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Ta route est dure. Le souffle te manque. Il est des moments où tu voudrais jeter ce sac qui te pèse, te laisser aller à la descente et regagner ces fermes qui fument tout en bas, filets bleus sur les fonds verts et gris des près et des ardoises…
Tu te sens pris de la nostalgie des eaux qui dorment et des joncs clairs, de la rame qui clapote, du sentier plat sans effort, le long des berges… Tu voudrais ne plus songer à rien, laver de ta pensée le souvenir des hommes et, le dos dans l’herbe, regarder le ciel qui passe, allégé par un vol d’oiseau.
Pas de lassitude… Tu ne lâcheras pas ton sac et ton bâton. Tu ne regarderas pas tes genoux qui saignent. Tu n’écouteras pas la clameur des haines, tu ne regarderas pas ces yeux qui sourient des méchancetés qu’ils cachent. C’est là en haut qu’il faut jeter les yeux. Ton corps ne doit vivre que pour ces lacets qui tournent, ton cœur ne doit rêver qu’à ces sommets où toi et les autres devez atteindre.
Dis-moi le fond de ton désarroi… Tu croyais trouver des joies immédiates à gravir la côte en hissant un troupeau humain. Tu as souffert souvent. Tu es parfois pris de nausées. Tu en avais besoin. Tu devais apprendre que l’ambition ne paye pas et qu’elle lasse tôt ou tard le cœur qu’elle possède. Tu le sais à présent, dis-moi… Tu sais qu’il ne faut compter vraiment sur aucune joie constante, tu as appris à douter du réconfort des hommes, ton visage est empourpré non pas des tendresses qu’ils te donnèrent, mais des coups dont tu fus rayé par eux…
Certes, tu ne pensais pas qu’il en serait ainsi. Tu imaginais qu’au long de la route, les mains et les yeux se tendraient pour apaiser ta fièvre…
Tu récapitules. Et tu dis : je redescends.
Non, mon petit ; c’est alors seulement que la vie devient belle quand on est meurtri par elle et qu’on ne compte que sur soi pour la porter…
Seule compte la qualité de l’âme, la vibration, le don total, la volonté de placer, par dessus tout, un idéal dans son désintéressement le plus absolu.
Seule compte la foi, la confiance brûlante, l’absence compléter d’égoïsme et d’individualisme, la tension de tout l’être vers le service, sin ingrat soit-il, n’importe où, n’importe comment, d’une cause qui dépasse l’homme, lui demandant tout, ne lui promettant rien.
En un siècle où on ne vit que pour soi, il faudra que des centaines, des milliers d’hommes ne vivent plus pour eux, mais pour un idéal collectif, consentent pour lui, à l’avance, tous les sacrifices, toutes les humiliations, tous les héroïsmes.
Les âmes tristes, dans cette atmosphère détonnent comme des fleurs sans parfum ou des oiseaux sans voix. Elles s’y sentent mal à l’aise et doivent se retirer ou s’enflammer.
Je regarde, par delà les ombres, les foules qui peuplent mon souvenir. Je leur demande, avec un regard tenace : « ce don, il est bien total ? Il est pur, sans mélange, sans fadeur ? Pour vous, il n’y a vraiment qu’une chose qui compte ? Avec vous, on peut aller jusqu’au bout ? Il n’y aura pas de lassitude, ni retours, ni regrets ?… »
Et j’entends du bout de la nuit ces foules dressées qui crient leur volonté et leur confiance… Je vois ces milliers d’hommes et de femmes qui renouvellent leur serment.
Comment n’être pas sûr, alors, de la fécondité de cet héroïsme ?
Ce sont ces âmes-là qui changent le monde.
Léon Degrelle 1906-1994.
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Index des chants de France (chants militaires et chants de tradition) présents sur ce site. Pour permettre de
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[Pour une présentation plus détaillée, voir ICI]
A moi forban, que m'importe la gloire
Ah, ah, ah, debout les gars, vive le Roi !
Ah ! oui j’ai le coeur a mon aise
Ah ! Que son entretien est doux
Un aigle noir a plané sur la ville
An die Maschinen, an die Maschinen
As tu vu la casquette, la casquette
Au terrain (qui rassemble dans l'ombre)
Au Tonkin, la Légion immortelle
Belle Virginie (les larmes aux yeux)
Buvons un coup, buvons en deux
C'est la charge, c’est la foudre
Chacun maint'nant cherche des souv'nirs de la guerre
Chant de guerre pour l'armée du Rhin
Chantons tous : "noblesse oblige"
Colonel Cazeille (Chant de promo)
Combien d'fois l'a t'on parcourue
Dans les djebels ou sur les routes
De la bataille, de la bataille
Ah, ah, ah, debout les gars, vive le Roi !
Digue ding don don/ Ce sont les filles des forges
Donnez-moi mon Dieu ce qu'il vous reste
En avant, Légionnaire de l’Afrique
En Afrique malgré le vent, la pluie
En les voyant passer sans monture
En marchant dans le soleil levant
En rangs serres l'ennemi nous attaque
Etait noire la nuit, était rouge le feu
Le Feu brille et la forêt palpite
La foudre de l'assaut, la mitraille ennemie
France, O ma France très belle
Francs chasseurs hardis compagnons
Gais et contents/ Nous marchions triomphants
Grands dieux ! Que je suis a mon aise
Guêtres aux pieds, pennbaz en main
Les hommes sont la groupés près de lui
Hymne de l'Infanterie de marine
Il y a longtemps que je t’aime
J'ai rencontre ce matin devant la haie de mon champ
Je suis l'chef d’une joyeuse famille
Les héros d'autrefois nous convient à leur foi
Il a toujours vecu dans la souffrance
Ils sont venus armés par les rouges
Je suis Marsouin que m'importe la gloire
Je veux te revoir, O mon vieux Transvaal
Kamerad nin heisst's marschieren
Kyrie eleison, Miserere nostri
Là où nous passons, que tout tremble
La Légion marche (vers le Front)
Libère-toi, France, libere-toi
La lune pleure parmi les rameaux</ em>
La maman du petit homme lui dit un matin
Marie, Marie-Dominique, que foutais-tu à Saïgon
Mein Regiment, mein Heimatland
Mon regiment est le premier de France
La Mort (chevauche à travers le pays)
Non non la France bouge elle voit rouge
Nous aimons vivre au fond des bois
Nous étions au fond de l'Afrique
Nous etions trop heureux mon amie
Nous les damnés de la terre entière
Nous marchons tout le long des grèves
Nous sommes des volontaires au 8e RPIMA
Nous sommes les hommes des troupes d'assaut
Nous sommes trente mille braves
O Saint Hubert patron des grandes chasses
Outside the barracks by the corner light
Par les monts et par les plaines
Parademarsch der Legion Condor
Paras marchent à travers le pays
Pas de mollesse restons jeunes
Petit papa c'est donc la mi-careme
Peuvent pleuvoir, grenades et gravats
Pour chanter Veni creator, il faut porter chasuble d'or
Pour faire un soldat de marine
Pour liberer le pays qu'on enchaine
Pour le repos, le plaisir du militaire
Puisqu'il faut mourir et lutter dans la souffrance...
Quand Madelon (vient nous servir à boire)
Quand la neige a recouvert la plaine
Que suis-je donc sur cette terre
Qui est c’qui passe ici si tard
Le régiment de Sambre et Meuse
Rejouissons-nous tant que nous sommes jeunes
La foudre de l'assaut, la mitraille ennemie
Le sac au dos, la gourde bien remplie
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