C'est un classique. Pas de quoi surprendre... ça fait longtemps que le procédé est au point : quand les démocrates parviennent à vaincre un pays après les pires crimes, leur toute première priorité est alors d'assassiner les anciens dirigeants.
Pas de traces. La démocratie c'est une régime propre.
Ce matin, pour :
Avoir sauvegardé l’unité de la nation irakienne ;
Pour avoir bâti le seul Etat laïque de la religion ;
Pour avoir résisté à l’invasion américaine ;
Pour avoir résisté pendant plus de dix ans à un embargo inhumain et des frappes quotidiennes des troupes américano-sionistes ;
Saddam Hussein a été condamné à la peine capitale par pendaison.
Et dans un monde normal, ça donnerait ceci :
Pour :
Avoir détruit l’unité de la nation irakienne, amené la guerre civile, ethnique et religieuse ;
Pour avoir installé au cœur de l’Irak l’islamisme le plus radical ;
Pour avoir envahi en violation de toutes les lois internationales un pays souverain sous les prétextes fallacieux d’armes de destruction massive et de liens avec Al-Qaida ;
Pour avoir imposé un embargo ayant causé la mort d’un million de personne, organisé des frappes quotidiennes contre les installations civiles de toute nature, pour avoir utilisé des bombes sales, pour avoir humilié le peuple irakien ;
Georges Bush et ses maîtres sont condamnés à la peine capitale par balle dans la nuque au bord d'un fossé, séance tenante.
Mercredi 27 septembre 2006
Le président américain Georges Bush a décidé d’autoriser partiellement la publication d’un rapport des services secrets américains sur les conséquences de l’invasion de l’Irak en terme de terrorisme.
Cette publication fait suite à des fuites dans la presse américaine à la fin de la semaine passée. Pourtant les « révélations » de ce rapport sont loin d’être extraordinaires. Le rapport du Pentagone ne fait que reconnaître que l’invasion de l’Irak par les Américains a été un formidable accélérateur du terrorisme en Irak et dans le monde. Ce que tout le monde avait pu constater. La résistance irakienne est devenue la « cause célèbre » (en français dans le texte) des militants islamistes, renforçant les ressentiments contre l’Occident en général et les Etats-Unis en particulier. Cette guerre aura contribuée à étendre numériquement et géographiquement le terrorisme islamiste.
Mais la seule chose que retient Georges Bush de ce rapport, c’est qu’il estime que la présence en Irak reste plus que jamais nécessaire.
Ce rapport succède aux révélations sur l'absence d'armes de destruction massive et sur l'absence également de liens entre le régime de Saddam Hussein et les djihadistes.
Maintien des troupes en Irak pour des années, radicalisation du monde musulman dans l’optique d’un « choc des civilisations » conforme aux vues des faucons de l’administration Bush : ce rapport n’est-il pas au final totalement conforme aux espérances des « néo-cons » ?
Un bel exemple de démocratie en tout cas : un mensonge pour couvrir un autre mensonge pour finalement s’imposer par la force la plus brutale et plonger le monde dans le chaos. Déjà vu… Un peu comme les régimes autoritaires. Sauf que ceux-ci ne se cachent pas derrière les droits de l’homme, la liberté et la démocratie pour accomplir leur destin politique.
[Source : www.nytimes.com ; http://permanent.nouvelobs.com]
Sur la guerre démocratique, un intéressant article sur "Le bon usage des bombes" sur http://geopolis.over-blog.net
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