Avertissement

Club Acacia a été fermée. Un blog au même nom a été ouvert.

Toutes explications et motifs seront donnés la semaine prochaine au plus tard début juin.

Nous vous invitons en attendant à prendre connaissance du scandaleux traitement réservé à 5 nationalistes niçois.

Nous reconstituerons en attendant les archives du site et ajouterons quelques articles qui nous seront communiqués.
Dimanche 24 mai 2009
- Par MSR
Deux conférences se tiendront au Local cette semaine, à partir de 19h30.

- Mardi 26 mai, nous recevons Maxence Hecquard sur le thème "Les difficultés de la nation républicaine".
- Mercredi 27 mai, nous recevons Gabriele Adinolfi pour son livre "Les pensées corsaires".

Le Local
92 rue de Javel
75015 Paris
Métro Charles Michels ligne 10 / Boucicaut ligne 8
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Samedi 23 mai 2009
- Par MSR
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Samedi 23 mai 2009
- Par MSR

         Jean-Marie Le Pen, tel une corne de brume dans un brouillard épais et immobile (les marins sauront de quoi nous parlons), répète inlassablement : « Vous serez remplacé… Une population autochtone en déclin… Une population d’origine immigrée de plus de 15 millions… Avec un taux de fécondité deux fois supérieur… Vous serez remplacé… ». Mais prévoir ne sert à rien, une fois l’événement passé, que vous ayez eu raison ou tort, tout le monde s’en moque – Prévenir devrait être une autre chose, qui devrait alerter les esprits et les faire réagir, quoique…

         Pourtant, les prédictions de Jean-Marie Le Pen sont en train de se réaliser et peuvent être constatées par tous. Où ça ? A Rotterdam, deuxième ville des Pays Bas, dont le maire est un musulman.

         A Rotterdam donc, dont l’entière population a pu récemment lire la déclaration publiée dans les journaux de Bouchra Ismaili, conseillère  municipale : « Ecoutez bien, freaks fous [espèces de tarés, on peut penser qu’il s’agit des Hollandais de souche], nous sommes ici pour y rester. C’est vous qui êtes des étrangers ici, avec Allah de mon côté je ne crains rien ; laissez-moi vous donner un conseil: convertissez-vous à l’islam et trouvez la paix. ».


         A Rotterdam donc, dont un « jeune intellectuel », Bart Jan Spruyt, peut savourer l’amertume des fruits du libéralisme hollandais, lorsqu’il déclare : « Ici, un immigré n’a pas besoin de lutter, d’étudier, de travailler, il peut vivre aux frais de l’Etat. Nous avons fini par créer une société parallèle. Les musulmans sont majoritaires dans beaucoup de quartiers et demandent la charia. Ce n’est plus la Hollande. Notre usage de la liberté a fini par se retourner contre nous, c’est un processus d’auto-islamisation ».

         Et ainsi continue la litanie dans un article très fouillé consultable sur http://chiesa.espresso.repubblica.it:80/articolo/1338480?fr=y


         Tout ceci est à rapprocher des propos de Dario Franceschine, leader du Parti démocrate italien : « Ce n’est ni à moi, ni à Berlusconi, ni à qui que ce soit d’autre de décider. Le XXIe siècle sera celui des sociétés multiethniques. » Ce qui est à traduire en langage clair par : « La civilisation chrétienne occidentale est en pleine décadence, croisons-nous les bras. »

         Alors, bientôt Roubaix ? Marseille ? et quand bien même, que cela changera-t-il, tant l’épais et immobile brouillard dont nous parlions ne semble pas flotter au dessus des flots, mais bien emplir les moindres cavités des crânes de nos concitoyens.



Philippe Régniez.

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Jeudi 21 mai 2009
- Par MSR
[Lettre ouverte adressée par le Général (2S)Maurice Faivre à l'Occupant]



 Monsieur [Sarközy],

  Une fois de plus, les Français de Tunisie, du Maroc et, surtout, d'Algérie, se voient voler la reconnaissance de leurs sacrifices.
  En effet, à aucun moment, dans votre discours de la Nartelle, vous n'avez mentionné la participation des Pieds-Noirs au débarquement de Provence et à la libération du pays.
  Et pourtant, nous osons espérer que vous n'ignorez pas le sacrifice considérable consenti par les départements français d'Algérie : 16% de la population européenne. Jamais auparavant un sacrifice d'une telle ampleur n'avait été demandé par la France à ses citoyens.
  Nos pères se sont battus en Provence, à Cassino, sous la conduite du général Juin, futur maréchal de France, jusqu'en Allemagne. Et ils attendent toujours un simple mot de la patrie reconnaissante.
  La France aurait-elle mauvaise conscience au point de préférer oublier ses enfants auxquels elle doit une partie de sa victoire (et non pas de l'Armistice comme indiqué sur votre site) et qu'elle a lâchement abandonnés en 1962 après leur avoir promis de les protéger ?

  Vous avez parlé de la « vraie France », celle des résistants. Faisions-nous partie de la « fausse France », avec Alger, capitale de la France en guerre ?
  Vous avez également dit que « les troupes coloniales » s'étaient battues « comme si » elles se battaient pour la mère patrie. Il s'agit d'une insulte grave à l'égard de nos pères qui chantaient « C'est nous les Africains qui revenons de loin... pour sauver la Patrie ». Beaucoup d'entre eux sont morts pour cette mère patrie, sans même pouvoir reposer dans leur terre natale.
  Nous sommes las, après plus de 40 ans, d'avoir à subir ces insultes et ce négationnisme par omission. Nous n'avons plus qu'une seule arme à notre disposition, le bulletin de vote ; nous saurons nous en servir à bon escient.


  Veuillez croire à nos sentiments de tristesse et de colère


Général (2S)Maurice Faivre
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Mercredi 20 mai 2009
- Par CA
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Mercredi 20 mai 2009
- Par CA
La revue révisionniste "Sans Concession" (diffusion: Urbain Cairat, CP 1528, CH-1820 Montreux), n° 48 à 52, mars-juillet 2009, p. 7-11, publie la lettre que Vincent Reynouard adresse à l'Etat français et dans laquelle il explique avec humour pourquoi il ne paiera pas l'amende + frais auxquels il a été condamné en juin 2008 (on voudra bien pardonner l'exceptionnelle longueur de ce message):


Vincent Reynouard, en exil, le 21 mars 2009

Monsieur le Comptable du Trésor
Très. Haut-Rhin Amendes
Ref Trésorerie: 068030 53 6 08 000947 7

Monsieur,
Vous exigez de moi le paiement de 20.120 euros au motif que j'ai été condamné en France pour "contestation d'existence de crime contre l'humanité" (loi Fabius alias Gayssot).
Or il se trouve que, par une décision du 13 mars 2009, la Cour Non-Militaire Universelle a déclaré nul et non avenu l'arrêt de la Cour d'appel de Colmar me condamnant (voir annexe).
Sans doute ignorez-vous l'existence de cette Cour Non-Militaire Universelle, car c'est l'équipe de Vision Historique Objective [VHO] qui l'a créée le 13 février 2009 et il n'y a guère eu de publicité.
J'en suis le président, Marie Pererou et Siegfried Verbeke m'assistent dans ma mission.

Vous me répondrez que cette cour n'a aucune légitimité. Et pourquoi donc?

L'histoire des héroïques défenseurs de la Civilisation et de la dignité humaine face aux barbares démontre qu'au terme d'une lutte le vainqueur peut créer de toutes pièces une nouvelle juridiction chargée de juger
rétroactivement le vaincu. C'est ce qui s'est passé le 8 août 1945 [c'est-à-dire 2 jours après Hiroshima et 1 jour avant Nagasaki! - NdE]  lorsque, d'un accord conclu entre les Américains, les Soviétiques,
les Anglais et les Français, naquit le Tribunal Militaire International sis à Nuremberg.

Trop heureux de trouver ce précédent moralement incontestable (puisque personne, dans le camp des "bons" ne le conteste), au terme de la lutte épique qui m'a opposé à la "justice" française, nous avons imité les vainqueurs de 1945: nous sommes allés au vestiaire pour revêtir des costumes de législateurs et avons repris, avec quelques modifications, les articles du "Statut du Tribunal Militaire International" (TMI). Voilà pourquoi:

- il nous est possible, comme aux vainqueurs de 1945, de créer n'importe quelle juridiction, n'importe quand (comprenez: même après les faits, afin de juger rétroactivement) et pour juger n'importe quoi (voy. l'art. 1 du Statut du TMI);
- il nous est possible, comme aux vainqueurs de 1945, d'être en même temps juges et partie puisque, en accord avec l'art. 2, les quatre juges du TMI (et les quatre suppléants) appartenaient au camp des vainqueurs: le président du TMI était britannique (Lord G. Lawrence), les trois autres juges étaient l'Américain Francis Biddle, le Soviétique I.T. Nikitchenko et le Français Henry Donnadieu de Vabres;
- il nous est possible, comme aux vainqueurs de 1945, de déclarer irrécusable cette nouvelle juridiction, puisque l'art. 3 précisait: "Ni le Tribunal ni ses membres ni leurs suppléants ne pourront être récusés par le ministère public, par les accusés ou par la défense". Ne venez donc pas nous récuser, nous déclarons d'avance que c'est interdit...
- Il nous est possible, comme aux vainqueurs de 1945, de juger rapidement en admettant toutes les preuves jugées probantes, car l'art. 19 déclarait: "Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l'administration des preuves. Il adoptera et appliquera autant que possible une procédure rapide et non formaliste et admettra tout moyen qu'il estimera avoir une valeur probante". Voilà pourquoi nous avons admis comme "moyen ayant une valeur probante" une déclaration écrite (re-dactylographiée  parnos soins) qu'a faite le Grand Architecte de l'Univers et dans laquelle il affirme que les jugements condamnant les révisionnistes sont nuls et non avenus. Ne venez pas la contester, c'est nous qui décidons, comme les juges de Nuremberg décidaient hier, admettant comme "preuves" des documents aussi grotesques que le URSS-008 (quatre millions de morts à Auschwitz), URSS-196 (recette pour la fabrication du savon humain), PS-386 (dit "Protocole Hossbach", un prétendu discours d'Hitler du 5 novembre 1938), URSS-54 (culpabilité des Allemands à Katyn)...
- il nous est possible, comme aux vainqueurs de 1945, de déclarer sans appel une décision de justice, car l'art. 26 précisait que la décision du TMI serait "définitive et non susceptible de révision". En conséquence, ne venez pas contester la décision de la Cour Non-Militaire Universelle. Nous la déclarons incontestable, valable pour l'éternité;
- il nous est possible, comme aux vainqueurs de 1945, de juger et d'infliger le verdict qui nous plaît, hors de toute échelle des peines, puisque, d'après l'art. 27, le TMI pouvait prononcer contre les accusés "la peine de mort ou tout autre châtiment qu'il estimer[ait] être juste". En avant, donc, les suspensions, les annulations, les cassations sans renvoi... puisque la seule règle limitative dans les peines infligées est l'arbitraire des juges.

Telles sont les raisons pour lesquelles je ne paierai pas les 20.120 euros demandés. J'ai le Droit universel pour moi (ça aussi, c'est moi qui l'ai inventé...).
Et ne vous avisez pas de me faire poursuivre pour non-paiement; sinon, je crée une nouvelle juridiction qui sera compétente pour vous juger et vous condamner à la déchéance de tous vos droits civiques et à la confiscation de tous vos biens. Vous iriez alors rejoindre le cortège des "morts-vivants", c'est-à-dire des "collabos" jugés, eux aussi, à partir d'octobre 1944, par des juridictions nouvelles et qui furent déchus de tous leurs droits, étant dès lors considérés comme morts par la société...

Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
Vincent Reynouard

Annexes:
1. Les statuts de la Cour Non-Militaire Universelle comparés aux statuts du
Tribunal Militaire International de Nuremberg;
2. Le jugement de la CMU rendu par Vincent Reynouard dans l'affaire Vincent
Reynouard;
3. Le document CVR-001 dont l'authenticité ne saurait être remise en cause.

(N'oubliez pas de visiter le site du Comité de soutien à Vincent Reynouard).
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Mercredi 20 mai 2009
- Par CA
Le souk ou la kasbah  ?

 

         On vient d’apprendre qu’un des beaux frères du Garde des Sceaux, Abdelghami S., serait impliqué dans une affaire d’agression sexuelle sur mineur. On sait également qu’un frère (on deux, excusez-nous ce manque de précision, mais l’on finit par s’y perdre) de ce même Garde des Sceaux est impliqué dans des affaires de trafic de stupéfiants, et que, bien que bénéficiant d’un traitement de faveur, il ferait quand même des passages en prison.

         Toujours dans le même registre, le grand frère du secrétaire d’Etat Fadela Amara, de son nom Hassein Amara, a été condamné pour cambriolage et meurtre (Il aurait bénéficié de la faveur d’un certain Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, qui lui aurai permis d’obtenir un titre de séjour alors qu’il purgeait sa peine de seize ans de prison). Jack Lang, quant à lui, a un frère coupable d’homicide. Arrêtons-là. Ces personnes ne sont certes pas responsables de crimes commis par autrui, même par des membres de leur famille, mais tout cela crée malgré tout une ambiance bizarre dans un gouvernement. Loin est le temps où l’on ne devait rien reprocher à l’épouse de César.

         Parlant du Garde des Sceaux, Mme Rachida Dati, ses échanges avec son prédécesseur Mme Guigou viennent de faire l’objet de commentaires peu flatteurs, en effet les deux femmes s’insultent comme des marchandes de poisson dans un souk de Bâb el Oued. Et voilà le niveau de ceux qui ont la responsabilité de l’Etat, il est à remarquer que – bien qu’il ne faille pas généraliser – l’origine raciale et culturelle de toutes ces personnes n’est peut-être pas étrangère à la chose. Mais, gardons espoir, peut-être irons nous plus loin dans ce passionnant voyage vers le primitivisme, si l’on découvre un jour des affaires de cannibalisme ou de magie vaudou dans l’entourage de Rama Yade (quel scoop pour des journalistes).

         Décidemment, nous sommes bien loin de Clovis, de Charlemagne et de Saint Louis, sans parler des légendaires chevaliers de la Table Ronde du roi Arthur.


Philippe Régniez.
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Lundi 18 mai 2009
- Par CA

         Ce jour 17 mai 2009, l’écrivain et poète uruguayen Mario Benedetti est mort – paix à son âme. Pratiquement inconnu de par le vaste monde, la nouvelle de son décès a été reprise internationalement par toutes les agences de presse de la grande confrérie.

         Raison pour cela ? Cet auteur était un homme de gauche, de la vraie gauche avec des convictions qui font avancer l’humanité et tout le reste – pour preuve un exil en Argentine, au Pérou, à Cuba, un bref passage en prison, la co-fondation du « mouvement du 26 mars » en 1971, et tout le reste.

         Ce produit labélisé « bonne conscience » va donc faire l’objet de certaines colonnes pendant un jour ou deux, histoire de bien nous faire rentrer dans la gorge certaines vérités essentielles.

         On remarquera que jamais un écrivain de droite ne fait l’objet d’un tel hommage international. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est quasiment impossible à un écrivain de droite d’exister dans le monde d’aujourd’hui, il lui est impossible d’avoir accès à des éditeurs importants, à des tribunes à grande circulation, à des média conséquents, etc. Seuls écrivains de droite qui ont droit de cité, ceux qui sont morts, et encore.

         Conséquence de ce qui précède. Si vous rencontrez dans la « grande information » un écrivain qualifié de droite, tel d’Ormesson ou Tillinac, ne croyez pas ce qu’on vous raconte – s’ils sont tolérés et font l’objet d’une promotion indirecte, c’est justement parce qu’ils n’ont pas grand-chose à voir avec la droite.

 

Philippe Régniez 

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Dimanche 17 mai 2009
- Par CA



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Jeudi 14 mai 2009
- Par CA
[Pour des raisons indépendantes de notre volonté, Club Acacia a bien été supprimé.
Un blogue portant même nom et même adresse a été recréé pour vous tenir informé de la forme ultérieure que prendra notre combat.

Vous trouverez ci-dessous le dernier article publié sur Club Acacia avant sa suppression. Nous relayons cette information communiquée par des camarades. Des informations plus précises devraient suivre.

Pour ma part, je vous donne donc rendez vous pour d'autres aventures. S'ils vous le souhaitez, vous en serez informés en vous inscrivant à
clubacacia@gmail.com ou ici-même d'ici quelques jours ou semaines.
Merci à tous, lecteurs, contributeurs, amis et camarades pour cette belle aventure. Merci à ceux qui me témoignent, de partout en France, leur sympathie, qu'ils sachent que leurs encouragements.... m'encouragent !

Amicalement, MSR]




LA DOUBLE PEINE POUR LES NATIONALISTES


Incarcération pour 5 jeunes français et dénonciation des familles dans la presse.


Ce mardi 12 mai, après 2 jours de garde à vue, 4 militants nationalistes , âgés de 20 à 26 ans, ont été condamnés à 3 mois de prison ferme et 15 mois avec sursis en comparution immédiate, tandis qu'un 5ème, mineur, a été mis en centre d'éducation fermé, son procès devant avoir lieu le 10 juin prochain.


Sur une aire d'autoroute, au retour du meeting que tenait Jean-Marie Le Pen à Marseille, un jeune nationaliste de 17 ans a eu une altercation avec un usager "noir" (dixit les journalistes), alors qu'il descendait du car. Selon les militants, c'est suite à une provocation de cet "Antibois" de 26 ans, souhaitant peut-être impressionner les 2 filles et le garçon qui l'accompagnaient, qu'un échange de coups a eu lieu.


Toujours selon les nationalistes, un seul d'entre eux affrontait l'"innocent" tandis que d'autres tentaient de s'interposer et c'est une injure, « sale blanc », qui aurait mis le feu aux poudres.


Bien que l'un d'eux ait immédiatement reconnu avoir porté les coups et qu'un second reconnaissait avoir poussé la "victime", rien ne leur sera épargné. Les traditionnels remords orientés par les forces de justice non plus.


Huit jours d'interruption temporaire de travail plus tard (3 jours d'ITT au départ, pour quelques coups portés), ont permis de "charger" ces jeunes, dont les actes ont été aggravés également par le caractère discriminatoire des actes.


Sans instruction, malgré un casier vierge ainsi que de nombreux témoignages à leur décharge - dont la quasi-totalité écartée par la "Justice" et étrangement occultée par les Merdias aux ordres, ce ne sont pas moins de 6 mois fermes qui ont été requis par le Parquet du Var.

Six mois comme la peine demandée à l'encontre de l'agresseur armé de la fille de Jean-Marie Le Pen. Six mois comme la condamnation prononcée à l'encontre du meurtrier du policier Reynald Caron, tué à l'âge de 31 ans.

Et ce sont finalement 3 mois de prison fermes qui ont été infligés contre ces jeunes avec mandat de dépôt à l'issue ; indépendamment des situations professionnelles des uns, de l'état de santé des autres, et surtout, de l'implication de chacun. Le mineur quant à lui, étudiant en droit, au casier vierge également, a rejoint sur décision du Tribunal pour enfants représenté par Monsieur Sebag, la cohorte des délinquants multi-récidivistes auxquels ce centre est généralement dédié et malgré l'opposition des experts.

La "victime", elle, dont l'identité et la profession ont également été révélées, semble s'être plutôt bien défendue puisqu'elle reste très photogénique dans la page d'un quotidien à la solde de l'UMP intégralement dédiée à cette information capitale.


Pour autant, les nationalistes ne connaitront pas non plus les joies de l'anonymat dont bénéficient à longueur de Médiats les "chances pour la France", auteurs de viols, vols et autres agressions sur le territoire français.

Seule l'éventualité d'un procès aura peut-être empêché le "journaliste" (?) courageux G. D. , auteur d'une véritable dénonciation dans le quotidien Nice Matin, de donner les professions et les adresses exactes de nos camarades niçois, dont l'identité et les lieux de résidence ont généreusement été divulguées.


C'est une évidence, les nationalistes sont toujours coupables. Leurs familles doivent souffrir avec eux. La vérité et la justice aussi.


Il est manifeste que cette justice expéditive, quasi-révolutionnaire et si peu exercée à l'égard de la racaille, est exemplaire du Système qui s'oppose avant tout aux Français et fiers de l'être.

Un Système en guerre contre les vrais défenseurs de la France . Contre ceux qui défendent une France unie et millénaire contre les européistes régionalistes, cinquième colonne du mondialisme égalisateur. Ceux qui luttent contre les marchands qui voudraient la brader. Ceux qui refusent les envahissements successifs qui lui sont imposés. Ceux qui refusent de pactiser avec les traitres en place, qui la rongent jour après jour.

Le Système nous déclare la guerre, mais nous saurons vendre chèrement notre peau !
Le Système nous déclare la guerre, alors agissons nous aussi comme des frères !


La prise de position de Jean-Marie Le Pen l'honore. Elle ferait presque oublier que de nombreux nationaux ou prétendus nationalistes sont toujours prompts à gober à pleine gueule les mensonges colportés par les médias dits français et à tirer sur les nôtres.


Nous, nationalistes, nous nous félicitons de lire les journaux « à l'envers ». Nous espérons qu'en lisant cette mise au point, les plus récalcitrants comprendrons enfin, la justesse de notre position dans un monde hostile.


Car cette (in)justice tombée encore une fois de trop sur 5 d'entre nous, tombera, c'est aujourd'hui une certitude, sur tous les Résistants demain!



Nationalistes : Présents !



Vous trouverez toutes les précisions ici :
http://comitenr.blogspot.com.



Pour aider nos camarades :

    QUICONQUE EST PRET A VENIR EN AIDE AUX PRISONNIERS ET A LEURS FAMILLES PEUT ENVOYER UN CHEQUE A JEUNE NATION QUI TRANSMETTRA (EN PRECISANT, DANS UN MOT D’ACCOMPAGNEMENT, “POUR LES PRISONNIERS NICOIS”)

    Jeune NATION
    BP 1030
    69201 LYON Cédex 01


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Jeudi 14 mai 2009
- Par CA
Club Acacia a été fermée. Un blog au même nom a été ouvert.

Toutes explications et motifs seront donnés la semaine prochaine normalement.

Nous vous invitons en attendant à prendre connaissance du scandaleux traitement réservé à 5 nationalistes niçois.
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Mercredi 13 mai 2009
- Par MSR

    On range généralement le nationalisme social parmi les mouvements spiritualistes, parce qu'il refuse de ne voir dans l'homme que matière. En réalité, sa position, qui regarde l'homme comme un être complexe chez lequel les diverses sortes d'activité se complètent, n'est ni spiritualiste ni matérialiste, ou elle est les deux à la fois. Elle constitue en fait une troisième position que le justicialisme a été le premier à définir comme telle.

« Le justicialisme n'est évidemment pas matérialiste,  écrit Raul Mende, puisqu'il recherche la libération de l'esprit par son perfectionnement et lui donne la possibilité de remplir la mission qui lui est dévolue selon l'ordre des valeurs humaines. Mais le justicialisme n'est pas non plus absolument spiritualiste puisqu'il donne également à la matière la possibilité de remplir la mission qu'elle a en fonction de la nature de l'homme et qu'en outre, il reconnaît que l'esprit ne peut davantage remplir sa mission sans l'aide de la matière. »

 


    Il se différencie de l'extrême spiritualiste en ce qu'il ne rejette pas la valeur de la matière, parce qu'il sait que ce serait aller à l'encontre du perfectionnement de l'esprit... Il  vise à la libération relative de l'esprit..., libération compatible avec la nature de l'homme, qui est également matière.

« Le justicialisme recherche la libération de l'homme par sa perfection comme unité humaine. »

« Mais il se différencie de l'individualisme en ce qu'il ne laisse pas d'estimer la collectivité à sa juste valeur... parce qu'il sait que ce serait aller à l'encontre du perfectionnement de l'unité humaine... Il ne vise pas à l'absolue libération de l'unité humaine recherchée par l'individualisme qui livra l'homme aux forces esclavagistes de la féodalité, de l'absolutisme et du capitalisme. Le justicialisme vise à une libération relative, compatible avec la structure sociale de l'humanité. »

 


    Et Raul Mende conclut : « Le justicialisme consiste à donner à chacune des valeurs fondamentales de l'humanité, la possibilité – le droit – de se livrer à une manifestation maxima compatible avec la manifestation maxima de la force opposée », pour arriver ainsi au point d'équilibre. « En face du problème de l'homme, la solution justicialiste n'est ni spiritualiste ni matérialiste. Elle est simplement l'harmonie de l'esprit et de la matière ».
    Complexe comme la nature humaine, le justicialisme est une position intermédiaire entre des extrêmes, le point d'équilibre entre spiritualisme et matérialisme, entre individualisme et collectivisme. Les forces opposées étant constantes, la position intermédiaire d'équilibre ne peut varier, elle est unique et constante.
    Ce point est la troisième position qui n'est pas une quelconque position entre des extrêmes opposés, mais le point unique d'équilibre qui réalise l'harmonie des forces.
    Troisième position d'équilibre entre l'esprit et la matière, elle est aussi une troisième position politique qui s'oppose à la fois au capitalisme et au bolchevisme.
    Perón la définit ainsi dans son message au Congrès du 1er mai 1952 :

« La troisième position est un système philosophique qui donne naissance à une doctrine et à une théorie politique, sociale et économique ; elle est, par essence, distincte de l'individualisme capitaliste comme du collectivisme sous toutes ses formes. Le peronisme est la doctrine de cette troisième position et on peut l'appliquer à la solution des problèmes politiques, sociaux et économiques du monde moderne. »

 


    Si on veut absolument orienter la troisième position par rapport aux autres forces, il faut regarder l'équilibre qu'elle réalise comme plus proche du spiritualisme et de l'individualisme que leurs termes opposés.

« La troisième position justicialiste n'est pas à égale distance des extrêmes, écrit encore Raul Mende. Dans le problème de l'homme, elle est plus proche du spirituel que du matériel. Dans celui de la société, elle est plus voisine de l'unité humaine que de la totalité humaine. Parce que, pour la doctrine justicialiste, la valeur absolue ou intrinsèque de l'esprit est plus grande que celle de la matière. Et celle de l'homme supérieure à celle de la collectivité. »

 


    En résumé, le justicialisme est beaucoup plus proche du spiritualisme que du matérialisme, mais ne sacrifie, ni l'un, ni l'autre.
    En conséquence de son caractère complet, en tant qu'il constitue l'antiparti de la nation argentine, en tant que troisième position hostile à toutes les oppressions, le justicialisme est l'adversaire de toutes les factions : libéraux, marxistes, bolchevistes et s'oppose foncièrement a leurs doctrines.
    La position du justicialisme à l'égard du marxisme est sans équivoque : le marxisme n'est pas le socialisme et poursuit de toutes autres fins que la justice sociale, il faut le démasquer et montrer au peuple son véritable caractère d'entreprise antisociale et esclavagiste. De plus, le justicialisme le répudie à cause de son internationalisme.
    Mais passons la plume à Eva Perón :

« L'idée même qu'une doctrine commune à tous les pays soit susceptible de résoudre le problème de l'injustice sociale en Argentine me heurtait vivement. Il m'était impossible de comprendre que, pour faire disparaître cette terrible plaie, il fût nécessaire de supprimer la notion si grande et si naturelle de patrie... Lorsqu'une chose est internationale, elle perd en effet toute nationalité, même – et peut-être surtout – celle de son pays d'origine... Je ne pouvais accepter l'idée d'une révolution internationale, venue du dehors et dirigée par des hommes étrangers à notre manière d'être et de voir... Je les soupçonnai de travailler à l'affaiblissement moral du pays bien plus qu'au bien-être des travailleurs. »

 


    Perón, dont une des maximes favorites est « L'amour seul est constructif », ne pouvait par ailleurs que réprouver le bolchevisme, doctrine de haine qui porte bien apparente sa marque de fabrique.
    En ce qui concerne le capitalisme, la position du justicialisme est tout aussi nette. Son amour de la justice ne pouvait que rejeter les théories du libéralisme qui conduisent à une féroce exploitation de l'homme par l'homme.
    Réalisant l'harmonieuse synthèse de toutes les aspirations humaines, appuyé sur un point d'équilibre autour duquel s'ordonnent les diverses forces spirituelles et physiques qui s'exercent autour de l'homme et à l'intérieur de l'homme, le justicialisme est une conception morale de l'existence de l'homme et de ses activités.

« Le justicialisme est une conception morale du politique, du social et de l'économique en vue de garantir la paix, la liberté et le bien-être communs, écrit Democracia le 12 juillet 1950. La coexistence du pays politique, c'est-à-dire du pays des puissants et vieux partis bureaucratiques, indifférents devant le sort du pays réel qui travaille, qui crée et souffre et qui finit par se soulever pour retomber dans l'orbite du pays politique, cette coexistence n'est possible que par l'absence ou la précarité des fondements moraux ».

 


Perón déclare la même année :

    « L'évolution humaine a été caractérisée, entre autres, par le fait qu'elle a projeté l'homme hors de lui-même, sans le pourvoir préalablement d'une pleine conscience de soi ».

 


    Faire de l'homme un être moral en lui donnant cette conscience, voilà à quoi tend l'esprit du justicialisme.



    Tout en étant opposé à une éventuelle immixtion cléricale dans le domaine politique, le justicialisme allie le spiritualisme religieux à sa doctrine.

« La valeur justicialiste des forces humaines fondamentales, matérielles et spirituelles, individuelles et collectives, est tout simplement chrétienne »

 


    expose Raul Mende. Mais cette valeur chrétienne du justicialisme s'appuie surtout sur le sens social de l'enseignement du Christ qu'on a vu ancré si fortement dans l'esprit de Perón et d'Evita. Le christianisme sur lequel fait fond le peronisme n'est pas cette caricature du christianisme que montrent certaines églises, et il prend bien soin de le préciser. Il veut faire « du vrai christianisme », « le vrai christianisme que l'humanité n'a pas encore connu ». Le christianisme justicialiste est un « christianisme de l'esprit, qui considère l'homme, magnifique création de Dieu, et ne met pas obstacle à sa perfectibilité », un « christianisme d'hommes et non de purs esprits », un « christianisme de la personne humaine dans la société humaine ».
    Ce véritable christianisme « dont le sens social est encore inconnu des hommes », paraît bien éloigné du christianisme traditionnel, d'autant plus que Mende écrit que la société justicialiste est « chrétienne non tant par le nom que par le christianisme de ses vertus fondamentales, même si celles-ci ont leur origine en d'autres systèmes qui ne soient pas chrétiens ».
    L'État chrétien justicialiste n'est pas un État clérical, et ici comme ailleurs, il faut bien faire la distinction entre christianisme et cléricalisme. Il se contente de mettre en pratique les vertus enseignées par le Christ. Il ne demande même pas que tous les membres de cet État soient chrétiens, les athées comme les autres y trouvent leur place. Il suffit que tous acceptent les principes humains de l'Évangile de Christ.



    Le justicialisme n'est pas totalitaire et admet l'existence d'une opposition qui conserve en Argentine tous ses droits légaux.
    Il verrait d'un assez bon œil la collaboration d'une opposition loyale, ni marxiste ni capitaliste, qui exercerait une utile critique sur les initiatives gouvernementales. Mais on est actuellement fort loin d'une telle possibilité de travail en commun, l'opposition en Argentine n'est composée que des nostalgiques de l'oligarchie, des profiteurs, des ennemis du peuple et des agents de l'étranger. Il n'est pas de collaboration possible avec ces gens-là, il ne faut pas être d'accord avec une telle opposition, et Eva Perón l'exprime avec virulence et un saint sectarisme :

« Qu'importe s'ils aboient !... Le pire serait qu'ils nous applaudissent !... Si ceux-là sont d'accord : attention ! Cela signifie que le peuple, lui, ne doit pas être d'accord. Je voudrais que chaque peroniste grave cette idée au plus profond de son esprit. Elle est essentielle pour le mouvement ».

 


    Perón, en termes plus nuancés, regarde comme impossible une collaboration avec l'opposition incivique qui existe actuellement en Argentine. Tout en laissant à cette opposition la liberté que lui garantit la Constitution, Perón ne peut que souhaiter le jour où elle disparaîtra pour faire place à une opposition loyale. Il déclare à ce sujet, le 9 décembre 1949 :

« Je ne considère pas le mouvement peroniste, étant donné ses caractéristiques, comme un mouvement politique. Il est beaucoup plus un mouvement national. C'est tellement vrai que l'on voit l'opposition se restreindre chaque jour, jusqu'au moment où elle disparaîtra. Puisse ce moment se produire, afin que des milieux qui ne pensent pas encore comme nous surgisse, face au nôtre, un autre grand parti, décidé à une lutte loyale ! »

 


    Une des particularités du justicialisme est son pacifisme qui contraste avec le militarisme souvent pénible d'autres partis nationalistes. Il se montre, dans ce secteur, nettement en avance sur d'autres. Le fait est d'autant plus digne d'être relevé que le justicialisme est l'œuvre d'un militaire, Perón, et que les militaires d'habitude ne font pas profession d'aimer la paix. Mais nous avons déjà dit que Perón n'était pas un général comme les autres.
    Le pacifisme est un des traits marquants du peuple argentin, qui a derrière lui une tradition élevée de justice internationale. A l'aube de sa destinée, il a libéré deux peuples frères. L'orientation pacifiste du justicialisme est donc profondément conforme aux aspirations argentines.
    Perón précise en ces termes son pacifisme, dans son allocution du 20 décembre 1947 :

« Éminemment pacifistes... nous réprouvons la conquête et nous repoussons la force sous tous ses aspects en nous attachant à observer fidèlement les pactes et les traités, et en nous refusant à bâtir sur l'arbitraire et sur l'abus de la puissance. Nous respectons autant le plus faible que le plus fort et nous exigeons, à bon droit, une juste réciprocité »

 


    Il proclame :

« L'Argentine ne reconnaît que le droit qui procède de la justice. Elle repousse la force comme émanation de l'injustice qui ne donne que des droits usurpés et des titres souillés de sang ».

« L'ardent désir du peuple argentin, déclare encore le président Perón, le 23 juin 1947, est que tous les peuples et tous les gouvernements du monde n'aient d'autres aspirations que d'assurer la pacification intérieure et internationale, seul moyen de donner le bonheur aux êtres humains. Notre tradition chrétienne, la route pacifiste que nous suivons, notre désir de tout sacrifier à la cause de la paix, tout cela autorise l'Argentine à se faire l'écho des aspirations de l'univers tendant à établir une solidarité qui soit le prélude lumineux de la paix impérissable que nous désirons avec ferveur. »

 




    Les sources historiques du justicialisme sont bien clairement définies, elles procèdent de Rome et de la Révolution française de 1789.
    Mais laissons Perón en indiquer lui-même la filiation historique :

« Il est évident que la marche en avant de l'humanité ne saurait être arrêtée. Aussi, lorsqu'une tendance ou une idée s'est infiltrée, il faut en accepter le fait et en tirer le maximum de profit. L'exemple de la Révolution française, aux leçons de laquelle je me suis souvent rapporté, illustre magnifiquement la thèse que je soutiens. L'exaltation de l'individu et les concepts de liberté et d'égalité, circonscrits à leur aspect purement politique, prenaient tellement d'importance que la première occasion permit de démontrer leur force entraînante et de changer la face du monde. Pour des raisons historiques que nous n'avons pas à commenter ici, c'est en France que jaillit l'étincelle et, naturellement, c'est là que, dès le début, s'implantèrent tous les principes qui motivèrent le fait révolutionnaire.

Mais ces principes n'étaient pas tous bons. Certains même portaient en eux leur ferment destructeur, car après avoir suscité une liberté simplement politique et une égalité entre les hommes immédiatement démentie par une inégalité économique, il arriva que sous certains aspects, les classes laborieuses modestes se trouvèrent dans une situation pire qu'auparavant. Il ne fallut pas longtemps pour qu'on s'aperçut de cette grave erreur, ou mieux, de cette monstruosité qu'avait été l'interdiction des corporations, car ce n'est que par l'union et par le groupement corporatif que les êtres faibles acquièrent la force nécessaire à la lutte pour la vie : on croit défendre l'individu contre la pression et la coercition des syndicats et, en fait, on ne réussit qu'à supprimer individuellement et politiquement le prolétariat. »

 


    Nous avons vu que, parallèlement aux enseignements de la Révolution française qu'il trie et décante, le justicialisme peut se référer à Belgrano, qui, par l'aspect hardi de ses conceptions sociales et par l'ardeur de son nationalisme, peut être regardé comme un précurseur du peronisme.
    Continuateur du courant historique latin qui vise depuis des siècles à réaliser un ordre plus juste, le justicialisme incarne aux yeux de beaucoup la Genève de la justice sociale, la Rome et l'Athènes de la nouvelle civilisation latino-américaine.
    Terre classique de la liberté en Amérique, l'Argentine considère que sa mission historique lui commande de se faire sur ce continent le champion de l'humanisme. Depuis l'avènement du justicialisme, cette mission historique s'est chargée en plus du devoir de libérer les opprimés, de faire triompher la justice sociale. Héritière de Rome et d'Athènes, l'Argentine se regarde par ailleurs comme la continuatrice de leur œuvre civilisatrice.
    De la conscience de sa double mission historique découlent pour Buenos-Aires deux principes impérialistes parallèles, le premier issu de son caractère national, le second qui le pousse à répandre son idéologie.

    Le premier des principes impérialistes du justicialisme, axé sur l'affirmation de l'argentinité et sur le nationalisme, le pousse à un resserrement fraternel des liens qui unissent l'Argentine aux autres états d'Amérique latine. Perón, qui a donné une grande impulsion à ce courant, vise à faire de Buenos-Aires un foyer de culture et un centre intellectuel irradiant sur toute l'Amérique hispanique.
    Le second principe est celui de l'universalité du justicialisme, typiquement autochtone et inapplicable à un autre pays étranger dans ses institutions strictement argentines, mais universel quant à l'essentiel de sa doctrine et à ses grands principes qui conviennent à tous les peuples.
    Le justicialisme distingue très bien ce qui en lui est uniquement argentin et ce qu'il a d'universel, il ne confond pas les deux. Voici comment Perón affirme, le 18 juin 1948, que le justicialisme, tel qu'il est appliqué, n'est pas un article d'exportation :

« Il ne peut y avoir de doctrine politique universelle parce que les peuples vivent dans des conditions qui ne sont pas universelles. La doctrine de la République Argentine n'a probablement aucune valeur en Italie, en Russie ou en Allemagne. Le peuple italien comptant cinquante millions d'habitants qui vivent sur 300 000 kilomètres carrés, ne peut avoir les mêmes intérêts et les mêmes aspirations que le peuple argentin avec ses seize millions d'habitants vivant sur 4 millions de kilomètres carrés y compris l' Antarctique. »

 


    Et voici comment, le 23 juin 1947, il donne au justicialisme un étendard d'universalité :

« L'Argentine fonde sa paix intérieure sur la justice sociale, base de la paix et de l'ordre aussi bien dans la vie interne que dans la vie internationale. Sur ce plan se rencontrent tous les hommes et tous les peuples qui savent prendre pour étendard les plus hautes manifestations de la spiritualité de cette justice sociale. »

 


    Le Mandataire argentin précise sa pensée au cours d'un discours prononcé en octobre 1952 :

« Cette doctrine qui est nôtre peut-être – et nous le croyons fermement – une solution comme troisième idéologie de ce monde divisé où nous avons l'énorme responsabilité de vivre. Cette solution, nous l'avons offerte à tous les peuples et nous continuerons à l'offrir ».

 


    Dans Razon de mi Vida, Eva Perón est tout aussi affirmative et énonce nettement le principe de l'universalité du justicialisme :

« Nous pensons que lorsque le monde sera justicialiste, l'aide sociale ne sera plus qu'un souvenir désagréable... Quand le monde entier sera justicialiste, l'amour règnera et la paix triomphera... c'est ce que m'a appris Perón... Je me demande souvent pourquoi l'humanité n'apprendrait pas, elle aussi, cette merveilleuse leçon... Et j'ai envie de parcourir le monde pour prêcher le justicialisme de Perón ».

 


    Raul Mende tire la conclusion :

« Le justicialisme est donc aussi l'interprète, comme troisième position, de l'âme des peuples du monde entier ».

 


    La plus triomphale réussite du principe impérialiste social du justicialisme se situe sur le plan syndical. Réalisant dans ce domaine la Troisième Position qui est la sienne sur tous les plans, l'Argentine s'est faite la promotrice de l'Agrupacion de Trabajadores Latino-americanos Sindicalistas, fondée à la fin de 1952 au Mexique et dont le siège est à Buenos-Aires. Cette fédération syndicale internationale latine a dégonflé les deux organisations rivales, patronnées l'une par Moscou, l'autre par Washington, qui cherchaient à s'implanter en Amérique latine, et tous les éléments syndicaux sincères qu'elle groupe suivent maintenant la voie tracée par Perón.


    Comme tout mouvement révolutionnaire, le justicialisme possède son cortège coloré de symboles, de rites et de fêtes par lesquels s'extériorise sa brûlante spiritualité.
    L'insigne du parti peroniste reproduit les armoiries de l' Argentine, bonnet phrygien rouge et deux mains qui se serrent, sur fond blanc et bleu, auxquels le justicialisme a ajouté sur le côté un épi stylisé.
    Les jours solennels du justicialisme sont le 17 octobre, le 27 novembre et le 1er mai.

    Le 17 octobre est le Jour de la Loyauté, le Jour de la Révolution. On célèbre ce jour-là l'anniversaire de la journée révolutionnaire de 1945, où les travailleurs descendus sur la plaza de Mayo exigèrent le retour de Perón. En ce jour de réjouissance, Perón apparaît au balcon de la Casa Rosada et demande au peuple s'il est content de son gouvernement, question à laquelle répondent des milliers de oui enthousiastes qui réalisent ainsi un plébiscite direct.
    Certains 17 octobre ont été empreints d'une solennité particulière. Tels furent celui de 1952 où fut lu devant une foule énorme le dernier message d'Eva Perón, et celui de 1953 où fut proclamé, en présence du président du Nicaragua, le Décalogue argentino-paraguayen et la Déclaration de Buenos-Aires argentino-nicaraguayenne.

    Le 27 novembre commémore la fondation du Secrétariat au Travail et à la Prévoyance, première étape de la révolution. Ce n'est pas une fête nationale chômée, et la population travaille comme à l'accoutumée. Les ouvriers la célèbrent par une manifestation devant l'immeuble du Secrétariat.

    Le 1er mai, l'Argentine célèbre la Fête du Travail. Le choix de cette date surprend un peu les visiteurs étrangers. Le 1er mai, choisi arbitrairement par les marxistes, est en effet intimement lié au pseudo-socialisme des barbes israëliennes, c'est la fête du bolchevisme, et cela ne change rien que le nazisme, qui était toute autre chose que du fascisme, ait emboîté en son temps le pas à son frère le bolchevisme. Il aurait été beaucoup plus normal que l'Argentine, comme l'Italie, célébrât la Fête du Travail le 21 avril. Ce jour-là, les Romains, ancêtres des Argentins aussi bien que des Français, des Italiens et des Espagnols, célébraient la fête des Paliliae, fête des travailleurs des champs et des bergers. Depuis l'aurore de notre race, le 21 avril a toujours été la fête du travail, une fête qui est à nous et à notre nation. Le 1er mai comme le 17 octobre, le peuple argentin se réunit sur la plaza de Mayo où se déroule une grande cérémonie organisée par la C.O.T. et présidée par Perón, en sa qualité de « premier travailleur argentin ». Les ouvriers de la capitale et des délégations venues des provinces assistent en foule à cette fête magnifique, au cri mille fois répété de : « La vida por Perón ! ».


    Une autre importante date commémorative est celle du 12 octobre, journée où s'est célébré en Argentine le Jour de la Race, anniversaire de la découverte de l' Amérique, où l'Italie donnait un continent à l'Espagne.
    San Martin, héros populaire, incarnant parfaitement les vertus civiques, occupe une place importante dans la mythologie justicialiste. En 1950, centenaire de la mort du Libérateur, une loi prescrivit que les dates en tête de toutes les publications imprimées seraient accompagnées de la mention « Année du Libérateur, général San Martin ». Perón ouvrit le 3 janvier par ces paroles l' « Année du Libérateur » :


« San Martin est du peuple, parce que sa vie fut toute simplicité et honneur, digne et féconde comme la vie du peuple ; parce qu'il a toujours servi le peuple, sans jamais tirer avantage ni de sa gratitude, ni de son affection... San Martin et son peuple, unis par le miracle d'un seul et grand amour, celui de la patrie, ne font qu'un. »



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Mardi 12 mai 2009
- Par MSR

La Piste est un des nombreux très beaux chants du répertoire parachutiste ; celui-ci est assez peu connu. Il est le chant de la compagnie d’appui du 8° RPIMa (insigne à gauche).
Sur cet air, les parachutistes ont créé un autre chant,
L'Ancien.

 


Sur le site http://www.troupesdemarine.org/ , le chant est dénommé  Sur la piste. Ce site donne une version différente qui n'est pas convaincante.






La, la, la, la, la, la, la
La, la, la, la, la, la, la

Paras marchent à travers le pays
La, la, la, la, la, la, la
Chantant leur foi leur amour de la vie
La, la, la, la, la, la, la
France pour te défendre et mieux te servir
Nous avancerons toujours sans faiblir
Sur cette piste sans fin vont les parachutistes
Sans fin suivre cette longue piste

Croyons en la force et en l’effort
La, la, la, la, la, la, la
Nous vaincrons la peur une fois encore
La, la, la, la, la, la, la
C’est notre espérance de pouvoir aussi lutter et souffrir pour notre patrie
Parachutiste, ton destin t’attend sur la piste
Ton destin t’attend sur cette piste.
La, la, la, la, la, la, la
La, la, la, la, la, la, la
La, la, la, la, la, la, la
La, la, la, la, la, la, la

 

 


Autre version :

Para, marche à travers le pays
Sentant leur froideur amour de la vie
Quand pour te défendre et mieux te servir
Nous avancerons toujours sans périr
Sur cette piste sans fin
Vont les parachutistes
Sans fin suivre cette longue piste

Croyons en la force et en l’effort
Nous vaincrons la peur une fois encore
C’est notre espérance de pouvoir aussi
lutter et souffrir pour notre Patrie
Parachutiste,
Ton destin t’attend sur la piste
Ton destin t’attend sur la piste.

 

 

 

 

Ecouter le chant ICI

ou ci-dessous :

 

 

 

 

 

 

 

Vidéo du 8e RPIMa en Serbie (Kossovo occupé)

 


 

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Lundi 11 mai 2009
- Par MSR

[Voici un chapitre extrait du livre de Lucien Duquenne et Pierre Biondini, L'Argentine de Peron qui présente le justicialisme. Notons que les auteurs y adoptent cependant des positions parfois contestables]


El peronismo es humanismo en accion.           

Perón           

 



    Le justicialisme est l'expression argentine du courant d'idées mondiales, caractéristique de notre siècle, qui vise à réaliser dans chaque pays un régime social appuyé sur la nation, conception politique qu'on désigne en France du nom de fascisme, ce mot étant pris dans son véritable sens de doctrine révolutionnaire réalisant la synthèse du national et du social, rendant au prolétaire sa patrie et au nationaliste le sens de la justice sociale. Doctrine universelle comme toutes les grandes idées, mais qui n'apparaît spontanément que dans les pays latins, ce socialisme retrouvé, revêt dans les diverses nations des formes différenciées, créées chacune par le génie particulier de chaque peuple. Le justicialisme est sa forme argentine, profondément marquée du sceau national et différent en beaucoup de points de ce que nous avons pu voir en Europe.
    Émanation argentine de la doctrine philosophique qui, se cherchant depuis Platon, les Gracques, César et la Révolution française de 1789, a eu pour premiers doctrinaires modernes Mussolini, Salazar et Codreanu et pour précurseur argentin Manuel Belgrano, le justicialisme a pour fondateur immédiat Juan Perón. Sans doute pourrait-on montrer ce que la pensée de Perón doit à ses prédécesseurs dans le grand courant national révolutionnaire latin, mais il n'en est pas moins vrai que le justicialisme est le fruit de son esprit et que, sans Perón qui, à point nommé, vint guidé par Dieu, prendre la tête du mouvement social: argentin, celui-ci n'aurait pu naître, ni n'aurait assumé le caractère qui est le sien. Rarement la phrase célèbre de Codreanu : « Ce qui n'est dans la nation que désir informe et obscur, arrive à la clarté dans la conscience d'un chef prédestiné » a trouvé meilleure application que dans le cas de Perón. Si le justicialisme de Perón prend place dans la chaîne déjà longue des mouvements sociaux-révolutionnaires, où ce maillon était d'avance prévu, il n'en est pas moins vrai que le maillon a été forgé par Perón, qui sut le réaliser.
    Voici la définition du justicialisme telle que la donne le théoricien peroniste Raul Mende :

« Le justicialisme est une doctrine dont l'objet est le 'bonheur de l'homme dans la collectivité humaine, bonheur obtenu par l'harmonie des forces matérielles et spirituelles, individuelles et collectives, fortifiées par le christianisme. »

 


    Dans le domaine de la doctrine et des réalisations, le justicialisme s'identifie profondément avec l'idéal fasciste, en ce qu'ils ont tous deux pour but suprême l'intérêt national et populaire, finalité intangible dont ils ne se laissent pas écarter, qu'ils sont l'un comme l'autre une révolution permanente, qu'ils ont en commune le dogme des minorités agissantes, leur aspect de démocratie organisée et de république syndicale, l'obligation qu'ils font à l'Etat d'assurer la prévoyance sociale pour l'ensemble des citoyens, leur rejet du capitalisme comme de la subversion marxiste, de la ploutocratie comme de la démocratie anarchique, leur conception limitée du droit de propriété, leur opposition théorique à la lutte de classe, leur positivité envers les factions, leur condamnation d'un individualisme outrancier comme d'un collectivisme-Moloch, leur axe nationaliste, leur principe d'autorité et de hiérarchie, la troisième position par laquelle ils concilient le matérialisme et le spiritualisme, leurs deux principes impérialistes parallèles.
    Le justicialisme par contre s'écarte nettement du fascisme italien en ce qu'il attache une bien plus grande valeur que ce dernier aux libertés individuelles, qu'il ne réalise pas l'État corporatif et ne donne pas de fonction politique aux syndicats, enfin par son pacifisme et son rejet de la caporalisation. Autre innovation importante, le justicialisme, pour la première fois, applique le nationalisme social à un état de type fédéral sans détruire le fédéralisme.
    Le noyau idéologique commun à tous les mouvements fascistes – troisième force sur le plan politique – vise à l'instauration d'un état révolutionnaire et nationaliste, d'où seraient éliminés la réaction et le cléricalisme et qui réaliserait la justice sociale au moyen de la socialisation des entreprises et de la prolétarisation des organes politiques dirigeants. On le trouve aussi à la base de tout le justicialisme. Il est trois points que Perón regarde comme l'essentiel de sa doctrine et qui pourraient aussi bien être les bases de n'importe quel autre mouvement socialiste. Les voici énoncés par Perón en 1951 :

« Nous, les justicialistes, nous brandissons les trois étendards les-plus importants... Le premier de ces étendards, c'est l'indépendance économique... Le second est celui de la justice sociale... Quant au troisième, c'est celui de la souveraineté nationale. »

 




    Le justicialisme est une révolution constructive et permanente qui procède par paliers, éliminant graduellement les institutions sclérosées pour les remplacer par de nouvelles plus justes. Sous la direction de Perón, la révolution est permanente en Argentine depuis 1945, progressant par étapes et apportant si nécessaire, de nouvelles retouches à ce qu'elle a créé.
    Cette révolution constructive est l'œuvre des « minorités agissantes », suivant une autre caractéristique idéologique du nationalisme social. Ce sont ces minorités actives qui font les révolutions et non les peuples dans leur ensemble. Représentant la partie vivante de la nation et incarnant sa volonté, elles constituent une véritable élite populaire, représentée en Argentine par le Parti peroniste.
    On ne trouve pas en Argentine cette doctrine des minorités agissantes affirmée d'une manière aussi nette qu'en Italie et en Roumanie. Mais elle n'en est pas moins à la base de l'existence du Parti peroniste. Lorsque Perón déclare le 9 décembre 1949 aux délégués de la corporation des employés de banque que va être créée une École Supérieure peroniste où seront étudiés les aspects supérieurs de la pensée justicialiste, afin de former sur le plan doctrinal une élite peroniste capable d'instruire à leur tour de nouveaux cadres, cela ne sous-entend-il pas le dogme des minorités agissantes ? Que seront ces cadres peronistes. sinon le levain permanent de la révolution justicialiste. sinon une élite populaire qui conduira le pays ? Le Parti peroniste n'est-il pas lui-même la minorité agissante qui exprime la volonté du peuple argentin ?
    Le « petit noyau résolu ». Perón le met lui aussi au-dessus des « majorités lâches et inertes ». Il déclare encore ce 9 décembre 1949 :

« Les doctrines ne n'enseignent pas, elles s'inculquent, et on ne saurait les inculquer si on ne ressent une vocation résolue et un enthousiasme absolu. Il me serait difficile d'inculquer aux autres quoi que ce soit qui ne m'aurait été inculqué à moi-même. Pour cette raison, le meilleur maître est celui qui enseigne avec sa propre conviction, fût-elle poussée jusqu'au fanatisme. Il n'est pas de grande cause qui ne doive compter avec un certain nombre de fanatiques. Il s'ensuit que les fanatiques seront toujours une nécessité... Je les considère comme des hommes dont l'esprit est supérieur à toute pondération, parce qu'ils sont prêts à se sacrifier pour leur cause. »

 


Le justicialisme est bien entendu foncièrement républicain, son idéal de justice sociale ne pouvant s'accommoder d'autres régimes, anachroniques, découlant de conceptions qu'il ne reconnaît pas. Né en Amérique dans une nation qui ne connut jamais de royauté, la question institutionnelle ne se posait pas pour lui : l'Argentine ne pouvait être qu'une république et une république sociale. L'état justicialiste peut être défini comme une démocratie parlementaire présidentielle, présentant un quadruple caractère national, syndical, prolétarien et fédéral.
    La démocratie justicialiste n'est pas la démocratie capitaliste que nous connaissons en Europe et dont Perón, en cette phrase concise, a dressé en janvier 1949, l'acte de décès :

« La communauté nationale, comme phénomène de masses, apparaît avec le déclin de la démocratie libérale ».

 


    Démocratie doit être en Argentine entendu au sens étymologique du terme, le peuple y gouverne réellement et l'action du peronisme a précisément consisté à faire passer aux mains du peuple les leviers de commande. Le Parlement y fait les lois mais ne gouverne pas. Elle s'appuie sur la communauté populaire et non sur le libéralisme qui engendre l'oppression capitaliste. Bien que se défendant d'être le régime d'une classe, elle a le prolétariat pour fondations. En fait, c'est une démocratie populaire, si on nous passe ce barbarisme déjà rodé par d'autres qui n'y ont guère droit.
    On peut situer l'État justicialiste à mi-chemin entre la république sociale mussolinienne et la démocratie fédérale de type présidentiel. Si on met à part son caractère fédéral et présidentiel propre à l'Amérique – bien que l'Allemagne de Hitler ait aussi été une démocratie présidentielle et que la Suisse soit une confédération des plus classiques – le régime qui se rapproche le plus de celui de Perón est celui de Salazar au Portugal.
    Soulignons que Juan Perón n'est ni un autocrate ni un dictateur, mais le chef régulièrement élu et investi de pouvoirs réguliers que s'est librement choisi le peuple argentin. L'État justicialiste est une démocratie organisée, dans le cadre de laquelle s'équilibrent les différentes forces qui composent la nation argentine. Dans un discours qu'il prononçait dans le cours de l'été 1950, Perón déclare qu'on s'achemine vers un État plus social que politique et que, par l'organisation des forces du travail, « il faut arriver à l'équilibre permanent des forces organisées... Sans cet équilibre permanent, c'est une irréalisable utopie que l'exercice total de cette liberté que nous chérissons tous, mais que nous ne pouvons pratiquer ».

    Nous avons dit que le justicialisme rejetait la démocratie capitaliste pour réaliser une république sociale. Sa conception du droit de propriété, profondément révolutionnaire, place le justicialisme hors du cadre de l'économie libérale. Donnant une acception spéciale à la notion de propriété qu'il reconnaît mais limite, le justicialisme admet le droit de posséder, mais refuse la propriété stérile et improductive, il ne la conçoit pas coupée de sa fonction sociale.
    Le justicialisme se proclame opposé à la lutte de classes et affirme son intention de la remplacer par la collaboration entre le capital et le travail. « Pour obtenir la paix intérieure, déclare Perón, le 6 septembre 1944, il faut travailler à supprimer les extrémistes capitalistes et totalitaires, de droite où de gauche. De la part de l'État, la base de cette action est le développement d'un programme politique, économique et social adéquat. En outre, l'éducation des individus doit tendre à élever le niveau de la culture sociale, à donner de la dignité au travail, à humaniser le capital, enfin et surtout, à remplacer l'esprit de lutte par celui de collaboration ». Perón veut promouvoir une seule classe sociale, celle de ceux qui travaillent, mais proscrit les luttes intestines. Il veut abolir l'exploitation de l'homme par l'homme, rien de plus.
    En fait, malgré ses affirmations de principe, le régime peroniste tend de plus en plus à devenir un régime de classe. On sait qu'un phénomène semblable s'est produit en Italie durant le fascisme, où Mussolini, malgré ses positions théoriques et après avoir essayé de réaliser la justice sociale dans le cadre de la collaboration des classes, en vint à une république appuyée exclusivement sur le prolétariat. Il y a là un enseignement, l'enseignement qu'il est impossible d'édifier la justice sociale sans détruire le capitalisme, ce qui suppose la lutte des classes.
    Avec Perón, les ouvriers ont acquis la conscience de classe. Que le justicialisme ne cherche pas à faire de la lutte de classes en soi, c'est possible, mais il en fait dans la pratique lorsqu'il veut faire cesser l'exploitation capitaliste. Mettre fin à l'exploitation de l'homme par l'homme est au centre de toutes les positions doctrinales de Perón. Il déclarait, en septembre 1948 :

« Nous cherchons à assurer à notre peuple un régime social juste et humanitaire, où la coopération remplace la lutte, où il n'y ait ni réprouvés ni élus, où chaque homme qui travaille reçoive un bénéfice proportionné à son rendement, où tous aient leur avenir assuré, où la société égoïste ne se désintéresse pas du vieillard et de l'impotent et où la fraternité, la générosité et l'amour président aux relations entre les Argentins. Assurer les droits du travailleur, en les incorporant à la loi et aux coutumes argentines, pour que les classes économiquement faibles soient protégées contre l'égoïsme, la domination et l'exploitation des classes économiquement fortes. »

 


    Une autre déclaration de Perón, de mars 1949, rend le même son :

« A partir du moment où les Droits du Travailleur seront inclus dans la Constitution de la République, après qu'elle aura été votée et que tous les fonctionnaires de la Nation lui auront prêté serment, le travailleur pourra affirmer, en toute certitude, que le règne de l'exploitation de l'homme par l'homme a été balayé pour toujours de la terre argentine. Nous aurons l'insigne honneur d'avoir été le premier peuple du monde à établir que l'exploitation d'un homme par un autre homme soit considérée comme un délit condamné par la loi. »

 


« Dans un régime capitaliste, dit encore Perón en 1951, l'homme est exploité par l'homme ; là où règne le communisme, l'homme est exploité par l'État ; dans notre système, l'exploitation de l'homme, sous quelque forme qu'elle se présente, est toujours un crime que la loi punit. Ce que nous voulons, c'est supprimer complètement l'exploitation, quel que soit le nom derrière lequel elle se cache. »

 


    Que le prolétariat soit au centre de toutes les préoccupations de Perón, nul n'en doute en Argentine et c'est bien la cause de la haine de l'oligarchie pour le iusticialisme.

« Dans notre doctrine, a dit Juan Perón, les êtres pour lesquels nous travaillons le plus et auxquels nous pensons davantage, sont les plus modeste de tous et ceux qui ont le plus besoin de nous. La raison d'être et la force immanente du mouvement peroniste sont les humbles parce qu'en les voyant nous les avons aimés. »

 

 

 


 

    Où le justicialisme se différencie nettement de certains mouvements fascistes, c'est en ce qui concerne l'individualisme et les libertés du citoyen, auxquels il attache une bien plus grande valeur que ne l'ont fait les premières formes historiques du fascisme.
    Pour tout État, la liberté individuelle n'est pas sans limites et rencontre ses frontières du jour où l'individu vit dans la société d'autres hommes et trouve pour terme de la sienne propre la liberté du voisin. L'originalité du fascisme dans ce domaine est d'intervenir dans des secteurs que d'autres laissent libres. L'intérêt général primant celui de l'individu, le citoyen doit abandonner un peu de sa souveraineté particulière à la communauté populaire.
    Tout en visant à la même finalité, le justicialisme demande à l'individu une part moins grande d'abdication personnelle. Sans pour cela se détacher du collectivisme, il est extrêmement attaché aux garanties individuelles et nous ne pouvons que l'en féliciter. Perón expliquait ainsi le 9 avril 1949, au Congrès national de Philosophie quels doivent être les rapports du collectif et de l'individu :

« Il importe de concilier notre sens de la perfection avec la nature des faits, de rétablir l'harmonie entre le progrès matériel et les valeurs spirituelles et de donner à nouveau à l'individu un sentiment exact de la réalité. Nous sommes collectivistes, mais notre collectivisme a pour base l'individualisme et pour origine le trésor qu'est l'homme, du seul fait qu'il respire ».

 


Et le jour de la proclamation des Droits du Travailleur, il avait tenu à préciser :

« Notre conception est conforme au principe qui considère l'homme comme le centre des intérêts de tous les efforts des peuples et des gouvernements. Ceci nous a amenés à considérer les droits naturels qui, inhérents à la qualité humaine, découlent du travail et, en dernière instance, conditionnent sa liberté. Ces droits élémentaires, innés, subjectifs, inaliénables et imprescriptibles, que l'homme possède par sa seule raison d'être et dont la méconnaissance est la cause directe des malaises et des troubles sociaux actuels, constituent la base essentielle de nos raisonnements ».

 


« La valeur de l'homme est supérieure à celle de la société », écrit un théoricien du justicialisme qui, tout en affirmant l'attachement du peronisme aux libertés individuelles humaines, nous explique comment il concilie individualisme et collectivisme.

« L'homme, selon le justicialisme, n'appartient pas totalement à la collectivité, comme le pensent les collectivistes ; il n'en est pas davantage absolument indépendant, selon la pensée individualiste... Le justicialisme nie la dépendance, comme l'indépendance totale de l'individu envers la société. Et il affirme la dépendance absolue de certaines cellules de l'individu et l'indépendance non moins absolue de certaines autres envers la société. »

 


    « La liberté individuelle aune limite qui est le droit à la liberté de tous les autres individus », écrit encore Raul Mende, mais le justicialisme ne lui en reconnaît pas d'autre. Ici, pas de caporalisation ni d'arbitraire. On a vu plus haut, bien au contraire, avec quel soin minutieux les libertés individuelles sont garanties par la Constitution qui précise au surplus dans son article 15 : « L'Etat ne reconnaît pas une liberté qui porte atteinte à la liberté. »
    Dans la pratique, cela conduit à une liberté inconnue en France. La grande presse, qui traite volontiers Perón de « dictateur » pour obéir à ses maîtres, pourrait, si elle était libre, faire d'instructives comparaisons. Chacun en Argentine peut critiquer Perón s'il en a envie, dans les cafés, les restaurants et n'importe quel lieu public, se livrer à toutes les élucubrations verbales qu'il lui plaît de professer. Aussi longtemps qu'il existera une nation argentine, elle sera fidèle aux paroles de son hymne national :

Écoutez, mortels, le cri sacré :

Liberté, liberté, liberté !

Écoutez le bruit des chaînes rompues,

Voyez régner la noble égalité.

 




    Le mythe Nation a pour le justicialisme la même importance que pour ses frères européens. « Nous considérons le principe des nationalités comme sacré », déclare Perón le 7 juillet 1947. En accord avec ce principe, pour le justicialisme la nation, corps et âme de la communauté populaire, n'est pas le sol, n'est pas une forme géographique colorée sur une carte, mais la communauté ethnique groupée en nation.
    Il s'oppose par là complètement aux conceptions scélérates de l'O.N.U. intéressées à proclamer qu'un État n'est qu'une forme géographique qu'on peut peupler de qui l'on veut, sans discriminations de nationalité ni de race. Le justicialisme affirme au contraire, en accord avec la logique et avec la réalité, que la nation n'est pas une aire géographique, mais une assemblée d'hommes unis par certains liens. « Nos campagnes, nos villes, nos palais ne sont pas la patrie. Je ne l'ai jamais cru. La patrie, ce sont nos frères vivant sur le même sol ». (Discours de Perón du 7 avril 1949.)
    Le nationalisme argentin est basé sur la race, ou plus exactement sur l'ethnie. Perón la définit ainsi le 12 octobre 1947 : « La race n'est pas pour nous un concept biologique, elle est une chose purement spirituelle. C'est une somme de vertus impondérables, qui nous fait ce que nous sommes et nous pousse à être ce que nous devons être, en raison de nos origines et de nos destinées... La race constitue pour nous notre sceau personnel qui est indéfinissable et ne peut être confondu ». Chaque année, l'Argentine célèbre le 12 octobre un Jour de la Race, une législation précise, complétée par les directives des deux plans quinquennaux, protège au point de vue racial le caractère latin du peuple argentin.
    Il faut bien préciser que si les Argentins ne sont pas xénophiles, ils ne sont pas non plus xénophobes et toutes les races trouvent chez eux le respect qui leur est dû.

    Corollaire de son nationalisme, le justicialisme fait sien le principe de l'autodétermination des peuples. Chaque peuple a le droit d'organiser selon ses conceptions particulières ses propres formes d'organisation politique, sociale, culturelle, morale et économique. Nul n'a le droit d'intervenir dans les affaires intérieures d'une autre nation, le justicialisme considère que chaque nation est seule maîtresse chez elle.
    Bien meilleurs socialistes que les bolchevistes et les débris de la IIe Internationale, les peronistes sont les ardents protagonistes d'un nationalisme intelligent, non pas de celui qui consiste à chercher des aventures guerrières dont le peuple fait toujours les frais, mais d'un nationalisme qui consiste à mettre en valeur toutes les possibilités du pays et à protéger le peuple contre les fléaux sociaux, la misère, la maladie et la guerre. Ces objectifs, le justicialisme les a magnifiquement atteints.
    Du principe national découle le principe d'autorité et de hiérarchie. Voici comment Perón affirme, le 12 août 1944, ce principe de hiérarchie, ce principe du chef, en des termes qui rejoignent ceux de Codreanu :

« Les peuples doivent savoir, pour leur part, qu'on naît conducteur. On ne fabrique de conducteurs ni par décret ni par élections. Conduire est un art, et on naît artiste ; on ne fabrique pas d'artistes. On ne réalise d'œuvres d'art ni avec des recettes ni avec des brochures. La suprême condition de l'artiste est de créer. Pour conduire, il n'existe pas de modèles, le conducteur crée les siens propres. »

 


    Le nationalisme argentin s'accommode fort bien du principe fédéral, il n'y a d'ailleurs pas antithèse entre le principe du chef et le fédéralisme. Il était intéressant de voir de quelle manière le concept d'autorité s'accorderait avec le système fédéral, essai tenté pour la première fois au monde. Le mariage apparaît comme fort réussi.
    En Argentine justicialiste, l'organisation fédérative est respectée, chaque province conserve son propre gouvernement qui régit librement les secteurs qui lui sont réservés par la Constitution. Le chef, assisté des organismes fédéraux, coiffe les différents gouvernements provinciaux, leur communique sa volonté révolutionnaire et fait descendre la révolution justicialiste jusqu'au peuple de toutes les provinces par le canal des organisations syndicales et du parti peroniste.
    Il est à noter que l'organisation du parti peroniste calque le système fédéral argentin. Le fédéralisme officiel y prend la forme d'une hiérarchisation.
    Pour un régime juste, l'État n'est pas un cadre qui doit enserrer le citoyen et le faire marcher au pas. Personnification de la Nation, il n'a droit à l'existence que pour protéger les citoyens qu'il représente. C'est dans le cadre de cette protection que le justicialisme regarde l'assistance et la prévoyance sociales comme une obligation de l'État. Le citoyen a le droit d'exiger que l'État le protège contre les risques sociaux. En conformité avec cette doctrine, les obligations sociales de l'État sont incluses dans la Constitution.
    Sans donner de fonctions politiques aux syndicats ni confier la représentation politique de la population à une chambre corporative, le justicialisme cependant s'appuie largement sur les syndicats qui forment l'armature du régime. Si le justicialisme n'a pas été tout à fait radical dans ce domaine, les diverses déclarations de Perón, affirmant à plusieurs reprises que le justicialisme ne serait pas possible sans le syndicalisme, indiquent pourtant une évolution. Il a souvent dit que les Etats passent actuellement de l'âge où tout se décidait par les organisations politiques, à l'âge où tout se décide par les organisations sociales. S'appuyant toujours davantage sur les organismes syndicaux, il travaille à accélérer ce processus historique et son régime présente par là un caractère nettement corporatif.



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Mardi 21 avril 2009
- Par MSR

C'est le 21 avril 1763 près d'Ancenis qu'est né François de Charette l'un des plus célèbres chefs Vendéens. Entré comme aspirant dans la marine en 1780, il la quitte en 1790 avec le grade de lieutenant de vaisseau alors que la révolution s'étend. Il s'engagera rapidement dans la résistance contre les armées criminelles de la république et devient dès décembre 1793 général en chef de l'armée Catholique du Bas-Poitou où il lutte héroïquement. Il sera rejoint par de nombreuses personnes avec le déclenchement de la guerre d'extermination menée par la république et il parviendra à battre Turreau, qui dirigent les célèbres « colonnes infernales ». Il obtient des négociations : aux accords de la Jaunaye Hoche accorde la liberté de culte, le droit pour les prêtres non jureurs d'officier, le gel de la conscription, l'amnistie. La paix ne durera pas ; le 8 juillet 1795 il est nommé général en chef de l'armée catholique et royale par Louis XVIII. Après plusieurs mois de guerre, il est fait prisonnier et fusillé le 29 mars 1796, entrant dans la légende.



Paulin Guérin, François-Athanase Charette de la Contrie,
général en chef des années vendéennes  (1763-1796).


Le chant n'est pas d'époque : il a vraisemblablement été écrit par Paul Féval en 1853 et aurait rapidement connu le succès chez les nationaux. Le 13 mai 1909, le député royaliste Baudry d’Asson l’entonna à l’assemblée face aux marxistes qui éructaient l’Internationale (T. Decruzy) (voir le texte de la femme d'Alphonse Daudet – et mère de Léon – qui clôture l'article).

Il existe quelques variations : c. 5, l. 1 : 
"d’Challans" au lieu de "de Conflans" ; dans le couplet final, on trouvre parfois "aller" au lieu de "délivrer" ;





I. {Monsieur d’ Charette a dit à ceux d’Ancenis (bis)
« Mes amis, le roy va ramener la fleur de lys »

Prends ton fusil Grégoire
Prends ta gourde pour boire
Prends ta vierge d’ivoire
Nos messieurs sont partis
Pour chasser la perdrix

II. {Monsieur d’ Charette a dit à ceux d’Loroux (bis)
«Mes bijoux, pour mieux tirer mettez-vous à genoux»

Refrain.

V. {Monsieur d’ Charette a dit à ceux d’ Montfort (bis)
«Frappez fort, le drapeau blanc défend contre la mort»

Refrain.

IV. {Monsieur d’ Charette a dit à ceux d’ Clisson (bis)
«Le canon fait mieux danser que le son du violon»

Refrain.

V. {Monsieur d’ Charette a dit à ceux de Conflans (bis)
«Mes enfants, ralliez-vous à mon panache blanc»

Refrain.

VI. {Monsieur d’ Charette a mis sa plume au vent (bis)
«En avant ! on parlera longtemps des vieux Chouans»

Prends ton fusil Grégoire
Prends ta gourde pour boire
Prends ta vierge d’ivoire
Nos messieurs sont partis
Pour délivrer Paris.



Ecouter le chant ci-dessous :




ou là :







 

Paul Féval ! celui-ci ne connut qu'une gloire éphémère, mais l'homme fut supérieur à son œuvre. D'un aspect un peu fruste, avec ses cheveux bretons et sa moustache grisonnante d'ancien blond, il avait l'abord fin et paysan, une vivacité, un charme d'esprit, une gaîté qui le faisait chanter au dessert à Champrosay des chansons bretonnes, tantôt au rythme des danses, tantôt rêveuses et prolongées comme la lande violette de son pays. Il les savait tous, ces refrains d'Armor, et préférait les royalistes, ceux qui menaient à la bataille les bandes d'Elbée et de la Rochejacquelein. Ne dit-on pas qu'il est l'auteur de la chanson célèbre : « Monsieur  d'Charette a dit à ceux d'Ancenis... » ?

Cette érudition bretonne se retrouve dans  certains de ses romans; pour celui-là aussi, comme pour tous les êtres de sensible pénétration, sa province fut une source vive.

Puis il connut Paris, l'aima, et Le Roman de la jeunesse, Annetle Lais témoignèrent pour son talent sentimental, comme Les Mystères de Londres, Le Bossu, Les Habits noirs, de sa vive imagination.

Je n'aperçois jamais, non loin de la place Royale, la rue de la Cerisaie sans penser que dans une pauvre chambre d'un de ces vieux logis, Paul Féval, seul et abandonné dans  Paris, faillit mourir d'inanition. Ce fut un médecin du quartier, le D r Penoyez, qui le sauva et lui fit épouser sa fille, la femme pieuse et dévouée, l'admirable mère de neuf enfants que j'allai voir un jour avenue des Ternes. Un jardin embellissait le petit hôtel du romancier, et, dans le salon tout orné d'œuvres d'art où je fus introduite, Mme Féval, devant sa table à ouvrage, raccommodait des bas de toutes tailles et de toutes grandeurs, représentant avec sérénité la femme d'intérieur idéale qu'elle fut toute sa vie.

 

A cette époque, Féval était heureux, riche, tout fier de sa charmante famille. Sa vie  s'assombrit plus tard et révéla chez lui un tempérament de catholique inquiet et de chrétien scrupuleux jusqu'à réviser son œuvre complète et la mettre au point de ses  croyances exigeantes et ravivées.

 


Madame Alphonse Daudet, Souvenirs autour d'un groupe littéraire (1910).

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