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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 00:00
C’est le 26 avril 1792 que naît le plus célèbre chant militaire français, devenu depuis son hymne national.

A la demande du maire de Strasbourg, Joseph Rouget de Lisle aurait composé, dans la nuit du 25 au 26 , cet Hymne de guerre dédié au maréchal de Luckner devenu successivement Chant de guerre pour l'armée du Rhin (dédié au Maréchal Lukner), Chant de guerre aux armées des frontières, Marche des Marseillais, Hymne des Marseillais avant de prendre, contre l'avis de l'auteur, le titre : La Marseillaise.
L'officier du génie Rouget de Lisle compose ce chant patriotique très inspiré par l’air du temps, alors que la France vient de déclarer la guerre au roi de Hongrie et de Bohème. Il deviendra hymne national le 14 mars 1879.

Rouget de Lisle n’a rien d’un révolutionnaire, mais était très patriote. Il s’insurge contre l’arrestation de Louis XVI. Le 10 août 1792, l’officier Rouget de Lisle est destitué de ses fonctions de capitaine ; il goûte alors aux geôles de la République, mais échappera par chance à la guillotine. Malgré lui, son chant est récupéré par un régime qui le jette en prison...
Envoyé combattre contre la Vendée insurgée, il démissionne dès 1796. Il mène dès lors une vie pauvre à Lons-le-Saunier. Le roi Louis-Philippe lui accordera une petite pension pour sa Légion d'honneur. Mort en 1836, ses cendres ont été portées en 1915 aux Invalides en 1915.

Rouget de Lisle est l’auteur de divers chants et, en 1825, publia un recueil : Chants français.

Si les paroles sont indiscutablement de lui, l’origine de la musique reste discutée. Il se serait inspiré de l’oratorio Esther de Jean-Baptiste Lucien Grisons créé en 1785 ; d’autres d’une œuvre d’Ignaz Pleyel, certains encore à Alexandre Boucher. On retrouve des similitudes avec des œuvres du fils de Jean-Sébastien Bach, de Mozart, d’Alayrac ou d’Holtzmann. Une autre hypothèse évoque comme auteur l’un des frères Julien (dit Navoigille).
Le « couplet des enfants » est un ajout d’ octobre 1792 par l’abbé Pessoneaux (ou par le poète Lebrun, Louis Dubois ou encore Marie-Joseph Chénier). Le 8e couplet a été supprimé par le ministre de la guerre Sevran.
Depuis 1887 cet hymne patriotique est devenu clairement nationaliste et révolutionnaire : le général Boulanger l'a fait transformer en marche militaire.

Dans la version originale : durant le refrain : « Marchez ! Marchez ! » ; au couplet 6 : « Et que les trônes des tyrans croulent au bruit de notre gloire ».





1. Allons enfants de la patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
{L’étendard sanglant est levé ! (bis)
Entendez-vous dans les campagnes,
Mugir ces féroce soldats ?
Ils viennent jusqu’en dans vos bras
Egorger vos fils, vos compagnes !

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons ! Marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

2. Que veut cette horde d’esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
{Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français ! pour nous, ah ! quel outrage !
Quels transports il doit exciter !
C’est nous qu’on oser méditer
De rendre à l’antique esclavage !

Refrain.

3. Quoi ! ces cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
{Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos front sous le joug se ploieraient !
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Refrain.

4. Tremblez, tyrans ! et vous perfides,
L’opprobre de tous les partis.
Tremblez ! vos projets parricides
{Vont enfin recevoir leur prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre.
S’ils tombent, nos jeunes héros,
La France en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !

Refrain.

5. Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Epargnez ces tristes victimes,
{A regret s’armant contre nous. (bis)
Mais les despotes sanguinaires,
Mais les complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !…

Refrain.

6. Amour sacré de la patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté, liberté chérie,
{Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents !
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

Refrain.

7. Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus ;
Nous y trouverons leur poussière
{Et la trace de leur vertu. (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre !

Refrain.

8. Dieu de Clémence et de Justice
Vois nos tyrans, juge nos cœurs.
Que Ta bonté nous soit propice,
{Défends-nous de ces oppresseurs (bis)
Tu règnes au ciel et sur la terre
Et devant Toi tout doit fléchir,
De ton bras, viens nous soutenir,
Toi grand Dieu, maître du tonnerre…

Refrain.






Ecouter le chant ICI

ou ici :


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