C’était hier un vendredi 13. Il y avait une super-cagnotte au loto. Alors comme dit la pub, « 100% des gagnants ont tenté leur chance ».
C’est pas complètement faux.
Mais d’autres ont trouvé un filon un peu moins rentable, mais beaucoup plus sûr : l’Etat français. C’est un peu comme la Française des jeux, avec des petites variantes dans le système des mises et de l’attribution des lots. La participation est obligatoire. Mais seuls quelques-uns peuvent prétendre au gros lot. Ce sont les élus.
Le jeu le plus couru du moment c’est « SNCF » (le slogan : « Avec la SNCF : tout est possible ». La preuve ? 100% des joueurs ont gagné). Le premier gagnant de cette année a été Alain Lipietz et sa famille. 62 000 € qu’ils ont récupéré en juin dernier…
Une somme comme ça, ça motive…
Alors depuis, les joueurs se sont précipités : début septembre, 200 familles tentaient leur chance.
Mais aujourd’hui cette sorte d’aristocratie de la perversion s’ouvre : juifs, communistes, quelques autres peut-être. Le mieux étant bien sûr de cumuler.
1200 personnes viennent donc de s’inscrire hier au grand jeu SNCF en validant leur bulletin devant le tribunal de Toulouse pour la prétendue culpabilité de la SNCF – qui nie – dans la déportation de juifs, de résistants mais aussi de républicains espagnols – ah si Vichy les avait rendu à Franco… –
Le but : l’honneur bien sûr. Car officiellement, c’est un jeu où les joueurs déclarent ne jouer que par honneur. Qu’alliez-vous penser ? Ce n’est qu’ensuite, presque contre leur gré, qu’on leur offre des espèces sonnantes et trébuchantes… et ils acceptent, mais presque honteusement… c'est que ça les gêne : mêler des histoires d’argent à leurs belles idées de mémoire, de respect, tout ça… ils acceptent. Mais c’est juste une question de principe.
Au final, la SNCF paye. Enfin… l’Etat français. Le contribuable français quoi. Vous et moi qui payons pour eux. Comme d’habitude en somme. Depuis le temps que ça dure… on va peut-être finir par s’habituer ?
En attendant, moi j’ai du mal… alors je me demandais si je ne pouvais prétendre à quelque chose. Mes grands-parents ont juste résisté par principe, sans vouloir en récupérer quoi que ce soit. Pas en faire un rente de situation, récupérer du pognon, des honneurs ou des places. Cet insupportable discours des gens honnêtes : « on a fait ce qu’on croyait être juste »… Avec des raisonnements pareils, moi, et bien, les 62000 euros, ils me passent sous le nez. Et ça m’aurait bien arrangé, 62 000 euros.
Alors j’ai cherché autre chose. Et j’ai pensé à l’un de mes arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père. Il a été enrôlé dans l’armée napoléonienne. Je ne sais pas exactement combien de temps. Au moins cinq années. Campagne de France, mais aussi dans les Pays-Bas actuels (où il a rencontré sa femme), en Belgique… Tout ça pour dire qu’il est finalement décédé des suites de ses blessures de guerre, le 3 septembre 1815, à l’hôpital du Val-de-Grâce.
Je vais porter plainte contre l’Etat français pour avoir enrôlé mon aïeul, l’avoir traîné dans des guerres atroces dans toute l’Europe et d’être responsable de sa mort.
Je vais porter plainte aussi contre la SCNF qui n’a pas été capable de le rapatrier quand il a été blessé.
Mais je crois que j'aurais plus de chance au loto…
Renaud Donnedieu de Vabres, le corrompu blanchisseur d’argent (et pour une fois condamné), qui s’emploie à son poste de ministre de la culture à se montrer aussi dégénéré que Djacke Lang, a ordonné au Grand Palais d’organiser trois jours à la gloire de la sous-culture des cités.
« Culture urbaine » il faut dire pour être poli.
Foot de rue, skate, basket, tag, BMX, rap… vous ne voyez vraiment pas le rapport avec la culture ? Un indice : dans sa mission, le corrompu de Vabres est accompagné de deux scénographes : Patrick Bouchain et Thierry Dreyfus.
Le ministre chiraquien offre donc aux émeutiers et à leurs soutiens une formidable tribune, à quelques jours de l’anniversaire des émeutes de 2005.
Les rappeurs se réjouissent d’avoir obtenu carte blanche. « C’est bien la droite finance notre campagne anti-Sarkö ». Et s’ils se réjouissent de pouvoir y répandre sa propagande anti-Sarközy, on ne parle pas de la haine anti-blanche et anti-française…
Duplicité de l’Etat complice des voyous, des "élites" qui ne manqueront pas de se presser admirer ces "Jeunes" "plein de talents", mais également duplicité des administrations et des grandes entreprises.
Ainsi la RATP, dont les matériels et locaux sont dégradés à longueur de journée par les taggueurs… finance cette manifestation. Les usagers de la RATP pourront désormais avoir le bonheur de penser que leur argent va dans la poche des taggueurs qui peuvent se payer leurs bombes de peintures grâce à la RATP… qui augmentent le tarif des billets pour lutter ensuite contre les tags…
Aura-t-on la chance d'en voir d'aussi beaux ?
(Souvenirs de la campagne de 2002, Aix-en-Provence via http://www.libanvision.com/photos-presidentielle.htm)
"Nique la France" et "Vive les Arabes"
"Enculés de français" (notez que Chirac n'est pas touché...)

Et sans le rap, la culture de la rue ne serait rien.
Alors juste pour le plaisir, les paroles de "La France" par Sniper.
Ah oui. Merci, la droite.
On est tous solidaire face à la merde à la galère
Sortir la tête de la misère pour que les gens nous considère
En tant que citoyen non en tant que chien
La France nous ronge à un point
de ne plus avoir confiance en son prochain
Législation conçue pour nous descendre
frère derrière les barreaux et maintenant
y penserais que l'on pourrait se rendre
On est pas dupe en plus on est tous chaud
Pour mission exterminer les ministres et les fachos
car de nos jours, ça sert à rien de gueuler, de parler à des murs
à croire que le seul moyen de s'faire entendre est de brûler des voitures
Un putain de système haineux, cramer mais après tout ça avance pas
et je sais que ça les arrangent si on se bouffe entre nous
Soit disante démocratie aux yeux d'un peuple endormi
Les droits de l'homme franchement où ils sont passés
faut faire en somme que ça change et que des frères cessent
d'être chassés en charter c'est nos frères qui j'artère rapatriement
et maintenant la haine coule dans nos artères,
nous faire taire franchement ça serait impossible quand on s'aperçoit
que la plus part du temps c'est nous qu'ils prennent pour cible
{Refrain:}
La France est une garce et on s'est fait trahir
Le système voilà ce qui nous pousse à les haïr
La haine c'est ce qui rend nos propos vulgaires
On nique la France sous une tendance de musique populaire
On est d'accord et on se moque des répressions
On se fou de la république et de la liberté d'expression
Faudrait changer les lois et pouvoir voir
Bientôt à l'Élysée des arabes et des noirs au pouvoir
Faut que ça pète ! tu sais que le système nous marche dessus
nous on baisse pas la tête on est pas prêt de s'avouer vaincus
des frères béton tous victime de trahison,
T'façon si y aurait pas de balance y aurait personne en prison
La délinquance augmente même les plus jeunes s'y mettent
Pèttent des bus parlent de braquage et à l'école ils raquettent
Des rondes de flics toujours là pour nous pourrir la vie
Attendent de te serrer tout seul et de font voir du pays
Emeut qui explose ça commence par interpellation
Suivie de coups de bâtons et ça se finit par incarcération
T'façon on se démerde, mec ici on survie,
Fume des substances nocives pour apeser les ennuis
La galère n'arrange rien au contraire elle empire les choses
Si certains prennent des doses c'est pour penser à autre chose
Les frères sont armés jusqu'aux dents, tous prêts à faire la guerre
Ça va du gun jusu'au fusil à pompe, pit bull et rotweiller
A quoi ça mène, embrouille de cité, on se tape dessus
Mais tu te mets à chialer lorsque ton pote se fait tirer dessus
Encore un bico ou un négro, les babylons sont fiers,
Ça les arrangent ce coup là y aura pas besoin de bavure policière
Frère je lance un appel, on est là pour tous niquer
Leur laisser des traces et des séquelles avant de crever.
{au Refrain}
La France aux Français, tant que j'y serais ce sera impossible
Par mesure du possible je viens cracher des faits inadmissibles
A vrai dire les zincs en perdent le sourire,
Obliger de courir certains on eu le malheur de mourir
Des homicides volontaires j'ai une pensé pour leurs mères
Blessés par un décès, bavures classées en simple faits divers
Contrôle qui part en couilles, des potes s'font serrer par les keufs
J'ai le saïme lorsque je jette des pavés sur les J9
Mes potes je les aiment c'est pour ça que je les laisserais jamais béton
même si il y en a qui béton, tu sais on est tous des jeunes du béton
A présent y a plus de bluffe on vient dire toute la vérité
Faut leur en faire baver v'la la seule chose qu'ils ont mérités
Ma parole les gars si il y en a un qui se la joue véner
Si y veut s'la raconter j'vais lui baiser sa mère
T'façon j'ai plus rien à perdre, j'aimerais les faire pendre
Non c'est pas parce qui porte un flingue qui peut penser mettre à l'amende
La vérité est masquée, à savoir ce qui s'est passé
Le mystère des G.A.V. un blème qui ne pourra être démasqué
Je dédis ce texte à toute mes gardes à vue
Ils m'en on fait baver les enculés mais ils ont pas tout vu.
{au Refrain, x2}

Les (très) mauvais chiffres concernant la criminalité s'accumulent sans que le ministre de l'intérieur s'en inquiéte ni que les médiats ne lui demandent des comptes.
Les statistiques publiées hier par l’Union des Transports publics (qui ne comprend ni la SNCF ni la RATP qui possèdent leurs propres chiffres) font état pour l’année dernière d’un bond de la criminalité dans les transports publics. La hausse des agressions est en effet de 9%, surtout remarquable dans les petites villes et, dans une moindre mesure dans les grandes villes.
Les agressions contre le personnel ont augmenté de 3,2%. Ces agressions représentent un tiers des « accidents (sic) de travail » de ce secteur.
[Source : France Info]
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