par LeBerlioz
Il s’agit d’un terme d’argot utilisé dans le langage de ceux qui se lèvent tôt le matin, pour rendre nos rues propres : les éboueurs.
La biffe est en réalité la récup’ que font les éboueurs parisiens dans nos poubelles, où se trouvent paraît-il des choses intéressantes.
Théoriquement, les éboueurs n’ont pas le droit de récupérer quoi que ce soit.
Mais les cadres se sont vite aperçus que si les consignes étaient strictement appliquées, et les agents récupérateurs sanctionnés, les rues étaient relativement sales, et les agents mécontents, et donc leurs cadres, et donc la mairie, et donc les contribuables.
Alors, tout le monde ferme les yeux ; c’est de bonne guerre, en sachant qu’il ne s’agit pas d’un vol, et qu’à l’heure de l’écologie reine, tout ce qui diminue le volume de déchets, et tout ce qui est recyclé, c’est toujours ça en moins dans les décharges ou les incinérateurs.
La plupart des choses récupérées sont lourdes et peu volumineuses. Il s’agit essentiellement de métaux. Avec l’envolée des prix des matières premières, un kilo de cuivre s’achète 4 euros, le laiton 2,80 euros, le plomb et l’aluminium 1 euro.
En gros, chaque éboueur arrive plus ou moins à en vendre pour 100 euros mensuels, ce qui arrondi les fins de mois, et permet de payer certains imprévus : frais de soins, panne de voiture, changement de four, ou carrément de se payer de petites vacances.
Bref, tout le monde s’y retrouvait.
Mais depuis 2 ans, un nouveau concurrent à la biffe est apparu : le Chinois.
En effet, chaque matin, des dizaines de Chinois arpentent les rues de Paris, à 5H00, soit une heure avant le passage de la première benne, vers 6h15.
Les Chinois, équipés de caddies récupèrent les vêtements, l’électroménager, et les métaux, avant de raffistoler le tout, et de les revendre aux puces de Montreuil, et aux ferrailleurs de la petite couronne.
Les éboueurs n’arrivent plus à arrondir leurs fins de mois comme ils le faisaient auparavant.
L’immigration clandestine est donc bien un fléau touchant principalement les couches les plus basses de la population.
LeBerlioz pour Club Acacia
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