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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 19:42

[Voici la seconde partie de l'article d'Antonio Gibello, "José-Antonio une pensée vivante" ; voir également : première partie ; seconde partie]


La constitution de 1978.
   
    En 1978, des Cortes qui n'avaient pas à l'origine de caractère constituant, se dépêchèrent d'approuver la constitution en vigueur.
   
    Comme la constitution de 1931, celle de 1978 fut la conséquence d'un pacte. Ce ne fut pas le pacte de San sébastian qui renversa la monarchie de Sagonte.
    Ce fut le pacte de Paris qui contribua, avec l'appui de quelques uns de ses principaux bénéficiaires, à la chute du régime de Franco, parce que le régime de Franco aurait pu se prolonger en une monarchie sociale, catholique et représentative, telle que le prévoyaient les Lois fondamentales.
    A sa place, la constitution de 1978,,dans son article 1er, proclame que « La forme politique de l'Etat espagnol est la monarchie parlementaire », pour dans son article deuxième, tomber dans la flagrante contradiction d'affirmer d'une part, que « la constitution se fonde sur l'indissoluble unité de la nation espagnole, patrie commune et indivisible de tous les Espagnols » et puis admettre d'autre part, que cette même constitution « reconnaît et garantit le droit à l'autonomie des nationalités et la composent et la solidarité entre elles toutes ».
   
    Or si l'on reconnaît l'existence des « nationalités » et si l'on garantit « le droit à l'autonomie » où reste « l'indissoluble unité de la Nation espagnole » ?
    La constitution de la République ne s'était pas risquée jusque là. Et c'est pour cela qu'elle peut répondre par le caractère meurtrier des armes à la tentative de sécession de la généralité de Catalogne. La Monarchie pourrait-elle le faire aujourd'hui si une semblable tentative était consommée, quand déjà Monsieur Pujol intervient dans des forums internationaux ou assiste à des réunions de la section espagnole de la Trilatérale, ou au nom d'une Catalogne expressément différenciée de l'Espagne ?
   
   
La préoccupation de l'unité de l'Espagne peine certains hommes politiques.
   
    Vous connaissez tous par les moyens d'informations quelques cris d'alarme exprimés dans des biographies politiques significatives.
    A propos de la grave polémique suscitée par l'exclusion du castillan dans de nombreux centres scolaires de Catalogne, victime de ce que depuis les tribunes du nationalisme catalan subtilement séparatiste l'on appelle « bain linguistique » , un journaliste, Julian Barriga rappelait que la deuxième préoccupation du Comte de Barcelone fut celle de l'unité de l'Espagne et que la préoccupation pour l'unité de l'Espagne peine certains hommes politiques qui ont un sens spécial de l'Etat.
    La gravité de la situation (plus lourde de conséquences que le problème économique que nous subissons et que nous pourrions surmonter) est telle, qu'il y a exactement un mois, le Général Sabino Fernancez Campo, ancien Chef de la Maison du Roi, faisait cette déclaration : « Nous devons lutter contre le danger de désagrégation de l'Espagne, parce que pour moi, avec tout le respect que m'inspirent les autonomies et leurs systèmes, l'unité de l'Espagne prime tout. Cela me préoccupe non par ce que l'on est train de voir, mais par ce qui peut se passer. »
    Et que peut-il se passer ?
    Et bien, tout peut arriver. Il peut arriver que les Forces Armées, dont le gouvernement socialiste a rogné les effectifs, les laissant désarmées, dans des conditions si précaires qu'elles consomment pour leurs exercices les réserves de munitions prévues en cas de guerre, et dont les unités d'élite ont été éloignées d'Espagne, ne puissent exécuter ce qu'exige d'elles la Constitution dans son article huit, entre autre causes, par manque de moyens et d'instruction, et surtout de moral, les partis politiques de gauche les incitant à l'insoumission.
   
    Nous avons parlé de la Catalogne, où le nationalisme du parti qui dirige la Généralité, maintient encore dialectiquement ses aspirations « à l'unité de l'Etat espagnol », comme l'a dit Don Jorge pujol.
    Et au pays basque ?
    Au Pays Basque, monsieur Arzallus, ce jésuite irrité, déserteur du sacerdoce, qui dirige le Parti nationaliste Basque, n'a pas usé des subtilités de Pujol et a souvent répété que lui-même ne se sent pas espagnol et que son parti, sans la violence de l'ETA mais dans le même but, aspire à l'indépendance de l'Espagne.
    Voici donc, en partie, le panorama espagnol de nos jouis. Ce sont là les conséquences de la Constitution.
   
    Et c'est là que réside radicalement le véritable problème de l'Espagne : être ou ne pas être une Patrie unie irrévocablement.
   
    Devant une telle situation, je ne réaliserais pas le but que je me suis proposé en acceptant votre invitation, si je ne réaffirmais pas, comme tant d'autres Espagnols, spécialement en ces jours de commémoration de la mort de José-Antonio, ma fidélité à sa doctrine, non seulement pour des raisons dues au passé, mais fondamentalement pour ma foi résolue en une proche renaissance de l'Espagne, dans la paix et la justice.
   
    Aujourd'hui comme il y a cinquante sept ans, il faut mobiliser la conscience des Espagnols, en particulier celle des jeunes générations, des travailleurs et des universitaires, que les groupuscules plus ou moins nombreux, plus ou moins radicaux, plus ou moins activistes, de gauche et de droite, essayent de harceler avec leur démagogie.
   
    Dans cette conviction, je vous invite à reprendre courage, à vous fortifier par l'étude, le dialogue et la réflexion, à vous répandre sur tout le campus soulevant une vague de foi et d'espérance sur la réalité suprême de l'Espagne.
   
    Aujourd'hui, l'Espagne est plongée dans une crise totale. L'y ont conduite l'incapacité et la corruption de la gauche au gouvernement, et l'égoïsme, la complicité et également la corruption, à quelque degré que ce soit de la droite.
   
    Dans une telle situation, José-Antonio s'adresse à la jeunesse en prononçant des paroles exigeantes. A l'occasion de son discours du 17 novembre 1935, il affirmait :
   

    « Il faut proposer une tâche positive. Celle de donner à l'Espagne ces deux choses perdues : d'abord une base matérielle d'existence qui élève les Espagnols au rang d'êtres humains, puis la foi en un destin national collectif et la volonté résolue de renaissance »...

 

   
    Que personne ne se dérobe aujourd'hui à cette mission qui est à nouveau celle de la relance physique, économique, sociale et morale de l'Espagne.
   


   
    Cette tâche vous revient essentiellement à vous, universitaires, et spécialement à vous qui instruisez votre intelligence grâce au savoir et à l'éthique du droit. «L'Espagne, disait José-Antonio en 1935, dans un cours adressé aux étudiants de cette faculté, a besoin d'urgence d'un niveau élevé de la moyenne intellectuelle ; étudier c'est déjà servir l'Espagne »... Et il ajoutait : « mais personne, même s'il se spécialise dans un travail, ne peut se soustraire à l'effort commun de la politique. »
   
    Je pourrais continuer avec d'autres références fondamentales. Mais le temps est épuisé. Accourez si vous sentez l'appel du devoir, si vous aspirez à construire l'avenir de vos propres mains, à la fontaine inépuisable de l'inspiration droite qui est celle de la pensée de José-Antonio.
   
    La chute du communisme a plongé l'Europe et le monde dans la perplexité. Commentant cette crise, Peter Drucker a écrit récemment un livre intitulé : La fin du capitalisme, dans lequel il analyse et sonde l'avenir de la société post-capitaliste. Dans ce livre nombreuses sont les coïncidences qui se profilent avec l'essence de la pensée de José-Antonio, tout comme on perçoit des exigences identiques dans le magistère social des derniers papes, spécialement en ce qui concerne le caractère de participation du facteur travail dans les résultats de la production économique.
   
    D'autre part, Alain Touraine, dans sa Critique de la modernité, médite également sur l'avenir après le renversement des systèmes communistes en Europe et, bien qu'il se montre partisan décidé du libéralisme politique fondé sur les partis politiques, il critique vivement ceux qui croient « que l'économie de marché peut être un instrument pour construire la société de l'avenir, au seuil du vingt-et-unième siècle, s'ils oublient d'autres conditions requises fondamentales pour l'homme. »
   
    Or, ces autres conditions requises fondamentales pour l'homme, qui affectent sa propre   dignité, sa liberté essentielle, son droit à participer au destin commun de la Patrie, en apportant son travail et son savoir, sont définis méthodiquement et avec une claire évidence dans la pensée de José-Antonio.
   
    Suivons le chemin qu'il nous a tracé, assumons son exemple, et nous recouvrerons l'Espagne.
   


   
   

 

 


 

INDICATIONS CHRONOLOGIQUES 


-1873 : La première République dure onze mois.
-1874 : Début du règne d'Alphonse XII.
-1898 : Guerre à Cuba contre les Etats-Unis L'Espagne perd ses dernières colonies : Cuba, Porto-Rico, les Philippines.
-1902 : Début du règne d'Alphonse XIII.
-1903 : Naissance de José-Antonio Primo de Rivera, fils du général Primo de Rivera, Marquis d'Estella et Grand d'Espagne.
-1923 : Avènement de la dictature du général Primo de Rivera *.
-1930 : Le général Primo de Rivera rend ses pouvoirs et quitte l'Espagne. Il meurt un mois et demi plus tard, à Paris.
Le 17 aout, pacte de San Sébastien qui réunit en « un comité révolutionnaire permanent » toutes les tendances anti-monarchistes. Parmi les signataires figurent Eduardo Ortega y Gasset* et Manuel Azana *.
-1931: Victoire des Républicains aux élections municipales.
«La République du 14 avril» donne la majorité aux monarchistes mais choisit des conseillers républicains dans les grandes villes. Le Roi choisit l'exil. Cette République manifeste son anticléricalisme et son anti-militarisme au lieu de prendre les mesures économiques urgentes.)
Les élections du 28 juin 1931 amènent une majorité écrasante du centre-gauche.
En septembre, José-Antonio se présente comme candidat aux Cortès, à Madrid. Il n'est pas élu. En décembre, démarrent les séries de grèves, les désordres, les incendies, les assassinats...
-1932 : Le 20 janvier, à Barcelone, la Confédération Nationale des travailleurs publie un manifeste déclarant la déception des travailleurs. «... l'Etat est le premier ennemi du peuple...» Le gouvernement d'Azana fait immédiatement intervenir l'armée et la garde civile qui étoffent la rébellion en trois jours. Des centaines d'anarcho-syndicalistes sont jetés en prison. Le « Groupement au service de la République » fondé par Ortéga y Gasset et qui avait largement contribué à la venue de la IIe République, dissout son mouvement. Déçu par cette République, il ne cesse de répéter « Ce n'est pas çà ! Ce n'est pas çà ! »*.
-1933 : L'un des maux du pays est la catastrophique organisation économique, sociale et juridique des terres cultivables que l'Etat ne peut racheter. La noblesse n'en possédait que 10%, l'expropriation toucherait donc la petite et moyenne bourgeoisie possédant. Les paysans s'impatientent. Le 10 janvier, les anarchistes proclament le communisme libertaire au village de Casa Viejas*. La situation se gate. Azana fait dire au capitaine Rojas « Pas de prisonniers, pas de détenus. Après il n'y a que des innocents. Tirez au ventre, tirez au ventre ! ».
Le 29 octobre, meeting au « théâtre de la Comédie », fondation de la Phalange.
Le 3 décembre, après la dissolution aux Cortès, la droite et le centre obtiennent plus de 5 millions de voies ; la gauche, moins de 3 millions.
José-Antonio est élu député aux Cortès pour la province de Cadix.
-1934 : Fusion de la Phalange et des « Juntas Offensiva Nacional syndicalistas » (JONS). Les chefs de la FE de las JONS sont José-Antonio Primo de Rivera, Onésimo Redondo, Ruiz de Alda et Ledesma Ramos. Création de la « Section féminine » avec Pilar Primo de Rivera à sa tête.
Socialistes et anarcho-syndicalistes préparent la révolution. Le 1er octobre, Gil Robles, président de la CEDA, renverse le gouvernement. Le 4 octobre, nouveau gouvernement. Le Parti Socialiste Espagnol (PSOE) et l'Union Générale des Travailleurs (UGT) se réunissent et décident le soulèvement.
-1936 : Victoire du Front Populaire aux élections de février. Le 14 mars, la direction générale de la sureté ordonne la fermeture de tous les centres de la FE de las JONS et l'arrestation des principaux chefs. José-Antonio est arrêté à son domicile et mis à la prison Modèle de Madrid.
Le 6 juin, après l'échec de plusieurs tentatives d'évasion, il est transféré à la prison d'Alicante. De là, il donne l'ordre aux Phalangistes de toute l'Espagne de collaborer au soulèvement militaire qui se prépare. Le 20 novembre, José-Antonio est fusillé avec quatre autres jeunes, deux militants phalangistes et deux réquetés qu'il encourage en disant : « Courage garçons, il ne s'agit que d'un moment. Nous obtiendrons une vie meilleure ! »
-1937 : Décret d'unification entre la CTC (Communion Traditionaliste Carliste) et la FE de las JONS. Naissance de la FET (Falange Espanola Tradicionalista y de las JONS)
-1939 : Victoire des Nationalistes.
-1955 : L'Espagne entre à l'ONU. Début de l'industrialisation, du tourisme (6 millions de visiteurs en 1960, 24 millions en 1970).
-1966 : Référendum sur les nouvelles lois organiques du Régime. Dissolution « de facto » de la FET y de las JONS. Apparition au sein du « Movimiento Nacional » et hors du « Movimiento » (c'est à dire dans la clandestinité) d'organisations de contestation phalangiste.
-1969 : Juan Carlos est désigné comme successeur.
-1975 : Mort du général Franco.
-1978 : La Constitution. Légalisation des partis politiques. Reconstitution de la FE de las JONS. Raimundo Fernandez Cuesta légataire testamentaire de José-Antonio en devient le troisième chef national ( après José-Antonio et Hédilla).
-1981 : Le 23 février, tentative de coup d'Etat militaire par le colonel Tejero.
-1982 : Victoire du PSOE.

(* renvoi dans le texte)

 

 

 



Plus :

- Discours prononcé par José Antonio Primo de Rivera le 29 octobre 1933 au Théâtre de la Comédie de Madrid.
- La marche de Los Caïdos 2007.
- Jose Antonio, présent ! suivi de Cara al Sol.

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