Mardi 13 mai 2008
Le Manifeste de Zénon par Yvan Benedetti



On ne peut qu’être abasourdi par les réactions primaires et irrationnelles que suscite, à nouveau, ces derniers jours, ce que l’on pourrait qualifier d’ « Affaire du Détail 2 ».

Abasourdi que tant de bonnes consciences moralisatrices s’effraient de la libre parole d’un homme précisément libre et sensé, s’exprimant avec honnêteté et courage, dans le pays qu’on ne cesse de définir comme la terre d’élection de la Liberté et de l’Esprit et qui se veut l’héritier audacieux de la Divine Philosophie des Lumières.

Abasourdi qu’on dénie à un homme politique aussi incontournable que Jean-Marie Le Pen le droit élémentaire à la libre pensée. Est-il nécessaire de rappeler en effet que Le Pen n’est pas le premier venu, qu’il représente des millions de Français et qu’il fait partie - cela n’est tout de même pas anecdotique - de cette petite minorité de politiques qui eut l’honneur d’accéder au deuxième tour de l’élection présidentielle ?

Est-il nécessaire aussi de rappeler, malgré ses défauts, l’acuité de son sens politique, les qualités de visionnaire qu’il a démontrées tout au long de sa carrière, ainsi que son bon sens, l’étendue de sa culture, la cohérence, la constance et la solidité de sa pensée, la pertinence et l’efficacité de son discours, la probité de son long engagement quand la plupart de nos hommes politiques se distinguent, au contraire, par leur vacuité, leur vanité, leur goût immodéré pour le mensonge et la rhétorique creuse, leur opportunisme et leur incompétence!

Le Pen n’est pas un « parvenu » de la politique, c’est un homme de la IVème, un « vieux cheval » qui a connu la Seconde Guerre Mondiale, l’Indochine, l’Algérie et la constitution de la Vème République. Il possède une expérience de longue durée. Expérience au cours de laquelle il a sans cesse prouvé son attachement au système démocratique et parlementaire, ayant d’ailleurs ramené la droite nationale dans le giron républicain quand celle-ci, écoeurée et désespérée après la tragédie algérienne, n’envisageait guère d’autre issue qu’un coup de force. Sa loyauté incontestable à l’égard du modèle républicain - que certains dans notre camp ont vivement dénoncé - ne lui a cependant pas ôté son libre-arbitre et son indépendance d’esprit. Lui fait-on payer autre chose aujourd’hui que son refus définitif d’être assujetti, « vassalisé » au despotisme d’une idéologie simpliste, créée à des fins peu morales, en vérité, par le gros argent et ses inféodés de la sphère médiatique, qui nous rebattent les oreilles des mêmes poncifs dangereux et absurdes et qui, pour préserver leur pouvoir absolu, brûlent et questionnent publiquement l’impudent qui ose s’en écarter?

Un homme politique, digne de ce nom, n’a pas à se soumettre à la doxa. Il doit, à l’inverse, se comporter en guide, en pédagogue, en précurseur. Si les esprits les plus éclairés quant aux arcanes de l’Histoire et de la Politique ne parlent plus, alors qui le fera? Quelle compréhension aurons-nous des règles du jeu qui président à nos destinées ? Qui nous aidera à construire notre réflexion et notre jugement? Veut-on vraiment réduire définitivement nos esprits en esclavage et nous ravaler au statut de troupeau aveugle et bêlant?

On nous expliquera qu’on cherche simplement à bâillonner les « voix du mal » afin de mieux garantir notre bonheur à venir. Mais « l’enfer n’est-il pas pavé de bonnes intentions ? » Qu’on se souvienne de ces paroles de Diderot, penseur autorisé de notre époque sectaire: « Un des plus grands malheurs qui pût arriver à une nation, ce serait deux ou trois règnes d’une puissance juste, douce, éclairée, mais arbitraire: les peuples seraient conduits, par le bonheur, à l’oubli complet de leurs privilèges, au plus parfait esclavage (…) Malheur aux sujets en qui l’on anéantit tout ombrage sur leur liberté, même par les voies les plus louables en apparence. Ces voies n’en sont que plus funestes pour l’avenir. C’est ainsi que l’on tombe dans un sommeil fort doux, mais dans un sommeil de mort, pendant lequel le sentiment patriotique s’éteint, et que l’on devient étranger au gouvernement de l’Etat. » Ne nous y trompons pas: l’impossibilité de plus en plus radicale d’exprimer, en France, son opinion librement est une tyrannie extrême qui s’attaque à une fonction vitale de notre peuple: sa faculté de penser et donc, ô malheur, de s’opposer! De plus en plus d’idées, légitimes et saines sont décrétées « immorales » par la nouvelle théologie imaginée par certains despotes qui se sont crus autorisés à ériger de nouveaux tabous prétendument supérieurs, après avoir soigneusement et patiemment détruit les anciens qui, seuls, garantissaient l’équilibre et la vitalité de nos sociétés traditionnelles. Peu à peu, des problématiques qui ne concernaient que les seuls domaines sociétal, historique, scientifique, philosophique ou artistique ont été asservies aux préceptes totalitaires de cette néo-morale irrécusable, et détournées vers le domaine judiciaire. Certaines pensées ont été chassées du champ naturel de la discussion et du débat et tenter de les énoncer expose à de lourdes sanctions. D’une manière insidieuse, la dictature de la pensée unique a peu à peu circonvenu notre espace de liberté comme le fait le lierre autour de l’arbre.

Les mises en examen pour « déviationnisme idéologique » se sont multipliées ces dernières années. On ne peut, hélas, en dresser la liste exhaustive et l’on se contentera d’évoquer les affaires les plus récentes: le traitement ainsi réservé à l’école révisionniste, au journal Rivarol pour une fois de plus les propos de Le Pen sur l’occupation allemande; à l’ex-député Christian Vanneste - condamné pour « homophobie » en 2006; à l’une de nos plus emblématiques concitoyennes, Brigitte Bardot - déjà condamnée à quatre reprises à des peines de plus en plus lourdes et au sujet de laquelle le substitut du procureur, Anne de Fontette, qui officiait déjà contre Rivarol et Jean-Marie Le Pen, s’est dite « fatiguée » par un cinquième procès pour « haine raciale »; à Bruno Gollnisch, chassé comme un pestiféré de l’université et condamné très lourdement pour contestation de crime contre l’Humanité; à Renaud Camus et à Dieudonné condamnés pour antisémitisme; à Alain Finkielkraut contempteur de l’équipe de France de football « black-black-black »; à Kemi Seba de la Tribu Ka, emprisonné pour antisionisme; à Pascal Sevran ayant osé critiquer la fécondité exponentielle des Africains et plus récemment, à Bruno Guigue, sous-préfet limogé après des propos contre Israël.

La France croule désormais sous le poids écrasant des lois liberticides. Le carcan intellectuel se resserre dramatiquement. Après la loi du député communiste Gayssot en 1990, les lois Perben I et II, après la loi dite Taubira en 2001 sur l’esclavage, va être entérinée la loi de 2006 relative au génocide arménien… et cela ne fait que commencer car la logique communautariste doit déboucher sur autant de lois dites « mémorielles ». On nous imposera bientôt des commandements sacrés sur l’homoparentalité, l’euthanasie, et nul ne pourra en discuter le bien-fondé sous peine d’être férocement vilipendé puis excommunié du Paradis de la Bien-Pensance.

Il n’appartient ni aux parlementaires ni aux juges et encore moins aux hyènes médiatiques, de réécrire l’Histoire, discipline ô combien complexe et sujette à débats, controverses et révisions! De même, il n’appartient ni aux saltimbanques surmédiatisés ni aux « liseurs » de prompteurs, armés d’oreillettes inquisitrices de définir la morale politique et l’éthique. Les défenseurs ardents de la Liberté ne sont guère indisposés par le simulacre de démocratie dans lequel nous vivons depuis trop longtemps, les électeurs nombreux du Front National étant, par exemple, honteusement privés de toute représentation parlementaire. N’est-ce pas d’ailleurs avec le plus grand fanatisme et le plus grand mépris pour la liberté de pensée et d’opinion qu’ils organisèrent entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002 une formidable chasse à l’homme, au cours de ce qu’il est convenu d’appeler « la quinzaine de la haine »?

De nombreux intellectuels réagissent aujourd’hui face à la montée vertigineuse du sectarisme et du totalitarisme idéologique, craignant de ne plus pouvoir exercer leur fonction ou même leur travail. Certains esprits audacieux et lucides exigent l’abrogation des lois liberticides. La liberté d’expression ne se négocie pas au cas par cas: elle est totale ou elle n’est pas. Le peuple français - existe-t-il encore suffisamment pour s’en souvenir? - passait jadis pour le peuple le plus spirituel et le plus épris de liberté. Ne possède-t-on pas, comme on le dit souvent, l’une des langues les plus fines et les plus riches au monde, réputée pour sa capacité à exprimer les plus subtiles délicatesses de l’esprit, ce qui en fit la langue de la diplomatie? Nous étions hier encore un peuple d’insoumis, de révoltés, de chicaneurs - diront nos détracteurs - un peuple de poètes, de philosophes, d’écrivains, de révolutionnaires, jamais rassasié de liberté et de pensée, passionné de rhétorique et de conversation, l’esprit critique toujours à l’affût.

Deviendrons-nous les moutons que notre nature profonde nous a empêchés d’être depuis toujours? Serons-nous demain des veaux comme les autres? Accepterons-nous la répugnante lobotomie que certains pervers professionnels veulent nous infliger? La France sera-t-elle changée en un poulailler industriel et le reste du monde, en planète des singes, par la politique du nouvel ordre mondial?

Si Le Pen doit aujourd’hui s’arracher la langue comme Zénon d’Elée, ce philosophe grec, disciple de Parménide qui, pour protester contre son tyran, se trancha la langue avec ses dents puis la cracha au visage de son ennemi, alors il nous faudra à tous également offrir notre organe lingual en sacrifice à la liberté de parole et de pensée. Si les premiers de nos dialecticiens ne peuvent plus s’exprimer, nous serons tous réduits à un silence mortifère qui nous mènera tout droit à la pire des servitudes. Peut-être même, un jour, après les condamnations judiciaires, nous fera-t-on taire à coups d’embargos ou de bombardements comme cela se fait déjà dans de nombreuses régions du monde. Car nos bourreaux, ne l’oublions pas, ont des visions et des visées universelles. Ils voudraient bien nous servir la même bouillie idéologique de New-York à Tokyo et du Pôle Nord au Pôle Sud! Qu’ils ne se réjouissent pas trop vite: il y aura toujours un rebelle quelque part, fidèle à ses traditions, pour leur tenir tête: un Breton entêté, un Iranien irréductible ou un Russe obstiné…!

Au-delà des personnes, qu’elles aient nom Le Pen ou Dieudonné, Bardot ou Faurisson, il s’agit de s’élever au-dessus des chapelles, des réticences partisanes des tendances diverses, pour défendre un principe intangible et vitale à notre dignité, et à notre pérennité: la liberté de pensée et de parole sans condition. Affirmons qu’être libre de parole et de pensée n’est pas un délit de droit commun. Pour cela, exigeons l’arrêt de l’Inquisition par l’abrogation de toutes les lois liberticides en France.

Yvan Benedetti.
par MSR publié dans : Politique communauté : Vu de droite ajouter un commentaire commentaires (10)   
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Commentaires

nous sommes en dictature, molle mais dictature quand même, le droit de parole, le droit de pensée, même n'est plus garanti. Cela, tout le monde qui s'intéresse un tant soit peu à la politique le sait.
Donc Le Pen le sait.
Maintenant qu'on m'explique en quoi ressortir cette phrase a fait progresser le schmilblic d'un millimètre ?
Le seul résultat aura été d'ostraciser un peu plus ceux qui se réclamaient du FN, lui, Le Pen retrouvera toujours une  petite place à la télé chaque fois que cela pourra profiter au système.
Franchement je trouve que ça commence à bien faire le fait de se polariser sur ce qu'il est advenu ou non et la manière dont ça s'est passé ou non pendant la seconde guerre mondiale, quand le guerre civile est à nos portes.
Enfin la guerre il faut être deux pour la faire.
Disons alors quand le Tsunami démographique est à nos portes.
commentaire n° : 1 posté par : Paul-Emic (site web) le: 13/05/2008 19:02:48
"Maintenant qu'on m'explique en quoi ressortir cette phrase a fait progresser le schmilblic d'un millimètre ?
Le seul résultat aura été d'ostraciser un peu plus ceux qui se réclamaient du FN, lui, Le Pen retrouvera toujours une  petite place à la télé chaque fois que cela pourra profiter au système.
Franchement je trouve que ça commence à bien faire le fait de se polariser sur ce qu'il est advenu ou non et la manière dont ça s'est passé ou non pendant la seconde guerre mondiale, quand le guerre civile est à nos portes."
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Il n'est pas indifférent de savoir ce qui s'est réellement passé pendant la seconde guerre mondiale. Le FN est déjà ostracisé, et cela est dû à la mythologie holocaustique, qui permet d'assimiler toute défense de l'ethnicité à une tentative d'extermination  des étrangers.  C'est pourquoi il importe de démonter ce bobard qu'est la planification d'un génocide des Juifs et l'utilisation de chambres à gaz pour faire sauter ce verrou psychologique et pavlovien dans la mentalité des Européens et leur permettre de retrouver leurs instincts de défense immunitaire.
commentaire n° : 2 posté par : Fred le: 14/05/2008 07:58:50
@ Paul !
Le Nationalisme européen est diabolisé depuis 1945, depuis Nuremberg et quiconque s'en réclame se voit toujours accusé d'être un raciste = Nazi = Camps = Chambre à Gaz par déduction/analogie (dixit Vincent Reynouard).
C'est pour ça en grande partie que l'ensemble de nos compatriotes n'osent pas s'en revendiquer et nous rejoindre.
Si tu veux que les électeurs votent pour nous, il faut donc fare sauter le verrou et réhabiliter le Nationalisme.
Et pour cela, il n'y a pas 36 solutions...
Le reproche qu'on pourrait faire à Le Pen, c'est de ne pas aller jusqu'au bout.
De toutes façons, c'est mal barré, surtout lorsqu'on voit que sur un site patriote comme Fdesouche, 90% des intervenants reprendre en choeur les mensonges et les bobards des ennemis du Nationalisme !
Même dans nos rangs l'historiquement correct fait des ravages !
commentaire n° : 3 posté par : Enfant de Salo le: 14/05/2008 09:07:06
Oui j'ai été moi aussi étonné du niveau de crétinerie satisfaite et néanmoins péréemptoire des comment sur Desouche... Faut croire que les jeunes sont moins bien formés que la génération précédente... A force d'épurer toujours plus depuis 20 ans, le FN ne fait plus le travail minimal...
commentaire n° : 4 posté par : Ivane (site web) le: 14/05/2008 12:16:14
"La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder". Victor HUGO.

Bravo pour l'excellent papier de Y.Benedetti ! Rien à redire.

Face à la Police de la Pensée et à la Nouvelle Religion "droits de l'hommiste" une seule réction : A BAS LE REGIME !!!
commentaire n° : 5 posté par : MARC MOBOUTROUX. le: 14/05/2008 14:00:19
je fais une réponse collective puisque grosso modo les commentaires à mon intervention vont dans le même sens.
Si l'on se place dans l'hypothèse où les nationalistes livreraient un combat contre les Juifs (ou l'inverse) , il faut bien admettre que ce combat a été perdu : Nuremberg puis les différentes lois renégates, dernièrement la création de la Halde, verrouillent complètement le débat. IL N'Y A PLUS DE DEBAT POSSIBLE sur ce sujet. Les quelques chercheurs universitaires qui ont voulu en discuter ont été éjectés manu militari du monde universitaire.
Et ceci n'est pas valable que pour la France . A part aux USA ou la parole est parfois encore libre, nulle part en Europe cela n'est plus permis.
Il faut en tirer les conséquences : des petites phrases ne peuvent que nuire à la cause.
Soit la droite nationaliste est capable de faire valoir ses idées, un peu comme les Frères musulmans sont éclos et ont prospéré en Egypte, colonisée par les Anglais, en s'occupant de banque et d'oeuvres caritatives sans cesser de propager leurs idées, et la remise en cause de tous ces blocages viendra toute seule, soit la droite nationaliste décide qu'elle doit livrer le même combat éternellement parce qu'elle incapable d'admettre qu'elle a perdu un combat et elle va vraiment entrer dans l'éternité du néant.
commentaire n° : 6 posté par : Paul-Emic (site web) le: 14/05/2008 20:45:18
"Nuremberg puis les différentes lois renégates, dernièrement la création de la Halde, verrouillent complètement le débat. IL N'Y A PLUS DE DEBAT POSSIBLE sur ce sujet. Les quelques chercheurs universitaires qui ont voulu en discuter ont été éjectés manu militari du monde universitaire."

Il ne s'agit pas de discuter ou de débattre, puisque les lois nous l'empêchent, mais d'affirmer clairement ce que l'on croit, et ce que l'on ne croit pas. Sans cela, le FN ne pourra jamais "propager ses  idées". L'action caritative est un puissant moyen d'influence dans un paus dépourvu de toute institution sociale comme l'Egypte. En France, il ne faut pas rêver...
commentaire n° : 7 posté par : Fred le: 15/05/2008 08:12:04

***Aucune solution tant que les ventres seront pleins !

- « La réalité est très claire : tant que la société fonctionnera, tant que les supermarchés seront pleins, les pompes à essence approvisionnées et l’électricité distribuée, le PEUPLE, dans son immense majorité, ne voudra PAS CHANGER.

- Satisfait dans ses appétits hédonistes, il continuera à voter républicain, à croire à la propagande – croyance qui permet de rejeter la vraie droite – et à supporter les dysfonctionnements du Système.

- En d’autres termes : il se moquera de vivre enchaîné (chaînes des lois, de l’insécurité, de la précarité et du mensonge) pourvu que ces chaînes soient assez longues pour lui permettre d’aller en vacances, de se barricader, de regarder la télé, de s’acheter un portable, de bien bouffer et de forniquer librement !

***Les 2 voies de la vraie droite :

- Dans une telle société, la vraie droite n’a que 2 options : perdre son âme pour pouvoir prétendre participer au jeu électoral ou RESTER FIDELE à ce qu’elle est, ce qui l’exclut automatiquement du jeu politique cadenassée.

- Après la dérouillée de mai 2002, l’échec de J-M le Pen le 22 avril dernier a définitivement démontré l’impasse où mène la 1ère option. Sur France inter, Gollnish a promis que le FN « rebondirait ». Peut-être. Peut-être retrouvera-t-il, aux prix de concessions toujours plus grandes, 5, 6 voire 7 et même 10 millions d’électeurs.

- Et alors ?

- Il y en aura TOUJOURS 40 millions contre lui ! Et plus le temps passera, plus les primo-votants, dont le cerveau aura été formaté par la propagande, cracheront sur la vraie droite.

- C’est déjà visible dans l’enquête TNS-Sofres réalisée le 22 avril pour le figaro. Les résultats du 1er tour chez les 18-24 ans sont les suivants :

Royal = 34%, Bayrou = 20%, Sarko = 19%, Le Pen = 8% !

***L’entêtement des paresseux et des lâches !

- Dès lors pourquoi s’entêter ? Pourquoi continuer à croire que l’on pourrait faire jouer la démocratie contre elle-même, alors qu’aujourd’hui, c’est manifestement impossible ? J’y vois 2 raisons principales :

- 1) S’agissant avant tout de réunir des voix, le combat démocratique justifie toujours l’adoption de programmes minimums, permettant ainsi d’éviter toute réflexion doctrinale, ce qui est très confortable à une époque de paresse intellectuelle générale (y compris dans les milieux dits de droite) ;

- 2) Recherchant la respectabilité, le combat démocratique est bien plus tranquille qu’une lutte frontale et à découvert. Recevoir chaque semaine son hebdo préféré, participer à quelques réunions et aller déposer son bulletin (secret) dans l’urne est moins dangereux que militer pour la diffusion d’idées très sulfureuses.

- Voilà pourquoi nombreux sont ceux qui veulent ENCORE croire à l’accession au pouvoir par les urnes. Cet état d’esprit correspond parfaitement à l’ambiance générale de paresse intellectuelle et de trouille (trouille de perdre ses amis, son petit confort, sa liberté).

- On veut bien lutter CONTRE le Système, mais sans remettre en cause ses petites convictions et, surtout sans perdre ce qui rend la vie agréable, malgré tout. Alors, on se convainc que tout va très mal, que le peuple en a assez et qu’il va ENFIN réagir, donc que le pouvoir va nous tomber dans les mains grâce aux urnes comme un fruit bien mûr.

- Et lorsque les attentes sont déçues, on n’en tire aucune conclusion. Non, on continue à croire que la solution sortira PAISIBLEMENT des urnes !

***Pour une lutte SANS concession !

- Redisons-le nettement : le seul espoir réside dans la survenue d’une crise majeure, qu’elle soit économique, écologique ou autre. Le peuple consentira à ouvrir les yeux uniquement quand il souffrira dans sa chair, c’est-à-dire de la faim, de la soif, de froid, de la maladie, etc.

- Mais ce JOUR-LA, il lui faudra du vrai, pas du frelaté. Il lui faudra un médecin qui lui dira : « Voilà ce qu’il faut faire pour te sauver ; c’est dur, mais c’est la seule voie. Que ceux qui acceptent me suivent ! »

- Pour l’heure, il faut PREPARER ce jour de crise, sans se soucier de jouer le jeu démocratique qui, par essence, nous rejette. Laissons les inconscients perdre leur temps, leur énergie et leur argent à jouer à la guéguerre électorale.

- De notre côté travaillons. Travaillons à établir une doctrine cohérente, qui définit clairement ce qu’est la gauche et la droite, qui dépasse les nostalgies stériles, les haines recuites et les trouilles stupides. Travaillons à donner l’exemple en avançant SANS masque, disons HAUT et FORT la Vérité, malgré les lois, la répression, malgré la prison.

- Montrons qu’il existe ENCORE des Européens dignes de ce nom, c’est-à-dire soucieux du Bien commun et prêts à mettre leur peau au bout de leurs idées !

- Certes, aujourd’hui, cette stratégie restera sans succès, car les ventres sont pleins et les testicules vides. Mais au moins, nous ne perdons pas notre âme et nous entretiendrons la (toute petite) flamme. Et je suis persuadé que notre exemple suscitera des vocations. Des personnes déterminées nous rejoindront, qui auront plus de poids que des centaines de milliers d’hésitants séduits par un discours lissé. Avec elles, nous travaillerons et agirons dans l’attente du jour fixé par la Providence.

- Et ce jour-là, nous serons là, acceptant de mourir s’il le faut plutôt que de trahir…

Vincent Reynouard « Les raisons profondes d’une gifle électorale » VHO. Bruxelles.

commentaire n° : 8 posté par : Enfant de Salo le: 15/05/2008 10:21:48
EXCELLENTE réaction de Vincent Raynouard.
Effectivement, il existe d'autres militants qui possèdent encore cette "petite flamme" et qui envers et contre tous ne renient pas leurs convictions. Ils sont plus nombreux que l'on croit, mais réprouvés par notre "famille politique".

OUI, hors des lamentables pugilats électoraux, des alternatives nous permettent de propager nos idées partout et toujours, dans nos rues, dans nos quartiers, dans nos villages et nos campagnes; il ne faut pas renoncer. Le temps joue en notre faveur et même si nous ne verrons pas le succès de nos combats, nos enfants ou petits-enfants récolteront les fruits de la RECONQUISTA !!!
commentaire n° : 9 posté par : MARC MOBOUTROUX. le: 15/05/2008 12:11:55
entièrement d'accord avec le commentaire d'enfant de Salo.
Dans le rémède qu'il propose on est bien loin des petites phrases.

Quant à affirmer ses idées comme le propose Fred, ce serait parfait dans un monde ouvert ou relativement ouvert à la contradiction. Là on voit bien que les idées en question ne dépassent pas l'horizon d'un nombre restreint de personnes. Sauf à disposer de médias puissants ce qui n'est pas le cas.
Sinon je citais l'action caritative en tant que moyen utilisé par les Frères musulmans pour montrer qu'il peut exister d'autres moyens que l'attaque frontale (verbale) pour faire passer ses idées.
Par exemple l'idée de la soupe au cochon me semble particulièrment intelligente. J'ignore si les organisateurs ont saisi les instances européennes (ne pas hésiter à se servir des armes de l'ennemi) pour protester contre les interdictions qui leur ont été notifiées, mais il aurait fallu le faire.
Mais loin de moi l'idée de jouer les donneurs de leçons
commentaire n° : 10 posté par : Paul-Emic (site web) le: 15/05/2008 21:28:19

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[Pour une présentation plus détaillée, voir ICI]

 

 


Le 18 janvier

Le 31 du mois d'aout

A celui qui y descend

A la claire fontaine

A las Barricadas

A moi forban, que m'importe la gloire

A travers pierres et dunes

Adieu vieille Europe

Adieu, adieu

Les Adieux suisses

Les Africains

Ah, ah, ah, debout les gars, vive le Roi !

Ah ! oui j’ai le coeur a mon aise

Ah ! Que son entretien est doux

Un aigle noir a plané sur la ville

Allons enfants de la patrie

Ami, entends-tu Le vol noir

Amis, il faut faire une pause

An die Maschinen, an die Maschinen

Anne-Marie (3e REI)

As tu vu la casquette, la casquette

Assaut

Au clocher, nous mettrons…

Au milieu de la bataille

Au monde vétuste et sans joie

Au Tonkin, la Légion immortelle

Aujourd’hui la ligue noire

Aux armes citoyens

Avec mes souvenirs

Le Baudrier

Belle Virginie (les larmes aux yeux)

La Blanche hermine

Les Bleus sont la

Buvons un coup, buvons en deux

C'est Jean François de Nantes

C'est la charge, c’est la foudre

C'est le "4"

C'est nous les Africains

La Casquette

La cavalcade

Ce monde vétuste et sans joie

Le boudin

Les Canuts

Ceux du Liban

Les chacals

La Chamborant

Chanson de Monsieur Henri

Chant de guerre pour l'armée du Rhin

Le Chant des Africains

Le Chant des partisans

Chant du 4e escadron

Le Chant du diable

Chant du glaive de bataille

Le Chant du glaive

Chant du Legionnaire tombe

Chant du RICM

Chantons tous : "noblesse oblige"

A la claire fontaine

La colonne

La Chasse aux loups

Le combat de demain

Combien d'fois l'a t'on parcourue

Les Commandos

La complainte de Mandrin

Contre les Rouges

Contre les Viets

Les Cosaques

Coupo santo

Les cuirassiers

Dans la brume la rocaille

Dans le ciel brille l'étoile

Dans le froid et la famine

Dans le port de Saïgon

Dans les djebels ou sur les routes

La Danse de l’épée

De la bataille, de la bataille

De tous nos regiments

Ah, ah, ah, debout les gars, vive le Roi !

Delta

Depuis la frontière neigeuse

Le 18 janvier

Donnez-moi mon Dieu ce qu'il vous reste

Les Dragons de Noailles

O du schöner Westerwald

En avant braves bataillons

En Afrique malgré le vent, la pluie

En Algérie (dans le djebel)

En les voyant passer sans monture

En marchant dans le soleil levant

En rangs serres l'ennemi nous attaque

En revenant de la revue

En Traineau

Encore un carreau d' cassé

L'enfant de Strasbourg

Es scheint heut’ die Sonne

Et Verdun, la victorieuse

Etait noire la nuit, était rouge le feu

Etre et durer

Eugénie (les larmes aux yeux)

Fanchon

Les Fantassins de Lyon

Le Feu brille et la forêt palpite

Heuten wollen wir marschieren

Le Feu brille

Une flamme sacrée

Fleur d'epine

Le Forban

Foulant la boue sombre...

France, O ma France très belle

La France bouge

La France pleure ses enfants

Francs chasseurs hardis compagnons

Gais et contents/ Nous marchions triomphants

Gaudeamus igitur

Grands dieux ! Que je suis a mon aise

Les grèves

Guêtres aux pieds, pennbaz en main

Hola ! Marchons, les gueux

Les Hussards de Bercheny

Ich hatte einen kameraden

Il y a longtemps que je t’aime

Imnul legionarilor cazuti

J'ai rencontre ce matin devant la haie de mon champ

J'avais un camarade

Je suis l'chef d’une joyeuse famille

Les héros d'autrefois nous convient à leur foi

Hymne à Saint-Michel

Il a toujours vecu dans la souffrance

Il est mort sans une fleur

Ils ont decore Paris

Ils ont traversé le Rhin

Ils sont venus armés par les rouges

J'avais acheté pour ta fête

J'étais un soldat de marine

Je suis Marsouin que m'importe la gloire

Je t'aime Ô ma Patrie

Je veux te revoir, O mon vieux Transvaal

Jean François de Nantes

Un jour dans la fusillade

Le Juif ayant tout pris

Kamerad nin heisst's marschieren

Katiuska

Katyusha

Képi Blanc

Kyrie des gueux

Kyrie eleison, Miserere nostri

Là où nous passons, que tout tremble

Les Lansquenets

Lebe wohl du kleine Monika

La Légion marche (vers le Front)

La Ligue noire

La lune pleure parmi les rameaux

Ma chere maman je vous ecris

Ma mere qui m'a nourrie

Marche du 8e RPIMA

Maréchal, nous voilà

Marie-Dominique

Marie, Marie-Dominique, que foutais-tu à Saïgon

La Marseillaise

Le Marsouin

Massari Marie

Mein Regiment, mein Heimatland

Mein name ist Anne-Marie

Le mercenaire

Le Midi bouge

Mon regiment est le premier de France

Monica

Les Mouchoirs de Cholet

Non non la France bouge elle voit rouge

Non, rien de rien

Nos anciens du Liban

Nous aimons vivre au fond des bois

Nous étions au fond de l'Afrique

Nous etions trop heureux mon amie

Nous etions 20 ou 30

Nous les damnés de la terre entière

Nous marchons tout le long des grèves

Nous sommes des dégourdis

Nous sommes des volontaires au 8e RPIMA

Nous sommes gars de Bretagne

Nous sommes les hommes des troupes d'assaut

Nous sommes trente mille braves

Nous voulons rester Francais

O Michel patron des paras

O porteurs et Askaris, ailo

O Saint Hubert patron des grandes chasses

O Sarie Mares

Occident en avant !

Les oies sauvages

Opium

Panzer rollen in Afrika vor

Papa, maman, je vous ecris

Parademarsch der Legion Condor

Paras marchent à travers le pays

Les Partisans blancs

Pelot d'Hennebont

Pelot de Betton

Petit papa c'est donc la mi-careme

La Petite piste

Peuvent pleuvoir, grenades et gravats

La Piemontaise

La Piste

Plange printre ramuri luna

Pour aimer et pour souffrir

Pour chanter Veni creator, il faut porter chasuble d'or

Pour liberer le pays qu'on enchaine

Primavera

La Protestation

Puisqu'il faut mourir et lutter dans la souffrance...

La prière

Prouvençau, veici la coupo

Quand je bois du vin clairet

Quand la neige a recouvert la plaine

Que son entretien est doux

Que suis-je donc sur cette terre

Le régiment de Sambre et Meuse

Rejouissons-nous tant que nous sommes jeunes

Revere Marsch

Rot scheint die Sonne

La Rue appartient

Sambre et Meuse

Sapeurs, mineurs et bâtisseurs

La Saint Hubert

Sarie Mares

La Sentinelle

Si tu crois en ton destin

Sidi Brahim

Sixième étranger d'infanterie

Le soleil brille

Souffle le vent, sifflent les balles

Sous l'effort de la tempete

Sous les pins de la BA

SS marchons vers l'ennemi

SS marschiert in Feindesland

Stammlied der Propaganda kompanien der Wehrmacht

Strampedemi

La Strasbourgeoise

Sur la piste

Tan, tan terre et ciel, chêne feu rouge et soleil

Tellervo

Terrible hiver pour l’Ukraine

Tiens, voilà du boudin

Le Tourdion

Tous ces fiers enfants de la Gaule

Le Trente-et-un du mois d'aout

Ukraine 1933

La Varsovienne

Vendeens marchons au feu sans effroi

Verdun

Vers l'avenir fidele au passe

Viens avec nous, mon camarade

Le vin clairet

Le Vin gaulois

Vin qui pétille, femme gentille

Vive le vieux vin de vigne, le vieux vin gaulois

La voila la blanche hermine

Le volontaire

Westerwald

Wildganse rauschen durch die Nacht

Wir zogen in das Feld

Wir zogen übers weite Meer

W3C

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