Mercredi 12 mars 2008
Voici la rencontre entre Jean-Marie Bastien-Thiry dont nous évoquions la mémoire hier et Dominique Erulin, telle que rapportée dans la Grande Piste (*), premier tome des mémoires de ce dernier. (Nous remercions son éditeur qui nous aimablement communiqué ce passage).




Enfin l'espoir.


        Je suis contacté alors pour du sérieux. Je rencontre le Colonel Bastien-Thiry par l'intermédiaire de Jean de Brem et Louis de Condé. Le contact a lieu dans le quartier de Montparnasse par une journée magnifiquement ensoleillée. Je suis surtout frappé par son air de grande jeunesse, un Colonel, lui ? Bien sûr, il ne ressemble pas à nos rugueux Colonels Paras, mais c'est son regard extraordinaire, où se reflète une grande intelligence, qui me frappe et me séduit le plus. Je réponds tout de suite présent pour une « action très grave et importante », et me voilà recruté. Comme il m'est demandé si j'ai quelqu'un à recommander, je fais rentrer dans notre affaire mon ami JCD et c'est tout ! Il y a déjà toute une équipe qui travaille sur cette « action importante » et le cloisonnement reste sévère. Rapidement, je découvre de quoi il s'agit : « liquider une bonne fois pour toute l'Ordure ». Nous prêtons tous serment de rester d'une discrétion absolue auprès de nos familles et amis. On me demande alors de cesser toute autre activité pour ne pas risquer de traîner derrière moi des indésirables. Nous appliquons dès lors de grandes mesures de sécurité pour nos rendez-vous notamment ; ils ne se passent jamais au même endroit et jamais au complet, chaque jour dans un café différent. Des autres participants, je ne sais pas grand-chose, à part mes amis déjà cités il y a un certain nombre de Pieds-noirs, et le reste sont des anciens Paras ou Légionnaires, comme moi. Nous savons que notre action sera suivie aussitôt d'une prise de pouvoir et que nous ne devons surtout pas rater l'Infâme. Nous avons un ou plusieurs agents à l'Elysée au plus haut niveau qui nous renseignent sur ses mouvements. Enfin quelque chose de sérieux qui se prépare, il était temps. Je suis très flatté d'avoir été choisi. Ma connaissance de l'armement me fait distinguer pour servir un des deux FM 24-29 en notre possession, arme que je connais parfaitement. J'apprends à cette occasion qu'ils ont été récupérés le 7 janvier de cette même année au camp de Satory au cours d'une opération, type commando, menée par l'Adjudant Robin, un tout bon. En attendant, nous faisons de nombreuses planques et repérages sur des itinéraires donnés afin de vérifier la justesse de certaines informations communiquées sur les habitudes du « gibier », et choisir le lieu de la future action. Il est décidé qu'elle aura lieu finalement dans la région parisienne pour faciliter surtout le regroupement du commando, comme sa dispersion, sur l'un des trois itinéraires top secrets que choisit la « cible » pour gagner Villacoublay, où l'attend un avion pour rejoindre St Dizier. A partir de là, il rejoint la Boisserie par la route au milieu d'un dispositif important de gendarmerie pour ce dernier parcours, rendant toute action difficile. Le véritable point faible qui nous apparaît est sans discussion possible le trajet Elysée-Villacoublay. En effet, par mesure de sécurité et de secret, le convoi ne quitte, toujours très discrètement, le palais présidentiel qu'avec une faible escorte et ne choisit l'itinéraire du jour qu'en cours de route, d'où absence généralement de dispositif spécial de protection sur le parcours. Nous retenons d'abord trois ou quatre endroits possibles, mais, après études et répétitions, le plus adéquat et le plus tranquille semble sur l'avenue, venant de Paris, qui mène au rond-point du Petit-Clamart, la voie y est bien dégagée et nous permettra une bonne possibilité de tir efficace limitant les risques de bavures. Nous nous installerons d'ailleurs à quelques centaines de mètres en amont de ce rond-point. Il n'y a plus qu'à attendre le jour béni où de Gaulle empruntera l'itinéraire en question, et qu'en plus tout sera prêt pour la prise de pouvoir. Nous sommes plusieurs fois en place en vain, le diable semble le protéger car, à chaque fois, il est choisi un des autres parcours. Il est très difficile à l'époque de rester longtemps quelque part sans risquer une interpellation de la police. La recherche d'armes et d'explosifs est telle à ce moment que l'on se fait stopper parfois plusieurs fois sur de courtes distances, contrôler avec fouille du coffre et de la voiture. C'est très désagréable et sans doute efficace. Il m'arrivera cependant une fois d'avoir, revenant d'une séance de tir au club de Versailles, une arme sur la banquette arrière à peine recouverte d'une couverture lors d'un contrôle impromptu. Je dois être un peu pâle mais heureusement tout se passe bien, je suis tombé sur des flics fatigués. A l'époque, malgré tous les risques, nous - c.a.d. beaucoup d'anciens de nos unités - allions tirer très souvent au Club de Tir de Versailles, où personne ne semblait s'inquiéter de la provenance de nos armes et munitions. C'est à peine croyable quand j'y repense.

         En Algérie, pendant ce temps, la répression s'accroît encore car « l'armée française » collabore maintenant directement avec le FLN pour éliminer tout ce qui est pro-AF, Français comme Musulmans. Tombent alors un grand nombre de patriotes (on n'en saura jamais le nombre), dont il me faut citer le Capitaine Le Pivain, fils de l'Amiral et ami de mon frère. Lui sera assassiné par des Gendarmes SS le 7 février 62 à Belcourt, lors d'un barrage ou plutôt d'une embuscade très suspecte.



Le capitaine Philippe Le Pivain, défilant ici à la tête de ses hommes
du 5e REI à Djelfa, en juin 1958.


         La torture, qui choquait tant les bonnes âmes au moment de la bataille d'Alger contre les poseurs de bombes, assassins de civils sans défense, ne paraît déranger plus personne quand il s'agit de martyriser les partisans de l'Algérie française. Les Gendarmes Mobiles se distinguent particulièrement dans l'abominable, mais ils sont quand même battus dans l'horreur et l'atroce par le FLN. Je me sens enragé contre ces salauds.


Dominique Erulin, La Grande piste (*).


(* Disponible aux Editions de la Reconquête, ou en France notamment à SA DPF, La Caillauderie, 86190 Chiré en Montreuil (tél. 05 49 51 83 04, fax. 05 49 51 63 50) qui vient par ailleurs de publier un imposant catalogue général 2007 avec des milliers de références.).
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[Pour une présentation plus détaillée, voir ICI]

 

 


Le 18 janvier

Le 31 du mois d'aout

A celui qui y descend

A la claire fontaine

A las Barricadas

A moi forban, que m'importe la gloire

A travers pierres et dunes

Adieu vieille Europe

Adieu, adieu

Les Adieux suisses

Les Africains

Ah, ah, ah, debout les gars, vive le Roi !

Ah ! oui j’ai le coeur a mon aise

Ah ! Que son entretien est doux

Un aigle noir a plané sur la ville

Allons enfants de la patrie

Ami, entends-tu Le vol noir

Amis, il faut faire une pause

An die Maschinen, an die Maschinen

Anne-Marie (3e REI)

As tu vu la casquette, la casquette

Assaut

Au clocher, nous mettrons…

Au milieu de la bataille

Au monde vétuste et sans joie

Au Tonkin, la Légion immortelle

Aujourd’hui la ligue noire

Aux armes citoyens

Avec mes souvenirs

Le Baudrier

Belle Virginie (les larmes aux yeux)

La Blanche hermine

Les Bleus sont la

Buvons un coup, buvons en deux

C'est Jean François de Nantes

C'est la charge, c’est la foudre

C'est le "4"

C'est nous les Africains

La Casquette

La cavalcade

Ce monde vétuste et sans joie

Le boudin

Les Canuts

Ceux du Liban

Les chacals

La Chamborant

Chanson de Monsieur Henri

Chant de guerre pour l'armée du Rhin

Le Chant des Africains

Le Chant des partisans

Chant du 4e escadron

Le Chant du diable

Chant du glaive de bataille

Le Chant du glaive

Chant du Legionnaire tombe

Chant du RICM

Chantons tous : "noblesse oblige"

A la claire fontaine

La colonne

La Chasse aux loups

Le combat de demain

Combien d'fois l'a t'on parcourue

Les Commandos

La complainte de Mandrin

Contre les Rouges

Contre les Viets

Les Cosaques

Coupo santo

Les cuirassiers

Dans la brume la rocaille

Dans le ciel brille l'étoile

Dans le froid et la famine

Dans le port de Saïgon

Dans les djebels ou sur les routes

La Danse de l’épée

De la bataille, de la bataille

De tous nos regiments

Ah, ah, ah, debout les gars, vive le Roi !

Delta

Depuis la frontière neigeuse

Le 18 janvier

Donnez-moi mon Dieu ce qu'il vous reste

Les Dragons de Noailles

O du schöner Westerwald

En avant braves bataillons

En Afrique malgré le vent, la pluie

En Algérie (dans le djebel)

En les voyant passer sans monture

En marchant dans le soleil levant

En rangs serres l'ennemi nous attaque

En revenant de la revue

En Traineau

Encore un carreau d' cassé

L'enfant de Strasbourg

Es scheint heut’ die Sonne

Et Verdun, la victorieuse

Etait noire la nuit, était rouge le feu

Etre et durer

Eugénie (les larmes aux yeux)

Fanchon

Les Fantassins de Lyon

Le Feu brille et la forêt palpite

Heuten wollen wir marschieren

Le Feu brille

Une flamme sacrée

Fleur d'epine

Le Forban

Foulant la boue sombre...

France, O ma France très belle

La France bouge

La France pleure ses enfants

Francs chasseurs hardis compagnons

Gais et contents/ Nous marchions triomphants

Gaudeamus igitur

Grands dieux ! Que je suis a mon aise

Les grèves

Guêtres aux pieds, pennbaz en main

Hola ! Marchons, les gueux

Les Hussards de Bercheny

Ich hatte einen kameraden

Il y a longtemps que je t’aime

Imnul legionarilor cazuti

J'ai rencontre ce matin devant la haie de mon champ

J'avais un camarade

Je suis l'chef d’une joyeuse famille

Les héros d'autrefois nous convient à leur foi

Hymne à Saint-Michel

Il a toujours vecu dans la souffrance

Il est mort sans une fleur

Ils ont decore Paris

Ils ont traversé le Rhin

Ils sont venus armés par les rouges

J'avais acheté pour ta fête

J'étais un soldat de marine

Je suis Marsouin que m'importe la gloire

Je t'aime Ô ma Patrie

Je veux te revoir, O mon vieux Transvaal

Jean François de Nantes

Un jour dans la fusillade

Le Juif ayant tout pris

Kamerad nin heisst's marschieren

Katiuska

Katyusha

Képi Blanc

Kyrie des gueux

Kyrie eleison, Miserere nostri

Là où nous passons, que tout tremble

Les Lansquenets

Lebe wohl du kleine Monika

La Légion marche (vers le Front)

La Ligue noire

La lune pleure parmi les rameaux

Ma chere maman je vous ecris

Ma mere qui m'a nourrie

Marche du 8e RPIMA

Maréchal, nous voilà

Marie-Dominique

Marie, Marie-Dominique, que foutais-tu à Saïgon

La Marseillaise

Le Marsouin

Massari Marie

Mein Regiment, mein Heimatland

Mein name ist Anne-Marie

Le mercenaire

Le Midi bouge

Mon regiment est le premier de France

Monica

Les Mouchoirs de Cholet

Non non la France bouge elle voit rouge

Non, rien de rien

Nos anciens du Liban

Nous aimons vivre au fond des bois

Nous étions au fond de l'Afrique

Nous etions trop heureux mon amie

Nous etions 20 ou 30

Nous les damnés de la terre entière

Nous marchons tout le long des grèves

Nous sommes des dégourdis

Nous sommes des volontaires au 8e RPIMA

Nous sommes gars de Bretagne

Nous sommes les hommes des troupes d'assaut

Nous sommes trente mille braves

Nous voulons rester Francais

O Michel patron des paras

O porteurs et Askaris, ailo

O Saint Hubert patron des grandes chasses

O Sarie Mares

Occident en avant !

Les oies sauvages

Opium

Panzer rollen in Afrika vor

Papa, maman, je vous ecris

Parademarsch der Legion Condor

Paras marchent à travers le pays

Les Partisans blancs

Pelot d'Hennebont

Pelot de Betton

Petit papa c'est donc la mi-careme

La Petite piste

Peuvent pleuvoir, grenades et gravats

La Piemontaise

La Piste

Plange printre ramuri luna

Pour aimer et pour souffrir

Pour chanter Veni creator, il faut porter chasuble d'or

Pour liberer le pays qu'on enchaine

Primavera

La Protestation

Puisqu'il faut mourir et lutter dans la souffrance...

La prière

Prouvençau, veici la coupo

Quand je bois du vin clairet

Quand la neige a recouvert la plaine

Que son entretien est doux

Que suis-je donc sur cette terre

Le régiment de Sambre et Meuse

Rejouissons-nous tant que nous sommes jeunes

Revere Marsch

Rot scheint die Sonne

La Rue appartient

Sambre et Meuse

Sapeurs, mineurs et bâtisseurs

La Saint Hubert

Sarie Mares

La Sentinelle

Si tu crois en ton destin

Sidi Brahim

Sixième étranger d'infanterie

Le soleil brille

Souffle le vent, sifflent les balles

Sous l'effort de la tempete

Sous les pins de la BA

SS marchons vers l'ennemi

SS marschiert in Feindesland

Stammlied der Propaganda kompanien der Wehrmacht

Strampedemi

La Strasbourgeoise

Sur la piste

Tan, tan terre et ciel, chêne feu rouge et soleil

Tellervo

Terrible hiver pour l’Ukraine

Tiens, voilà du boudin

Le Tourdion

Tous ces fiers enfants de la Gaule

Le Trente-et-un du mois d'aout

Ukraine 1933

La Varsovienne

Vendeens marchons au feu sans effroi

Verdun

Vers l'avenir fidele au passe

Viens avec nous, mon camarade

Le vin clairet

Le Vin gaulois

Vin qui pétille, femme gentille

Vive le vieux vin de vigne, le vieux vin gaulois

La voila la blanche hermine

Le volontaire

Westerwald

Wildganse rauschen durch die Nacht

Wir zogen in das Feld

Wir zogen übers weite Meer

W3C

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