elle correspond tout simplement à la réalité. Journaliste puis – avant tout - écrivain, il a certes collaboré à des publications d’extrême-droite (quitte à regretter ces collaborations,  plus tard, dans d’autres organes de presse d’un autre bord), mais il a aussi collaboré à des revues d’extrême-gauche ou de gauche (par exemple, trois nouvelles, en 1993, au mensuel « la Rue », l’organe de presse des SDF). Il semble donc que « quelqu’un » ait intérêt à ne rappeler qu’une partie de son passé, en cherchant à lui coller une étiquette unilatérale. Olivier Mathieu détestait les étiquettes. Au demeurant, Olivier Mathieu fut aussi membre d’une association intellectuelle internationale de haut niveau, nettement située à gauche. Olivier Mathieu : un homme libre, catalogué à « l’extrême-droite » parce que cette description arrangeait ses adversaires, mais en vérité un personnage et un penseur parfaitement insituable sur l’échiquier politique contemporain. On aurait dû comprendre, nous semble-t-il, notamment lors de l’émission « Ciel mon mardi », qu’il s’agissait d’un homme seul, « sui generis », détesté par les militants sionistes qui le cognèrent en direct et en public comme par les militants de l’extrême-droite française qui, présents sur le plateau, n’intervinrent nullement en sa faveur. A noter que sa fameuse demande à M. Jean-Pierre Pierre-Bloch (« Je voudrais demander à M. Jean-Pierre Pierre-Bloch s’il est prêt, maintenant, à faire un eminute de silence à la mémoire des 14 millions d’Allemands déportés en 1945 et 1946, dont deux millions de morts ») n’était pas grossière dans la forme. Qu’Olivier Mathieu n’avait nullement demandé une minute de silence à la mémoire des « nazis », comme on le prétend, mais des « Allemands », et cela sans doute parce que, face à la mort, tous ceux qui sont morts devraient mériter les mêmes égards et le même respect. Et qu’enfin, ces déportations de 14 millions d’Allemands sont aujourd’hui confirmées par un nombre impressionnant d’historiens de toutes tendances, dans leurs ouvrages. En un mot, Olivier Mathieu (auquel Jean-Pierre Pierre- Bloch répondit d’ailleurs en demandant aussitôt une minute de silence à la mémoire des « six millions de juifs morts pendant la guerre ») se contentait de demander que le respect dû aux morts, quels qu’ils soient, ne soit pas unilatéral. On comprend que si ces faits, à l’époque, ont suscité tant de scandale, c’est que les temps n’étaient pas encore mûrs pour un examen rationnel des faits. Il n’en reste pas moins que, selon nous, l’agression physique d’une personnalité, sur un plateau de télévision, ne peut certes renforcer le débat démocratique (les agresseurs d’Olivier Mathieu, quelques jours plus tard, en février 1990, revendiquèrent officiellement leur action dans « Tribune juive », organe de la communauté juive en France).

 



Que restera-t-il d’Olivier Mathieu ?

 



Avoir marqué les générations révisionnistes des années 1990, et l’histoire du révisionnisme ; avoir lancé le concept de « post-révisionnisme » ; avoir fait, de « Tintin », une lecture originale et décapante, qui fit couler beaucoup d’encre ; avoir suscité le 6 février 1990 (Ciel mon mardi) ce que le quotidien « Pais » (Espagne) a appelé « le plus grand scandale de l’histoire de la télévision de tous les temps » ; avoir obtenu une voix à l’Académie française par sa candidature ludique (contrairement à ce que certaines mauvaises langues affirment, il n’avait évidemment jamais espéré être élu, ce dont il s’était expliqué à de nombreuses reprises) ; avoir publié des romans originaux (« Une nuit d’été » est actuellement disponible aux éditions « Auda Isarn », auxquelles Olivier Mathieu avait remis gratuitement son manuscrit, et auxquelles il était lié par un rapport de collaboration, mais nullement d’un point de vue idéologique) permet de comprendre pourquoi des esprits simplistes ou simplificateurs aient voulu le traiter de « nazi » (on est toujours le nazi de quelqu’un), et d’autres de « communiste » ou « d’anarchiste ». Sic ! D’extrême-droite selon les uns, d’extrême-gauche selon les autres, ce qui suffit à démontrer qu’il n’était ni l’un ni l’autre, mais qu’il était un penseur indépendant, Olivier Mathieu nous apparaît tout bonnement comme une personnalité d’exception, inétiquetable, insituable, originale, un artiste de la littérature et de l’existence dont le rôle et l’importance seront sans doute redécouverts avec le passage des années, quand trop de tumultes se seront apaisés et que l’on pourra envisager son œuvre comme son parcours dans leur totalité. Il avait depuis plus de dix ans abandonné toute activité de prosélytisme ou révisionniste, se limitant à se consacrer à son œuvre de romancier, voire publiant quelques articles dans de très rares journaux (la plupart de gauche). Son ambition n’était-elle pas de créer une « œuvre-vie », où son œuvre comme son parcours auraient créé une entité ? Peut-on dire qu’il ait échoué ? L’avenir le dira, n’en déplaise à tous ceux qui l’ont insulté ou, souvent par jalousie, diffamé. Tout cela montre bien que toute tentative de « récupérer » Olivier Mathieu, de la part de l’extrême-droite (et tout autant de l’extrême-gauche), serait malhonnête, grotesque même, et voué à l’échec. Ecrivain, homme libre, humoriste, il ne pourra sans doute jamais être compris, apprécié que par des gens véritablement libres d’esprit.

 



Désireux de s’exprimer et de préserver sa liberté de pensée, libre de se tromper quelquefois (même les terroristes d’extrême-gauche, en Italie, ont été libérés et, y compris s’ils furent jadis condamnés pour meurtres, ont admis s’être trompés et sont désormais réinsérés dans le système : or, Olivier Mathieu n’a jamais tué personne), Olivier Mathieu fut dans sa vie privée un être sympathique, drôle, évidemment mille fois plus complexe et tolérant que ce que l’on a raconté, et en effet « fou de littérature », comme vient de l’écrire le journal « Rivarol » dans une nécrologie. Olivier Mathieu aurait laissé ses instructions à son exécuteur testamentaire, au moyen d’un acte passé devant notaire, de façon à contester devant les tribunaux toute offense à sa mémoire, comme à la publication ou republication de textes sans l’autorisation de son excéuteur testamentaire.

 



On conseillera simplement  pour l’instant, à qui voudrait se faire une idée personnelle et objective : les DVD de « Ciel mon mardi » de Christophe Dechavanne (actuellement en vente, 24 euros environ, dans le commerce). La lecture de « Une nuit d’été » (roman d’Olivier Mathieu, actuellement dans le commerce dans de rares librairies parisiennes, et par correspondance aux éditions Auda Isarn). L’encyclopédie du « Quid » (actuellement en vente), où Olivier Mathieu est cité dans la rubrique « Académie française ».

 



 

 



 

 



 

 


commentaire n° : 4 posté par : Dominique le: 12/11/2006 20:07:20
"Désireux de s’exprimer et de préserver sa liberté de pensée, libre de se tromper quelquefois".
Voilà aussi pourquoi je lui rendais ce petit hommage.
Comme je ne me souviens pas de l'article que j'ai fait, mais qu'il ne me semble pas l'avoir spécifiquement rattaché à l'XD, je profite de cet appel à la liberté de pensée, pour la revendiquer pour moi.
Malhonnête et grotesque ? J'ose espérer que cela n'est pas pour moi.
Mais après tout ? Qu'est-ce que ça fout ? Et je m'en fous... lalala...


"
Olivier Mathieu aurait laissé ses instructions à son exécuteur testamentaire, au moyen d’un acte passé devant notaire, de façon à contester devant les tribunaux toute offense à sa mémoire, comme à la publication ou republication de textes sans l’autorisation de son excéuteur testamentaire."

Ca c'est bien juste le genre d'affirmation qui me ferait rééditer ses oeuvres juste par esprit de contradiction... et puis ses meilleurs ouvrages sont depuis bien longtemps disponibles sur le net pour que ce genre de propos n'aient aucun sens.
Et encore une fois, cette loi et cette morale... je m'en fous un peu... Je n'agis pas en fonction del a volonté des gens, fussent-ils morts, mais en fonction de ma volonté et de mon combat.

Mis à part que je me demande encore si j'étais visé par certains propos tenus ici, merci quand même pour toutes ces précisions.
réponse de : MSR (site web) le: 13/11/2006 22:30:25
Hé bien, apparemment, il n'est pas mort, puisqu'il a à nouveau posé sa candidature à l'académie française et qu'il s'est remis à troller différents blogs littéraires (son style est très reconnaissable)
commentaire n° : 5 posté par : Noel Noel le: 10/06/2007 18:34:09
il paraît, il paraît... C'est quand même une très belle nécrologie..........
réponse de : MSR (site web) le: 11/06/2007 09:07:11

Bonjour. J’entre dans ce débat…

Je m’appelle Amélie, j’ai 18 ans, étudiante de terminale. Je suis tombée par hasard sur l’affaire du refus de l’Académie française (31 mai 2007, élection de M. Max Gallo) d’accepter la candidature d’Olivier Mathieu.

Alors, je me suis demandé qui était cet Olivier Mathieu.

Ce que j’ai trouvé m’a tout d’abord écoeurée. Tel est le but, probablement, de beaucoup des personnes qui écrivent sur Olivier Mathieu.

Quand on lit : « Olivier Mathieu, écrivain se proclamant national-socialiste », comment ne pas être écoeurée ?

Seulement, il faudrait peut-être se poser des questions. Qui sont les gens qui proclament qu’Olivier Mathieu se proclamerait tel ? Où et quand s’est-il, se serait-il proclamé tel ?

Mais ensuite, donc, je me suis posé des questions. Mes profs, mes amis ne m’ont pas convaincue. Il y avait quelque chose qui « clochait »… Je suis allée à la BNF, pour regarder l’émission (l’émission COMPLETE…) de « Ciel mon mardi » du 6 février 1990.

Et… j’ai été obligée de faire quelques réflexions, à partir de cette émission de la télévision française (Ciel mon mardi de Christophe Dechavanne, 6 février 1990, avec la participation de Jean-Pierre Pierre-Bloch et d’Olivier Mathieu), mais aussi des livres d’Olivier Mathieu que j’ai décidé de lire, de MES yeux, avec MON cerveau.

Voici les réflexions d’une fille qui, en 1990, était à peine née… Depuis quelques mois, on trouve donc dans le commerce, le plus officiellement du monde, en France et je suppose ailleurs aussi, trois CD-ROM d’extraits de « Ciel mon mardi », mis en vente par la société de Christophe Dechavanne. Il y a eu une campagne de publicité. Les ventes, semble-t-il, sont excellentes. Fort bien.

Ces émissions, et les propos que l’on y entend, sont donc de domaine public.

Je voudrais faire une première remarque. Bien que la publicité dise modestement qu’il s’agit là d’une « émission culte », il faut remarquer que chaque époque a les « cultes » qu’elle mérite.

M’est avis que l’unique émission de « Ciel mon mardi » qui ait encore de l’intérêt, vingt ans après, soit celle du 6 février 1990, sur « l’extrême-droite » : un titre tapageur. Les autres, personne ne s’en souvient guère, en tout cas on s’en souvient moins, il me semble. Mieux encore, m’est avis que si l’on se souvient dans l’avenir de « Ciel mon mardi » et de Christophe Dechavanne, on le devra surtout à cette émission. Et à celui qui en fut, qu’on le veuille ou non, le protagoniste indiscuté : l’écrivain Olivier Mathieu. Celui dont ON proclame qu’il se proclamerait ce que vous savez.

Deuxième remarque. Il m’a été impossible ou presque, aujourd’hui, de trouver sur « You Tube », ou sur les blogs, d’autres émissions de « Ciel mon mardi » que celle du 6 février 1990. Je me trompe peut-être, et je conseille à tous de vérifier. De toute évidence, l’émission « Ciel mon mardi » de Christophe Dechavanne qui a marqué les mémoires, et continue à passionner les jeunes générations, est cette émission-là. L’émission que l’on devrait peut-être appeler, plus que celle de Christophe Dechavanne, l’émission d’Olivier Mathieu.

Ici, une question que j’aimerais poser aux « modérateurs » des blogs, voire aux pouvoirs publics de l’Etat. Sur des dizaines voire des centaines de blogs, on s’aperçoit (aujourd’hui, en 2007) qu’il existe des dizaines voire des centaines d’internautes pour lancer de véritables appels au meurtre contre la personne d’Olivier Mathieu. Vous pouvez vérifier, vous-mêmes.

Surprise. Est-il donc légal, licite d’appeler au meurtre, sur Internet, contre qui que ce soit (y compris contre cet Olivier Mathieu) en toute impunité ? L’appel au meurtre, depuis quand n’est-il plus punissable ?

De temps en temps, des sites « révisionnistes » sont fermés. De temps en temps, des sites « pédophiles » sont fermés. Je ne discute pas, jusqu’ici, afin de savoir si de telles fermetures de site sont à louer, ou pas. Je le constate. Par conséquent, je constate aussi – comme tout un chacun peut le faire - que les sites qui appellent ouvertement (ou plus ou moins ouvertement) au meurtre contre Olivier Mathieu, citoyen français, ces sites NE sont PAS fermés, aucun modérateur ne semble se faire entendre. La diffusion, par mes soins, du présent message, poussera peut-être ces « modérateurs », ou les pouvoirs publics, à se manifester contre de telles inciatations au meurtre, et qui, à tout le moins, visent à troubler l’ordre public de la France ? Il semble impossible, à tout esprit sain, qu’Internet puisse ainsi véhiculer des appels au meurtre nominatifs ! C’est hallucinant ! Qu’en pensez-vous ?

Quoi qu’il en soit, pendant que les CD-Rom de « Ciel mon mardi » sont dans le commerce, et que l’émission du 6 février 1990 fait me semble-t-il un ravage sur les blogs du monde entier, et qu’elle est largement commentée sur tant de ces blogs, il faudrait dire au moins ce qui suit.

Les extraits de l’émission, que l’on trouve sur les CD-ROM de Christophe Dechavanne, sont des extraits, justement. Des extraits qui ont été tronqués. Vous connaissez certainement la phrase célèbre : « Donnez-moi deux phrases d’un homme, et je le fais pendre ». Mais est-il juste, est-il logique de condamner quelqu’un (ici, Olivier Mathieu) pour des EXTRAITS tronqués d’une émission ?

J’ai pu m’en apercevoir en regardant l’émission complète, pas seulement les extraits du CD ROM et des blogs…

La plupart de ceux qui achètent les CD-ROM de « Ciel mon mardi » de Christophe Dechavanne, ou les habitués des films de You Tube, sont comme moi : ils n’ont pas tous fait partie des 7 millions de téléspectateurs qui, ce soir-là de février 1990, étaient devant leur poste de télévision. Ce fut sans doute l’une des meilleures audiences de Christophe Dechavanne pour Ciel mon mardi. En outre, les images de l’émission furent rediffusées, partiellement ou intégralement, dans la plupart de pays du monde, dès le lendemain, notamment en Israël, et même en Corée ! En Espagne, la grande presse parla du « plus grand scandale de l’histoire de la télévision ».

Maintenant, je propose et suggère aux fans de Christophe Dechavanne, mais aussi à tous ceux qui ont du sens critique, de comparer l’émission entière de 1990 aux extraits tronqués qui sont, en 2007, dans le commerce en France. Ils auront des surprises.

Ensuite, je suggère à ces mêmes admirateurs de Christophe Dechavanne de lire, pour commencer, les interviews données par ce même Dechavanne, en février 1990, dans les jours qui suivirent l’émission. Je suis allée en bibliothèque, je suis allée sur Internet, je suis allée dans certaines rédactions, j’ai retrouvé des coupures de presse que je me suis mise à collectionner… Une de ces plus importantes interviews fut donnée, par Christophe Dechavanne, à l’organe de presse « Tribune juive ».

Les admirateurs de Christophe Dechavanne et de Ciel mon mardi, ensuite, devraient lire ce que Christophe Dechavanne a écrit dans son livre (« La fièvre du mardi soir »). Non, je ne fais pas de la pub occulte à Dechavanne. Mais dans ce livre, le présentateur Christophe Dechavanne « coucougnettes » a consacré une grosse dizaine de pages à Olivier Mathieu et à l’émission du 6 février 1990.

Enfin, les admirateurs de Christophe Dechavanne devraient écouter ATTENTIVEMENT – j’insiste sur ce mot ! - les commentaires de MM. Dechavanne et Carmouze qui, dans le CD-ROM mis en vente en France dans le commerce dès 2006 environ, ont cru bon de se livrer à un COMMENTAIRE de l’émission du 6 février 1990. A ma connaissance, c’est le seul cas où une émission d’époque a été « commentée », vingt ans après, par MM. Dechavanne et Carmouze.

Dans les commentaires de 2006, que l’on trouve dans le CD-ROM, Dechavanne et Carmouze se posent d’abord, on dirait, en défenseurs de la liberté d’expression. L’un d’eux cite « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », l’autre répond par le « Je défendrai votre liberté de parler, même si je ne suis pas d’accord avec vous » (attribué à Voltaire). Bref, en février 1990, MM. Dechavanne et Carmouze – selon eux - auraient en quelque sorte décidé de « donner la parole » à Olivier Mathieu.

Ce qui est ennuyeux, voilà, c’est que, si l’on compare ce que dit Christophe Dechavanne dans son CD-ROM en 2006, à ce que disait SUR LE MEME SUJET Christophe Dechavanne dans ses interviews de 1990 puis dans son livre (son unique livre, je crois) de 1991, on risque de trébucher dans plus d’une contradiction.

Dans ses interviews et dans son livre, Christophe Dechavanne déclare, grosso modo, qu’il ne « savait pas » qui était Olivier Mathieu. Il aurait été « dépassé par les événements ».

La question est donc, pour toute personne qui ait un tant soit peu de sens critique et d’honnêteté intellectuelle, de savoir comment, en 1991, Christophe Dechavanne peut avoir déclaré ne pas savoir qui était Olivier Mathieu, et comment, en 2006, il peut se pavaner dans le rôle de celui qui a donné la parole au « méchant » de service : ledit Olivier Mathieu.

Dans l’émission de 1990, on voit nettement que, pendant tout le début de l’émission, la parole est longuement et systématiquement refusée à Olivier Mathieu (il s’étonne d’avoir été invité et qu’on ne le laisse pas s’exprimer…). On voit nettement que Christophe Dechavanne salue d’un « bonjour » (ou d’un « bonsoir ») TOUS les invités, il les présente tous au public et aux téléspectateurs, un par un, SAUF Olivier Mathieu, lequel est rigoureusement le seul à ne pas être salué. (Disons, entre parenthèses, que cette attitude peu courtoise pourrait avoir irrité Olivier Mathieu. Leque s’était retrouvé seul dans un studio infiltré – cela appartient à l’histoire, et les articles de presse comme les images de la télé le documentent amplement – par des activistes du BETAR, mais aussi par des militants de l’extrême-droite française, qui l’insultaient à voix haute.)

Or, dans l’émission de 1990, on voit nettement Christophe Dechavanne qui arrache le micro à Olivier Mathieu. Or, dans l’émission de 1990, on entend nettement Olivier Mathieu reprocher à Christophe Dechavanne « de lui avoir interdit, avant l’émission, de parler » de certains sujets.

Tout ça, ça a commencé à me donner des soupçons. Olivier Mathieu reproche à Christophe Dechavanne de l’avoir censuré « avant l’émission » à un moment (avant le déclenchement de la bagarre) où il n’a aucune raison de l’inventer. A ces reproches (que lui adressait, en la personne d’Olivier Mathieu, un de ses invités) de censure, Christophe Dechavanne n’a JAMAIS répondu, nulle part. Au fait, il ne faudrait pas parler de bagarre. Une bagarre suppose qu’il y ait une lutte entre deux camps. Ici, c’est juste un tabassage en règles. Olivier Mathieu parle, il est probablement aveuglé par un projecteur qui a été placé là volontairement, il y a dans le public un groupe qui complote, un des types se lève et cogne Olivier Mathieu, qui ne s’aperçoit de rien, par derrière. Faut du culot pour appeler ça une bagarre. Non ?

Mais comment Christophe Dechavanne peut-il, en 2006, dans le CD-ROM, sembler dire qu’il a défendu le droit d’Olivier Mathieu à s’exprimer, alors que tout le monde l’a vu lui arracher – en 1990 - son micro ?

La vérité, dès lors, semble claire à celui qui comme moi compare l’émission complète (de 1990) et l’émission tronquée (du CD-ROM), mais aussi à celui qui compare les déclarations du même Christophe Dechavanne en 1990 (interviews), 1991 (livre) et 2006 (CD-ROM). On aurait envie de conseiller à Christophe Dechavanne qu’il serait temps qu’il adopte une version, et qu’il cesse d’en changer.

Que reste-t-il alors de Ciel mon mardi, et de Ciel mon mardi du 6 février 1990 ? Une émission-culte, oui, mais surtout une émission où l’un des invités a été violemment frappé, en direct, devant sept millions environ de téléspectateurs. Agression dont les auteurs (bien que les images aient fait le tour du monde, qu’elles aient été enregistrées en temps réel – il y a encore sûrement beaucoup de gens qui possèdent une cassette de l’émission entière ; et bien que ces images de délinquance aient également été publiées par plusieurs journaux) ne semblent jamais avoir dû rendre compte d’agissements qui, à l’époque, suscitèrent pourtant la colère du C.S.A. (comité de surveillance audio-visuelle) contre le présentateur Christophe Dechavanne. Tandis que, par exemple Claude Sarraute, dans le journal Le Monde, déclarait le lendemain 7 février 1990 qu’il s’était agi d’un guet-apens (un guet-apens contre Olivier Mathieu, donc).

Certains, depuis lors, présentent Olivier Mathieu comme un « écrivain se proclamant national-socialiste ». Cette formule me fait rire. Que signifie : « un écrivain se proclamant national-socialiste » ? Ce monsieur est-il censé s’éveiller, le matin, et se « proclamer » « national-socialiste » ? Se « proclame »-t-il « national-socialiste » du matin au soir ?

Un écrivain, à ma connaissance, écrit des livres. L’idée de SE PROCLAMER fait rigoler, oui. Et puis, où ce monsieur (que je ne connais évidemment pas personnellement, mais dont grâce à Christophe Dechavanne je me suis mis à chercher et à lire les livres) s’est-il, se serait-il « proclamé » « national-socialiste » ? Et encore, on peut « se proclamer » des tas de choses, mais on peut le faire par conviction, par dérision, par jeu, par réaction, par humour,  par désespoir, par mille autres choses et pour mille raisons diverses (ou complémentaires)  les unes des autres ! André Breton engageait par écrit son lecteur à « sortir avec un revolver » et à tirer au hasard… André Breton ne fut pas un assassin, mais le créateur du surréalisme !

Autre question : ceux qui emploient de telles étiquettes ont-ils idée de ce que les penseurs, les écrivains, les intellectuels, les artistes suivent des PARCOURS – dans l’espace comme dans le temps ? Prenons le cas de Garaudy, qui fut chrétien, communiste, musulman, et j’en passe. Y aurait-il un sens à dire : « Garaudy, qui se proclame chrétien » ? Non. Il faudrait dire, tout au plus : Garaudy, qui fut ceci à telle époque, puis cela à telle autre époque… Idem pour Konk, et pour cent autres. Je suppose que le dessinateur Konk ne se « proclamait » pas la même chose à l’époque où il bossait, comme j’ai appris en me documentant, pour l’Evénement du Jeudi et puis pour National Hebdo… Pourtant, c’est bien le même Konk. Et ce sont les autres qui se sont mis à proclamer ce qu’il était censé, lui aussi, se proclamer…

Est-on certain qu’Olivier Mathieu se soit « proclamé », HIER, en 1990, « national-socialiste » ? Il doit savoir que le NSDAP est dissous depuis belle lurette, non ? Est-on certain qu’il se « proclame », AUJOURD’HUI, « national-socialiste » ? A-t-on donc décidé d’affubler Olivier Mathieu d’une seule et unique étiquette jusqu’à la fin de ses jours ? Est-on certain qu’il se soit jamais « proclamé » quoi que ce soit ? Est-on certain qu’il se soit jamais proclamé autre chose qu’ECRIVAIN ? Enfin, à supposer qu’il se soit « proclamé » quoi que ce soit à quelque moment que ce soit, peut-être aurait-il fallu le lui demander à lui-même !… Au lieu de cela, le 6 février 1990 à Ciel mon mardi, on l’a empêché de parler, on l’a roué de coups, avant de déclarer qu’il se « proclamait » national-socialiste, etc. En vérité, à regarder l’émission complète du 6 février 1990, ce sont les invités et le public qui l’ont « proclamé » « nazi ».

Est-ce qu’il n’est pas temps d’arrêter, dès qu’on ne comprend pas quelqu’un, de le traiter de « nazi » ? Après la guerre, l’insulte de « nazi » (ou de « fasciste ») était courante entre les gouvernements communistes de l’URSS et de la Chine…

Le 6 février 1990, à Ciel mon mardi, on a même vu un acteur de télévision, un certain Jean Benguigui, que M. Olivier Mathieu a appelé « Monsieur Benguigui » (tel est le nom de cet acteur), alors que Benguigui s’est adressé à Olivier Mathieu en lui jetant : « C’est à vous, Monsieur Goebbels ».

Monsieur Benguigui établit un parallèle entre Olivier Mathieu et Paul Joseph Goebbels : mais c’est Olivier Mathieu qui, ensuite, est censé se « proclamer » national-socialiste ?

Je crois qu’il faut laisser tout un chacun se proclamer lui-même, s’il le veut, ce qu’il veut, en son âme et conscience, et selon la meilleure tradition démocratique de la liberté d’expression, de pensée et d’opinion. Et aussi dans la liberté de suivre un parcours personnel, parcours qui a des lignes directrices, mais est susceptible de nuances. Chacun donne le sens qu’il désire aux mots. Il aurait fallu demander à Olivier Mathieu ce qu’il se proclamait, ou pas, et ce qu’il voulait dire par là. Non ?

Mais pourquoi, me demandé-je sincèrement, faire dire à qui que ce soit (ici, à Olivier Mathieu) ce qu’il n’a pas forcément, voire ce qu’il n’a aucunement dit ? Qu’a-t-il dit ? On ne peut pas condamner les gens sur des propos tronqués, ou sur les arrière-pensées qu’on leur prête. Qu’a-t-il dit ? A-t-on compris ce qu’il disait ? Et qu’a-t-on voulu lui faire dire ? Par exemple, la rumeur, véhiculée par tous les blogs, veut qu’Olivier Mathieu ait demandé « une minute de silence à la mémoire des NAZIS ».

Vingt ans après, même si Olivier Mathieu a demandé en vérité (j’ai vu l’émission complète, je le répète) une minute de silence à la mémoire des « quatorze millions d’ALLEMANDS déportés après la guerre par Staline », et il y avait beaucoup de CIVILS parmi eux, et tous n’étaient certainement pas « NAZIS », eh bien, rien n’y fait : Olivier Mathieu, qui est censé se « proclamer » « national-socialiste », est aussi censé avoir demandé une minute de silence à la mémoire des NAZIS. Or, c’est FAUX. Olivier Mathieu a demandé une minute de silence à la mémoire de déportés, à la mémoire de morts. Tous les déportés, tous les morts - vraiment ne méritent-ils pas le respect ?

L’émission Ciel mon mardi de Christophe Dechavanne, grâce à la soirée du 6 février 1990 (Olivier Mathieu) est et restera dans l’histoire de la télévision et dans l’histoire tout court une émission culte. Mais les jeunes générations doivent pouvoir la regarder (dans sa version complète) avec sens critique, et en connaissance de cause sur tout ce qui en faisait la toile de fond.

Moi je veux dénoncer ce qui a été, indéniablement, une agression orchestrée, une agression physique, à plusieurs contre un homme seul. (Je ne parlerai même pas des insultes verbales. Un acteur de cinéma dont certains se souviennent sans doute (un certain Gérard Darmon je crois) lors de la même émission du 6 février 1990, a traité Olivier Mathieu de divers noms d’oiseau, entre autres « d’étron »).

Je le sais, nous sommes dans la Société du Spectacle, mais il ne faut qu’un peu de bon sens pour comprendre l’espèce d’hypocrisie qu’il y a à inviter des gens, dans un studio ouvert au public, et tout cela POUR FAIRE DE l’AUDIMAT. La chaîne TF 1, suppose-t-on, doit et devait faire respecter la sécurité de ses invités, de TOUS ses invités. Un plateau de télévision n’est pas (ou ne devrait pas être) un ring de boxe.

La violence physique ne peut être en 2007, comme elle ne pouvait l’être le 6 février 1990, un argument. La violence physique, contre qui que ce soit qu’elle s’exerce, ou de qui que ce soit qu’elle provienne, doit être dénoncée, il me semble !

 Ainsi, par sa nature, l’émission du 6 février 1990 (et, bien souvent, l’image qui en a été donnée) fut pour une grande partie une sorte d’escroquerie intellectuelle. Escroquerie, je ne trouve pas d’autre mot. L’homme politique Jean-Pierre Pierre-Bloch, présent sur le plateau le 6 février 1990, aurait sans doute pu et dû dénoncer cette escroquerie.

Reste une émission symbolique, symbole de ce début des années 1990 (la loi connue comme « Loi Gayssot » fut votée quelques mois plus tard), en tout cas comme symbole de quelque chose, une émission qui, je le crois, sera encore regardée et analysée dans cinquante voire dans cent ans. Qui sait ce que l’on en dira, à ce moment-là !?

On doit en remercier Christophe Dechavanne, je veux le préciser et donc lui dire merci. Lors d’une rétrospective sur Ciel mon mardi, à la télé, l’émission du 6 février 1990 avait été (curieusement ) passée sous silence… Mais lors de la sortie des trois CD-ROM, sans doute après mûre réflexion, Christophe Dechavanne a opté pour la diffusion d’extraits (fussent-ils tronqués) de sa plus intéressante émission, celle du 6 février 1990. Probablement aussi quelqu’un aura songé que les ventes du CD-ROM n’en seraient que meilleures. Je me demande si beaucoup de gens n’achètent pas le CD justement pour l’émission du 6 février 1990..

Mon texte, que je soumets au public des blogs, veut être une incitation à retrouver et à regarder l’émission entière, à analyser sereinement (et sociologiquement) un événement important de l’histoire de la télé française et pas seulement française, et à se documenter sur les tenants et les aboutissants d’une telle affaire, si complexe (et dont, aujourd’hui encore, il n’est pas facile de parler avec toute la liberté qu’on voudrait) ; mais mon texte est aussi une incitation à relire le livre de Christophe Dechavanne, ses interviews de 1990, et à comparer ces textes à son propre commentaire au CD-ROM de 2006.

Ainsi, peu à peu, la vérité finira-t-elle par émerger, au moins je le souhaite, d’une émission qui fut une « première «  et dont – à mon avis - on reparlera très longtemps.

Force est de constater que les gens de l’extrême-droite française, présents sur le plateau le 6 février 1990, n’ont nullement réagi en faveur d’Olivier Mathieu: ce fait est noté et souligné avec maints sarcasmes, sur des dizaines de blogs, par les internautes !

Le plus cocasse est donc sans doute que, dans cette émission sur « l’extrême-droite », pour ainsi dire l’un des rares à NE PAS être « d’extrême-droite » était Olivier Mathieu. Qui, en dernière analyse, devrait avoir eu comme tout un chacun le droit de jouir de sa liberté d’expression et d’opinion ; qui, comme tout écrivain, a son parcours ; qui a sa personnalité, sa cohérence, et visiblement (je le dis pour avoir lu ses livres, au lieu de le condamner d’après les seuls racontars de ses adversaires) son refus des clivages imposés par le « Système ». Olivier Mathieu a collaboré à des journaux ou à des revues de droite, de gauche, d’extrême-droite et d’extrême-gauche, il a aussi collaboré jadis bénévolement et brièvement à un journal de la communauté musulmane  : qu’est-ce qui permet de ne lui affubler QUE l’étiquette « d’extrême-droite » ?… Quoi, sinon la mauvaise foi et la volonté de « l’isoler » par un « cordon sanitaire » ?

Ce n’est pas à moi de « proclamer » ce qu’il est, ou n’est pas. On a le droit de l’attaquer, bien entendu ! et tel devrait être le rôle d’un débat intellectuel objectif. Mais même s’il y a eu dernièrement une inflation de nazis (le communiste Milosevic, « nazi des Balkans » ; Saddam Hussein, « nazi de l’Irak » ; Bush traité de « nazi » dans les manifestations de l’extrême-gauche, dans divers pays européens, etc.), on est toujours le « nazi » de quelqu’un, Olivier Mathieu devrait avoir eu, comme tout un chacun, le droit de se défendre, de s’exprimer. Je dis : le débat intellectuel, oui. Les coups et blessures, non ! Ou on laisse parler les invités d’un plateau de télé, ou…. on ne les invite pas ! Ce qu’ils diront pourra être « choquant », au moins aux yeux de certains. Mais il faut espérer – paradoxalement - que des choses « choquantes » soient dites. Quel ennui, quand la télé ne dit que des choses « agréables à tout le monde » ! Quelle uniformité, quel conformisme, quelle globalisation ! Sans Olivier Mathieu, il resterait de Ciel mon mardi une émission où Christophe Dechavanne parlait de « coucougnettes », puis riait de tant d’ humour et de tant de transgression avec ses collègues présentateurs… Un peu léger !

 Olivier Mathieu pourrait alors dire, s’il pouvait parler sans qu’on le tabasse et s’il le souhaitait, sa propre définition de mots fourre-tout comme « national-socialiste » (ou « nazi »). Quoi que soit Olivier Mathieu, je suppose qu’il le soit à sa façon – et c’est sa voix que l’on voudrait entendre. Mais pas exclusivement les accusations (à mon avis exagérées, fallacieuses, monocordes, répétitives, banales) de ses adversaires.

J’ai une certitude en ce qui concerne Olivier Mathieu : lui qui (selon ce que j’en ai appris sur divers sites Internet, ou dans ses livres) s’est fait réformer du service militaire, lui qui rejette le travail au nom des slogans de Mai 1968 contre le TRAVAIL = TRIPALIUM, lui qui le 6 février 1990 était chevelu et barbu, … Olivier Mathieu n’a certainement et strictement rien à voir avec les grotesques caricatures de « néo-nazis » buveurs de bière et au crâne rasé des « images d’Epinal » habituelles… Il faut reconnaître le mérite à Christophe Dechavanne lui-même, dans son livre de 1991, de commencer son chapitre sur Olivier Mathieu en décrivant celui-ci, justement, chevelu, barbu et sympathique.

J’ai voulu insister dans ce texte, que ce n’est pas par les guet-apens, par la violence préméditée, par les insultes, par les citations tronquées, par les contradictions, etc., que l’on pourra convaincre durablement le public. Mais pourquoi donc veut-on ainsi lui faire avaler des couleuvres, au « grand public » ? QUELLES « couleuvres » ?

Que le peuple des blogs y réfléchisse… ! Avant de juger et de condamner, qu’il analyse les documents (l’émission), les textes et les faits. Et qu’il se pose, sans dogmes et tabous, des questions quant aux motifs réels, cachés ou non, qui ont conduit à ce « lynchage » médiatique du 6 février 1990.

Ce sont peut-être les mêmes motifs qui ont conduit à l’exclusion d’Olivier Mathieu, le 31 mai 2007, de candidature à l’Académie française, lors de l’élection qui a vu la victoire étriquée de M. Max Gallo. J’ai lu avec intérêt « Une nuit d’été », un superbe roman d’amour d’Olivier Mathieu paru en 2005 aux éditions toulousaines AUDA ISARN, et qu’on trouve donc en vente sur Internet. Qui lira ce livre verra un Olivier Mathieu qui, vraiment, n’a rien à voir avec « l’épouvantail » qu’on voudrait faire de lui. Je crois que beaucoup de personnes, après lecture, reconnaîtront qu’il s’agit d’un remarquable écrivain.

J’ai lu aussi avec intérêt la lettre écrite tout récemment à M. Max Gallo par l’ultra-gauchiste Pierre Guillaume en faveur d’Olivier Mathieu.

J’espère que vous serez nombreux à répondre, sur les blogs, à une fille de mon âge (je voudrais entrer, plus tard, à Sciences Po) qui espère avoir ouvert un débat.

Amélie Dupont

commentaire n° : 6 posté par : amelie dupont le: 01/07/2007 17:33:41
On ne saurait manquer de vous signaler une nouvelle littéraire d'Olivier Mathieu, dit Robert Pioche, sur le blog littéraire suisse de l'écrivain Daniel Fattore. Pour lire cette nouvelle littéraire d'Olivier Mathieu, où l'on trouvera une belle évocation de la mise à mort de Saddm Hussein, il vous suffit de cliquer sur http://www.fattore.com/LeSacrifice.htm
commentaire n° : 7 posté par : ami de la littérature le: 17/09/2007 16:26:05
Il faudrait dire à Ségolène Royal qu'Olivier Mathieu est mort, sur ces photos ils ont l'air de bien s'entendre non? Ce ne doit etre quìune fausse impression. Allez voir les photos d'Olivier Mathieu et de Sègolène Royal (ou, si vous préférez d'Olivier Mathieu, dit Robert Pioche, avec Ségolène) sur:
http://livrerobertpioche.site.voila.fr
commentaire n° : 8 posté par : amélie dupond le: 19/10/2007 17:44:33

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[Pour une présentation plus détaillée, voir ICI]

 

 


Le 18 janvier

Le 31 du mois d'aout

A celui qui y descend

A la claire fontaine

A las Barricadas

A moi forban, que m'importe la gloire

A travers pierres et dunes

Adieu vieille Europe

Adieu, adieu

Les Adieux suisses

Les Africains

Ah, ah, ah, debout les gars, vive le Roi !

Ah ! oui j’ai le coeur a mon aise

Ah ! Que son entretien est doux

Un aigle noir a plané sur la ville

Allons enfants de la patrie

Ami, entends-tu Le vol noir

Amis, il faut faire une pause

An die Maschinen, an die Maschinen

Anne-Marie (3e REI)

As tu vu la casquette, la casquette

Assaut

Au clocher, nous mettrons…

Au milieu de la bataille

Au monde vétuste et sans joie

Au Tonkin, la Légion immortelle

Aujourd’hui la ligue noire

Aux armes citoyens

Avec mes souvenirs

Le Baudrier

Belle Virginie (les larmes aux yeux)

La Blanche hermine

Les Bleus sont la

Buvons un coup, buvons en deux

C'est Jean François de Nantes

C'est la charge, c’est la foudre

C'est le "4"

C'est nous les Africains

La Casquette

La cavalcade

Ce monde vétuste et sans joie

Le boudin

Les Canuts

Ceux du Liban

Les chacals

La Chamborant

Chanson de Monsieur Henri

Chant de guerre pour l'armée du Rhin

Le Chant des Africains

Le Chant des partisans

Chant du 4e escadron

Le Chant du diable

Chant du glaive de bataille

Le Chant du glaive

Chant du Legionnaire tombe

Chant du RICM

Chantons tous : "noblesse oblige"

A la claire fontaine

La colonne

La Chasse aux loups

Le combat de demain

Combien d'fois l'a t'on parcourue

Les Commandos

La complainte de Mandrin

Contre les Rouges

Contre les Viets

Les Cosaques

Coupo santo

Les cuirassiers

Dans la brume la rocaille

Dans le ciel brille l'étoile

Dans le froid et la famine

Dans le port de Saïgon

Dans les djebels ou sur les routes

La Danse de l’épée

De la bataille, de la bataille