Mercredi 20 août 2008
SOCIETE

* Nouvelle provocation impunie des clandestins

Une quinzaine de clandestins occupent depuis hier une entreprise de traitement des déchets à Romainville (Seine-Saint-Denis). Les délinquants sont soutenus par le "syndicat" anti-français CGT, financé alternativement au cours de l'histoire par le grand patronat et par l'Etat soviétique sous Staline...



* Fréjus s'offre une chaise électrique

Après son interdiction au Luna Park de Milan, une attraction assez spéciale a trouvé une terre d'accueil à Fréjus : il s'agit d'un stand comportant une chaise électrique où est simulé une exécution, sur un mannequin en plastique. Le corps s'agite, fume, se démembre avant de retomber sur la chaise après la décharge.

« Personne n'a porté plainte. Très peu de gens viennent se plaindre, peut-être un sur mille. Le dernier en date m'a sorti de grandes théories pendant que sa femme filmait le mannequin en se marrant [...] A ceux qui disent que je fais l'apologie de la peine de mort, je réponds qu'il s'agit d'une attraction, qui ne prétend passer aucun message. Si ça se trouve, elle sera ringarde dans trois ans et je passerai à autre chose, conclut-il. Personnellement, je trouve plus choquant ce que la télé-réalité pousse les jeunes à faire à la télévision ».


 La société – texane – qui a mis au point ce manège propose également une version « pendaison ».





* Grise mine

Humour figaresque...





BASSE POLITIQUE

* Priorité sarközyste

Les premiers mobile-homes, deux semaines et demi après les faits, sont arrivés à Hautmont hier. Seulement 50 mobile-homes ont été commandées par l'Etat ; 22 arriveront cette semaine, les 12 derniers arriveront dans deux semaines, et seront donc livrés un mois après la tornade.
   


* De la manipulation des chiffres...



Sans que le Figaro ne change sa page, un peu plus tard dans la journée, on apprenait que deux autres associations s'élevaient contre les mensonges de la première association – aux chiffres étrangement repris par le ministère – : selon la Confédération syndicale des familles (CSF) qui publiera ses propres chiffres dans quelques jours, la tendance est à la hausse et l'Union des familles laïques a constaté elle une hausse « d'environ 3% ».
L'organisation proche du gouvernement a par ailleurs reconnu que les « frais annexes » (transport, cantine, sorties, inscriptions extrascolaires etc.), c'est-à-dire ceux qui sont payés par les français moyens et très peu par d'autres et notamment les chances pour la France, ont eux augmenté « de 50% ».



* Humour sarközyste

Le levantino-maçonnique directeur de l'Observatoire national de la délinquance a reconnu que les atteintes volontaires gratuites aux personnes ont à nouveau très fortement progressé le mois dernier, avec +4,19%. Pour mieux annoncer que la délinquance générale a baissé de 3,08% sur un an...
Pour rappel, le nombre de voitures brûlées pour un 14 juillet a été battu en 2008 et l'année écoulée a été marquée par plusieurs émeutes (Villiers-le-Bel, Vitry-le-François, etc.).



* Médiats aux ordres : une tribune libre de Sarközy dans Le Figaro

Fait unique dans l'histoire de la presse française : Sarközy fait paraître une tribune libre dans le journal de son ami Serge bloch (dit Dassault), directeur de l'entreprise de fabrication et de vente d'arme Dassault, née en 1945 grâce aux spoliations organisées par la "résistance". Le texte est consacré à la dénonciation de « la réponse brutale et disproportionnée des troupes russes ».



* Médiats aux ordres : un journaliste licencié à RFI

Ecrivain et journaliste, rédacteur en chef à Radio France Internationale (RFI),  Richard Labévière a été licencié le 12 août, pour avoir réalisé un entretien avec Bachar Al Assad le 8 juillet dernier, quelques jours avant la venue de ce dernier en France. Ses patrons lui reprochent de n'avoir pas demandé l'autorisation pour cet entretien, ce qui en dit long sur la liberté des journalistes en France...
Depuis le  20 février 2008, la directrice générale de la holding France Monde qui à la charge l'audiovisuel extérieur (TV5 Monde, France 24, RFI) est Christine Ockrent – journaliste... belge (!) –, femme et coreligionnaire de Bernard Kouchner. Richard Labévière est connu pour ses positions antisionistes de gauche, avec notamment un livre intitulé Bernard Henri-Lévy ou la règle du Je.



ECONOMIE

* Nouveau plongeon des bourses

La Bourse de Paris a clôturé en chute de 2,61% hier, Londres perdant 2,38% et Francfort 2,34%.



* La spéculation responsable de l'augmentation du pétrole

« Si on observe une tendance ou une dynamique à la baisse des prix du pétrole, le Venezuela devrait analyser la possibilité d'une réduction de la production. Ce sera la position que nous défendrons à la prochaine réunion de l'Opep ».


a déclaré le ministre de l'Energie et du Pétrole, Rafael Ramirez. Il a rappelé que la hausse du pétrole, financée par les consommateurs du monde, n'avait servi à enrichir que les spéculateurs :

« La baisse brutale des prix du brut, de plus de 20 dollars, est la démonstration la plus claire qu'il y avait une activité spéculative sur le marché. [...] Les prix doivent être maintenus à un niveau proche des cent dollars, car les coûts ont augmenté ».




ETRANGER

* Découvert, un polygame quitte le Danemark

Le Danemark reste à la pointe de la lutte contre l'immigration. Un "réfugié" irakien a décidé de rentrer dans son pays : son second mariage, illégal au Danemark, risquait d'être annulé, entraînant la fin de toute sorte d'aides. Il a préféré rentrer au pays.

« Ce sont surtout ses femmes qui sont attristées par cette affaire, elles ne se sentent pas acceptées au Danemark »


a raconté son avocate, ce qui réjouira les Européens. La famille a néanmoins décidé d'attendre la décision de la justice danoise. En cas de non-annulation du second mariage – et, de fait, la légalisation de la polygamie – la famille reviendrait vivre au Danemark.
Il y a deux semaines, nous annoncions le refus du gouvernement danois d'une décision de la cour "européenne" de "justice" favorable à l'« immigration-invasion » qui exigeait que le Danemark assouplisse sa législation sur le regroupement familial.
Dans ces deux affaires, Sarközy et son gouvernement se sont bien gardés d'intervenir ou d'essayer, au moins, de faire croire qu'ils luttaient vraiment contre « l'immigration-invasion » (Valéry Giscard).



* Censure du site de la HDJ ?

Nous évoquions hier la répression contre un mouvement de jeunesse allemand, qui avait vu des enfants de 8 à 14 ans arrêtés par les forces de l'ordre, leur camp perquisitionné puis fermé.
Nous ajoutions le lien vers l'association, www.heimattreue-jugend.de.
Le site internet est depuis hier inaccessible.



* Black Power : nouveau record pour le Zimbabwe

Nouveau record d'inflation au Zimbabwe : sur un an, en juin, l'inflation a atteint 11,2 millions de pour cent selon les statistiques officielles du pays qui s'est "libéré" des fermiers blancs en se livrant contre eux aux pires violences.



* La belle, sage et calme guerre de la Russie

« C'était une réaction discrète et calme. La paix a été instaurée pour très longtemps dans la région. [...] C'était calme, sage et beau »


a déclaré le président bélarusse Alexandre Loukachenko en félicitant son homologue russe pour sa gestion de l'attaque de l'Ossétie par la Géorgie.



* Nouvel ordre mondial...

Dans la glorieuse Algérie FLN, des attaques ont fait 13 morts, dont 12 membres des forces de l'ordre, dans l'est du pays hier. Dans le même temps, un attentat contre l'école de gendarmerie des Issers a fait 43 morts et 38 blessés.
Une explosion dans un hôpital a fait au moins 16 personnes du Pakistan mardi.



INFORMATIONS NATIONALISTES

* Morts en Afghanistan

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

La France entière s’incline devant nos dix soldats morts au combat en Afghanistan.

Ces soldats faisaient leur devoir, mais ils ne sont pas morts pour la France. Ils sont morts dans la guerre interminable que mènent les Etats-Unis d’Amérique dans ce pays pour leurs propres intérêts.

La mort de nos soldats souligne cruellement que Nicolas Sarkozy mène une désastreuse politique d’alignement sur les Etats-Unis.

La France n’a rien à faire en Afghanistan. Nos soldats n’ont pas à se faire tuer pour l’oncle Sam.



par MSR publié dans : Nouvelles du jour ajouter un commentaire commentaires (1)   
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Mardi 19 août 2008
Dix soldats français, appartenant au 8e RPIMa (Régiment de parachutistes d'infanterie de marine), le régiment le plus touché avec 8 morts, au 2e REP (Régiment étranger parachutiste), et au RMT (Régiment de marche du Tchad), sont morts hier en Afghanistan, alors que 21 de leurs camarades étaient blessés.
Ces pertes sont directement la conséquence de l'alignement de Sarközy sur les Etats-Unis : c'est lors d'un voyage en Grande-Bretagne que Sarközy avait annoncé un important renforcement de la présence française en Afghanistan et surtout l'envoi des militaires français dans les zones les plus dangereuses.

Les militaires ont péri dans l'embuscade tendue par des talibans, à une cinquantaine de kilomètre à l'est de Kaboul ; l'affrontement a été très violent et à duré plusieurs heures jusqu'à cette nuit.

«Ce matin, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'Otan dans le district de Saroubi, à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes»


aurait déclaré un porte-parole des talibans précisant qu'une riposte aérienne de l'OTAN aurait fait 20 morts dont 5 civils.


Depuis l'invasion américaine de 2001 sous couvert de la « lutte anti-terroriste », 25 militaires français sont morts en Afghanistan. Malgré l'occupation qui dure depuis 7 ans, mobilise plus de 70 000 soldats  et a coûté la vie à près d'un millier de soldats occidentaux, et des milliers de vies afghanes Oussama Ben Laden n'a toujours pas été arrêté. La production d'opium, quasiment annihilée par les Talibans en 2000, connaît aujourd'hui des niveaux records.


Le très lourd bilan de la journée d'hier s'ajoute à celui de Bouaké, quand un raid mené par la Côte d'Ivoire avait coûté la vie à 9 soldats, trente-neuf autres étant blessés, crime resté impuni à ce jour.


Responsabilités et culpabilité qui ne retiendront pas Sarközy d'aller parader dès ce soir en Afghanistan.
par MSR publié dans : Géopolitique ajouter un commentaire commentaires (6)   
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Mardi 19 août 2008
En regardant les statistiques de Club Acacia ce matin...




et de près...



et aussi sur cet autre compteur, ce matin même  :





Maintenant je sais pourquoi les trois effractions contre ma voiture n'ont jamais été élucidées, pourquoi les personnes qui ont cambriolé mes parents courent toujours et pourquoi Chirac... ne court même plus, mais se rend à dîner chez Sarközy (encore que nous pouvons remarquer que la traque des mal-pensants n'empêche nullement la multiplication des points de racket sur les routes/ autoroutes).


Louons Saint-Léon Blum de pouvoir vivre dans une grande démocratie qui dispense avec tant de générosité la liberté et prions Sarközy qu'il la sauvegarde contre les odieux terroristes internautiques...


Vous savez maintenant pourquoi :

1. peut-être tout à l'heure Club Acacia n'existera plus ;
2. il ne fait jamais se moquer des organismes de délation étatique ou para-étatique tel que le BNVCA (Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme) (à moins que ce ne soit l'Etat qui ne soit une association para-BNVCA ?)
par MSR publié dans : Club-Acacia ajouter un commentaire commentaires (6)   
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Mardi 19 août 2008
SOCIETE

* La ballade des sales r... des gens heureux

Pour meubler ses longues journées d'août, le parquet de Paris va s'occuper d'une nouvelle affaire, après les 8 (huit) débardeurs prétenduement antisémites (c'est ce qu'affirme le
Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme), d'une vidéo antisémite (c'est ce prétend le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme qui a décidé ces derniers de faire parler de lui pour prendre une place au soleil des associations grassement subventionnées et rackettant les mal-pensants aux côtés d'autres associations de l'anti-France), c'est la reprise humoristique d'une chanson qui fera l'objet des attentions des fins limiers de la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP).
Gérard Lenormand a en effet porté plainte le 12 août pour le détournement de sa chanson «La ballade des gens heureux» en «Le massacre des sales rebeus», attribuée pour l'occasion à Légion 88, et qui aurait été réalisée durant les années 1980.
Si les viols et les meurtres ne connaissent pas la prescription, il semblerait que les parodies mal-pensantes soient imprescriptibles.



* La France s'en va...

"100 000 hectares de prairies et de champs disparaissent chaque année. Soit 7 fois la surface de Paris. Tous les 6 ans, l'équivalent d'un département se transforme en rocades, voies ferrées, pavillons, parkings et aéroports.

Inexorablement, comme nous le confirme Marie Nicout dans le JDD du 4 février 2007:"Les zones périurbaines, ces banlieues construites de plus en plus loin des grandes villes, grignotent les campagnes... Tous les ans, la région Languedoc-Roussillon accueille 30 000 habitants supplémentaires. Chaque nouvel arrivant "consomme" en moyenne 460m² de terrain. Et le mouvement est irréversible. On ne retransforme pas un lotissement en vignoble... A ce rythme, l'univers agricole se réduit comme peau de chagrin... En 2005 l'INSEE recensait 1.1 million d'agriculteurs en France. Ils étaient 3.8 millions en 1979."

Fermez le ban, l'affaire est entendue, et la France s'en va, sans résistance, se faire bétonner au nom du "dynamisme économique" pour finir pour ressembler à une vaste zone pavillonaire dont le centre est partout et circonférence nulle part. La paysage superbe dont on a longtemps bénéficié en France est en train de s'enlaidir sévèrement."

Olivier Bardolle, De la prolifération des homoncules sur le devenir de l'espèce, Editions L'Esprit des péninsules, 2008.


Via Et tutti quanti.



BASSE POLITIQUE

* Récession : le gouvernement Sarközy n'agira pas

« Nous n'avons pas besoin d'un plan de relance, qui serait un plan de relance artificiel »


a déclaré hier François Fillon, précisant qu'il n'était « pas raisonnable de parler de récession », prophétisant que 2008 verra « croissance positive » en France, alors même que dans divers pays l'hypothèse de la récession est très sérieusement envisagée (voir plus bas) et que la France est loin d'être le pays le plus performant économiquement.
François Fillon entend, par cette absence de plan, rester fidèle aux pratiques du gouvernement : pas de plan pour lutter contre l'immigration, pas de plan pour lutter contre les délocalisations, pas de plan pour lutter contre les provocations quotidiennes des clandestins, pas de plan pour sauver un peu de pouvoir d'achat pour les Français...



* Humour eströsiste

Et la méthode Coué fait des émules au gouvernement : le tout nouveau secrétaire général adjoint de l'UMP, imposé par Sarközy dans le cadre de la lutte interne contre Devedjian déclarait hier :

« Les économistes précisent très clairement que pour qu'il y ait récession, il faut qu'il y ait un négatif sur deux trimestres d'affilée [...] En moyenne globale sur l'année, on est en positif donc on n'est pas en récession. »


sans préciser le lien entre un bilan annuel et celui de deux trimestres consécutifs et sans craindre, surtout, d'ajouter :

« Nous avons su anticiper là où d'autres, comme en Espagne qui ne s'attendait pas à cette situation, à cette récession, sont obligés d'être à la remorque ».


Le gouvernement français, la pire ministre de l'Economie de l'Union européenne et l'anticipation...
Le propos n'ayant évidemment rien à voir avec l'actualité sportive, Estrosi a également annoncé que la ville de Nice serait candidate à l'organisation... des Jeux olympiques d'hiver de 2018. Heureusement qu'il n'a pas été influencé par la guerre en Ossétie et ne veuille déclarer la guerre à Monaco...
Mais si l'Ariane est transformée en village olympique, les Moulins en piste géante de bobsleigh, il trouvera certainement beaucoup de soutien pour son entreprise.



* Sommet bobo-gauchiste chez Sarközy

C'est dans la très luxueuse villa de Carla Bruni que Sarközy a rencontré hier le chanteur mondialiste Bono.
C'est sur l'héliport exclusivement réservé à Sarközy – tous les engins volant ayant été bannis des environs pour assurer la tranquillité du couple Sarközy – qu'est arrivé le chanteur de U2 ainsi que Rania de Jordanie. Les coûts du repas, du voyage et de la réception où les hommes auront pleuré sur les malheurs du monde n'a pas été révélé, non plus, par exemple, que la pollution engendrée par la petite sauterie.
Pendant ce temps-là, des pêcheurs sportifs manifestaient à Brégançon pour réclamer les mêmes droits que les autres européens : s'ils ont pu s'approcher du site, un seul bateau a pu accoster, et une missive a été remise à un fonctionnaire présent sur place, Sarközy – échaudé par son expérience bretonne ? - ne daignant pas recevoir les pêcheurs.



ECONOMIE

* La Grande-Bretagne envisage la récession

La Chambre de commerce britannique prévoit l'entrée de l'économie du Royaume-Uni en récession dans les six à neuf prochains mois.

« Nos prévisions trimestrielles font état d'une aggravation significative des perspectives économiques pour le Royaume-Uni. Il y a dorénavant une réelle possibilité de récession technique. »


a précisé David Kern, conseiller économique à la BCC. C'est la très importante basse de la consommation qui serait responsable de la récession selon la BCC.



* Pic du déficit commercial pour la zone euro

Loin des prévisions des experts et d'un excédent commercial de 7,2 milliards de francs pour la zone euro, le mois de juin a connu un déficit de 656 millions de francs. Avec les mois de mai (déficit de 25,6 milliards) et de juin (déficit de 660 millions), pour l'ensemble du semestre, le déficit de la balance commerciale atteint 82,7 milliards de francs. L'année dernière à la même période, la balance était positive de 57,1 milliards.



* +14% pour le budget fruits et légumes

Selon une enquête de la fédération Familles Rurales, le budget fruits et légumes, pour des familles appliquant les préconisations de l'OMS, représente 12,6% du SMIC. Pour une famille avec deux enfants de plus de 10 ans, le budget fruits et légumes serait ainsi de 860 francs par mois durant l'été. Ce budget serait en progression de 14% par rapport à 2007.



ETRANGER

* Vaclav Klaus dénonce l'attaque et la propagande de la Géorgie

Le président tchèque sera-t-il victime prochainement d'une « révolution » d'une quelconque couleur, hautement financée par les Américains ? Vaclav Klaus, qui a violemment dénoncé l'euro il y a quelques semaines avant de déclarer que la Constitution "européenne" était morte, a fortement aggravé son cas hier :

« En ce qui concerne la responsabilité de l'éclatement de la guerre, le rôle du président géorgien, du gouvernement et du Parlement est indiscutable, et de toute évidence fatal. [...] J'ai horreur de ce qui s'est passé en Géorgie, et aussi de la manière dont les choses ont été saisies et interprétées sur le plan politique et médiatique ».




* Un bilan de la guerre en Ossétie par France 2






* Services secrets recherchent espions homos

Les services secrets britanniques ont décidé de recruter des espions homosexuels et veulent permettre à leurs membres d'être plus ouverts sur leur sexualité, a rapporté le Financial Times lundi.

Le MI5 --en charge de la sécurité intérieure en Grande-Bretagne-- a fait appel aux services d'une organisation de défense des droits des homosexuels, Stonewall, pour favoriser le recrutement d'homosexuels au sein de l'agence, précise le quotidien financier.

"Historiquement", le travail de renseignement "a toujours été effectué par des membres de l'administration, blancs et hétérosexuels" qui regagnent leurs pénates à 16h30 chaque après-midi, explique dans les colonnes du journal le directeur exécutif de Stonewall. La décision du MI5 montre que la société est en "train de changer", estime-t-il. "L'establishment devient petit à petit à l'image de la société", ajoute-t-il.

Les services de renseignement britanniques se sont efforcés ces dernières années d'élargir leur recrutement, par l'intermédiaire notamment d'un site internet. En mai 2007, le célèbre MI6 -en charge de la sécurité extérieure de la Grande-Bretagne- avait même publié des annonces d'offre d'emploi dans un journal, pour la première fois de son histoire.


Via Yann Reddeker.



* Trêve olympique frivole

A Bagdad, les violences entre musulmans ont continué hier, ainsi que les attentats contre les occupants Américains : 3 attentats contre des bases des forces d'occupation ont fait une vingtaine de blessés.
L'Afghanistan, occupé par plus de 70 000 soldats de l'OTAN ne connaît pas un jour de répit. Hier, un attentat contre une base américaine a fait 10 morts civils et 13 blessés.
En Turquie, l'explosion d'une mine a fait 1 mort et 8 blessés lundi dans les rangs des militaires turcs. La guerre entre les Kurdes et les Turcs aurait fait jusqu'à ce jour environ 37 000 morts.
En quelques jours de la fin de semaine dernière, le bilan des violences liées aux trafics de drogue a été porté à 30 morts pour le seul Etat du Chihuaha au Mexique. Sur l'ensemble du territoire, les autorités ont dénombré 2 712 morts.



par MSR publié dans : Nouvelles du jour ajouter un commentaire commentaires (1)   
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Lundi 18 août 2008
Via XYR, un court-métrage britannique de Simon Ellis.




par MSR publié dans : tourisme ajouter un commentaire commentaires (3)   
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Lundi 18 août 2008
L'organisation nationaliste Heimattreue Deutsche Jugend (HDJ) avait organisé un camp d'été pour ses jeunes, dans un terrain privé, dans le länd de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Dans l'esprit du scoutisme, les jeunes patriotes vivaient en communauté, sous des tentes au milieu des la forêt. Les jeunes chantaient, s'amusaient, se promenaient, assistaient à des conférences, comme dans tout camp de rassemblement de jeunesse à travers l'Europe.



La démocratie totalitaire ne pouvait cependant accepter que 39 enfants puissent échapper un tant soit à sa propagande : ce sont les policiers qui sont allés réveiller il y a quelques jours les jeunes de 8 à 14 ans. Après une perquisition minutieuse, le butin des policiers était bien mince : des essuies-mains avec des swatiskas – ce symbole solaire présent depuis des millénaires en Europe comme dans diverses parties du monde – et des cartes géographiques... présentant l'Allemagne dans ses frontières d'avant la... Première Guerre mondiale. Au grand dépit de la Tchéka, les enfants n'étaient même pas tous en uniforme.

Ce qui n'a pas empêché les autorités de faire fermer le camp
sur le champ,  renvoyant les malheureux enfants dans leurs foyers - dans leurs cités est-allemandes où le système espére sans doute qu'ils se livreront à des activités plus acceptables et citoyennes, le trafic de drogue et les incendies de voitures - et de déployer un vaste mouvement médiatique pour obtenir une plus grande restriction encore des libertés.



Immédiatement, les politiciens « de droite comme de gauche » précisent les médiats, exigent en effet l'interdiction de cette petite association qui ne regrouperait pourtant qu'environ 400 personnes, présentée comme la résurgence de la Waffen SS. L'occasion de s'attaquer à l'Allemagne de l'Est où le ventre de la bête...
Les progrès électoraux ces dernières années des mouvements nationalistes ne sont sans doute pas étranger à ce regain de répression contre l'opposition politique allemande.
par MSR publié dans : Camarades européens ajouter un commentaire commentaires (6)   
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Lundi 18 août 2008
SOCIETE

* Ma douce France (I)

Un jeune homme venu travailler pour l'été à Moliets (Landes) a été hospitalisé durant la fin de semaine. Il a été admis dans un état très grave : ce serait dans le commerce même où il travaille, vers minuit, qu'il a été agressé par deux hommes qui lui ont porté quatre coups de couteau.



* Ma douce France (II)

Un incendie volontaire a partiellement ravagé le collège Servenoble de Villefontaine (Isère). Les racailles ont utilisé une voiture-bélier pour entrer dans le bâtiment ; ils ont ensuite incendié le véhicule. Plusieurs classes ont été détruites, ainsi que le hall de 400 m².



* Nouveau défilé de clandestins en toute impunité à Paris

Ils n'étaient que quelques dizaines – preuve que la propagande extrémiste ne trouve pas beaucoup, sinon aucun, d'échos – à manifester samedi à Paris à l'appel des diverses habituelles associations antifrançaises et "collectifs" de délinquants clandestins.

« Régularisation de tous les [clandestins], ni rafles, ni déportation, ni exploitation, non au projet de loi Hortefeux, non à la politique des quotas »


proclamait une banderolle. Sarközy avait dû accorder aux policiers beaucoup de RTT ce samedi là : il n'y a eu ni rafle, ni déportation... simplement des délinquants manifestant tranquillement dans les rues de la capitale française.



* Les éoliennes, chances pour le paysage et le pouvoir d'achat

L'Institut Montaigne, organisme mondialiste, a produit un rapport sur le coût que représenterait la réalisation du programme éolien en France prévu par le « Grenelle de l'environnement ». Jusqu'en 2020, le surcoût serait de 6,6 milliards de francs, puis il passerait alors à 16,4 milliards. « Tant que l'éolien est peu développé, ce surcoût est faible et donc aisément supportable par l'opérateur historique. Cependant, nul doute qu'in fine, il se retrouvera sur la facture d'électricité du consommateur ». Cela représenterait environ 657 francs par an pour chaque foyer.
Quand le Français paye pour qu'on défigure ses paysages...





BASSE POLITIQUE

* Courage socialo-umpiste

« Je vois mon ami le dalaï-lama à chaque fois qu'il vient en France »


déclarait il y a peu Bernard Kouchner, semblant passer outre les menaces de la dictature communiste.
La rencontre était prévue pour le 20. Avant une nouvelle déclaration de la troisième roue du carosse diplomatique français au côté de Sarközy et Levitte :

«Le 20, je ne peux pas»...


alors même qu'il ne devait s'agir que d'une rencontre privée. « Je vois mon ami le dalaï-lama à chaque fois qu'il vient en France, sauf quand mes plus-qu'amis chinois me l'interdisent » pourra désormais déclarer Kouchner...



ETRANGER

* Les immigrés persona non grata en Espagne...

Selon un sondage publié par El Mundo, 7 espagnols interrogés sur dix reconnaissent qu'il y a trop d'immigrés en Espagne, malgré la propagande incessante. L'Espagne est colonisée par plus de 5,2 millions d'étrangers (sans compter les naturalisés, notamment près d'un million il y a quelques mois), soit 11,3% de la population totale, contre 500 000 en 1996.



* ... et les Falachas en Israël

L'Etat d'Israël a décidé de mettre fin à une politique vieille de 30 ans – à peu près l'âge du regroupement familial en France... – : le rapatriement des juifs africains d'Ethiopie, en vertu de la « loi du retour » qui permet à tout juif ou assimilé (un grand-parent juif, marié avec un juif, converti) de pouvoir (re)venir en Israël. Les juifs noirs d'Ethipie seraient-ils inassimilables ? Ces immigrés poseraient-ils des problèmes d'intégration ou de délinquance ? Officiellement, c'est parce qu'il ne reste plus d'éthiopiens correspondant à la loi.
Hier, plus de 1 500 Falachas ont manifesté à Jérusalem, clamant : « Israël, une seule nation, juifs noirs et juifs blancs ensemble » ; « Poursuite de l'Alya ».
Sarközy suivra-t-il l'exemple de ses coreligionnaires ?



* Résistance à l'homofolie en Allemagne

Un monument célébrant les pédérastes a été inauguré il y a deux mois au cœur de Berlin en Allemagne. Le monument, un horrible cube de béton, possèdait une fenêtre à travers laquelle les pervers pouvaient "admirer" deux hommes s'embrassant.
La fenêtre a été brisée par des résistants vendredi.



* Trève olympique

Un attentat suicide a fait au moins quinze morts à Bagdad (Irak "libéré") hier. Les attentats contre les chiites ont fait en Irak plus de trente morts ces derniers jours dans l'Irak libéré des Américains.
En deux semaines, les violences au Pakistan entre chiites et sunnites auraient fait 194 morts et 286 blessés. Hier, « au moins 23 personne sont été tuées dans chaque camp et 28 autres blessées » selon une source de la Défense.
Un attentat dans le sud de l'Afghanistan a fait durant la nuit de samedi à dimanche 10 morts dans les rangs de la police alors que sept talibans étaient tués dans un accrochage. Un soldat de l'OTAN, le 20e depuis le début du mois, est mort dans les affrontements en Afghanistan hier. Afghanistan qui a été le théâtre d'une nouvelle bavure des forces de l'OTAN ; le ministère de la Défense britannique s'est résolu à ouvrir une enquête après la mort de quatre civils.
Les forces éthiopiennes ont abattu au moins 30 personnes qui se trouvaient dans deux minibus samedi.
par MSR publié dans : Nouvelles du jour ajouter un commentaire commentaires (2)   
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Dimanche 17 août 2008
Céline prophète.

I. Voyage au bout de la nuit

    Les extraordinaires pamphlets de Louis-Ferdinand Céline : Bagatelles pour un massacre, L'Ecole des Cadavres, Les Beaux Draps, ont peut-être fait oublier à beaucoup des admirateurs de notre dernier prophète qu'il apparut tout d'abord dans l'univers littéraire comme  un romancier. Si illustre que soit toujours le Voyage au bout de la nuit, si inoubliable que nous demeure l'arrivée de ce cyclone, on le néglige trop, me semble-t-il, dans la composition de ce prodigieux phénomène artistique qu'est Céline. C'est que l'art importe peu aux amateurs de politique, et qu'on s'intéresse plus aujour­d'hui aux théoriciens qu'aux créateurs, ce qui est dom­mage. Après plus de dix ans, (le a paru à la fin de 1932), il n'est pas mauvais, cependant, de, tenter l'épreuve de la durée : et puis, nous connaissons mieux, maintenant, l'immortel Bardamu, râleur et courageux, nous pouvons joindre à ses réactions anciennes celles que lui ont inspirées les Juifs, le Front populaire, Moscou, le bellicisme, la défaite, la Révolution nationale. Le Voyage continue, il ne s'arrêtera jamais que chez les morts, ce que Céline nomma un jour magnifiquement dans une lettre : « la vraie patrie des entêtés ». Relisons le Voyage ; il en vaut la peine.
    C'est d'abord une admirable création romanesque, dont on se rappelle le bruit d'orage qu'elle fit quand elle éclata sur nous. Avec le temps, sa densité semble s'être encore accrue, son aspect éternel a pris son poids. Par delà le roman exsangue du XXe siècle, par delà même les grandes œuvres françaises du XIXe, il me semble que c'est au XVIIIe siècle méconnu qu'elle s'apparente. Plusieurs fois, on songe à ce chef-d'œuvre, mal fréquenté, de Daniel de Foë, Moll Flanders, à son lyrisme, à manière de prendre le monde comme scène désinvolte et de tout soudain rétrécir à la misère de la grande ville, à ses tire-laine, et à ses meurtres obscurs. Mais Moll Flanders est plus inconsciente que Bardamu, héros du Voyage. Roman à tiroirs comme tant de romans du XVIIIe siècle, roman de la ville embrumée où Paris rappelle  de façon frappante le Londres de Dickens, son prolétariat écrasé et ses voleurs dans le brouillard, création débraillée et vraiment unique...
    En le relisant, on le juge peut-être mieux, on en différencie mieux les parties et le développement. Le roman de la guerre y résume des tonnes de littérature guerrière, et c'est un chef-d'œuvre anarchique et violent ; le roman de la colonie, suintant de sueur aigre, dévoré de moustiques, abruti de soleil, est de la même veine  et de la même ardeur ; le roman de l'Amérique ne leur cède en rien ; et le récit de la famille Henrouille, petits rentiers de banlieue pauvre, où se perpètre un meurtre sordide, où une bru veut tuer sa vieille belle-mère, où un bohème besogneux se charge de l'assassinat, est une inoubliables estampe de la misère moderne, avec, son médecin miteux, ses petites gens avares, ses chemins défoncés, ses maladies dans les lotissements. La fin du livre ne se maintient peut-être pas à ces hauteurs, et Bardamu,devenu médecin d'asile, voit se dénouer par le meurtre de l'assassin besogneux le drame de la famille Henrouille dans une atmosphère un peu lâchée et au milieu de quelques redites. Mais la couleur des trois quarts de cet épais volume, demeure inaltérée sur un fond de tempête et de plomb.



    C'est par le vocabulaire que le Voyage a surpris. L'argot s'y déverse avec une abondance qui choqua. Aujour­d'hui que Céline est allé beaucoup plus loin dans cette voie, le langage de son premier roman nous parait presque classique. C'est que la syntaxe aussi y est plus proche du français littéraire, elle y est plus variée, alors que dans les œuvres qui ont suivi, avec des phrases courtes, séparées par de sempiternels points de suspen­sion, elle est d'une monotonie et d'une simplicité qui confondent parfois. Ajoutons que tout est clair, dans le Voyage : peu de mots inventés ou déformés qui abondent ailleurs et dont l'invention, souvent splendide, est aussi quelquefois inutile et abusive. Point d'épisodes sau­grenus, d'un surréalisme de la canaille, point de petits ballets macabres et de fantaisie débridée comme dans Bagatelles, point de ces pages pleines de points d'exclamation et de danses du scalp un peu hystériques, qui, selon l'humeur, éblouissent où déconcertent, comme il arrive dès Mort à Crédit, roman souvent extraordinaire et souvent puissant, qui ne me parait pas valoir le Voyage. L'argot est utilisé avec ses raccourcis, ses mots, son naturel, mais dans un cadre plus châtié. Et, disons-le tout net : la réussite est beaucoup plus saisissante. Qu'on fasse l'expérience, et qu'on relise le Voyage : on aura l'impression un peu surprenante d'aborder un texte classique, où rien ne nous surprend dès l'abord, où tout est à la fois lisse, dur et ténébreux. C'est la façon de vieillir qu'ont les grandes œuvres.
    Et sans doute, quand le roman parut, fut-on peut-être moins sensible à la vérité de tant de peintures atroces, ou à l'agencement classique et savoureux de ce Bar­damu lancé à travers la planète comme Candide le fut à travers, lui aussi, la guerre des colonies, l'amour et l'argent. Mais on comprit tout de suite ce que nous comprenons toujours : que ce livre est un des plus parfaits livres de réfractaires de notre littérature. Nos écri­vains ont toujours été des bourgeois : c'est le bourgeois Hugo qui est l'auteur des Misérables. Vallès, authentique révolté, n'est rien à côté de Céline. Céline est en querelle avec l'univers entier, il connaît la canaillerie bourgeoise, et il connaît la bassesse prolétarienne, il n'a pas d'illusion sur aucune classe, sur aucun être. La guerre est immonde, la société est immonde, l'homme n'est qu'un horrible termite dans ses grandes villes, sales, et puantes, – et, si la campagne ne vaut pas plus cher, en outre, elle est ennuyeuse. Le Voyage est un acte d'accusation total, et la suite des œuvres de Céline n'est qu'une série d'accusations fragmentaires contre le Juif, contre la société, contre l'armée, contre Moscou, contre la Répu­blique bourgeoise. Quelle ironie de penser qu'il eût pu être embrigadé malgré lui chez les littérateurs petits bourgeois, du Front populaire !
    Cette révolte instinctive, dresse devant nous ses durs tableaux, où la ville surtout apparaît avec une puissance inégalée. Il y a un Paris de Balzac, en vingt volumes, un Paris de Baudelaire en vingt vers, il y a aussi un Paris de Céline, où plutôt une banlieue, cette banlieue ignorée de nos romanciers, décor de la vie de millions d'êtres, planète pelée, patrie de la tuberculose et de l'alcoolisme, des enfants rachitiques, des économies sordides, des rentiers agonisants. C'est le monde de Céline, monde affreux, image du monde moral où le XIXe siècle bourgeois et industriel s'est accompli dans la barbarie et dans l'esclavage social. Alors, la langue de Bardamu avec ses scories et son argot promis au trop prompt vieillisse­ment (rien ne vieillit malheureusement, plus vite que l'argot) mais aussi ses trouvailles et son rebondissement, parait la seule capable de traduire ces photographies noircies, virées dans un bain amer.
    Tout est-il donc perdu ? Aucune lumière ne peut-elle donc luire dans cet univers condamné ? J'ai cherché dans le Voyage les petites lanternes du salut. Elles y sont, bien battues de la tempête. Sur son rivage africain, Bardamu rencontre une bonne brute de sous-officier : il a dans une cassette le portrait d'une petite nièce, et, pour elle, il reste six ans de suite aux colonies, il souffre le soleil, la maladie, la mort possible, afin de pouvoir lui envoyer de l'argent. « Il tutoyait les anges, ce garçon, et il n'avait l'air de rien. Il offrait à cette petite fille lointaine assez de tendresse pour refaire un monde entier, et cela ne se voyait pas... Il avait, l'air bien ordinaire. Ça serait pourtant pas si bête s'il y avait quelque chose pour distinguer les bons des méchants. » Et puis, en Amérique, il y a la fille de maison, bonne et douce, dont Bardamu garde un sou­venir si chaud et si vivace. Je crois que c'est tout. C'est beaucoup. C'est beaucoup, parce qu'en outre, il y a les enfants.

    Dans Les Beaux Draps, ce pamphlet sur la défaite, si dur pour tous, on découvre à la fin quelques pages émues et précise à la fois sur l'éducation sur ce que l'on peut faire des enfants, qui n'ont pas le cœur encore pourri. On s'est étonné parfois de cette fraîcheur. Elle est déjà dans le Voyage. « Tant qu'il faut aimer quelque-chose, on risque moins avec les enfants qu'avec les hommes, on a au moins l'excuse d'espérer qu'ils seront moins carnes que nous autres plus tard... On n'est jamais très mécontent qu'un adulte s'en aille, ça fait toujours une vache de moins sur la terre, qu'on se dit, tandis que pour un enfant, c'est tout de même moins sûr. Il y a l'avenir. » L'avenir ce n'est pas sûr, bien entendu. Mais c'est une espérance,c'est la forme la plus séduisante de la vie. On aime à la découvrir chez  cet écrivain des catastrophes futures, qui a si souvent prophétisé le mal à venir avec une implacable justesse.
    Peu d'années avant l'écrasante défaite, qui devait frapper le monde où nous vivions, la condamnation avait déjà été prononcée par le Voyage. Là est son impor­tance historique, comme les Liaisons dangereuses, sur un autre plan, ont prononcé la condamnation de la société aristocratique que devait décapiter la Révolution. Mais l'importance historique n'a jamais suffi à assurer valablement la destinée d'un livre. Ce qui fait le mérite éclatant du Voyage, au delà des contingences qui l'ont vu  naître,  – l'épanouissement bourgeois, l'euphorie de la Société des Nations, la France sur la « route joyeuse de ses destinées », comme l'affirmait alors un de ses gouvernants, – c'est sa puissance visionnaire. Ce livre dont la base est réaliste dépasse constamment le réalisme. La guerre y est rappelée, non par des détails vrais, mais par une reconstruction lyrique, noire et boueuse. C'est sur une galère que Bardamu gagne  l'Amérique, et ce détail invraisemblable est significatif : nous sommes emportés au delà de la plate transcription du réel comme dans quelques anciens films trop rares où l'envers du monde était révélé. Jamais esclave, ni d'une technique, ni d'une morale, ni d'une politique, Céline a commencé avec le Voyage sa sombre vitupération d'un univers sans Dieu, et, en le faisant, il a prédit d'avance les catastrophes inscrites dans le ciel au-dessus de l'édifice vermoulu. Il fallait que quelqu'un se dressât pour dire non aux mensonges de notre civilisation et pour brosser d'avance les visions de l'Apocalypse.
Le Voyage est une épopée noire, charbonneuse et souillée, où l'homme moderne est magnifiquement insulté par un poète au cœur forcené, qui n'a peut-­être jamais cru qu'aux enfants.





(1943)
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Samedi 16 août 2008
Sur l'air du chant parachutiste La Piste, des paras ont adopté les paroles de l'Ancien – où est-ce le contraire ? –, chant dédié à un « grand alsacien » mort au combat, sur lequel nous n'avons pas plus d'indications que l'auteur des paroles.



Les hommes sont là groupés près de nous
La la la la, la la
Le sang s’est répandu sur son treillis
La la la la, la la
C’était un ancien, un grand alsacien
Qui s’était battu, tant qu’il avait pu
Mais il est mort
Il ne nous reste que son corps
La la la la, la la
La la la la, la la

On l’a mis bien au chaud dans son pépin
La la la la, la la
Y avait de l’eau dans les yeux des copains
La la la la, la la
Pourquoi ce gars là est-il mort pourquoi
A t’il cet air là, serein et narquois
On ne sait pas
Mais c’est sur qu’on s’en souviendra
La la la la, la la
La la la la, la la

Il n’était pas tout à fait comme nous
La la la la, la la
Jamais de bar ni de machines à sous
La la la la, la la
Il disait souvent les mots c’est du vent
Quand y a rien à faire, il vaut mieux se taire
D’où venait-il
Ce sous-off qu’était pas facile
La la la la, la la
La la la la, la la

Maintenant qu’il est à six pieds sous terre
La la la la, la la
Ayant reçu les honneurs de la guerre
La la la la, la la
On l’entendra plus dire « y en a plein le cul »
Sans lui on est triste, on traîne sur la piste
Ce vétéran
Qui vit encore parmi nos rangs
La la la la, la la
La la la la, la la










par MSR publié dans : Chants de France ajouter un commentaire commentaires (1)   
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Samedi 16 août 2008
XV. UN MINISTRE DE L'INTÉRIEUR.

        Peindre saint Michel peut conduire à portraiturer le Dragon.
        Qu'est-ce, au juste, que ce Constans ? M. Ch. Droullers nous le dit. Ce qu'il rapporte du ministre de l'Intérieur dont s'adorna la République en 1880 (le Talleyrand de Bonaparte et de Louis XVIII, mieux élevé, valait-il plus ?) appartient aux égouts de l'histoire. Est-ce vrai ? Avouons-le : peu de Français l'ont, personnellement, vérifié. Si nous souhaitons que ce soit faux, le certain reste qu'on a dit, imprimé et réimprimé ce que résume M. Droullers :

A l'origine de sa fortune – écrit-il de feu Constans – il y a, selon l'expression de Bourdaloue, des choses qui font frémir. Petit avocat toulousain en 1821, il est rayé du barreau sur réquisition du procureur général, pour affaires de mœurs. Il se réfugie à Barcelone où il s'associe avec un nommé Puig... (afin d'extraire, précise M. A. Germain, les immondices des latrines...).


        C'est choisir un joli métier, mais on ne saurait lui en faire grief, et, en somme, les vidangeurs peuvent ne pas sentir le bran...
        M. Charles Droullers continue :

Il vole et ruine son associé. Déclaré en faillite, Constans s'enfuit de Barcelone et il va habiter Valence. En 1876, il rentre à Toulouse, où l'on ne lui larde pas rigueur de « ces péchés de jeunesse».


        Charmante ville des troubadours, on voudrait te féliciter de ton indulgence plénière. L'affaire de mœurs ? Un jeune diable peut avoir hanté le sabbat et, depuis, avoir fait sa coulpe. S'il s'en repent, qu'il aille en paix : saint Augustin en confesse d'autres ! Quant à la faillite, aurait-elle été frauduleuse que notre homme d'Etat en herbe ait cru bon de prendre du large ? On l'en trouverait presque naïf, en nos jours où pleut l'impayé, si nous n'étions tentés de croire qu'on nous cache, sinon « quelque chose », du moins des détails aggravants. Non, sans doute, puisque M. Constans « séduit les électeurs et décroche un siège de député » ; puisque, « quatre ans plus tard, il est ministre de l'Intérieur »...  Jusqu'ici l'éponge qui le lave, trempée dans l'urne des scrutins, ne garde que traces de sentines. Mais, soudain, de neuves rumeurs – et celles-là, hélas ! Tragiques – y mettraient des traces sanglantes. Pour ma part, je n'y peux pas croire. Comme dit l'autre : « Ça se saurait »... Et, si cela se savait vraiment, M. Constans serait-il de nouveau élu dans la merveilleuse Toulouse ?... Il est vrai que les électeurs ont d'étranges fidélités ! Enfin. voici, vous en jugerez !
        M. de Morès, au Tonkin, veut construire une voie ferrée. Il la commence de ses deniers, sur une brousse meurtrière, parmi d'obscurs périls sans gloire, et cherche d'autres capitaux. Le résident général, M. Richaud – notez ce nom d'un honnête homme – lui fournit une aide loyale, autant qu'il le peut, efficace. Il fait plus et, dans un rapport, sollicite l'appui de Paris. Constans, ministre, le refuse pour des raisons mal définies. Il semblerait que l'amitié de l'intègre M. Richaud ait, gravement, desservi Morès : Richaud, dans un autre rapport, a eu le front d'attaquer Constans (son prédécesseur au Tonkin) et de l'accuser de concussion (Millerand, à la Chambre, demandera une enquête que refusent 304 voix)...

Or, – écrit encore M. Droullers – attaquer Constans, ministre de l'Intérieur, est un crime de lèse-majesté. Richaud reçoit l'avis de sa révocation... Le gouverneur révoqué s'embarque sur le Calédonien, en parfaite santé, avec des papiers très compromettants pour Constans.

Un matin, on le trouve mort dans sa cabine. Le cadavre est aussitôt cousu dans un sac et jeté à la mer.

La version officielle déclare qu'il a succombé – ainsi que son boy – à une attaque foudroyante de choléra, hypothèse invraisemblable : le Calédonien est mis en quarantaine à l'arrivée en rade de Marseille ; aucun cas suspect n'est constaté. Un fonctionnaire vient prendre possession des papiers du gouverneur Richaud et les met sous scellés.


        Voilà ce que dit – sans rien de plus – M. Droullers.
        M. André Germain est plus net encore :

Constans, ministre de l'Intérieur, qui était, l'année précédente, résident général, contrarié dans ses louches combinaisons pour le chemin de fer de Morès, menacé dans sa réputation par un sanglant rapport de Richaud, force l'un à partir, révoque l'autre et, non content de le révoquer, le fait empoisonner à bord. Le gênant cadavre est jeté à la mer et la gênante valise, contenant les documents accusateurs, est apportée au ministre.


        Toujours la question de Barrès, le problème de savoir s'il y a encore à notre époque des crimes d'Etat.
        Il y en a et nul n'en doute. Mais la plupart si bien conçus, dans tous les Etats de la terre, qu'ils demeurent insoupçonnés. D'autres morts, vraiment opportunes, si elles éveillent des soupçons, et parce qu'elles en éveillent trop, pourraient bien être naturelles... « Madame se meurt, Madame est morte ! »... Bossuet s'écrie et puis se tait... Madame a-t-elle été empoisonnée ou avait-elle l'appendicite ? Il est des crises foudroyantes. Et, à défaut d'appendicite, pourquoi priver le choléra d'avoir servi M. Constans ? Déchargeons-le, faute de preuves, de la fin sur mer de Richaud. Morès, qui va le prendre aux cornes, ce vieux taureau retour d'Espagne, l'accuse de tout, sauf de ce crime.
        Est-ce à dire qu'il n 'y croit pas ? En fin de compte, il n'en sait rien : il n'était pas sur le bateau. Ce fut, peut-être, par bonheur ? Le choléra, ce courtisan, aurait bien pu faire du zèle et épargner à El-Ouadia de devenir un nom sinistre...


XVI. L'ACCUSATEUR ET L'ACCUSÉ.

        Ne devinons pas ce que tait Morès et tenons-nous à ce qu'il dit, à ce qu'il écrit dans Le Matin :

J'accuse M. Constans, gouverneur général de l'Indochine,

d'avoir :

1° Fait perdre à l'État 440000 francs dans l'affaire des cercles chinois. Les documents officiels ci-joints vous montreront dans quelles circonstances. La brutalité de certains faits, disait Richaud, rend leur justification impossible. Je le répète avec lui ;

2° D'avoir, comme gouverneur de l'Indochine, falsifié les rapports militaires et sciemment trompé le gouvernement.

Je suis revenu par la Chine; la réputation laissée par M. Constans, ministre de la France, m'a fait rougir en ma qualité de Français d'avoir été représenté par un tel homme, et j'accuse M. Constans, ministre de France, d'avoir :

1° Compromis très gravement les intérêts de la France dans le traité avec la Chine, dans le règlement des questions concernant le commerce du sel, l'enclave de Paklung, la délimitation des frontières ;

2° Déshonoré ses fonctions de représentant de la France en Chine, par son brocantage.

Ces accusations et d'autres encore, je luis prêt à les formuler, soit en Cour d'assises, soit devant la barre du peuple.

MORÈS.


        Que répond Constans ? Il plaisante :
        - Le marquis est de méchante humeur !
        Cette pirouette est celle d'un homme qui semble se visser sur place. Ce n'est pas même bonne ironie et Louis-Bonaparte couronné disait mieux d'un livre furieux qui prétendait à le marquer :
        - Messieurs, je viens de lire Napoléon le Petit ; c'est de Victor Hugo le Grand.
        On souriait. C'est qu'il y a une différence : les invectives de l'exilé à l'empereur n'étaient plus des imputations, mais des violences de polémiste, bientôt des effusions de poète. Le souverain pouvait se permettre, étant lui-même aux Tuileries, le luxe d'un peu de raillerie. Constans, lui, avait à se laver, et, s'il était innocent, à confondre un calomniateur. Il s'y refuse obstinément, ses amis s'en montrent gênés. Aussi, devant ceux qui, comme nous, n'ont en main ni les preuves de ses concussions, ni celles de son intégrité (au pouvoir), demeure-t-il un accusé ; il ne profite que du doute, d'une obscurité confortable et, avec le temps, de l'oubli, cet acquittement des années.
        Le Temps ne porte pas qu'un sablier, mais encore une flamme obscure : à la fin, elle dévore tout. En 1889, ces choses-là restaient saignantes. C'était viande crue et qui nourrissait les passions. Aussi, quelles luttes électorales quand, à Toulouse, un M. de Susini, dernier soldat du boulangisme, se présente contre le ministre. Mores, d'un bond, se joint à lui ; sa présence déchaîne une lutte d'une violence forcenée. Cela sent la guerre civile. Je tiens d'un témoin cette vision :

        Morès, sur l'estrade, veut parler ; des clameur féroces l'en empêchent (les janissaires de Constans, au signal, donnent de la voix). La silhouette de l'orateur a quelque chose de provoquant et, dans sa beauté, de si jeune, qu'elle ouvre l'appétit de ces ogres : « A mort, passez-m'en un morceau ! » D'autres n'oseraient pas y mordre : « A la Garonne, le marquis ! » Le téméraire pourrait se croire revenu aux épisodes du Far-West, quand sa vie était aux enchères dans les salons des hors-la-loi. Il veut dominer par le v