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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 18:19
Encore un triste anniversaire en ce mois de mai… Le 7 mai 1954, la France subissait une des défaites les plus retentissantes de l’histoire de la France qui devait être le point de départ d’une politique d’abandon menée depuis lors par l’ensemble de la classe politique française sur tous les fronts.
Les positions de Dien Bien Phu étaient intenables. Le commandement s’en était rendu compte dès janvier 1954 ; les généraux avaient demandé de pouvoir retirer les soldats. Mais les politiciens, en la personne de René Pleven, refusèrent, scellant le sort de milliers de Français.



Le 13 mars 1954, le Viet-Minh lance l’assaut contre les troupes françaises retranchées à Dien Bien Phu. Les 12 000 militaires français sont totalement isolés, encerclés par quelques 50 000 soldats communistes. La résistance héroïque des soldats français dure 56 jours. Sans espoir de fuite, les Français luttent jusqu’au bout, jusqu’au 7 mai. Les Viets déferlent alors sur les positions françaises.
1 750 Français sont morts ; des milliers sont blessés. Mais le pire est à venir. Les communistes font 10 863 prisonniers, dont de nombreux blessés. Ils les traîneront sur 700 km avant d’enfermer dans des camps de la mort.
Quatre mois plus tard, il n’y a plus que 3 000 survivants, qui resteront traumatisés à vie par leurs inhumaines conditions de détention, les lavages de cerveau, les humiliations et les violences.

Parmi tous les hommes combattants à Dien Bien Phu, se trouvaient de nombreux légionnaires allemands ainsi que des volontaires Français de division Charlemagne, engagés plus ou moins volontaires à partir de 1945. Ils donnèrent naissance au Chant du diable, qui avait toutes les raisons de servir à nouveau dans cette guerre contre le communisme. Il emprunte son air à la Parademarsch der Legion Condor (Revere Marsch), qui était l’un des chants les plus usités par les volontaires allemands de la Légion Condor, opposés aux rouges espagnols et aux Brigades internationales. Sur cet air les SS partis lutter contre le bolchevisme sur le Front de l’Est créèrent le chant SS marschiert in Feindesland. Les volontaires français de la division Charlemagne adoptent rapidement ce chant en Français.
Sous le titre Le Chant du diable, les légionnaires parachutistes adaptèrent ce chant allemand aux nouvelles conditions politiques, mais toujours face au même ennemi ; il est devenu depuis le chant de tradition du 2e R.E.P.
Ce chant semble exister sous le titre Les Soldats marchent vers le front, pour les troupes non légionnaires ou encore sous le titre Les Troupes d’assaut.

Une autre unité militaire de l'armée française à fait sienne ce chant  : les sapeurs pompiers de Paris. Les paroles ont été adaptée au combat très spécifique des pompiers. La devise des SP de Paris y figure en bonne place : "Sauver ou périr".

Ce chant existe également en estonien, sous le titre : Le Chant du Bataillon Narva ("Pataljon Narwa Laul"). Il a été traduit et adapté par les engagés estoniens de la waffen SS et devint le chant de la 20e division 'Eastland' de grenadier de la Waffen SS créée au début de 1944. Elle combattit notamment à Narva (d'où vient le nom du chant) aux côtés des légionnaires Wallons de Léon Degrelle, avant de se replier sur la Pologne, en Silésie et disparaître dans les combats à Prague. De nombreux survivants de la division reviendront en Estonie et poursuivront la lutte, clandestinement au sein des Frères de la forêt. Ces deux formes de résistance à la plus terrible oppression qu'a connu l'humanité, le communisme, se vit récompenser par l'érection, le 20 août 2004, du monument de Lihula qui rappelle le sacrifice des héros SS estoniens et deux ans plus tard par un autre monument à Sinima.



Variante : c. 1 l. 1 « Les soldats marchent » ; c. l. 2 « suivrons » ou parfois « vaincrons » ; c. 1 l. 4 : « Nous aussi nous marchons » ; « Nous aussi nous vaincrons » ; c. 2 l. 4 « 2e BEP »,… ou parfois « A ceux qui vont mourir ». Dans le refrain il arrive également que Saint-Michel remplace le diable…et pour la version non légionnaire, le "Soldats de la vieille Légion" est remplacé par "Soldats de toutes les régions" ou encore "Chasseurs de toutes les régions".







Version de la Légion étrangère

I. La Légion marche, vers le front,
En chantant nous suivons
Héritiers de ses traditions
Nous sommes avec elle

Nous sommes les hommes des troupes d’assaut
Soldats de la vieille Légion.
Demain brandissant nos drapeaux,
En vainqueurs nous défilerons.
{Nous n’avons pas seulement des armes,
Mais le diable marche avec nous
Ah, ah, ah, ah, ah, ah ! car nos aînés de la légion,
Se battent là-bas, nous emboîtons le pas. (bis)

II. Pour ce destin de chevalier
Honneur, Fidélité
Nous sommes fiers d’appartenir
Au 2e R.E.P.

Refrain.

III. Fidélité est notre Loi
Luttons pour notre Foi
Notre fierté de chevalier
Notre Honneur de soldat.

Refrain.






Ecouter le chant ICI

ou ici
(version des officiers du 1er REP):




ou là :






Le 1er BEP largué sur Dien Bien Phu le 21 novembre 1953.








Version de la division Charlemagne

I. SS marchons vers l'ennemi
Chantant le chant du Diable
Car dans le cœur des gars hardis
Souffle un vent formidable.
La fortune monte haut, descend bas,
Que nous donne le monde entier :
Nous les inviterons au sabbat
Et nous en rions volontiers

Là où nous passons, que tout tremble
Et le Diable y rit avec nous :
Ha, Ha, Ha, Ha, Ha, Ha, Ha !
La flamme reste pure
Et notre parole s'appelle Fidélité !

II. SS, nous marchons au combat
Chantant le chant du Diable :
Les chars sont embusqués là-bas
Pour l'assaut formidable.
Les blindés nous attaquent en grondant,
Mugissante vague d'acier,
Mais notre terreur les attend ;
Et nous en rions volontiers !

Là où nous passons, les chars brûlent
Et le Diable y rit avec nous :
Ha, Ha, Ha, Ha, Ha, Ha, Ha !
La flamme reste pure
Et notre Parole s'appelle Fidélité !

III. SS. Nous rentrerons en France
Chantant le chant du Diable.
Bourgeois, craignez notre vengeance
Et nos poings formidables :
Nous couvrirons de nos chants ardents
Vos cris et vos plaintes angoissées ;
Avec nous hurle Satan
Et nous en rions volontiers !

Là où nous passons, tout s'écroule
Et le Diable y rit avec nous :
Ha, Ha, Ha, Ha, Ha, Ha, Ha !
La flamme reste pure
Et notre Parole s'appelle Fidélité !






Au PA "Béatrice", les légionnaires de la 13e DBLE fêtent Noël...



 






  Version des Sapeurs-pompiers de Paris

Nous sommes les sapeurs-pompiers de Paris
Soldats de toutes les régions
Mais demain au mépris de nos vies
Au milieu des flammes nous serons
Nous n'avons pas seulement des lances
Mais le Diable marche avec nous
Ah, ah, ah, ah
Nous sommes les sapeurs-pompiers de Paris
Combattent le feu, nous emboîtons le pas

Nous sommes fiers de pouvoir dire :
"C'est sauver ou périr"
Nous sommes fiers de pouvoir dire
"C'est sauver ou périr"








SS Marschiert in Feindesland

SS marschiert in Feindesland
und singt ein Teufelslied.
Ein Posten [Schütze] steht am Oderstrand [Wolga Strand]
und leise summt er mit.

Wir pfeifen auf Unten und Oben
und uns kann die ganze Welt.
Verfluchen oder auch loben,
grad wie es ihr wohl [jedem] gefällt.

Wo wir sind da ist [geht’s] immer Vorne [Vorwärtzs] !
Und der Teufel, der lacht nur dazu, ha-ha-ha-ha-ha!
Wir kämpfen für Deutschland [freiheit], wir kämpfen für Hitler,
der Gegner [Rote] kommt nicht [nie ou niemals] mehr zur Ruh'!

Wir kämpften schon in mancher Schlacht
In Nord, Süd, Ost und West
Und stehen nun zum Kampf bereit
Gegen die rote Pest
SS wird nicht ruh'n wir vernichten
Bis niemand mehr stört Deutschlands Glück
Und wenn sich die Reihen auch lichten
Für uns gibt es nie ein zurück

Wo wir sind da geht's immer vorwärts
Und der Teufel, der lacht nur dazu
Wir kämpfen für Deutschland
Wir kämpfen für Hitler
Der Rote kommt niemals zur Ruh'





Ecouter le chant ICI (extrait) :

Ou ci-dessous :






Le père Chevallier, aumônier du 1er BEP,
devant la tombe d'un légionnaire tombé sur la cote 1145.







Parademarsch der Legion Condor (Revere Marsch)

Wir zogen übers weite Meer
ins fremde Spanierland,
zu kämpfen für der Freiheit Ehr'
weil Haß und Krieg entbrannt.

Hier herrschten Marxisten und Roten,
der Pöbel der hatte die Macht.
Da hat, als der Ordnung Boten,
der Deutsche Hilfe gebracht.

Wir jagten sie wie eine Herde
und der Teufel, der lachte dazu,
Ha, ha ha ha ha,
die Roten in spanischer Luft
und zur Erde,
wie ließen sie nirgends in Ruh.
Hat auch der Tod mit harter Hand
die Besten oft gefällt -
wir hielten aus, der Wall stand fest,
die rote Flut zerschellt.

Und ziehen die Legionäre
als Sieger ins deutsche Land,
dann schreiten mit unsere Toten,
wir heben zum Gruße die Hand.

Wir jagten sie wie eine Herde
und der Teufel, der lachte dazu,
Ha, ha ha ha ha,
die Roten in spanischer Luft
und zur Erde,
wir ließen sie nirgends in Ruh.



Ecouter le chant ICI

ou ici




Laul surnupealuu sõduris

Kord võitles Lõuna-Venemaal
kaugel Doni steppides
Üks vapper Eesti pataljon,
lauldes laulu kuradist.

Meid paisati itta, kord läände,
kõikjal seisime kaljude naal
ning Neveli sood ja Tšerkassõ,

meil iial ei unuda saa.

Rünnak relvade terases, tules,
kõlab leekides Kuradi naer - hah-hah-hah!
Võrsub vabadusidu,
ei murta neid ridu,
kes Eesti eest annavad kõik


Aeg sangarid kord unustab
ja tandrid tasandab.
Ja surnupealuu sõdureist
vaid tuul veel jutustab.

Teed tagasi meie jaoks pole,
ehk küll häving on silmade ees.
Vaba Eesti eest palju ei oleks,
kui langeks meist viimnegi mees.

Refrain







(Traduction sous toute réserve)

Chant des soldats à tête de mort

Un jour combattant dans le sud de la Russie
Dans les lointaines steppes du Don
Un brave bataillon SS estonien
Chantait le chant du diable

Un jour lancés à l'Est, un jour à l'Ouest
Nous tenions comme des rocs
Et les marais de Nevel et Tsherkassy
Nous ne pourrons jamais les oublier.

A l'assaut sous l'orage d'acier, dans le feu,
Le rire du diable retentit parmi les flammes - hah-hah-hah !
Le bourgeon de la liberté renaît
Ces rangs ne seront pas brisés
Qui donnent tout pour l'Estonie.


Un jour avec le temps sont oubliés  les valeureux
Et s'évanouissent les champs de bataille
Du soldat à tête de mort
Seul le vent raconte encore l'histoire.

Il n'y a pas de chemin de retour pour nous ;
Si la ruine se dresse devant nos yeux
Ce n'est pas de trop pour être libre chez nous
Même si le dernier d'entre nous doit tomber.



Monument à la gloire des Frères de la forêt, qui résistèrent de longues années
après 1945 contre l'occupation soviétique en Estonie.

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commentaires

REP 20/09/2015 14:05

Auriez-vous une partition?

DPS 04/09/2010 12:42



C'est sur cette air la aussi qu'est le Chant du DPS, dont les paroles ont ete corrigés et modifiés par JMLP en personne.



MSR 05/09/2010 10:57



Merci, j'ignorais cette info. Vous auriez les paroles ? Et mieux encore, un enregistrement ?



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