Lundi 7 mai 2007

Augures








La France d’aujourd’hui





La France d’hier soir
(Paris, hier)








Des affrontements se sont déroulés, majoritairement entre gauchistes (des anarchistes aux socialistes) et forces de l'ordre, dans de nombreuses villes de France, comme à Toulouse (15 interpellations), Lyon, Lille, Nantes, Metz, Nancy, Caen, Strasbourg, Dijon, Rennes, Bordeaux, Marseille, Orléans et Paris. Le bilan provisoire et officiel fait état d’une dizaine de policiers blessés. Les racailles rouges ont profité des affrontements pour piller de nombreuses boutiques.

Les racailles sont également passées à l’action. Dans la région parisienne, une centaine de voitures ont été brûlées. On dénombre une autre centaine de voitures incendiées dans la région de Lille. Au moins une vingtaine dans le sud de Lyon.

A Rueil-Malmaison et Nanterre (Hauts-de-Seine), une dizaine de voitures ont été brûlées ; à Antony des jeunes armés de battes de base-ball ont affronté la police ; à Asnières-sur-Seine, les émeutiers ont incendié le local d'une association. Dans le Val-de-Marne, sept personnes ont été appréhendées après des feux de poubelles et des incendies de véhicules. Une quarantaine de voitures ont fini en cendre en Seine-Saint-Denis, de même qu’un bus attaqué à coups de cocktail molotov.

Selon le Salon Beige, des centres aérés et des écoles ont été visés par des engins incendiaires (Ris-Orangis, Corbeil-Essonnes et Evry) ; à Evry, une patrouille de police a essuyé des coups de feu.


Le bilan officiel est de 367 voitures brûlées, 270 interpellations.




Les résultats définitifs




(pourcentages sur le nombre d’inscrits) [et de suffrage exprimés]
Inscrits : 44 472 363 (100%)
Abstentions : 7 128 894 (16,03%)
Blancs ou nuls : 1 569 450 (3,53%)
Nicolas Sarközy : 18 983 408 (42,69%) [53,06%]
Ségolène Royal : 16 790 611 (37,76%) [46,94%]
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Dimanche 6 mai 2007






« Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain sera gouverné par un juif. »

Xavier Vallat s'adressant à Léon Blum, le 6 juin 1936.
La première. Pas la dernière...




Le problème de math du jour :

A partir des données suivantes :

- au
XXIe siècle, 85% des Français croient encore que le clivage droite-gauche a une signification ;
- 53% de ces 85% ont voté contre Ségolène Royal ;
- 47% de ces 85% ont voté contre Nicolas Sarközy.
- la France compte 62 millions d'habitants.

trouvez combien la France compte de cocus.





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Dimanche 6 mai 2007






Et puis c'est tellement nul et outrancier...







Et quitte à rester dans le n'importe quoi, c'est à lire dans le Monde :

"Homme libre", Robert Hue tente un "come-back" :


Après trois ans de purgatoire au PCF, revoici Robert Hue. Mardi 1er mai, au meeting de Ségolène Royal, stade Charléty, il trônait, "très à l'aise", à la tribune officielle aux côtés de Michel Rocard et Christiane Taubira ; "en intimité" même, insiste-t-il. "Ce que j'étais venu dire collait", s'enflamme l'ancien candidat à la présidentielle de 2002. "J'ai accepté juste parce que Marie-George n'est pas venue", glisse-t-il. Mme Buffet a en effet refusé de participer à des meetings de Ségolène Royal, préférant des "initiatives départementales" avec le PS et organisant sa propre réunion publique, jeudi 3 mai, gymnase Japy à Paris. "Totalement anachronique", lance M. Hue.

[...]

Le sénateur du Val-d'Oise jure qu'il a été loyal durant la campagne, qu'il aurait pu "aussi" participer aux meetings de Mme Buffet ou signer l'appel des élus communistes en sa faveur, si on le lui avait demandé. "Un petit coup de fil n'aurait pas été de trop", dit-il, notant que cela fait "plus d'un an" que "Marie-George" ne l'a pas appelé. C'est donc en "homme libre" que l'ancien numéro un du PCF soutient Mme Royal. Et encore en "homme libre" qu'il veut pouvoir critiquer la ligne de son parti. Le 29 mars, il avait, dans une tribune au Monde, dénoncé les "orientations confuses et contradictoires" de la direction du PCF. Le 16 avril, dans Libération, il appelle Mme Buffet à dire sa disponibilité à "participer pleinement" à une majorité de gauche. Le soir du premier tour, il souligne durement le "très mauvais score" de Mme Buffet.


Entendre les proches de la candidate s'abriter derrière le vote utile pour justifier les 1,93 % obtenus l'agace : "Nous donnons l'image d'un parti replié, coupé de la société. Il fallait faire une offre politique qui apparaisse plus utile." Notamment en cessant de "taper sur le PS".

[...] Car c'est " de l'intérieur qu'on obtient un maximum de réformes", insiste-t-il, refusant de préciser s'il se voit lui-même ministre. Mais n'omettant pas de signaler dans un article publié dans sa revue Nouvelles fondations comment Thorez avait plaidé pour un retour des communistes au gouvernement Blum. "Ce n'est pas fortuit", dit-il sans rire. Omettant de rappeler qu'à l'époque le PCF était le premier parti de France, avec 28,8 % des voix...

Robert Hue entend parfaire son "come-back", précisant qu'il n'est "pas seulement de circonstance". S'il "n'imagine pas un instant" revenir comme secrétaire national - "il y a suffisamment de gens compétents parmi mes amis huistes", assure-t-il -, il entend jouer "un rôle important hors de la direction". [...]

Tous les espoirs lui seraient permis avec le départ probable Marie-George Buffet à l'automne. Et, pour rassurer ceux qui le regardent avec méfiance, il jure qu'il ne sera " jamais un social-démocrate" mais demeure un "communiste constructif". [...]


Grand n'importe quoi où se vautrent allégrement les médiats. Selon le Nouvel Obs, sans la moindre ironie, "La presse salue "la qualité" de la campagne".

Les quotidiens dominicaux dressent un bilan positif de la campagne et demandent aux électeurs de se déplacer en masse.
L'issue de l'élection présidentielle, qui sera connue dimanche 6 mai à 20 heures, fait la Une de tous les quotidiens dominicaux, qui pour la plupart dressent un bilan positif de la campagne et demandent aux électeurs de se déplacer en masse, même si Nicolas Sarkozy est déjà donné gagnant.
" [On peut se féliciter de la qualité des échanges qui ont précédé ce 6 mai décisifsic] et peut-être historique [re-sic]. De la richesse [sic] des deux personnalités qui sollicitent, aujourd'hui, les suffrages de leurs compatriotes. De l'intérêt que chacun a su susciter chez les 45 millions d'électeurs de ce pays", se réjouit Jacques Esperandieu, directeur de la rédaction du Journal du Dimanche.

"Une façon nouvelle de faire de la politique"

Les deux candidats ont "fait preuve de qualités particulières. Deux notamment: la force dans l'adversité (et) une façon nouvelle de faire de la politique (...) Ils sont tombés d'accord pour affirmer que leur 'match' avait constitué un intense et vrai moment de démocratie. Ils ont raison. Ils ont chacun ajouté qu'en cas de victoire ils feraient ce qu'ils avaient dit. Ils ont intérêt", poursuit le JDD.
"Une élection marquée par le désir de rénovation", titre Le Monde, qui souligne que "Nicolas Sarkozy (est) donné gagnant à la fin de la campagne".
La Montagne, qui annonce en Une "L'heure de vérité", se veut plus circonspect dans un éditorial signé Dominique Valès et intitulé "Le face-à-face, enfin" : "La victoire n'est jamais une certitude, donc non plus la défaite".

Changement de génération

Quel que soit le résultat, Le Midi Libre annonce "Le vote du changement de génération politique" [sic], tandis que Le Maine libre se demande tout simplement "Qui ira à l'Elysée?".
La Voix du Nord se met à "L'heure du choix" et Nice-Matin s'interroge: "A qui la France ?"
Dans L'Alsace, Francis Laffon appelle les électeurs à "avoir à l'esprit une vérité incontournable : de chaque bulletin pourra dépendre le choix suprême, celui qui oriente le pays, pour cinq ans, dans une direction ou une autre".
"Plus il y aura de votants aujourd'hui, plus le choix collectif aura de force et obligera [sic] l'élu(e) de nos suffrages à tenir ses promesses", estime-t-il.
Les Dernières Nouvelles d'Alsace, qui titre sur cette question: "Président ou présidente?", est sur la même longueur d'onde : "Dans l'oeuvre, toujours inachevée, de notre République, c'est aux électeurs et à eux seuls de l'écrire et ils ne se voient pas en figurants. Mettre un bulletin dans l'urne, c'est un rôle simple, mais magnifique [sic]", écrit Olivier Picard.


A noter que ce jour d'élection ne sera pas totalement vain, puisqu'il fera au moins avancer la science.
Konk se propose de glisser un billet de 5 euros dans son enveloppe et d'assister au dépouillement pour voir ce que deviendra le billet...



Et puis en travaillant sur un article pour HappyFruits, j'ai retrouvé ça, petit détournement d'une image réalisée à l'origine pour l'AF....




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Samedi 5 mai 2007
La pétillante analyse d'Alain Soral après le premier tour....

Allez... champagne pour tout le monde !



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Jeudi 3 mai 2007
Peut-on vraiment parler de débat quand deux journalistes du système interrogent deux politiques du système, quand les vrais sujets sont occultés, quand chacun peut dire tout et n'importe quoi sans être jamais repris ?


Pour ceux qui auront eu le courage de regarder ce débat grandiose, qui opposait hier Nicolène Royözy et Ségolas Sarkal que la part du nucléaire dans l'électricité en France est de 17%. Vous aurez découvert que pour Sarközy l’EPR est un réacteur de 4e génération. Vous avez compris que vous pourrez désormais dire « je dis pas cela » sans avoir l’air de parler plus mal la France que son président, ou comme un enfant de 5 ans, « vous faisez semblant de pas savoir ».

Sachez que sans être repris vous pourrez sortir des phrases telles que : « je vais rétablir cette injustice ». Si vous l’ignoriez, retenez-le : « les violeurs non nocifs ». Mais comme dit l’autre « moi c’est pire »…


De ce débat emblématique, il apparaît que les deux candidats du système sont d’accord sur à peu près tout : le modèle économique (aucun ne remettra en cause les 35 heures), le modèle social (aucun ne mettra fin à l’adoption d’enfants par des couples pédérastes ou lesbiens par exemple), la submersion (aucun n’inversera les flux migratoires), les Affaires étrangères (alignement total sur l’axe américano-sioniste et guerre contre l’Iran), l’Europe (tous deux imposerons une Constitution d’une manière ou d’une autre, aucun n’'abordant l’abandon de notre souveraineté à l’Union européenne, qui décide de 85% des lois qui nous dirigent).


Européistes, mondialistes, libéralistes, immigrationnistes, parlant presque aussi mal le Français que le premier clandestin venu, maniant le mensonge comme personne, démagogues hors-classes.

Kippa rose, rose kippa : l’abstention, finalement, ce n’est pas une si mauvaise idée…







Jean-François Debiol, candidat UMP aux législatives dans la 7e circonscription du Rhône, fait distribuer des tracts en arabe pour redorer l'image de Nicolas Sarközy auprès de la communauté maghrébine.

[Source]





L'analyse du débat par Jean-Marie Le Pen :



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Mercredi 2 mai 2007
Communiqué n°528 de l'Oeuvre Française : les limites de l'électoralisme


Le premier tour de l’élection présidentielle, le 22 avril 2007, montre les sérieuses limites de l’électoralisme. Alors que la France est de plus en plus inféodée à l’Union européenne, cheval de Troie du mondialisme, que chaque jour davantage son indépendance et sa souveraineté sont réduites, qu’elle subit de surcroît une immigration massive qui menace la survie de notre peuple, que notre pays est écrasé de charges et d’impôts, que les libertés se restreignent comme peau de chagrin et que notre agriculture, notre industrie et nos services risquent de disparaître au nom d’un libre-échangisme mondial au service de la finance apatride, les électeurs ont décidé de plébisciter les deux candidats du Système UMPS, Sarkozy et Royal, pourtant directement responsables de la situation dramatique à laquelle notre patrie doit faire face.

De plus, la direction stratégique de la campagne du candidat national a multiplié les erreurs : la volonté de séduire les Français de papier à travers le discours de Valmy, l’affiche de la Beurette habillée à la manière de l’association gauchiste « Ni Putes ni soumises », la visite sur la dalle d’Argenteuil et le discours complaisant à l’égard des jeunes allogènes s’est révélée catastrophique. De même le sabotage systématique de l’Union patriotique, qui était pourtant une excellente initiative, a cassé la dynamique de campagne. Enfin la volonté de mener une stratégie de second tour au lieu de rassembler tous les siens au premier tour a été désastreuse et a permis à Nicolas Sarkozy, candidat soutenu par les Giscard, Chirac, Veil et autres Klarsfeld, de réussir une OPA sur une large partie de l’électorat patriote.

L'Œuvre française appelle tous les nationalistes français à refuser de choisir le 6 mai entre les deux candidats résiduels de l’établissement politico-médiatique. Au-delà, elle invite tous les Français désireux de voir leur patrie perdurer et se redresser à la rejoindre dans son combat sans concessions pour la France française car cette élection prouve une fois de plus qu’un combat sans doctrine solide, sans volonté inflexible, sans esprit d’équipe ne saurait l’emporter.

Au-delà des aléas électoraux, le combat nationaliste doit se poursuivre. La France ne sera pas morte tant qu’il restera des nationalistes.

Le 1er mai 2007.


[Source : Oeuvre française]
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Mercredi 2 mai 2007
S'il y a toujours des raisons de désespérer, il y a toujours des signes d’espoir.

L’afflux massif de jeunes en est un. Déjà observable lors des meetings, le fait s’est confirmé hier à l’occasion du traditionnel défilé du Front national en l’honneur de Jeanne d’Arc.

Le Front national de la jeunesse défilait en tête derrière sa banderole, suivit par celle du FNJ Nice que précédait trois drapeaux.

Le défilé s’est déroulé dans une joyeuse anarchie, sous un grand soleil. Le Front national annonce 15 000 personnes, la police de Sarközy 2 500. Sans nul doute beaucoup plus de monde que l’année dernière et, donc, notamment, des jeunes. L’ambiance y fut très bonne, débarrassée des considérations politiquement correctes de certain(e)s.

Cette atmosphère si agréable de se retrouver chez soi s’est d’ailleurs poursuivie bien après le discours, les manifestants flânant sur la place de l’opéra entre les quelques stands (Patriote productions, Solidarité de français), les distribution gratuite de beaujolais et les rencontres entre camarades.
Un long voyage mais une bonne journée…

Après l'échec de Marine, Jean-Marie entend bien reprendre la barre en main, au moins jusqu'au législatives : il conduira personnellement la bataille. Les élections présidentielles sont déjà derrières, quel que soit le candidat élu, le mondialiste de droite ou la mondialiste de gauche.
Le président du Front national n'est évidemment pas revenu sur l'orientation électoraliste du mouvement national ; quoi qu'il se fasse par ailleurs, il faudra donc s'appuyer sur - et compter avec - le FN. Au moins jusqu'à la grande clarification de ligne qui s'impose.



FNJ
 

 
 


FNJ Nice


(via http://click-clack.blogspot.com/ )

(D'autres photos ici)


(et l'adresse du nouveau site du FNJ Nice : www.fnj06.com)


 




 


Consignes

 
 

 


 

1er mai

 

 

 


 

 


Bruno Mégret




 



La Marseillaise



 

 






Voir aussi :

Reportage avec de nombreuses photos sur les blog
national-libertaire et Les Petites filles modèles.

Une
vidéo et un album photo réalisés par les journalistes du Monde.



 






Extraits du discours de Jean-Marie Le Pen lors du 1er mai 2007, place de l'Opéra.




Chers Amis, Chers Camarades, Chers Compatriotes,

Depuis sa fondation, le Front National s’est placé sous l’égide de Jeanne d’Arc, le plus grand homme de l’Histoire.
Depuis trente quatre ans, chaque printemps nous retrouve, unis pieusement dans le souvenir de l’Héroïne et de la Sainte Nationale.
Dans ce domaine, comme en tant d’autres, nous avons fait école.

[…]

Nous verrons bien demain si Royal ou Sarkozy se souviendront de leurs discours et rendront à Jeanne, qui c’est vrai, appartient à tous les Français, en tous les cas à tous ceux qui l’aiment sincèrement et qui sont en adéquation avec son message national, l’hommage qu’elle continue de mériter au-delà des siècles.

A propos de national et de nationalisme, Monsieur Nicolas faisait l’autre jour une bizarre distinction.
Le patriotisme, disait-il, c’est l’amour de la Patrie,
Le nationalisme, c’est la haine des autres.
Mais non, Nicolas,
Comme le patriotisme est l’amour de la Patrie,
Le nationalisme, c’est l’amour de la Nation
Et la Nation, ce ne sont pas les autres, mais nous-mêmes
Il est vrai que pour d’aucun, la Nation, ce n’est qu’un présent et un avenir.

[…]


Contrairement à ce que prétendent les mondialistes, les êtres humains ne sont pas interchangeables, ni superposables.

Nous sommes des individualités, mais venus de quelque part, qui auraient péri, si, depuis la sortie du ventre de notre mère, nous n’avions été pendant des années et des années l’objet des soins attentifs de notre famille, de notre peuple, de notre pays qui a fait de nous les héritiers d’un immense patrimoine à la constitution duquel nous n’avons d’ailleurs pas participé.

[…]

Dans le tourbillon cybernétique, le déferlement des images et des sons, des nets et des blogs, la multiplication des influences, la corruption morale et intellectuelle des pseudo élites, le triomphe du matérialisme, l’effacement et l’adultération des dogmes religieux, l’avachissement des caractères, la perte des repères, comment trouver son chemin autrement que par référence aux épreuves passées, aux principes supérieurs, aux traditions de notre peuple, à l’exemple de ses héros.

D’où cette invocation à celle qui fut emblématiquement la plus extraordinaire et la plus illustre d’entre eux : Jeanne d’Arc.

[…]

Le 1er mai, c’est aussi la fête du travail et donc des travailleurs.

Pendant des décennies, cette date a été l’anniversaire des luttes souvent sanglantes du monde du travail. Il donnait encore naguère l’occasion, aux organisations révolutionnaires de faire la démonstration de leur capacité d’action et de violence.
Aujourd’hui, intégré à la culture nationale, érigé en fête nationale chômée des travailleurs, il doit être un évènement national.
Il doit permettre une réflexion et déterminer des actions qui tiennent compte du fait que le travail, qui fut chez nous et qui est encore, hélas, dans beaucoup de pays, une contrainte injuste de l’effort des hommes, est et reste le moyen de la liberté individuelle et de la dignité sociale, le moyen aussi de la prospérité et de la solidarité nationale.
Le travail a pu, a cause des excès et des injustices, être considéré comme un fardeau, une obligation dont il fallait s’affranchir, un moyen d’oppression des pauvres et des faibles par les riches et les puissants.
Dans nos temps de chômage massif, on se rend compte que si la productivité et la concurrence ont l’effet bénéfique de réduire les coûts et les prix, elles peuvent aussi aboutir en supprimant les postes de travail, à faire du travailleur sans emploi une charge pour la collectivité publique, une charge financière et fiscale de plus en plus lourde et de plus en plus stérilisante.

[…]

Bien sûr, comme vous tous, le 22 avril, j’ai été déçu et peiné.

Déçu, parce que je pensais que l’aggravation évidente de la situation de notre pays allait nous mériter les voix de ceux qui en souffrent chaque jour davantage.
Parce qu’aussi, je sous estimais la puissance de sidération des médias et des lobbies dont pourtant nous avions mesuré le formidable impact au 2e tour des Présidentielles 2002.
Elle a eu un effet hypnotique et permis à Nicolas Sarkozy de réussir un numéro d’illusionniste dont ont été victimes trop de citoyens indécrotablement naïfs.

[…]

Peiné, non par mon propre échec, habitué que je suis à l’adversité qui nous accable depuis tant d’années, à la cécité et à la surdité des citoyens, mais peiné par la déception de tant de français et de françaises qui avaient espéré en vain, par la tristesse de nos militants dévoués parfois jusqu’au bout de leurs forces.

Mais, je voudrais vous dire, leur dire : Ne désespérez pas. Tans qu’il y a de la vie, de la lucidité, du courage, il y a de l’espoir.
C’est en nous que pourrait se trouver la défaite et je ne l’y vois pas.
C’est plutôt et c’est tant mieux, l’indignation et la rage.
Comme toujours ce sont les plus démunis, les plus modestes qui ont été les plus fidèles.
Ceux qui savent que la Patrie, c’est ce qui reste aux pauvres, quand ils n’ont plus rien et qui savent que c’est nous qui sommes les vrais patriotes, les vrais défenseurs de la Patrie.
Je suis le premier dans les votes ouvriers et j’en suis fier.
[…]

Je tiens à remercier tous ceux (3.835.000) qui ont voté pour ma candidature et tous ceux, à tous les niveaux, qui ont contribué à ce résultat.

Arithmétiquement, il fait apparaître un échec, puisqu’il comptabilise 950.000 voix de moins qu’en 2002.
Mais en 2002, nous avions en face de nous, deux candidats de gauche.
Jospin, le premier ministre socialiste sortant et Chirac, le président de la République sortant, celui qui avait fait élire Mitterrand et qui, disposant d’une majorité parlementaire, l’avait dissoute en 1997, permettant ainsi l’arrivée au pouvoir des socialistes.
Ils réaliseront à eux deux une performance très médiocre, puisqu’ils n’obtenaient que 36% des voix, une partie des électeurs de l’UMP ayant déserté le camp de Chirac à notre bénéfice.
En 2007, il y a eu deux candidats de droite : un UMP, en campagne, lui, depuis 5 ans et plus, qui, laissant à Villepin le passif d’une situation économique et sociale aggravée, se déclarait en rupture et un UDF promu par une campagne qui allait en 2 mois le porter dans les sondages de 6% à 24%, l’installant comme le 3ème homme et l’incluant dans le trio médiatique.
Le système qui défend si mal la France, sait très bien se défendre.
Il réussissait à installer le débat présidentiel entre ses 3 candidats : celui du PS, de l’UDF et de l’UMP. Tous les 3 européistes, tous les 3 immigrationnistes.

[…]

C’est dans les villes grandes et moyennes et dans les départements bourgeois et cosmopolites, comme Paris et les Hauts de Seine, que nos scores ont été les plus faibles, montrant bien le caractère national, populaire et social du Front National.

Cela dit et qui devrait l’être, car il faudra faire vivre l’espoir raisonné que j’ai dans les élections législatives.
Ceux qui ont voté par tactique et qui pensaient que je ne pouvais pas être élu au 2ème tour, vont logiquement revenir à leur vraie conviction et vouloir se protéger des excès prévisibles de la victoire de l’un ou l’autre candidat.
Nos électeurs fidèles et ceux qui furent volages vont, j’en suis sur, vouloir donner des députés au Front National.
C’est possible et puisque c’est possible, cela se fera.

[…]

En réalité, notre insuccès arithmétique masque une victoire idéologique, évidente puisque tous les candidats ont peu ou prou, Sarkozy avec le culot d’un joueur de bonneteau, basé leur campagne sur les valeurs qu’à contre courant nous défendons depuis des décennies : la Nation, la Patrie, l’Ordre, la Sécurité, le Travail, la Famille, l’avenir de la France et des français, et même « Jeanne d’Arc qu’osait dire l’un d’eux, on a eu tort de laisser au parti extrême ».

[…]

C’est l’écrivain communiste italien GRAMSCI qui a écrit : les victoires idéologiques précèdent les victoires électorales. Donc tôt ou tard, et par nos efforts nous pouvons faire que ce soit plus tôt, nos idées arriveront au pouvoir. Il y va de votre courage, de votre travail, de votre ardeur militante.

Alors pour le 2ème tour, que faire ?
Bien sur, vous y avez pensé depuis le 22 avril et chacun pourrait faire selon ses affinités même lointaines ou, au contraire, selon ses craintes.
Je dois dire qu’en ce qui me concerne, je suis sans états d’âme.
Il ne reste en lice que 2 candidats, tous deux représentants officiels des partis et des politiques qui en 30 ans ont amené la France dans l’état déplorable où elle se trouve aujourd’hui, au bord du gouffre politique, économique, social, culturel et moral.
Nous ne devons prendre aucune responsabilité dans le choix du 6 mai. Nous devons rester, en revanche, vigilants et engagés à fond dans la campagne législative pour prendre sur eux une légitime revanche, prêts à apporter à notre pays le soutien inconditionnel que lui doivent les patriotes, les vrais !

[…]

En attendant, et pour que notre geste soit efficace et comptabilisé comme tel, j’invite les électeurs qui m’ont fait confiance à n’accorder leur suffrage ni à Madame Royal ni à Monsieur Sarkozy et à s’abstenir massivement, se réservant pour le 1er tour des élections législatives les 10 et 17 juin prochains.

Hardi, chevaliers, l’heure n’est plus aux palabres, ni aux divisions stériles….
Il est temps pour nous de tout mettre en œuvre pour permettre aux Français de choisir entre l’immobilisme UMPS et le Gouvernement de courage national, qu’inéluctablement, nous serons amenés à former.
Moi, Jean-Marie Le Pen, menhir éprouvé par les vents et les marées depuis 50 ans, habitué à naviguer par gros temps, par tous les temps - je suis là, encore et toujours, bon pied, bon œil - je vous dis : Espérez toujours en la France, une, forte, fière de son histoire, éprise de liberté et soucieuse des humbles…
Je vous dis : Espérez en cette France populaire que j’aime, qui m’a aimé et élevé, moi le pupille de la Nation, cette France que je veux encore défendre aujourd’hui, demain, toujours, pour nous, nos enfants et en mémoire de nos ancêtres.
En voyant nos troupes réunies si nombreuses en ce jour, nos idées gagner du terrain et la réalité nous donner raison, je sais, je sens que nous sommes à la veille d’une victoire éclatante, et repensant à Jeanne et aux traditions millénaires de lutte de notre peuple, je vous exhorte à la mobilisation et à l’enthousiasme, je vous exhorte à mener avec moi la bataille des législatives, pour la vérité, pour notre idéal, pour l’amour de ceux qui nous ont fait.
Vive le Front National !
Vive la France !

[L'intégralité du discours]
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Mardi 24 avril 2007
* L’analyse de Bruno Gollnisch aux 4 vérités sur France 2






* Jean-Marie Le Pen dimanche soir via Vox Galliae








* Le point de vue d’Alain Soral via
paris4philo.org








* Communiqué de Bruno Mégret via le site du MNR

Bruno Mégret déplore le choix des Français qui ne pourra que les décevoir

Bruno Mégret, Président du MNR, se déclare déçu par le score réalisé par Jean-Marie Le Pen, en dépit des bonnes prestations personnelles du président du FN.

Il déplore que les Français qui veulent massivement une rupture avec le système politicien aient choisi, pour le second tour, les représentants des deux principaux partis du système. Il regrette que beaucoup d’électeurs proches des idées de la droite nationale aient commis l’erreur de faire confiance à M. Sarkozy qui ne pourra que les décevoir.

Bruno Mégret, solidaire de Jean-Marie Le Pen, annonce qu’il se remettra dès demain au travail pour assurer enfin l’union des forces de la droite nationale dès les élections législatives afin de redonner l’espoir aux millions de Français qui veulent un authentique renouveau de notre pays




* Communiqué de Bernard Antony :

L’échec du candidat de la droite nationale le mieux placé pour l’emporter est certainement dû au fait qu’il a cru pouvoir être élu en ne maintenant pas sur plusieurs points la netteté de nos positions.
Pendant longtemps il professa qu’il préférait être battu sur ses idées plutôt qu’élu sur les idées des autres. Nous l’admirions entre autres raisons pour cela.
Cette fois-ci, il est battu parce qu’il a trop accepté les idées des autres ! Sur plusieurs points, ses déclarations et même ses mots polémiques, ont été par trop contradictoires, notamment sur les questions de l’immigration, de l’intégration et de l’islam.
Malgré la similitude regrettable ou la proximité de ses positions avec celles de Nicolas Sarkozy sur le PACS, le non remplacement de la loi Veil, l’éventualité de la légalisation de l’euthanasie, la politique vis-à-vis de l’islam, j’aurais encore appelé en désespoir de cause à voter quand même pour lui s’il avait été présent en ce deuxième tour.
Sur d’autres points encore, la politique annoncée de Nicolas Sarkozy, notamment sur l’Europe et la politique étrangère, sur le respect non pas seulement des racines mais des valeurs chrétiennes ou pour le moins de la loi morale naturelle, nous sépare fortement de lui. Mes amis et moi nous serons, sauf divine surprise, dans une opposition sans concession.
Mais nous n’oublions pas non plus qu’en tous domaines, Ségolène Royal va encore plus loin dans la culture de mort, la haine de la famille et des fruits du travail.
L’idéologie jacobine, socialiste, révolutionnaire, totalitaire, haineusement anti-chrétienne et anti-nationale qui inspire sa politique, est lourde d’un grand danger de nouvelles suppressions des libertés positives et de régression économique et sociale.
A la lumière de ce qui précède, mes amis voteront selon leur intuition politique et leur conscience, jamais en tout cas pour la marxiste Ségolène Royal.
Enfin, l’évidence est établie que l’unité politique de la droite nationale ne peut plus être assurée sur le principe de l’inconditionnalité vis-à-vis d’un seul, quels que soient ses changements stratégiques.
C’est d’abord par un accord sur les idées et les exigences non négociables de la culture de vie qu’elle peut être établie et sa dynamique retrouvée.
Il faudra aussi pour cela un autre mode de relations personnelles entre les responsables des différentes organisations de la résistance nationale, hors de l’esprit de parti et de clan, dans l’Amitié Française.



* Communiqué du Parti populiste

Sarkozy a réussi son imposture. Le bluff incroyable du caïd alto séquanais a donc séduit un tiers des électeurs. Le candidat de tous les lobbys emblématiques et caricaturaux sera même parvenu à circonvenir une partie de l’électorat du Camp national, la plus fragile, la plus volatile, la plus influençable.

A l’heure où certains d’entre vous se sentent sonnés ou profondément déçus, nous voulons d’abord rendre hommage au travail effectué par vous toutes et tous, vous dire combien votre conduite a été exemplaire. En ces moments difficiles, il est important de pouvoir s’appuyer sur une solide équipe d’amis et militants. Après, on affronte le reste avec d’autant plus de sang froid.

C’est incontestablement la frange droitière de notre camp qui a cédé aux sirènes du vampire, se précipitant dans ses bras comme elle l’avait déjà fait pour Giscard en 1974, Chirac en 1976, comme mue par une insatiable crédulité. Les leçons du passé n’ont pas de prise sur l’opportunisme surtout quand il se drape de considérations « intellectuelles » et de la certitude d’avoir trouvé un nouveau Bonaparte. Nous avons malheureusement connu ce travers, nous aussi, il n’y a pas si longtemps et nous savons comment ces illusions se terminent sordidement.

Le Front national est ébranlé mais, n’en déplaise à ses ennemis, il est toujours debout. Il a même connu un score beaucoup plus inquiétant, les 5% de juin 1999, après la scission, et dont il s’est relevé puisque 3 ans seulement après c’était le 2e tour de 2002. Alors, pas de délectation morose ou de catastrophisme morbide !

Même Bernard Tapie qui s’était invité sur les plateaux de télé a du convenir que son nouveau mentor n’avait pas réussi à terrasser Le PEN, comme naguère lui-même avait échoué.

Le Front national est resté debout, grâce à un socle incompressible constitué des couches populaires les plus aguerries contre l’imposture. C’est déjà une réalité revigorante et c’est un honneur d’avoir un tel électorat. Avec le même taux de participation que 2002, JMLP serait à 13,5 %.

Toutefois, certains profiteront de la déception électorale pour semer un trouble indécent.

Au motif que la stratégie n’aurait pas été la bonne, que tel ou tel se serait trompé, que c’est probablement le chant du cygne du candidat et qu’il eut fallu faire une campagne plus à « droite »…Nous ne donneront pas dans cette chorale hypocrite. Toute surenchère libérale, capitaliste ou césariste aurait plagié l’imposteur et aurait davantage troublé nos partisans les plus précieux. Le FN aurait subi alors un revers encore plus cuisant. De même, il serait pour le moins curieux que l’on s’en prenne au candidat lui-même et à ses proches à cet instant où la fraternité est de mise. Dans cette campagne, Le Pen a donné une leçon de persévérance indubitable ; peu de vétérans (ou même d’autres) auraient pu apporter le même tonus et faire encore trembler le Système avec autant d’acharnement. Quant à Marine Le Pen, qui n’a pas constaté avec impartialité qu’elle avait réalisé un sans faute médiatique ? Qui n’a pas observé objectivement son talent, ses progrès, son travail ? D’autres aussi ont bien travaillé mais nous doutons que l’acerbité vienne de leurs rangs. Comme d’habitude, les critiques les plus vives viendront de ceux qui seront restés l’arme au pied, en attendant de distiller une sinistrose calculée. Au diable les donneurs de leçons, les contempteurs permanents, les alimentaires de la morosité, les professionnels de la polémique groupusculaire, les aiguiseurs de divisions, les vautours du renoncement ! Et aux diable les tentations mercenaires au profit d’une droite de plus en plus mafieuse ! Nos idées et notre Pays ne méritent pas ce fourvoiement.

S’il y a bien quelque chose à réformer, ce n’est pas la stratégie populaire du FN mais une partie de son appareil, trop encline à l’assistanat, au confort de la proportionnelle et à l’inertie.

Le Pen ne fera pas l’économie d’une restructuration s’il veut reconstruire un vrai parti car l’hémorragie de ce 22 avril aurait pu être encore mieux contenue avec un réel travail de terrain. Car même si les médias constituent l’essentiel d’une campagne électorale, un candidat ne pourra jamais se passer de relais militants, de fédérations organisées, de propagande de proximité. Si cela a fait défaut au FN dans de nombreux endroits, c’est aussi la conséquence d’une déjà ancienne scission et dont nous assumons tous encore aujourd’hui la responsabilité des conséquences négatives.

Celles que connaîtra le Pays après son vote d’hier seront encore plus funestes car le vote « utile » érigé en panacée universelle peut devenir son coup de grâce.

Les Français se sont rués vers un trio d’européistes après avoir en 2005 condamné la Constitution européenne ! Quel paradoxe, quelle fuite en avant désolante ! Sans compter l’irruption massive des banlieues sur les listes électorales…

Leur faudra t-il donc toujours davantage d’épreuves pour, qu’un jour, une implacable réalité parvienne à leur déciller les yeux ? Sans doute leur faudra t-il la réquisition des logements insuffisamment occupés au profit de squatters allogènes, ou davantage de fiscalisme au nom de la « solidarité » avec toutes sortes de lobbys ? Un porte monnaie plus « participatif », un Euro encore plus pénalisant, une discrimination positive plus anti française, un chômage plus cruel, une préférence étrangère plus marquée, des Lois encore plus liberticides, des mosquées en érection toujours plus nombreuses et arrogantes, un analphabétisme télévisuel général, une omnipotence syndicale et fonctionnaire plus ancrée, encore plus de mariages mixtes, une généralisation des statistiques sécuritaires trafiquées pour maintenir une paix civile de façade, une dette totalement abyssale, une Europe administrative plus tyrannique, un assujettissement atlantiste progressif, la perte enfin de toute souveraineté ?

Que faudra t-il de plus pour qu’ils réagissent avant que les fers ne les entravent définitivement ? La France ne méritait pas cela, mais cette République, si !

Il faudra peut-être passer par l’épreuve d’un Sarkozy au Pouvoir pour que soit enfin dénoncée l’imposture ? Nous n’y associerons certainement pas notre suffrage mais nous craignons que les Français connaissent sous peu les travers d’une dictature démagogique sans précédent.

Ne baissons pas les bras au moment où nos ennemis l’emportent car rien n’est totalement joué, sauf si la seule force de recours se démobilise par défaitisme. Nous serions bien fautifs de nous chamailler en forçant le trait. Certes, le FN a perdu un million de voix mais il en conserve près de quatre. De son côté, la redoutable extrême gauche qui, toutes tendances confondues, pouvait espérer atteindre en cumul les 20%, est laminée par le vote utile.

Le Parti communiste est désintégré, les verts ridiculisés, les trotskistes pulvérisés.

Nous assistons, en fait, à la mise en place dans notre Pays d’un système politique bipolaire de type anglo-saxon. Ce rouleau compresseur va accoucher d’un côté d’un bloc social-démocrate et de l’autre d’un Parti de droite néo-Cons. L’UDF risque de voler en éclats, écartelée entre les anti-Sarkos et les élus qui voudront sauver leurs sièges. Affligeant mais prévisible. La seule chance de survie de Bayrou consistait à se hisser au 2e tour. C’est loupé. Paradoxalement, notre chance de survie aura peut-être consisté à ne pas y aller. Avec plus de 10% des voix, Le Pen reste en embuscade et défie encore tous les rouleaux compresseurs.

A condition de ne rien concéder au Système, de ne rien monnayer en échange d’illusoires strapontins. Pour préparer un avenir plus proche que l’on croit, sans dilapider nos atouts dans un conglomérat informe et indigne.

Alors, certains observateurs tempéreront leur joie trop précipitée : le Camp national a été ébranlé, certes, mais le phare a tenu bon dans la tempête. Ses rocs les plus durs ont tenu. Et son faisceau de lumière est toujours là.

En 2002, nous avions été frustrés de ne pas partager tous ensemble dans une réconciliation impromptue la joie des résultats.
En 2007, par delà la rage d’une déception d’un soir, nous sommes fiers d’être aux côtés du Front national dans l’épreuve. Car il doit naître d’elle les résolutions pour l’espoir de demain.

Franck Timmermans, Christian Perez




* Communiqué de Pierre Vial via Terre et Peuple

Le principe de base d’un deuxième tour d’élection présidentielle est d’essayer de faire barrage au candidat que l’on estime le plus nuisible, pour l’empêcher à tout prix d’accéder au pouvoir. C’est ce qu’ont fait les électeurs de gauche en 2002 en avalant une grosse couleuvre appelée Chirac.

La question se pose donc à nouveau aujourd’hui. La réponse, à mon sens, est évidente.

Je n’aurai pas la naïveté d’oublier qu’il y a dans l’entourage de Ségolène Royal des gens qui sont nos ennemis acharnés (le cas de Julien Dray, fondateur de SOS-Racisme, est emblématique). Mais avec Sarkozy, c’est pire (Simone Veil est, elle aussi,
emblématique). Des électeurs de Jean-Marie Le Pen vont sans doute se faire piéger, au deuxième tour (mais certains l’ont été déjà au premier), par le discours de Sarkozy sur l’identité nationale et la perspective d’un pouvoir à poigne promis par l’ex-ministre de l’Intérieur.

A la différence des gogos de droite, toujours volontaires pour se faire cocufier, nous savons, nous qui avons une conscience politique, que Sarkozy c’est l’homme de l’alignement de la France sur l’axe Washington-Tel-Aviv. Nous savons aussi, et surtout, qu’il veut appliquer la « discrimination positive » (c’est à dire, il faut le rappeler sans cesse, la préférence donnée systématiquement, dans tous les domaines, aux gens qui, ayant ou non une carte d’identité française dans la poche, sont et resteront toujours pour nous des intrus, qui ne peuvent appartenir ni de près ni de loin à notre peuple).

C’est pourquoi, sans hésitation ni état d’âme, je voterai Ségolène Royal.


Ce communiqué fait suite à cet article de Pierre Vial : « La résignation des vaincus, la tentation du désespoir et le communautarisme gaulois », le 19 avril 2007

Il n’est pire poison que la résignation. Ce poison a été inoculé dans les veines de la plupart des Français d’origine européenne, pour les convaincre que l’immigration était un fait irréversible, donc contre lequel il n’y a rien à faire : «ils » sont là, « ils » ne partiront pas, donc il faut faire avec…Tiennent ce discours, désormais, même ceux qui, pour assurer leur carrière politique, se sont posés, dans une autre vie, en adversaires de l’immigration.

Ce discours de résignation fait, de ceux qui l’acceptent, des vaincus. Des soumis, de parfaits futurs dhimmis. Il peut, aussi, conduire au désespoir ceux qui refusent la soumission mais ont le sentiment de se retrouver, aujourd’hui, totalement seuls. Abandonnés. Trahis. Alors, à quoi bon essayer de se tenir encore debout ? Il n’y a plus qu’à se coucher au bord de la route, en attendant la fin. La fin d’un pays en lequel on a cru, qui s’appelait la France. Et qui va mourir. Mais n’est-ce pas la sanction, la juste sanction, de l’Histoire, impitoyable aux faibles, aux renonçants, aux masochistes ?

De fait, se dire Français n’a plus, aujourd’hui, aucune signification pour un Gaulois, qui s’entend dire que beurs et blacks sont tout aussi français que lui. C’est donc dans son identité gauloise, européenne, blanche que celui qui refuse la tentation du désespoir doit trouver aujourd’hui des raisons d’espérer. Pour lui, en effet, une voie, une seule, existe pour qu’il y ait encore un destin possible : se regrouper, avec ceux de son sang qui refusent la résignation, afin de constituer des cellules, des groupes, des communautés identitaires. Dont les membres aient pour souci permanent de pratiquer entre eux une solidarité active, dans tous les domaines (vie familiale, professionnelle, sociale). EN EFFET NOUS NE DEVONS COMPTER DESORMAIS QUE SUR NOUS-MÊMES puisque que « quand tous trahiront nous demeurerons fidèles ». Nous ne reconnaissons qu’une loi : celle que nous nous sommes donnée, celle de la fidélité aux nôtres. Ceux-là seuls comptent. Les autres peuvent crever.
Le seul avenir possible pour nous, donc, c’est le communautarisme gaulois. TERRE ET PEUPLE A NATURELLEMENT VOCATION A ÊTRE L’UN DES ARTISANS D’UN MOUVEMENT COMMUNAUTARISTE GAULOIS.






Un petit tour des blogs avec une grande variété de choix entre abstention et, pour des raisons très diverses, voire divergentes, des votes sur l'un ou l'autre des candidats du système.


* Pour Herbe de Provence (tendance Front national moderniste), en dessin, et malgré 11 cm, c'est Ségolène


* Chez les très bons bidoliens d’ILYS, la tendance est plutôt au ninisme...







* Le libéral Jean-Gilles Malliarakis vote lui Nicolas Sarközy.

Si ses concurrents du premier tour avaient le moindre sens de l'opportunité, ne parlons même pas de démocratie, ils s'efforceraient de défendre bec et ongles la solidarité de cette majorité exceptionnelle de 61 % des voix, elle aussi historique, afin de pouvoir permettre vraiment et sans entraves, dès cet été, les réformes nécessaires au Pays.
Pour confirmer la volonté populaire de faire avancer la France, pour pouvoir demain imposer à l'UMP d'être fidèle à ses promesses de rupture, il faut que le moins possible de voix de droite, et peut-être même aucune ne manque au second tour face à la gauche et à l'extrême gauche, qui, elles, font bloc.


* Alex Corvus (Vox Galliae) s’abstiendra.


* Merengue (tendance droite-marine) votera lui aussi pour Nicolas Sarközy, contre Ségolène.


* Paul-Emic appelle à voter futile.


* Gaelle Mann, à défaut de dévoiler sa position sur le 6 mai, nous donne les raisons d'une victoire...


* L'espérance chez Anne Kling

En ce sens, la défaite cinglante, sanglante et sans appel qu’a connu hier soir le FN – et encore une fois, lui tout seul - est peut-être la plus formidable opportunité qui pouvait nous arriver. Car maintenant, il va quand même falloir se décider à recoller les morceaux et finir par proposer au pays une force de reconquête enfin crédible.


* Abstention pour Konk

Que faire maintenant pour le 2e tour? Vous connaissez mon petit penchant pour Ségolène, elle est tellement plus sexy que Nicolas et elle peut donner une si jolie image de la France à l'étranger que je vous dirais bien de voter pour elle... Mais faut peut-être pas exagérer! Certains vont penser qu'il faut éviter à tout prix le retour de la gauche... Moi je dis qu'on ne doit pas s'en mêler, tout ceci ne nous regarde plus.


* tout comme pour le GRIF

Le GRIF donne, pour sa part, la consigne de l’abstention pour le second tour. Nous disons aux patriotes qui s’apprêteraient à voter Sarközy dans 15 jours que c’est une erreur monumentale. N’oubliez pas que Sarko c’est l’islamisation de la France. N’oubliez pas que sarko c’est le droit de vote aux immigrés. N’oubliez pas que Sarko est aux ordres de Tel Aviv et de Washington ! Le traître Sarközy ne vaut pas mieux que la cruche du PS !


* Le blog extrême droiture semble assez proche de nos positions concernant 5 ans de politique sarközyste.


* La révolution pour Alarme blanche :

Maintenant, le temps du radicalisme est enfin de retour ! Si le Front ne le comprend pas, nous, français, l'avons compris ! Rejette les Partis, Rejoins la Patrie ! L'Alternative Patriote Radicale est en marche






* Pour le MNR 42 le vote sera "Jean-Marie Le Pen" quand même !


* National-Libertaire propose de vendre chérement nos voix à Nicolas Sarközy pour barrer la route à Ségolène Royal.


* Exclusivité ! Demain Ivane expliquera lui aussi pourquoi il faut voter Sarközy sur le blog Au milieu des ruines.





Sans oublier :











En en bonus :





par MSR publié dans : Présidentielles 2007 communauté : Vu de droite ajouter un commentaire commentaires (11)   
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Lundi 23 avril 2007
Un peu de repos alors que la comédie s’achève enfin....


C’est sans regret que j’ai relayé ici la campagne du Front national. Il m’est arrivé d’être en désaccord avec un certain nombre de déclarations, de positions, de choix. Oui, la tactique de Marine était mauvaise. Les Français ne veulent pas d’un Le Pen démocrate-chrétien. Voilà qui devrait désormais être clair pour tout le monde. Néanmoins, le résultat aurait-il pu être foncièrement différent ? Rien n’est moins sûr.
On ne lutte pas à arme égale avec un ministre de l’Intérieur qui choisit à sa guise les patrons de presse. National-Hebdo et TF1 ne combattent pas tout à fait dans la même catégorie. Je crois que si Marine avait choisi de faire danser son père au Crazy Horse en petite tenue, le résultat n’aurait guère été différent.
Aucun médiat n’a évoqué les centaines de milliers d’immigrants qui sont entrés chaque année plus nombreux sous Sarközy. Aucun n’a évoqué les 50 000 voitures brûlées annuellement en France quand elles n’étaient que de 10 000 sous Jospin, en 1999. Aucun n’a évoqué les régularisations massives de clandestins. Ni les scandales, ni le reste.
Et la politique de l’ère démocratique est tout sauf rationnelle.


Jean-Marie Le Pen a déclaré hier soir :

Ecoutez, j’ai dû faire une erreur d’appréciation, je croyais que les Français étaient assez mécontents, du fait que nous ayons sept millions de pauvres, quatorze millions de travailleurs pauvres, du fait que nous ayons notre balance commerciale en déficit, que nous avions une dette de 2 500 milliards d’Euros… Eh bien je m’étais trompé : les Français sont très contents. La preuve, c’est qu’ils viennent de réélire, ma foi très confortablement, et même un peu plus, les partis qui étaient au pouvoir et qui sont responsables de la situation de la France. Je crains que cette euphorie ne dure pas très longtemps.

Je ne crois pas. C’est les Français qui sont trompés. Cocufiés, une fois encore. "Ils ont l'habitude" à dit Jean-Marie... Ils croient que Sarközy va faire le boulot de Le Pen. Avec l'avantage de ne pas avoir la mauvaise conscience d’avoir voté pour un « raciste ». Tout ce qu’ils ont retenu de cinq ans de Sarközy à la tête de l’Etat, c’est qu’il allait passer les banlieues au kärcher. Mais les résultats sont clairs. Les Français veulent du changement mais refusent largement la gauche. C’est une bonne nouvelle : malgré le vote des immigrés, malgré le vote habituel des bobos et des nantis du système, les Français savent que les choses vont mal et n’ont plus confiance en la gauche.

Le cas de Nice ou du Var est exemplaire : droite au pouvoir dans les mairies comme dans les conseils généraux, droite au pouvoir à la tête de l’Etat. Nice comme le Var ont connu une forte augmentation de la délinquance ; le chômage y est plus haut qu’ailleurs, l’immigration aussi, le nombre de RMIste aussi (mais aucun lien entre tout ça, évidemment !). Objectivement, tout poussait les électeurs à se détourner de la droite au pouvoir.
Ségolène est à 20%, Sarközy atteint 40%, le Front se retrouvant à 13,5%. C’est désolant, mais Sarközy se retrouve en tête parce que les électeurs lui font confiance pour appliquer une programme de fermeté.
Le système est très mauvais pour défendre les Français ; il est très performant pour se protéger des Français. Les médiats ont fait voter Sarközy. Les Français ont voté Sarközy.
Mais en effet, l’euphorie ne durera pas longtemps. Encore cinq ans de perdus. Question d’habitude.



Tout les bien-pensants se réjouissent à jute titre que Jean-Marie Le Pen soit éliminé ; mais l’analyse politique du scrutin s’arrête sur cette creuse observation. D’abord si Jean-Marie Le Pen est éliminé, c’est parce que les Français ont voté pour Nicolas Sarközy sur le programme de Le Pen. Mais il y a un fait beaucoup plus remarquable. La gauche triomphe logiquement après la victoire de Ségolène Royal. Pourtant l’analyse des résultats montre que la gauche recule largement en pourcentage et qu’elle progresse très peu en nombre d’électeurs. Malgré 8 millions de nouveaux électeurs, la gauche ne progresse que de 1,5 millions. Les candidats de la gauche plurielle récoltait en 2002 32,45% des voix (Jospin 16,18, Mamère 5,25, Hue 3,37, Taubira 2,32, et Chevènement 5,33). Les mêmes tombent en 2007 à 29,37% (Royal 25,87, Voynet 1,57, Buffet 1,57).
Le vote des banlieues compense tout juste les départs des derniers électeurs Blancs d’en-bas, lassés par le discours gauchiste totalement déconnecté des réalités françaises. Ce phénomène devrait être d’autant plus préoccupant pour la gauche que l’extrême gauche ne profite absolument pas de ce recul : les trotzkystes (Bové compris) passent de 10,44% à seulement 7,07% et perdent 400 000 électeurs.
Et si le Front national peut se réjouir de perdre sur le terrain électoral alors même que ses idées sont largement plébiscitées, la gauche ne devrait constater que le large rejet de sa politique par les Français.

Le vainqueur, par la magie de la démagogie sarközyste et le contrôle des médiats est donc la droite libérale, européiste, sioniste et atlantiste qui passe de 26,86% en 2002 a 31,18% en 2007, gagnant près de 4 millions de voix malgré la concurrence et le départ d’une partie des électeurs vers François Bayrou. Bayrou est évidemment l'autre vainqueur du scrutin, mais il reste à savoir ce que feront ses électeurs. En toute logique, il n'appellera pas à voter pour Sarközy ; mais l'orientation de ses électeurs est une grande inconnue. Les enquêtes d'opinion prévoient un rapport de voix des électeurs de F. Bayrou se ferait en proportion de 54% pour Nicolas Sarkozy 46% pour Ségolène Royal (83% pour Sarközy et 17% pour Ségolène Royal pour les électeurs de Jean-Marie Le Pen, chiffres ne prenant vraisemblablement pas en compte l'abstention qui devrait être importante chez les électeurs du Front).

Il aura fallu trente ans pour que les Français comprennent ce que voulait dire socialisme. Espérons que l’effet sera plus rapide pour qu’ils saisissent ce qu’est le néo-conservatisme.


                                 [entre crochet, les résultats de 2002]

Inscrits : 44 474 519 [41 197 964]
Votants : 37 260 798 (83,78%) [29 497 888 ; 71,60%]
Non votants : 7 213 721 (16,22%) [11 700 076 ; 28,40%]
Blancs et nuls : 535 953 (1,44%) [998 401 ; 3,38%]
Exprimés : 36 724 845 (98,56%) [28 499 487 ; 96,62%]

Jean-Marie Le Pen : 3 835 029 (10,44%) [4 804 772 ; 16,86%]
Philippe De Villiers : 818 704 (2,23%) [B. Mégret : 667 043 ; 2,34%]

Nicolas Sarközy : 11 450 302 (31,18%) [J. Chirac : 5 666 021 ; 19,88%]
                                                    [Corinne Lévy-Lepage 535 875 ; 1,88]
                                                    [Christine Boutin 339 157 ; 1,19]
                                                    [Alain Madelin 1 113 551 ; 3,91]

François Bayrou : 6 820 914 (18,57%) [1 949 219 ; 6,84%]

Frédéric Nihous : 420 775 (1,15%) [J. Saint-Josse 1 204 801 ; 4,23%]

Ségolène Royal : 9 501 295