Samedi 20 janvier 2007
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Par MSR
Une video extraite des actualités allemandes de la Seconde Guerre mondiale, présentant Arno Brecker travaillant dans son
atelier.
On y voit quelques-unes des oeuvres du plus grand sculpteur allemand du XXe siècle.
Publié dans : Sculpture
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Mercredi 22 novembre 2006
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Par MSR
Le chant Les Canuts évoque les difficiles conditions de vie de ces ouvriers spécialisés
dans le tissage de la soie à Lyon face au chaos du monde moderne. Le couplet où l’« on entend déjà la révolte qui gronde » évoque l’insurrection qui
éclata à Lyon à la fin de l’année 1831. Elle commença par une grève, le 21 novembre : une minorité de patrons refusait l’instauration d’un salaire minimum, arguant de la concurrence anglaise. Dès
le lendemain, le 22 novembre, les canuts se rendent maîtres de la rue : ils s’emparent d’une caserne et d’armes, tandis qu’une partie de la garde nationale les rejoint.
Chefs d'atelier et compagnons-ouvriers, prennent alors le contrôle de la ville. Ils
refusent la récupération politique et conservent à leur lutte des objectifs purement sociaux : ils écartent donc les
agitateurs républicains qui tentent d’imposer leur drapeau tricolore. L’étendard de la révolte sera la drapeau noir brodé de la devise :
"Vivre en travaillant ou mourir en combattant".
Le roi, qui a définitivement tourné le dos à la Tradition, poussé par la bourgeoisie, envoie l’armée qui, le 5 décembre,
met, dans le sang, un terme à l’insurrection.
Ce chant est le procès de la société née de 1789 : la révolution bourgeoise qui mit
fin à la société aristocratique, asservit ouvriers et artisans par l'abolition des corporations et qui entraîna la France dans une industrialisation et un libéralisme qui ne tenaient plus plus
comptent des intérêts des hommes, que de la nature ou de la nation.
Ce chant ne date pas des temps glorieux des barricades ; l’auteur en est en fait le célèbre Aristide Bruant (1851-1925). Auteur, compositeur et interprète, il connut la gloire en se produisant dans divers cabarets puis en effectuant de longues tournées à travers le
monde.
Variante : couplet 1, ligne 2 : « Il faut avoir chasuble d’or ».
I. {Pour chanter Veni Creator
Il faut une chasuble d’or (bis)
Nous en tissons, pour vous, grands de l’Eglise
Et nous pauvres canuts, n’avons pas de chemises
C’est nous les canuts
Nous sommes tous nus.
II. {Pour gouverner il faut avoir
Manteau et ruban en sautoir (bis)
Nous en tissons pour vous, grands de la terre
Et nous pauvres canuts, sans drap on nous enterre
C’est nous les canuts
Nous sommes tous nus.
III. {Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira (bis)
Nous tisserons le linceul du vieux monde
Car on entend déjà la révolte qui gronde.
C’est nous les canuts
Nous n’irons plus nus.
Ecouter le chant ici :
ou là :
Ecoutez le chant ici.
ou ici :
Samedi 4 novembre 2006
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Par MSR
Ce chant a été créée en Allemagne sous le titre Wie oft sind wir geschritten (connu
également comme Heia Safari !) par A. Aschenborn, sur une musique de Robert Götz. Il célèbre l’épopée coloniale du général Paul Emil
Lettow-Vorbeck.
Cet officier (portrait
à gauche) venait de prendre le commandement des forces allemande d’Afrique de l'Est (200 officiers et quelques compagnies d’askaris) lorsque la Première Guerre
mondiale éclate. Elle lui donnera l’occasion d’écrire une des plus belles pages de l’histoire militaire. Son premier fait d’arme sera la défense de la ville de Tanga : attaqué par les 8000
indiens du Général Arthur Aitken, il les tiens en échec avec son petit millier de soldats avant de les repousser à la mer. Son but est désormais simple : résister le plus efficacement possible
pour détourner le plus d’hommes possible du front prioritaire, le front européen, où se décidera la victoire finale.
A la bataille de Jassin, le 18 janvier 1915, il écrase de nouveau les Britanniques. Il mène alors une guérilla sans répit, s’introduit au cœur des provinces
britanniques (Kenya et Rhodésie). Il lève une armée de 12 000 Africains encadrés par quelques Européens. Ces troupes sont les fameux Askaris de la chanson ; ils soldats lui seront loyaux jusqu’au
bout, lui, l’officier européen qui s’adresse à eux dans leur propre langue.
A partir de mars 1916, Britanniques et Sud-Africains décident d’en finir et l’attaquent avec plus de 45 000 hommes. En excellent stratège, il évite le combat
quand il le sait perdu et attaque quand il l’a décidé, où il l’a décidé. Malgré son infériorité numérique croissante, il remporte à nouveau une grande victoire à Mahiwa en octobre 1917. Après
cinq jours de combats, il perd 96 hommes. Les britanniques en comptent 3000 dans leurs rangs.
Les combats se poursuivent au Mozambique puis au Tanganyika puis à nouveau la Rhodésie. Il remporte son ultime victoire en prenant la ville de Kasama, le 13
novembre 1918. La guerre est désormais finie. Lettow-Vorbeck se rend à la tête d’une armée invaincue.
Nationaliste, on le retrouve après-guerre à la tête d’un corps franc pour écraser une sédition communiste (avec le soutien de la Brigade de Hermann Ehrardt) ; il
participe au coup d’Etat de Kapp puis devient député nationaliste. Il intégrera le ministère des Affaires étrangères sous le IIIe Reich – bien que n’ayant jamais été national-socialiste –. Il est
réintégré en 1938 dans la Wehrmacht comme général. Sans retraite après 1945, il devient jardinier et publie des livres. Son ancien ennemi anglais le Maréchal Jan Smuth organise une souscription à
son profit. Lors de ses obsèques, quelques Askaris survivants vinrent lui rendre un dernier hommage, en souvenir de cet officier colonial apprécié de tous, tant par ses officiers que par ses
soldats ou ses ennemis.
Il s’agit du chant préféré du maréchal Erwin Rommel, dont l’épopée africaine, à la tête de l’Afrika Korps, est également entrée dans la légende.
Il n’est apparu que tardivement que tardivement en France, après 1962.
Variantes : pour le refrain : "Ô porteurs et ascaris haïlo / Haïlo west safari" ou "O porteurs Et askari,
Aillo, Aillo, Ay Safari" et encore "Oh! Oh! Oh ! porteurs / Et askari, / Aillo, Aillo, Aïdo / Aïdo, Aïe Safari". Le
capitaine Selosse proscrit, dans le refrain l’usage de "Ay !" entre "Aillo" et "Aillo-Ay Safari". Au second couplet, on trouve parfois : "Et lorsqu’un jour nous partirons" ; "pour un dernier voyage" ; " Chantez-nous" ;
"Les dieux".
Combien d’ fois a-t-on parcouru
Cette petite piste
En traversant la lande herbue
Lorsque le jour se lève
En écoutant le rythme
De la chanson intime
O porteurs
Et askari,
Aillo, Aillo, Ay Safari (bis).
Et quand un jour nous partirons,
Pour le dernier voyage.
Chante-nous cette chanson,
Comme un dernier hommage,
Et s’il ne pleure personne
Que Dieu nous le pardonne.
Refrain.
Ecouter le chant ci-dessous :
ou là :
Ecouter le chant ici.
Charge allemande : officier européen sabre au clair suivi des Askaris
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