Avertissement
Toutes explications et motifs seront donnés en temps utiles...
Nous reconstituerons en attendant les archives du site et ajouterons quelques articles qui nous seront communiqués.
[Pol Vandromme s'est éteint le 28 mai 2009 à l'âge de 82. Voici un hommage publié par Valeurs
Actuelles.]
Cher Pol, comme ces hussards dont vous fûtes le compagnon de route et le meilleur exégète, vous n’étiez guère porté sur les épanchements du coeur, mais cela ne vous empêchait pas de pratiquer
l’amitié comme personne, avec une pudeur de gentilhomme et une audace de timide.
Vous qui portiez à Maurras une admiration sans complaisance (puisque la vraie admiration est critique), vous étiez un démenti vivant à son adage selon lequel la littérature accroît la férocité
naturelle de l’homme. Au terme d’une vie consacrée à son illustration, la littérature était restée pour vous, au contraire, un refuge sacré où, à l’écart d’une époque confuse et souvent peu
ragoûtante, il était loisible, enfin, d’admirer, où l’on pouvait sans forfaiture s’enthousiasmer sans mesure. Une école buissonnière où les détours solitaires d’un plaisir d’esthète débouchaient
toujours sur des clairières de fraternité irrévérencieuse.
Lorsqu’il y a peu de mois, nous vînmes vous visiter en votre tanière de Loverval, avec votre plus fidèle éditeur, Pierre-Guillaume de Roux, et l’ami Philippe Barthelet, vous et votre épouse
Andrée nous reçûtes en famille, ayant tout naturellement convoqué pour l’occasion votre fille Florence et votre petite-fille Pauline (Thomas était absent) : car, pour vous, la littérature était
avant tout une famille, le foyer d’une complicité charnelle où les noms d’écrivain servent de mots de passe pour pénétrer un cercle intime où les querelles ne manquent pas, certes, mais finissent
toujours par être étouffées par les liens indissolubles de la fidélité et de l’amour du verbe.
Au début des années 1990, nous étions quelques jouvenceaux pour qui votre nom faisait partie de ces mots de passe, au milieu de ces écrivains de droite auxquels vous aviez consacré des essais
d’une empathie chaleureuse, les Drieu, Nimier, Aymé, Céline, Brasillach, Anouilh, Marceau, Mohrt, inventant au passage une manière de politique littéraire qui ne pouvait qu’enchanter des jeunes
gens aux dégoûts communs, en quête de hauteur.
Hussard d’honneur ayant refusé de délaisser votre Charleroi natal comme vous y invitait Roger Nimier pour vous joindre à une escouade qui vous impressionnait, préférant observer la littérature
française de loin,avec le recul purement géographique que vous donnait votre fidélité à une Belgique improbable, vous étiez devenu si intimement lié à notre histoire littéraire que nous vous
intégrions spontanément à nos refrains mélancoliques de partisans du “gentil dauphin” : «Orléans, Beaugency,Notre-Dame de Cléry, Vandromme,Vandromme…»
Plus tard, vous nous avez confié que l’enthousiasme de quelques jeunes gens dans notre genre vous avait conforté en un moment où,un peu oublié de Paris, vous doutiez de votre travail. Votre
modeste maison de Loverval, encombrée de livres comme il se doit, n’était pas celle d’un de ces connétables des lettres pour qui la critique, de comité de lecture en jury de prix influents, était
la voie royale vers les honneurs et les prébendes.
Vous avez préféré les sentiers de traverse, affichant votre admiration pour les réprouvés, refusant de traiter la littérature en mère maquerelle de la gloire quand elle était pour vous la plus
gratuite, la plus pure des quêtes amoureuses.Vos fidélités, vos amitiés, vos dégoûts, votre refus de sacrifier au culte des vaches sacrées de l’imposture sentencieuse et moralisatrice, votre
style de haute tenue, d’une poésie volontiers elliptique, aux allures de cavalcade songeuse, qui prouvait encore et toujours que la critique, c’est encore de la littérature : tout cela conspirait
à faire de vous un irrégulier, et de vos livres des signes de reconnaissance pour ceux qui ne confessaient pas le catéchisme matriculaire d’une époque sans panache ni noblesse.
Vous, vous en teniez pour cette civilisation des particularismes, cette France de la douceur de vivre et des vertus provinciales, cette religion des bannières et des carillons, ce que vous
appeliez dans un de vos plus beaux textes, qui conclut vos Bivouacs d’un hussard (La Table ronde), « le côté giralducien de la vie ».Vous y esquissiez cet autoportrait qui me
permet, avec un bonheur douloureux, de vous laisser le dernier mot :
« Pessimiste rageur à la lisière de la forêt, pessimiste amer dans sa tour d’ivoire, pessimiste heureux sur sa
terre à moissonner, voilà mon itinéraire. Moins fou sans être devenu sage, moins bête sans m’être corrigé par l’intelligence sociale, hypnotisé par la grâce humaine et offusqué par la disgrâce du
monde, avec peu de certitudes mais si robustes que rien ne les entamera désormais, et cette foi des sceptiques, leur repos aussi, les doutes qui ne bloquent pas les chemins qu’ils obstruent. Il
me semble que je n’ai pas à rougir, non plus du reste à me vanter, de ce que je suis : belge de passage, provincial de Paris, français à titre étranger, citoyen de la littérature française,
indépendant apparenté au groupe antiparlementaire La France du bonheur. »

* Démocraties totalitaires : un historien Belge, interpellé en Espagne et herbegeant son site aux Etats-Unis condamné... en France
Le révisionniste flamand Herbert Verbeke a été de nouveau lourdement condamné par un tribunal de la dictature à Paris jeudi à un an de prison avec sursis ; le montant de
l'amende n'est pas connu. Il devrait approcher l'amende de 65 000 francs infligée en première instance : l'historien avait alors écopé de 6 mois de prison ferme en juin 2008.
C'est pour appliquer cette sentence que les autorités de la dictature l'avaient arrêté en Espagne il y a deux mois. Depuis cette date, Herbert Verbeke était incarcéré.
Le "crime" de cet homme âgé de 69 pour la justice d'occupation :
« Sur le site, intitulé "Vision historique objective" et accessible à l'adresse "www.vhofrance.org", on pouvait notamment lire qu'il n'existait pas de preuves de l'Holocauste et que les chambres à gaz étaient "une tromperie". »
selon un site communautaire.
Herbert Verbeke a été enfin relâché à l'issue de l'audience, bien que le ministère public eut requis... un an de prison ferme.
* Renouveau fasciste en Italie : vers les milices patriotiques ?
Après plusieurs initiatives décentralisées, une loi pourrait être votée en Italie pour autoriser l'instauration de milices citoyennes pour assurer l'ordre dans les rues.
Alors que la loi est en discussion au Parlement, la Garde nationale italienne a annoncé son intention de patrouiller en uniforme, et a organisé une conférence de presse pour
dévoiler les uniformes choisis.
La GNI reprend dans ses statuts les termes identiques à ceux des milices actuellement à l'œuvre dans le Nord de l'Italie sous la direction de la Lega Nord.
Le ministre de la défense a annoncé que ce groupe ne serait pas autorisé à patrouiller.
« Nous ne sommes ni des Chemises noires, ni des fascistes, ni des nazis. Nous sommes des patriotes italiens et nous voulons la liberté. »
a déclaré le chef de la Garde... sans pour autant convaincre... sur la première partie de cette intervention en tout cas.
Photos des uniformes disponibles sur le site de la Guarda nazionale italiana :


* "Le retour des catholiques intégristes"
Reportage diffusé dans l'émission "66 minutes" présentée par l'algérienne Aïda Touiri sur M6.
L'émission est visible ici : M6 ; il faut choisir "Emissions", puis "66 minutes", puis enfin le bon chapitre (juste
à gauche de la vidéo).
* 22ème conférence parisienne des Amis de Robert Brasillach
L’association des Amis de Robert Brasillach a le plaisir de vous convier à son prochain dîner-débat qui aura lieu le Vendredi 26 juin 2009 dès 19h.30
Au restaurant « LE FRANÇOIS COPPEE »
Boulevard du Montparnasse 1, Paris 6ème, angle place Paul Fargue
M° DUROC, parking tout proche
Repas à 20 heures suivi d’une conférence de
Jacques MARLAUD
1909 – 2009 : PRESENCE DE ROBERT BRASILLACH
autour de Chénier et de quelques poètes assassinés
Avec la participation de Philippe JUNOD, Anne BRASSIE,
Philippe D’HUGUES, Manuel HEU, Alexis CHEVALIER,
la famille BARDECHE, Eric DELCROIX
100 ans après sa naissance, que reste-t-il de la présence de Brasillach dans notre littérature ? Depuis plus de 60 ans, l’Association des Amis de Robert Brasillach se bat, un combat de plus en plus difficile, pour qu’au-delà des haines et des passions, celui qui fut l’un des meilleurs espoirs de sa génération ne meure pas une seconde fois.
« Le miracle de l’association écrivait Pierre FAVRE en 1960, c’est cette amitié vivante et agissante entre tous les membres, comme Robert Brasillach l’eût aimée. Il y a une âme de l’association et nous la sentons en nous (…). J’aimerais que vous continuiez tous (…) à me prouver que vous prenez votre part de l’effort merveilleux de la plus forte et de la plus nombreuse des entreprises vouées au souvenir d’un écrivain et à son œuvre. »
Nous vous espérons fidèles au rendez-vous le 26 !
Réservation obligatoire. Renseignements : 01 39 51 08 47 (répondeur), 06 87 72 91 57 ou brasillach@europae.ch.
La 22e lettre des Amis de R. Brasillach est disponible [pdf|106ko].
* Rappel

* Feux de la Saint Jean du RF en Ile-de-France
La section Essonne du RF invite tous les nationalistes d'Ile-de-France à fêter entre camarades les Feux de la St Jean. N'hésitez pas à contacter les organisateurs pour plus d'informations à
ici.

* Interdire l'antisionisme... ou rendre le sionisme
obligatoire ?
Une pétition a été lancée pour imposer le sionisme à 60 millions de Français.
http://www.loi-contre-antisionisme.org/
Cette pétition est lancée par, je cite, des "citoyens de France" sans "confession particulière" (comité organisateur : Meyer Tangi, Yehuda Guzzi, Menahem Macina, David Tordjman).
Sur 607 signatures : 28 Cohen, 16 Lévy, 6 Azoulay, 6 Todjman, 4 Abitbol, 4 Amar, 3 Goldstein, ...
(W. W.)
* Discernement
"Il faut voir si la fameuse théorie de Bronstein (Trotski) sur la " révolution permanente ", sur la " permanence " du mouvement, n'est pas le reflet politique de la théorie de la guerre de mouvement , et en dernière analyse, le reflet des conditions générales (économiques-culturelles-sociales) d'un pays où les cadres de la vie nationale sont embryonnaires et relâchés, et ne peuvent devenir " tranchée ou forteresse ".
En ce cas, on pourrait dire que Bronstein, qui apparaît comme un " occidentaliste ", était au contraire un cosmopolite, c'est-à-dire superficiellement national et superficiellement occidentaliste ou européen.
Ilitch (Lenine), au contraire, était profondément national et profondément européen."
Antonio Gramsci, "Notes sur Machiavel, sur la politique et sur le Prince moderne", 1933.
* Tordant
Rire contre le racisme. Sos Racisme et l'UEJF organisent un stand-up ouvert à tous.
Le 22 juin à partir de 20h30 à l'Amphithéâtre de Verdure, square Delfosse, Quai Rambaud, à Lyon.
Parce que rire ensemble rassemble...
Spectacle réunissant la jeune scène comique française, issue notamment du Djamel Comedy Club, mobilisée contre le racisme et l'antisémitisme, en partenariat avec SOS Racisme et l'UEJF.
Soirée présentée par Cyril Hanouna.
(Les pourcentages d'"humoristes" juifs, africains, maghrébins n'a pas été précisé. Non plus que la présence éventuelle de Blancs ou "Français").
|
« « Le monde pour le fascisme n'est pas ce monde matériel que nous ne connaissons que superficiellement et dans lequel l'homme est un individu séparé de tous les autres, ne vivant que par lui-même et gouverné par une loi de nature qui, instinctivement, le pousse à ne vivre qu'une existence de plaisir égoïste et passager. L'homme dans le fascisme est un individu qui est aussi une nation et une patrie, il est encore la loi morale qui réunit ensemble individus et générations dans une tradition, dans une tâche qui supprime l'instinct égoïste borné aux brèves péripéties du plaisir, pour créer par l'idéal du devoir un mode de vie supérieur, délivré de toutes les limites du temps et de l'espace une vie dans laquelle l'individu, par l'abnégation de lui-même, le sacrifice de ses intérêts personnels, par la mort même, réalise cette existence toute particulière dans laquelle est toute sa valeur d'homme... [...] ![]() ...être repus et engraissés ... réduits à la pure et simple vie végétative... Une telle conception de la vie porte le fascisme à être l'exacte négation de cette doctrine qui constitue la base du socialisme dit scientifique ou marxiste, la doctrine du matérialisme historique, selon laquelle l'histoire des civilisations humaines s'expliquerait seulement par la lutte d'intérêts entre les différents groupes sociaux et par l'évolution des moyens et instruments de production. Que les questions économiques – découvertes de matières premières, nouvelles méthodes de travail, inventions scientifiques – aient leur importance, personne ne le nie, mais qu'elles suffisent à expliquer l'histoire humaine, en excluant tous les autres facteurs, est absurde. Le fascisme croit encore, et toujours, à la sainteté et à l'héroïsme, c'est-à-dire à des actes dans lesquels n'intervient – de près ou de loin – aucun motif économique... le fascisme repousse le concept de "bonheur" économique qui se réaliserait selon un processus socialiste et de façon quasi automatique, à un moment donné de l'évolution économique, en assurant à tous le maximum de bien-être. Le fascisme nie le concept matérialiste de "bonheur" économique comme possible et l'abandonne aux économistes de la deuxième moitié du XVIIIème siècle ; c'est-à-dire qu'il nie l'équation bien-être = bonheur qui rendrait les hommes soucieux d'une seule chose : être repus et engraissés, et donc réduits à la pure et simple vie végétative... »
Benito Mussolini.
![]()
|
"Jean-Pierre aurait voulu ressembler à Robert Badinter, hélas il ressemble davantage à Robert qu’à Badinter. Tout part à volo dans sa vie, même dans son foyer, avec sa femme qui se convertit peu à peu au judaïsme et ses beaux-parents qui tapent l’incruste. Jean-Pierre se laisse déborder et bouffer par les autres. Mais plus il dégringole, plus ce type, au début assez étriqué et donneur de leçons, s’ouvre au monde et devient touchant."
(François-Xavier Demaison)
«Catherine, c’est aussi une mère au foyer investie jusqu’au bout de ses ongles rouges. Elle a même inscrit sa fille dans une école juive, sous prétexte qu’ils ont un excellent taux de réussite au bac. Elle va alors se pencher sur cette religion, au début pour éviter tout soupçon quant à la judaïté de sa gamine, ensuite pour tenter de se trouver elle-même. Car, au fond d’elle-même, Catherine est une âme en peine qui cherche désespérément un sens à son existence...»
(Audrey Dana)
"On aime que ça bouge, que ça crie, que ça danse, que ça parte dans tous les sens, dans le rire, dans l’émotion, avec des modèles comme Lelouch, ou plus récemment Klapisch, ou encore Woody Allen. Cette famille centrale, c’est un peu comme le tronc d’un arbre d’où partiraient une multitude de branches, c’est-à-dire d’intrigues : les sans-papiers pakistanais hébergés par Nathalie, Jean-Pierre qui défend les petites frappes de banlieue, Catherine avec la communauté juive religieuse, un interne d’origine sénégalaise que tout le monde prend pour un aide-soignant ou un brancardier… "
(Eric Toledano)
Extraits du Dossier de Presse de "Tellement Proches" (http://www.tellement-proches.com) de Toledano-Nakache
(http://www.toledano-nakache.com), dans toutes les salles de cinema de France.
Bernard Notin, 40 ans, marié, cinq enfants, maître de conférences à l'université Lyon-III (dite Jean-Moulin) est dénoncé dans le journal Le Monde du 28/29 janvier 1990, p. 9, par Edwy Plenel pour une étude publiée dans la revue Economies et Sociétés (Hors série n° 32, Presses Universitaires de Grenoble,revue publiée avec le concours du CNRS, août 1989 [achevé d'imprimer : décembre 1989], p. 117-133). L'étude est jugée raciste, antisémite et révisionniste par ce journaliste. Elle contient, en particulier, le passage suivant sur les chambres à gaz :
Le réel passe alors en jugement devant l'irréel. Le thème, historique, des chambres à gaz homicides, est très révélateur de ce procès. Les preuves proposées pour en démontrer l'existence évoluent au gré des circonstances et des époques mais s'extraient d'une boîte à malices comprenant trois tiroirs. Tout en bas : la visite des locaux (peu crédibles). Au milieu :l'affirmation des vainqueurs (elles ont existé). En haut : les on-dits (histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui…). Au total on en postule l'existence, et qu'importe la réalité de cette réalité. On reconnaîtra là le fondement de toute tyrannie.
Dénoncent également cette étude le directeur de la revue,Gérard Destanne de Bernis, lequel déclare :
Mon avis est qu'il faut un verrou quelque part,
ainsi que le bureau de l'ISMEA (Institut des Sciences Mathématiques et Économiques Appliquées). Quant à M. Frédéric Poulon, professeur à l'université de Bordeaux-I et coordonnateur du numéro, il
déclare :
C'est une affaire que je regrette profondément. Mais il y a une question grave de liberté d'expression. Je ne me désolidarise pas de Bernard Notin.
Une pétition, partie de lecteurs employés à
la Banque de France, circule dans toutes les universités contre B. Notin. Antoine d'Antume, professeur d'économie à l'université Paris I,déplore qu'une revue scientifique se fasse l'écho de
thèses qui ne sont absolument pas scientifiques. Olivier Favereau, professeur d'économie à l'université Paris X-Nanterre, déclare :
[…] les faurissonistes sont à la recherche d'une reconnaissance académique. Ils veulent accréditer l'idée que ce sont des thèmes dont les scientifiques débattent. Il est grave que cette publication ait eu lieu dans un cadre universitaire.
Frédéric Poulon est «mis à l'écart» et son
séminaire suspendu. Le MRAP engage une action pénale en précisant que«cette décision a été prise à la demande de Gérard Destanne de Bernis, directeur de la revue et membre du mouvement». Ce
dernier demande aux bibliothèques de retirer du prêt aux lecteurs l'exemplaire litigieux d'Économies et Sociétés et d'en arracher l'article de B. Notin. Les Presses Universitaires de
Grenoble vont imprimer un nouveau tirage de la revue sans l'article incriminé qui sera remplacé par une page d'explication sur le scandale.
De jeunes
juifs envahissent le cours de B. Notin ; ils sont accompagnés de deux déportées et de personnalités juives de Lyon, dont le Dr Marc Aron qui déjà, en 1978/79, avait organisé des manifestations
contre le professeur Faurisson. Des caméras filment la scène. B. Notin est séquestré, insulté. Il se tait.
Michel Noir, maire de Lyon, condamne le
maître de conférences et déclare que, pour sa part, il ne peut rester insensible à l'idée d'une «spécialité lyonnaise» de la falsification de l'histoire : allusion à l'affaire Faurisson en
1978/79, à l'affaire Roques en 1985 (deux membres du jury de thèse étaient lyonnais : le Père P. Zind et Jean-Paul Allard) et à certains journaux et tracts d'étudiants, en 1987, à l'occasion du
procès Barbie.
On découvre que B. Notin est membre du Conseil scientifique du Front National.
M. François Kourilsky, directeur général du
CNRS, décide de supprimer la subvention du CNRS à la revue Économies et Sociétés.
Dans une lettre au Monde, Mme
Madeleine Rebérioux,professeur d'histoire à l'université Paris VIII et vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme, dénonce le poids accru de la Nouvelle Droite dans l'université.
B. Notin conserve son calme. Il proteste contre l'invasion de son cours. Il précise que, pour lui :
Il n'a jamais été question de nier les souffrances que les juifs et beaucoup d'autres ont subies du fait de la seconde guerre mondiale. Mais ni les événements du passé, ni les situations présentes ne sauraient échapper au débat et à la critique dans des revues faites pour cela.
L'Union des Étudiants Juifs de France
demande «la radiation du corps enseignant» du maître de conférences. Le bureau puis le conseil d'administration de l'université Lyon-III condamnent les prises de position révisionnistes de B.
Notin. Le conseil de la faculté de droit où ce dernier est chargé de cours,
pleinement respectueux de la liberté d'expression inhérente à l'institution universitaire, n'en est que plus à l'aise pour condamner ses déviations qui conduisent au racisme et au révisionnisme et, en l'espèce, pour dénoncer avec force la teneur d'un article qui s'inspire de cette misérable idéologie.
Les cours de B. Notin sont supprimés par
Laurent Boyer,doyen de la faculté de droit : la sanction financière s'élève ainsi, pour cet universitaire à salaire unique, à environ 30 000 F par an.
Pierre
Vialle, président de l'université Lyon-III, fait savoir à B. Notin qu'il n'entend pas porter plainte contre les manifestants juifs. Il exprime, dans un communiqué, l'émotion et la consternation
du bureau de l'université et sa «condamnation des thèses révisionnistes et du racisme».
B. Notin prend la décision de renoncer au concours de l'agrégation en économie. Il est contraint de présenter sa démission du conseil scientifique de son
université où il représentait l'IAE (Institut d'Administration des Entreprises).Cette démission était nécessaire pour que la ville de Lyon accepte à nouveau de faire siéger l'un de ses
représentants au conseil d'administration de l'IAE. Le conseil municipal nomme à ce poste Maître Alain Jakubowicz, adjoint délégué au respect des droits de l'homme et l'un des avocats des parties
civiles au procès Barbie en 1987.
Le rabbin de Lyon promet, discrètement, que, si B. Notin retire sa plainte pour séquestration, les juifs ne reviendront plus manifester. Ces derniers obtiennent du recteur le prêt du grand
amphithéâtre commun à Lyon-II et Lyon-III pour une exposition de la Shoah. B. Notin reçoit l'appui moral de collègues à travers la France. Sur le plan financier, il est seul face au MRAP et aux
frais considérables d'un procès qui exige deux avocats,l'un à Lyon et l'autre à Paris.
L'affaire Notin, revue et corrigée par Aramis dans un album de pastiche, Un Pastiche sinon rien publié au début des années 90 aux Editions du Flambeau.
Derniers Commentaires