Derrière le mythe d’un faux mahatma : un Gandhi raciste, eugéniste, élitiste
(ECRITS DE PARIS, DÉCEMBRE 2005)
par Jim REEVES
Coup de trafalgar sur la planète des singes. Un article d’Arnaud Imatz publié dans le numéro d’Août de La Nouvelle Revue d’Histoire de Dominique Venner descend en flammes une des idoles sacrées de l’idéologie des Droits de l’Homme, Salvador Allende. Dont l’historien chilien Farias rapporte le passé « antisémite, homophobe et nazistoïde » (RIVAROL, 29/7/05). Un sublime morceau de révisionnisme qui n’a pas fini de coller des ulcères aux donneurs de leçons et faiseurs de morale pullulant dans la société du spectacle.
Mais, attendez, on ne va pas se gêner pour battre le fer tant qu’il est chaud. Il y a mieux dans la même veine.
L’icône des icônes. Mohandas Karamchand Gandhi. Le mahatma. Celui auquel tous les guides-imposteurs de la pensée universelle formatée, de la bouillasse des Droits de l’Homme, de l’unicité de la race humaine, de l’égalitarisme social et intellectuel, font référence afin d’asseoir leur renommée ou de s’ouvrir l’accès à la perfection démocratique. Le maître à penser de Mandela, de Mickael, dit « Martin Luther » King et du troupeau innombrable de ceux qui depuis trois quarts de siècle tournoient en psalmodiant son nom.
Gandhi, s’il fut utilisé par eux et continue de l’être par leurs disciples, n’était peut-être pas un imposteur. Simplement, son combat n’est pas ce qu’on en dit. En sorte qu’il représente, au même titre que le maître plagiaire Einstein, l’une des grandes impostures intellectuelles du XXe siècle. Aussitôt reconduite en ce début de XXIe afin que rien ne soit changé à l’ordre intellectuel planétaire régnant.
Non seulement l’image que l’on a de Gandhi ne correspond à aucune réalité mais surtout le personnage fut le contraire de ce que véhicule sa légende.
Le libérateur de l’Inde, admirateur passionné de l’Empire britannique, se dressa contre les nationalistes radicaux indiens dont il dénonçait avec vigueur le combat armé. Le guru ascète et austère flattait un islam turco-mongol attisé par la chari’a. Le pacifiste de la résistance passive n’en prit pas moins, dans la Guerre des Boers, ouvertement parti contre les Afrikaners au point de féliciter les généraux anglais vainqueurs, auteurs des premiers massacres du XXe siècle et des premiers camps d’extermination de l’Histoire. En 1906, il s’engagea comme sergent-major dans les troupes britanniques lors de la dernière des guerres zouloues, qui fut la plus brutale. Le défenseur des petits était un partisan du système des Castes. L’ennemi des dalits, ces Intouchables d’une société hindoue dans laquelle lui-même faisait partie des classes supérieures. Le porte-drapeau de l’antiracisme fut un Indo-Aryen convaincu, qui poussait l’eugénisme jusqu’à une défense obstinée de la pureté des races et la reconnaissance de la supériorité de l’anglo-germanique sur toutes les autres. « Nous croyons autant (que les Blancs) en la nécessité de la pureté raciale, va-t-il jusqu’à écrire, simplement nous pensons que cette idée sera le mieux servie par la reconnaissance de la pureté de toutes les races ». Ce qui le conduit même à affirmer que « la race blanche doit demeurer dominante en Afrique du Sud ». Et, avec le recul, ridiculise plaisamment ses sectateurs actuels.
Ainsi une délégation des porte-parole de la lutte pour les droits civiques des Noirs US — Thurman, Carroll, Mays, Tobias, Nelson — se rendit à Delhi et put en revenir éblouie d’une entrevue au cours de laquelle lui furent tenus les propos qu’ils voulaient entendre. "Martin Luther" King fit, en compagnie de sa femme, dix ans après la mort du prophète, un pèlerinage sur les lieux saints et jusqu’à sa disparition témoigna avec chaleur d’une convergence supposée de leurs convictions. Mais le culte le plus extravagant est encore celui que continue à lui vouer Nelson Mandela. A la fin des années 1940, l’African National Congress, dont il deviendra la figure emblématique, ayant sollicité le patronage de Gandhi, au sommet de sa gloire, s’entendit répondre que le combat pour l’émancipation des Indiens d’Afrique du Sud ne devait pas être pris pour une attaque contre l’apartheid.
L’apartheid, ou développement séparé des races, fut au contraire au centre de l’idéologie de coexistence pacifique chère à Gandhi. Il soutint en Afrique du Sud à la fois la colonisation et l’instauration d’une loi blanche hégémonique. Prônant même la réduction de l’immigration indienne en laquelle il voyait un facteur handicapant pour le développement souhaitable d’une colonisation européenne qu’il considérait indispensable à la promotion des Africains !
Ce qu’il appelle la « race anglaise » exerce sur lui une formidable attraction. Le 1er juillet 1904, lors d’un discours au Cap, il précise que les Indiens « savent parfaitement quelle est ici la race dominante et qui gouverne. Ils n’aspirent à aucun statut égalitaire avec les Européens. Ils pensent que leur développement doit être séparé. » Se méfiant des Bantous comme de la peste, les Indiens, eux, « ne demandent d’autres libertés que celles de s’installer, circuler, commercer et posséder des terres sans autres entraves que celles des règles légales normales ». Même à l’approche de la quarantaine, et bien que la partition du Bengale, qui a plongé l’Inde dans un engrenage de violences sans fin, l’ait fait douter de la perfection de la loi britannique, il ne renoncera pas pour autant à son admiration pour l’Empire : « J’ai rarement rencontré quelqu’un qui ait autant chéri que moi, dans toute ma loyauté, la constitution britannique ».
LE MÉPRIS DU "CAFRE" ET DU DALIT.
Dans l’Inde en feu, il dénonce comme "shihavis", ou patriotes dévoyés, les terroristes qui recourent à l’action directe : « L’Inde, s’écrie-t-il, n’a rien à gagner à passer sous la coupe de meurtriers, qu’ils soient noirs ou qu’ils soient blancs ». A ses yeux celui qui a tenté d’assassiner l’administrateur anglais lord Curzon « est un couard ». Ainsi se crée-t-il les ennemis qui, quarante ans plus tard, finiront par l’abattre : « Ils sont nombreux, ceux qui exultent quand explosent des bombes. Cela montre leur ignorance et leur incompréhension : les bombes qui tuent des Anglais retomberont sur l’Inde après leur départ. La liberté obtenue par la violence est une liberté éphémère. »
Il ne suffira pas de dire que seul son pacifisme lui inspire de tels propos quand il aura passé la plus grande partie de sa vie à proclamer son amour de la patrie britannique. Alors même qu’il organise en Afrique du Sud ses premiers satyâgraha en défense de la communauté hindoue, il publie en 1907 dans le Star de Johannesburg une lettre dans laquelle il se proclame « amoureux de l’Empire Britannique et citoyen (non électeur) du Transvaal ». Pour lui il existe une analogie sociologique directe entre l’Inde et l’Afrique du Sud. L’une et l’autre étant divisées en trois classes. Les brahmanes hindous correspondent en Afrique du Sud aux Anglo-germaniques. Vaisyas ou sudras, formant la caste commerçante, dont il est issu, sont identifiés aux Hindous. Enfin, il repousse les Bantous parmi les dalits, ou intouchables.
Cette conviction est capitale. Au-delà de tout ce que la légende droit de l’hommiste a colporté au fil du temps. Dans son livre « The Black Intouchables of India » l’historien V.T. Rajshekar rapporte les propos explicites du Dr Ambedkar, chef des Intouchables Noirs : « Gandhi a été jusqu’au bout un adversaire déterminé des Intouchables. Je n’utilise pas le mot ennemi encore que cela serait parfaitement justifié ». Un comportement façonné par l’expérience fondamentale tirée de ses années d’agitation sud-africaines.
LA MIXITÉ, VOILÀ L’ENNEMIE
La mobilisation des Hindous qu’il suscite prend prétexte d’une subite modification, par l’administration coloniale, d’une classification qui les assimile aux Bantous. Ce qui lui paraît intolérable. Lorsqu’une loi interdit toutes relations intercommunautaires Blancs/Métis (ou Coloureds) — auxquels sont rattachés les Hindous —, il se dresse contre une vexation jugée inutile : « S’il est une chose que l’Indien chérit plus que tout, c’est la pureté de son groupe. » Et quand la municipalité de Johannesburg veut imposer des Noirs dans le quartier hindou, c’en est trop : « Pourquoi d’entre tous les lieux, à Johannesburg, le quartier indien a-t-il été choisi pour y déverser ("dumping down") tous les Cafres de la ville ? Cela dépasse mon entendement. Bien entendu, sur mon intervention, le Conseil municipal doit débarrasser ce quartier de ces Cafres. Quant à la mixité entre Cafres et Hindous, je dois confesser que j’y suis absolument opposé. »
Résistance passive et désobéissance civile ont pour corollaire l’arrestation, la prison et le martyre. Lesquels représentent les fondements affichés de la stratégie "gandhienne". L’un de ses engagements essentiels ne consistera-t-il pas à convaincre les Hindous d’accepter la légitimité de l’islam, fût-ce au prix de leur propre massacre ? Aussi ne se révolte-t-il pas lorsque ses activités antigouvernementales le font interner en 1906 dans une prison sud-africaine. Ce qui fait en revanche l’objet de ses protestations, c’est d’avoir dû, ainsi que ses compagnons, partager les cellules des "natives". Parmi lesquels, déclarait-il dans Indian Opinion du 7 février 1908, « nombreux sont encore ceux qui sont proches de l’animal ». Et de se plaindre d’avoir été « nuit et jour importuné par leur horrible vacarme et leurs hurlements ». Ajoutant avec une singulière franchise : « N’être pas classés parmi les Blancs, nous pouvions le comprendre, mais ravalés au niveau des Cafres était plus que ce que nous pouvions supporter. En général, ils ne sont pas civilisés. Mais c’est pire dans les prisons où ils sont odieux, très sales et se comportent en bêtes. »
Utilisant systématiquement le terme "kaffir", alors la pire insulte pour un Bantou, Gandhi ne peut ignorer la charge de mépris dont le Coran l’affuble pour désigner les non-croyants et particulièrement les Africains. En 1909, l’un de ses satyâgraha aura pour objet, justement, d’obtenir que les Hindous ne soient plus incarcérés avec les Africains.
GANDHI : UN INDO-ARYEN
S’il fait souvent référence au christianisme, Gandhi est d’abord un Hindou. Quoi qu’on lui ait fait dire au tard de sa vie, il milita tout au long de celle-ci pour le maintien du système des castes. Seule la falsification historique qui entoure sa mémoire a pu gommer une admiration pour la couronne britannique et la « race anglaise » qui est omniprésente dans ses écrits et ses discours. Il est vrai que, dans l’imposture généralisée de la pensée contemporaine, sont aussitôt assimilés à du satanisme, eugénisme et racisme biologique qui, il y a un siècle, allaient de soi : « Les Anglais, comme les Indiens, peut-on lire dans "Collected Works of M.K. Gandhi — Vol. 1. pp150/1", sont issus de la même souche, les Indo-Aryens. Je citerai ce passage de "Indian Empire" de W.W. Hunter : "Cette race très noble appartenait à la souche aryenne ou indo-germanique dont descendent les brahmanes, les Rajputs et les Anglais. Son foyer d’origine le plus ancien aura été l’Asie centrale." » Gandhi était convaincu, comme un grand nombre d’intellectuels de ce temps, que les Indo-Aryens avaient simultanément colonisé une partie de l’Inde et la péninsule eurasienne. S’affirmant lui-même Indo-Aryen — « si ma peau est noire, mon cœur est aussi blanc que celui de n’importe quel Blanc », il revendiquait avec fierté sa qualité de citoyen britannique. « Quelles que soient les raisons de la venue en Inde des Britanniques, écrit-il le 1er juin 1907 dans Indian Opinion, nous avons beaucoup à apprendre d’eux. Ils sont courageux …honnêtes… Ils sont une nation puissante et l’Inde profite énormément de leur présence. Il n’est pas souhaitable que soit mis fin à la loi britannique en Inde ».
Agneya Panja, historienne indienne installée au Canada, montre avec précision que cette complicité était d’ailleurs à double sens. La légende d’un Gandhi rassemblant l’Inde derrière lui pour la lancer à l’assaut du colonialisme anglais fut totalement fabriquée à Londres. Dès les années 1930, le (faux) mahatma était déconsidéré dans toutes les classes sociales du sous-continent. Pour le Foreign Office, tant que la désobéissance civile serait la seule opposition à laquelle il serait confronté, l’Union Jack continuerait à flotter sur New Delhi. Or l’Inde aura été l’atout déterminant de l’émergence planétaire de l’Empire britannique. Une étude récente de l’économiste B.R. Tomlinson — Economy : The Periphery — le montre au-delà de toute ambiguïté. En 1750, la part de l’Angleterre dans l’industrie mondiale était de 1,9 % et celle de l’Inde de 24,5 %. En 1757, le Royaume-Uni prend pied en Inde. En 1900, 18,5 % de l’industrie mondiale est anglaise. La part de l’Inde est passée à 1,7 %.
Que l’évolution générale et les événements qui se déroulèrent en Inde aient par la suite conduit Gandhi à orienter son champ d’action sur des positions sensiblement différentes ne fait pas de doute. Les crises internes subies par un pays confronté à la montée des radicalismes centripètes liés à la dérive vers l’indépendance — musulman, avec le mouvement khilafat, apparu en réaction à la suppression du caliphat en 1924 par Kemal Atatürk, et sikh qui s’acheva dans les massacres d’Amritsar au Pendjab en 1919 — l’obligèrent en effet à recentrer sa stratégie de résistance passive sur des objectifs immédiats. Mais on ne le vit nulle part remettre en cause les grandes options sur lesquelles il étaya, en Afrique du Sud, l’essentiel de sa doctrine : le racisme biologique, l’eugénisme, l’inégalitarisme fondateur des sociétés humaines, les rapports de civilisations entre les peuples européens et les autres. Au musée Gandhi de Bombay figurait d’ailleurs en 1982 une lettre fort respectueuse adressée par le Mahatma à « Dear Mr Hitler ».
Sur toutes ces questions, il faut toute la puissance de la falsification médiatique contemporaine pour maintenir inébranlablement l’affabulation orwellienne que constitue le mythe "gandhien".
Jim REEVES.
Index des chants de France (chants militaires et chants de tradition) présents sur ce site. Pour permettre de
retrouver plus facilement les chants, ceux-ci possèdent plusieurs entrées : les polices normales renvoient aux titres des chants, les mots en italique aux premières phrases des premiers couplets,
et les mots en gras au débuts des refrains. Le tout classé par ordre alphabétique. Les articles le, la les, l', un et une ne sont pas pris en compte.
[Pour une présentation plus détaillée, voir ICI]
A moi forban, que m'importe la gloire
Ah, ah, ah, debout les gars, vive le Roi !
Ah ! oui j’ai le coeur a mon aise
Ah ! Que son entretien est doux
Un aigle noir a plané sur la ville
An die Maschinen, an die Maschinen
As tu vu la casquette, la casquette
Au terrain (qui rassemble dans l'ombre)
Au Tonkin, la Légion immortelle
Belle Virginie (les larmes aux yeux)
Buvons un coup, buvons en deux
C'est la charge, c’est la foudre
Chacun maint'nant cherche des souv'nirs de la guerre
Chant de guerre pour l'armée du Rhin
Chantons tous : "noblesse oblige"
Colonel Cazeille (Chant de promo)
Combien d'fois l'a t'on parcourue
Dans les djebels ou sur les routes
De la bataille, de la bataille
Ah, ah, ah, debout les gars, vive le Roi !
Digue ding don don/ Ce sont les filles des forges
Donnez-moi mon Dieu ce qu'il vous reste
En avant, Légionnaire de l’Afrique
En Afrique malgré le vent, la pluie
En les voyant passer sans monture
En marchant dans le soleil levant
En rangs serres l'ennemi nous attaque
Etait noire la nuit, était rouge le feu
Le Feu brille et la forêt palpite
La foudre de l'assaut, la mitraille ennemie
France, O ma France très belle
Francs chasseurs hardis compagnons
Gais et contents/ Nous marchions triomphants
Grands dieux ! Que je suis a mon aise
Guêtres aux pieds, pennbaz en main
Les hommes sont la groupés près de lui
Hymne de l'Infanterie de marine
Il y a longtemps que je t’aime
J'ai rencontre ce matin devant la haie de mon champ
Je suis l'chef d’une joyeuse famille
Les héros d'autrefois nous convient à leur foi
Il a toujours vecu dans la souffrance
Ils sont venus armés par les rouges
Je suis Marsouin que m'importe la gloire
Je veux te revoir, O mon vieux Transvaal
Kamerad nin heisst's marschieren
Kyrie eleison, Miserere nostri
Là où nous passons, que tout tremble
La Légion marche (vers le Front)
Libère-toi, France, libere-toi
La lune pleure parmi les rameaux</ em>
La maman du petit homme lui dit un matin
Marie, Marie-Dominique, que foutais-tu à Saïgon
Mein Regiment, mein Heimatland
Mon regiment est le premier de France
La Mort (chevauche à travers le pays)
Non non la France bouge elle voit rouge
Nous aimons vivre au fond des bois
Nous étions au fond de l'Afrique
Nous etions trop heureux mon amie
Nous les damnés de la terre entière
Nous marchons tout le long des grèves
Nous sommes des volontaires au 8e RPIMA
Nous sommes les hommes des troupes d'assaut
Nous sommes trente mille braves
O Saint Hubert patron des grandes chasses
Outside the barracks by the corner light
Par les monts et par les plaines
Parademarsch der Legion Condor
Paras marchent à travers le pays
Pas de mollesse restons jeunes
Petit papa c'est donc la mi-careme
Peuvent pleuvoir, grenades et gravats
Pour chanter Veni creator, il faut porter chasuble d'or
Pour faire un soldat de marine
Pour liberer le pays qu'on enchaine
Pour le repos, le plaisir du militaire
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