Le 26 février, le futur maréchal Pétain prend la direction de la défense de Verdun. Chaque centimètre carré de terrain est disputé avec une ardeur prodigieuse. Des forts sont pris, perdus, repris et perdus à nouveau en quelques heures. Les Allemands progressent mais n’emportent pas de victoire décisive. Ils lancent une nouvelle attaque, le 21 juin, Thiaumont, Fleury et Froideterre tombent. L’offensive sur la Somme les oblige à desserrer l’étau sur Verdun : après une dernière attaque en juillet, les Allemands passent à la défensive. Douaumont est reconquis le 24 octobre, Vaux le 2 novembre.
Verdun ne sera complètement dégagé qu’en août 1917. De cette bataille emblématique de la guerre civile européenne, 163 000 Français ne reviendront pas ; les Allemands perdront à Verdun 143 000 hommes. Le Maréchal Pétain, attend quant à lui depuis plus de quatre-vingt-dix ans que sa dernière volonté soit respectée : reposer auprès de ses hommes, ses camarades tombés au champ d’honneur, au mémorial de Douaumont.Les paroles de ce chant sont de Jack Cazol et Eugène Joullot ; la musique est l’œuvre de René Mercier. Il fut créé en 1916 ; Verdun a inspiré de nombreux autres chants.
Il a juré d’être victorieux !
De tous côtés les corbeaux se faufilent
Dans les sillons et dans les chemins creux.
Mais tout à coup, le coq gaulois claironne :
Cocorico, debout petit soldat !
Le soleil luit, partout le canon tonne,
Jeune héros, voici le grand combat !
Et Verdun la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des morts de la Meuse,
Halte-là ! On ne passe pas...
Plus de morgue, plus d’arrogance.
Fuyez barbares et laquais,
C’est ici la porte de France
Et vous ne passerez jamais !
II. Les ennemis s’avancent avec rage,
Enorme flot d’un immense océan
Semant la mort partout sur son passage
Ivres de bruit, de carnage et de sang
Ils vont passer... quand relevant la tête
Un officier dans un suprême effort,
Quoique mourant, crie : "à la baïonnette"
"Hardi les gars, debout, debout les morts !"
Refrain.
III. Mais nos enfants dans un élan sublime
Se sont dressés. Et bientôt l’aigle noir
La rage au cœur, impuissant en son crime,
Vit disparaître son suprême espoir
Les vils corbeaux devant l’âme française
Tombent sanglant, c’est le dernier combat
Pendant que nous chantons la Marseillaise
Les assassins fuient devant les soldats.
Refrain.
le héros de Verdun
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« Le chant de tradition des parachutistes est inspiré d’un cantique béarnais dédié à Notre-Dame-du-Bout-du-Pont et chanté, d’après la légende, par Jeanne d’Albret en accouchant du futur Henri IV. Les paroles sont adaptées de la version créée pour les scouts routiers par le père Doncœur et publiées pour la première fois dans le recueil de Chant de Roland en 1927. Représentant les anciens dieux du tonnerre des mythologies celtes et nordiques, les parachutistes ont choisi saint Michel comme patron. L’archange est le chef des armées célestes, en se plaçant sous sa protection, les parachutistes veulent lui ressembler : « La mer s’est ébranlée et la terre a tremblé là où saint Michel est descendu du ciel », nous dit l’Offertoire de la messe du 8 mai qui lui est dédiée. Que ce patronage leur rappelle que le rôle du soldat n’est pas de porter la guerre et le désordre, mais de ramener la paix, disait François Casta quand il était aumônier au 1er B.P.C.
C’est Charlemagne qui décrète le 29 septembre, fête officielle de l’empire, saint Michel est proclamé patron et chef des Gaules. Cette consécration est authentifiée par les nombreux miracles qui la confirment et renouvelée par les pèlerinages au mont Saint-Michel effectués par les saints, les rois et les princes de l’Eglise tout au long de l’histoire de France. »
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