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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 21:24
Le Front national se réunissait samedi et dimanche à Bordeaux pour le congrès du mouvement.

En guise d’introduction tout d’abord quelques mots sur l’incroyable duplicité des médiats. Même s’il n’y a rien là que de très habituel ce n’est pas une raison pour ne pas le rappeler. Une certaine chaîne d’information continue concluait son très bref et parfaitement inintéressant reportage samedi par un plan sur une dizaine de sièges vides. Images évidemment tournées avant le début de la réunion alors même que pour toutes les prises de paroles des personnalités, la salle du Palais des congrès de Bordeaux était pleine.

Dans la présentation des photos également : Bruno Gollnisch était absent de toutes les photos publiées sur les sites internet des journaux d’information de désinformation. Le ton était d’ailleurs par les fournisseurs officiels de dépêches politiquement correctes que sont l’AFP et Reuters. Alors même qu’il se trouvait juste derrière le pupitre lors de la présentation du Comité central certains "journalistes", comme celui du Figaro (exemple : la photo du Figaro à droite, une photo prise par moi-même à gauche à peu près au même moment), sont parvenus à diffuser des photos où n’apparaissent que Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen. Au temps démocratique de la Russie soviétique, les journalistes du système faisaient disparaître les personnalités indésirables des photos. Aujourd’hui dans les "démocraties" républicaines les agents de propagande du régime sont plus ingénieux : c’est dès la prise de photo qu’ils cadrent les photos conformément aux attentes de leur patron de presse.
Il faut bien convenir que ce serait beaucoup demander que d’attendre des journalistes stipendiés du système un peu d’honnêteté. Que cela ne nous empêche  de dénoncer leurs méthodes.


Jean-Marie Le Pen élu président

Jean-Marie Le Pen se présentait donc pour son dernier mandat à la tête du Front national. Il a été élu avec 97,67% contre 2,3% de bulletins blancs ou nuls. Cette réélection était sans doute nécessaire, au vu des turbulences qui secouent le mouvement national (au sens large) aujourd’hui. Paradoxalement d’ailleurs, car alors que le Front national est moins puissant que jamais ces 20 dernières années, jamais nos idées n’ont été aussi largement partagées par les Français, à tel point qu’un président cosmopolite immigré n’a réussi à se faire élire qu’en prétendant lutter contre les valeurs gauchistes de mai 68, l’entrée de la Turquie en Europe, promouvant le travail, la famille (officiellement car son discours de New York comme sa vie personnelle ont bien démontrés qu’il tenait la famille pour un élément tout aussi détestable que la nation), contre l’immigration encore en proclamant : « la France tu l’aimes ou tu la quittes », singeant un vieux slogan du Front national.
Mais les sifflets du stade de France pas plus que l’augmentation vertigineuse des violences contre les personnes n’ont réveillé les ardeurs "expulsatrices" fantasmées de Nicolas Sarközy. La terreur policière ne s’exerce pas contre les clandestins, les trafiquants de drogue et les violeurs mais contre les seuls automobilistes un peu trop pressé. La France qui se lève tôt se doit de rentrer tard…

Le matinée du samedi a été l’occasion des rapports moraux (par Jean-Marie Le Pen), financier (par Jean-Pierre Reveau) et d’activité (par Louis Aliot et le Délégué général du mouvement Bruno Gollnisch).


Commissions et ateliers

Après une intervention de Roger Holeindre, l’après-midi, présentée par Martial Bild s’est déroulé en discussions plus ou moins interactives selon les cas et la densité des sujets.

Le premier atelier, animé par Eric Domard était consacré à « immigration et insécurité : Sarközy, la grande désillusion.
Les intervenants étaient Martine Binder (rapporteur insécurité) [les liens renvoient à des images] , Thierry Gourlot, Michel Guiniot, O. M. (rapporteur immigration).

Le second atelier avait pour thème « Economie et social (Nicolas Sarközy, les reculs). Animé par l’économiste Nicolas Pavillon, diverses personnalités du mouvement y ont pris la parole, autour de Carl Lang et Thibault de la Tocnaye (rapporteur économie ; photo ci-dessous) : Sophie Montel, Charles Perrault, Jean-Richard Sulzer, Nicolas Tandler et Marie-Christine Arnaudu (rapporteur social).

Thibault de la Tocnaye



La commission « Les défis de notre société » regroupait autour de Georges-Henri Moreau, rédacteur à Français d’abord Philippe Bernard, Philippe Herlin, JLL (rapporteur), Joëlle Melin, Philippe Riey et Jacques Vassieux. Ci-contre Martine Lehideux, marraine du FNJ et également rapporteur de la commission lors de son exposé devant les congressistes.

A l’heure de l’alignement inconditionnel de « Sarkö l’Américain » sur les positions les plus bellicistes et mondialistes des néo-cons made in US et des faucons Israéliens, le dernier atelier était intitulé : « La place de la France en Europe et dans le monde ». Dirigé par Guillaume L’Huillier, les intervenants étaient Franck Briffaut, Olivier Destouches et Michel de Rostolan.
Le rapporteur de cette commission était le président du Conseil scientifique du Front national, l’universitaire Hugues Petit.

Enfin un forum spécial était consacré à la jeunesse autour du responsable girondin du FNJ Nicolas Kertan (rapporteur), de Laura Lussaud, Loïc Le Marinier, David Rachline, et Marie-Automne, responsable du FNJ pour les Alpes-Maritimes (photo ci-dessous).

A la fin de la présentation par ces militants locaux ou nationaux, les trentenaires Steeve Briois et Dominique Martin sont venus apporter leur point de vue parfois assez particulier de leur engagement sur le terrain que soit d’un point de vue social et militant que d’un point de vue purement électoraliste.


Devant les congressistes réunis dans la salle centrale du Palais des congrès pleine, les rapporteurs des différentes commissions ont livré le résultat de leurs travaux et tous ont conclu en la nécessité d’un retour aux fondamentaux du Front national et d’une opposition sans faille à Nicolas Sarközy qui loin d’être le voleur s’appropriant des idées du Front national durant la campagne est devenu le pire ennemi pour tout ceux qui aiment et qui croient  encore et malgré tout, dans la France, grande, indépendante et uni à ses voisins européens loin de la France sarközyste colonie américaine dissoute dans l’Union "européenne".

Le soir un grand nombre de participants s'est retrouvé pour un dîner de gala...

Ci-dessous la table du Chef :




L’élection au Comité central et les nouvelles instances du Front national

Durant toute cette journée, les adhérents qui n’avaient pas pris part au vote par correspondance s’exprimaient dans l’isoloir pour élire le président et un nouveau Comité central.

Le résultat du vote a été annoncé le dimanche matin par maître Wallerand de Saint-Just.

Les adhérents du Front national ont donc plébiscité Bruno Gollnisch, délégué général du mouvement jusqu’à ce dimanche. Il recueille 85,1%. Derrière lui Marine Le Pen, avec 75,8%. Globalement, selon un journaliste du Monde, « les proches de Gollnisch sont globalement mieux placés », illustrant la volonté de la rupture avec les erreurs qui ont pu être commises ces dernières années.

Bruno Gollnisch s’est d’autant plus réjoui de son score qu’il était loin d’être acquis : il « n'est pas dû à l'audience médiatique dont je dispose, c'est donc qu'il doit y avoir quelques chose qui attire la sympathie chez les militants, peut-être la reconnaissance du travail que j'ai fait au sein du mouvement et que je vais m'efforcer de continuer à faire » a-t-il déclaré.

Le journal Valeurs actuelles avait produit quelques jours avant le congrès un "sondage" réalisé avec autant de probité qu’un mandat présidentiel de l’UMP. D’une part le nombre des personnes interrogées (moins de 500) étaient clairement insuffisant pour en tirer de quelconques enseignements. Ensuite l’enquête avait été réalisé auprès de « sympathisants » aussi facilement identifiable que des corrompus dans une assemblée républicaine.
Mais surtout les judicieux sondeurs n’avaient proposé aux personnes interrogées que les prénoms de Marine Le Pen et Carl Lang. Celle-ci avait obtenu un glorifiant 80% et celui-là un modeste 80%. Compte-tenu des résultats connus désormais et incluant Bruno Gollnisch, la réalité se situerait en fait à 50% pour Bruno Gollnisch, 40% à Marine Le Pen et     10% à Carl Lang. La perspective est un peu différente.
Aux cent candidats élus aux Comité central, Jean-Marie Le Pen a ajouté dix-neuf autres personnes nommés par lui. Parmi eux on notera la présence d’Alain Soral et de Gérald Gérin ancien employé de Jean-Marie Le Pen.


Après l'annonce des résultats Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch (on distingue Marine Le Pen derrière
mais d'où la photo était prise je ne parvenais pas à l'avoir dans le cadre)


Après l’annonce des résultats, le Comité central s’est réuni au cours d’une réunion où le président élu a présenté un Bureau politique et un Bureau exécutif qui a été validé par le nouveau Comité central.

Bruno Gollnisch a été nommé au poste de vice-président exécutif, en charge des affaires européennes, des affaires étrangères et du programme. Marine Le Pen obtient le second siège de vice-président, chargée de la communication et de la propagande notamment (si lors du congrès Bruno Gollnisch a semblait occuper dans le protocole la première place des deux vices-présidents, sur le site du Front national, il apparaît derrière Marine Le Pen).


Le Nouveau Bureau Exécutif du Front National :

Jean-Marie Le Pen Président
Louis Aliot Secrétaire général
Jean-Pierre Reveau Trésorier national
Marine Le Pen Vice-président exécutif
Bruno Gollnisch Vice-président exécutif
Roger Holeindre Vice-président
Alain Jamet Vice-président
Jean-Claude Martinez Vice-président
Wallerand de Saint-Just Vice-président

La liste complète du Comité central et des nouvelles instances se trouvent sur le site du Front national.

Les deux vices-présidents sont ensuite montés à la tribune ; Bruno Gollnisch (voir l’article ci-dessous) puis Marine Le Pen ont tenu deux très bons discours dans un agréable retour à la tradition d’un Front national sans concession.
L’après-midi, le président du Front national Jean-Marie Le Pen s’est exprimé, mais malheureusement nous n’avons pu assister à ce discours.
A en croire les journalistes, Jean-Marie Le Pen a amorcé un recentrage du Front national après les écarts à gauche et, pour les prochaines élections, a précisé que le programme tenait « trois formules : immigration zéro, insécurité zéro, préférence nationale totale ».


Le discours de Bruno Gollnisch :



 


Le discours de Marine Le Pen






Quelles conclusions tirer de ce congrès ?


Ce congrès, annoncé par la presse comme une passation de pouvoir de Jean-Marie à Marine, ou comme le moment de la prise en main du parti par une minorité, a été tout le contraire de tout ça. Malgré l’atmosphère générale de démission dans les milieux nationalistes, les adhérents fidèles ont fait entendre leur voix : ils ont refusé le lissage du discours, l’adoucissement de l’image du Front national avec Mégret hier ; ils le refusent avec Marine aujourd’hui.
C’est un Front national sûr de ces valeurs qui l’a emporté hier : loin des manœuvres d’appareil, des annonces de noyautage, les adhérents du Front national (pour une fois) en adéquation avec la population de France (mais l’urgence de la situation explique cette rencontre) plébiscitent la rupture.

Et c’est bien ce que les cadres ont compris : l’ensemble des discours, quel que soit le courant de l’orateur, aura été marqué par un net changement par rapport à ces derniers mois.

Et c’est bien ce qui nous importe ici : peu importe qui occupe la place s’il défend nos idées. Loin de certains débats d’intellectuels (légitimes par ailleurs), les Français bien loin des courants politiques qui parcourent le Front national, les Français qui souffrent ont montré la voie à suivre.
C’est un grand signe d’espérance car quoi qu’il arrive demain si des ambitions malsaines devaient à nouveau embraser le Front national, les nationalistes en plus des cadres sur lesquels ils peuvent s’appuyer, savent qu’ils peuvent compter sur une base qui connaît la nécessité de la radicalité aujourd’hui du discours et demain de l’action politique quand au catastrophique bilan de Mitterrand et Chirac se sera ajouté le bilan qui s’annonce au moins aussi terrible de cinq années de système Sarközy.


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