2 500 euros de dommages et intérêts. Dans l’affaire qui oppose l’AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne) au patron de L’Oréal, Jean-Paul Agon, la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de Paris est bien entrée en voie de condamnation… mais pour « poursuite abusive ». Une association antiraciste qui ose défendre l’égalité des droits des Français et des étrangers, qui ose demander raison d’une politique d’embauche défavorable aux autochtones mérite d’être punie. Pour qu’elle ne recommence pas, surtout. Pour qu’elle se taise.
Jean-Paul Agon, piqué à vif par la condamnation d’une de ses filiales, les Laboratoires Garnier, pour « discrimination à l’embauche », avait déclaré au Monde le 13 juillet 2007 qu’à L’Oréal, lorsqu’on rencontre « un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chance d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche ». Mouloud plutôt que François…
Cette phrase vous choque-t-elle ? Il semble qu’elle ait choqué aussi l’Agence France-Presse, qui, rendant compte du jugement déboutant l’AGRIF de ses poursuites, a préféré carrément la passer sous silence. Sa dépêche ne retient que celle-ci : la réponse de Jean-Paul Agon à la question de savoir si L’Oréal faisait de la discrimination positive. « Oui, d’une certaine manière. Et nous l’assumons. »
Lors de l’audience (voir notre compte-rendu dans Présent du 17 mai dernier), aussi bien l’avocat de Jean-Paul Agon, Jean Veil (fils de Simone) que celui du Monde s’étaient montrés gênés aux entournures, évitant de revendiquer un « droit » à la discrimination positive, inquiets de se voir condamner pour ce qui révèle objectivement un appel à la différence de traitement entre plusieurs catégories de la population.
Les juges de la XVIIe n’ont point eu de ces prudences. Pour eux, Jean-Paul Agon avait fait plutôt preuve d’« une volonté de rétablir un équilibre qui se trouve compromis, en favorisant ceux qui sont ordinairement victimes de discriminations prohibées ».
En quelques mots, le tribunal a fracassé le principe de l’égalité devant la loi. C’est à ce prix seulement qu’on peut justifier la discrimination positive. A ce prix que l’on peut blanchir celui qui préfère Mouloud à François, tout en punissant toujours celui qui voudrait donner plus de chances à François qu’à Mouloud.
Le jugement n’a rien de politiquement étonnant : il s’inscrit dans le droit fil de la volonté présidentielle. Et, sur le plan juridique, dans une parfaite conformité avec un droit européen qui devient de plus en plus présent.
Le prix de la non-conformité de l’AGRIF à ce nouveau principe a donc été fixé à 2 500 euros. On n’a pas le droit de dénoncer une politique de « l’action positive », surtout lorsqu’elle est menée par une entreprise comme L’Oréal. Tabou !
(Mais ajoutons que L’Oréal craignait tout de même pour son image. A preuve, la présence d’une chargée de la communication du groupe au procès, venue distribuer à la presse qui n’était pas là des communiqués pour expliquer et minimiser la portée des propos de son patron… C’est que L’Oréal a aussi des clients et clientes d’origine française !)
L’AGRIF, cela va de soi, fait appel.
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A moi forban, que m'importe la gloire
Ah, ah, ah, debout les gars, vive le Roi !
Ah ! oui j’ai le coeur a mon aise
Ah ! Que son entretien est doux
Un aigle noir a plané sur la ville
An die Maschinen, an die Maschinen
As tu vu la casquette, la casquette
Au terrain (qui rassemble dans l'ombre)
Au Tonkin, la Légion immortelle
Belle Virginie (les larmes aux yeux)
Buvons un coup, buvons en deux
C'est la charge, c’est la foudre
Chacun maint'nant cherche des souv'nirs de la guerre
Chant de guerre pour l'armée du Rhin
Chantons tous : "noblesse oblige"
Colonel Cazeille (Chant de promo)
Combien d'fois l'a t'on parcourue
Dans les djebels ou sur les routes
De la bataille, de la bataille
Ah, ah, ah, debout les gars, vive le Roi !
Digue ding don don/ Ce sont les filles des forges
Donnez-moi mon Dieu ce qu'il vous reste
En avant, Légionnaire de l’Afrique
En Afrique malgré le vent, la pluie
En les voyant passer sans monture
En marchant dans le soleil levant
En rangs serres l'ennemi nous attaque
Etait noire la nuit, était rouge le feu
Le Feu brille et la forêt palpite
La foudre de l'assaut, la mitraille ennemie
France, O ma France très belle
Francs chasseurs hardis compagnons
Gais et contents/ Nous marchions triomphants
Grands dieux ! Que je suis a mon aise
Guêtres aux pieds, pennbaz en main
Les hommes sont la groupés près de lui
Hymne de l'Infanterie de marine
Il y a longtemps que je t’aime
J'ai rencontre ce matin devant la haie de mon champ
Je suis l'chef d’une joyeuse famille
Les héros d'autrefois nous convient à leur foi
Il a toujours vecu dans la souffrance
Ils sont venus armés par les rouges
Je suis Marsouin que m'importe la gloire
Je veux te revoir, O mon vieux Transvaal
Kamerad nin heisst's marschieren
Kyrie eleison, Miserere nostri
Là où nous passons, que tout tremble
La Légion marche (vers le Front)
Libère-toi, France, libere-toi
La lune pleure parmi les rameaux</ em>
La maman du petit homme lui dit un matin
Marie, Marie-Dominique, que foutais-tu à Saïgon
Mein Regiment, mein Heimatland
Mon regiment est le premier de France
La Mort (chevauche à travers le pays)
Non non la France bouge elle voit rouge
Nous aimons vivre au fond des bois
Nous étions au fond de l'Afrique
Nous etions trop heureux mon amie
Nous les damnés de la terre entière
Nous marchons tout le long des grèves
Nous sommes des volontaires au 8e RPIMA
Nous sommes les hommes des troupes d'assaut
Nous sommes trente mille braves
O Saint Hubert patron des grandes chasses
Outside the barracks by the corner light
Par les monts et par les plaines
Parademarsch der Legion Condor
Paras marchent à travers le pays
Pas de mollesse restons jeunes
Petit papa c'est donc la mi-careme
Peuvent pleuvoir, grenades et gravats
Pour chanter Veni creator, il faut porter chasuble d'or
Pour faire un soldat de marine
Pour liberer le pays qu'on enchaine
Pour le repos, le plaisir du militaire
Puisqu'il faut mourir et lutter dans la souffrance...
Quand Madelon (vient nous servir à boire)
Quand la neige a recouvert la plaine
Que suis-je donc sur cette terre
Qui est c’qui passe ici si tard
Le régiment de Sambre et Meuse
Rejouissons-nous tant que nous sommes jeunes
La foudre de l'assaut, la mitraille ennemie
Le sac au dos, la gourde bien remplie
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