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Club Acacia a été fermée. Un blog au même nom a été ouvert.

Toutes explications et motifs seront donnés en temps utiles...

Nous reconstituerons en attendant les archives du site et ajouterons quelques articles qui nous seront communiqués.
Mercredi 29 octobre 2008
- Par MSR
Ce chant est de création récente ; de la fin du XIXe siècle selon Thierry Decruzy qui précise que l'auteur de Ah! que nos pères étaient heureux est inconnu.
Il existe principalement deux versions : une avec les quatre couplets indiqués ici et une autre avec les 5 couplets se terminant par un refrain différent.



Bénigne Gagneraux, Le Festin des dieux champêtres (fin XVIIIe)

Variations : c. 1, l. 3 : "
Le vin coulait à flots joyeux" ; c. 3, l. 3 : "Mais ils savaient boire le vin" ; c. 5, l. 1 : "Ceux-lâ qui plantèrent le provins/ En vieux pays de France/ Dans l’éclat de rubis du vin/ Ils ont planté notre espérance" et "Dans l’éclat de rubis divin".
Dans le premier refrain : "Et ils buvaient à leurs tonneaux" ; et dans le second : "Amis buvons à nos tonneaux".
Une participation est disponible ici.



I. {Ah! que nos pères étaient heureux (bis)
Quand ils étaient à table
{Le vin coulait à côté d’eux (bis)
Ça leur était fort agréable

Et ils buvaient à plein tonneaux
Comme des trous
Comme des trous morbleu!
Bien autrement que nous, morbleu!
Bien autrement que nous

II. {Ils n’avaient ni riches buffets (bis)
Ni verres de Venise
{Mais ils avaient des gobelets (bis)
Aussi grands que leurs barbes grises

Refrain.

III. {Ils ne savaient ni le latin
Ni la théologie
{Mais ils avaient le goût du vin
C’était toute leur philosophie

Refrain.

IV. {Quand ils avaient quelque chagrin
Ou quelque maladie
{Ils plantaient là le médecin
Apothicaire et pharmacie

Refrain.

V. {Celui qui planta le Provin, (bis)
Au doux pays de France,
{Dans l’éclat de rubis du vin, (bis)
Il a planté notre espérance.

Amis buvons à pleins tonneaux
 Comme des trous
 Comme des trous, morbleu!
 L'avenir est à nous, morbleu!
 L'avenir est à nous




Ecouter le chant ici :




ou ci-dessous :

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Mardi 28 octobre 2008
- Par MSR
Ce ne sont évidemment pas que ses articles célébrant sa petite patrie lyonnaise qui valurent à Henri Béraud une condamnation à mort en 1944, quand gaullistes et communistes se partageaient le pouvoir. Ce n'est pas non plus d'avoir soutenu le Maréchal, que le poilu Béraud avait reconnu, comme des millions de Français, comme son chef.
Ce qu'on ne lui pardonna pas c'est d'avoir sans cesse dénoncé les manœuvres britanniques contre la France, ainsi que les menées mosaïques. Ce qu'ils ne lui pardonnèrent pas non plus, c'est son parcours, d'homme de gauche, républicain et athée ayant rejoint comme beaucoup d'autres le camp nationaliste (quand le nombre d'intellectuel ayant fait le chemin inverse fut quasiment inexistant) et de n'avoir jamais renié son engagement. Il se dit également que c'est la haine de « l'amiral de bateau-lavoir » Muselier, grand-père de son célèbre – au moins du côté des bars anisés de la Canebière – rejeton qui lui coûta cette condamnation. Cet amiral – dont le haut fait d'arme sera d'avoir réalisé la prise de Saint-Pierre-et-Miquelon, paisible petite communauté de pêcheur, avec quatre navires de guerre surarmés – était très imbu de sa personne ; il n'aurait pas goûté à sa juste valeur le féroce trait d'humour de Béraud.

Pour mieux comprendre l'homme, voici un article extrait également de
Gringoire et repris dans le recueil Sans haine et sans crainte.
Sa condamnation à mort fut commuée en détention au bagne. Très grièvement malade, il en sort en 1950, très diminué. Henri Béraud s'est éteint il y a cinquante ans, 24 octobre 1958.
Vous pouvez lire également un article sur le cinquantenaire de sa mort, des extraits de son roman Ciel de Suie ou encore son témoignage sur les dernières minutes de Robert Brasillach).



Et les juifs

        On ouvre un journal et on lit :
        « Engagé volontaire en 1915, à moins, de dix-huit-ans, le chef d'escadron Brisac a été blessé pendant la guerre 1914-1918, an cours de laquelle il a obtenu quatre citations. Pendant la guerre 1939-1940, le chef d'escadron Brisac a été cité à l'ordre de la division. Fait prisonnier avec l'état-major de la Ve Armée, il s'est évadé presque aussitôt. »
        Saluons. Le commandant Brisac a de beaux états de service. Assurément, c'est un soldat. Mais d'autres l'égalent en vaillance qui n'ont point les honneurs d'un communiqué. Pourquoi lui seul, et non ses égaux ?
        Parce que le commandant Brisac est israélite, et que la loi du 3 novembre 1940, fixant le statut des juifs, interdit la carrière des armes à ses coreligionnaires. Mais il n'y a pas de loi pour les braves, et Brisac en est un. Le Maréchal, qui s'y connait, relève Brisac de l'interdiction. Brisac gardera ses épaulettes, il continuera de servir la France, et les bons citoyens tireront leur chapeau.
    Voilà qui donne à réfléchir. Le plus national des gouvernements cite un juif en exemple. Alors, que devons-nous penser ? Nombre de Français s'interrogent, et je fais comme eux.
        Serons-nous pour ou contre les juifs ? Resterons-nous indifférents ? Nous défendrons-nous ? D'un mot, est-il bon, est-il juste, est-il raisonnable de se dire antisémite ? M'étant posé la question, je réponds : en conscience, oui, il faut être antisémite. Il faut l'être parce qu'on n'a plus le choix ; il faut l'être malgré nous ; il faut l'être pour obéir à ceux-là mêmes qui nous y contraignent, et qui sont les juifs ; il faut l'être malgré nos admirations et nos amitiés ; il faut l'être parce que le salut de la France est à ce prix.
        Ce n'est pas sans réflexion qu'en ces premières lignes nous avons marqué notre respect à l'égard d'un brave soldat juif. Nous savons, nous disons, nous répétons que le mérite de cet officier s'élève bien au-dessus du problème judéo-français. Il n'en est pas moins vrai que ce problème existe. Il existe même au point qu'il a donné naissance à des lois. Ces lois nécessaires ne sont pas des lois impitoyables. Encore moins des actes de vengeance. On a voulu rendre au pays ses droits, qui sont des droits d'héritage. Il s'agit de remettre aux fils la gestion du bien de leurs pères. Un mot dit tout cela, c'est le mot patrie.
        Nous voulons faire place nette et compter nos amis. Quand il s'agira d'ouvrir notre maison à l'étranger digne de notre confiance, nous réclamerons l'honneur de tenir à deux mains les battants de la porte. Mais il doit rester entendu que cette maison et la nôtre, et que nul auter que nous, gens d'ici, n'aura désormais le droit d'y parler en maître.
        Ramenons les choses à leur point. C'est de notre existence qu'il est question ; notre « droit de vivre », comme disait l'organe des synagogues. Or, ce droit commence et finit par la lutte contre les principes de destruction. Le plus virulent de ces principes, on le connaît : C'est le virus hébraïque. A nous d'agir en conséquence.
        Les honneurs rendus à un bon serviteur de notre pays ne font que mieux justifier notre dessein de réclamer des comptes à ceux qui l'ont conduit à la ruine et au malheur. « Un n'est qu'un », dit le Talmud. Avec plus de légèreté, nous disons qu'une hirondelle ne fait pas le printemps. Si tous les juifs ressemblaient au commandant Brisac, la question juive ne se poserait pas. Mais tous les juifs ne ressemblent pas au commandant Brisac, et la question juive ne s'est jamais autant posée.
        Il y a Brisac. Mais il y a Blum.

*
**

        Il ne me plaît guère d'accabler un vaincu. Je l'ai combattu durement. Du jour de sa triste gloire à celui de sa chute misérable, je n'ai cessé de lui crier ses vérités. Cela le fâchait beaucoup. Dans sa colère, il n'était ni très beau, ni très humain. Quand on l'accusait de forfaits, aujourd'hui connus de tous, Léon Blum répondait par des attaques de nerfs et des menaces de mort.
        Ce sont des choses passées. La malfaisance de Blum n'est plus qu'un souvenir. Le voilà par terre, en prison, sur la pente du châtiment. Faut-il donc l'épargner, renoncer à notre justice, faire taire les cris de notre raison devant ce qui fait horreur et pitié ? L'homme que nous avons dénoncé va répondre de ses actes, et nous feindrions le pardon dans l'oubli ? Allons donc ! L'heure n'est pas aux airs magnanimes. Il s'agit de payer.
        Du reste, l'accusé ne bat point sa coulpe. Aux derniers soubresauts de sa vie publique, on put voir que sa haine n'avait pas désarmé. Il nous a toujours exécrés; il nous exècre toujours. Ne le montra-t-il pas en outrageant le plus grand des Français ? Quant à cela, ce prisonnier vulgaire et flétri tient un rang de grandeur. Il n'avait d'autre génie que sa haine, mais une haine puissante, une haine de barbare ; et notre mauvaise étoile a voulu que cette haine étrangère fût portée au pouvoir. Jours de honte et d'aberration, dont les plus aveugles aperçoivent avec stupeur les conséquences.
        Histoire de France en main, Léon Blum est l'homme qui nous a fait le plus de mal. Et, pour le malheur des juifs, cet homme est un juif. Un juif qui, pour accomplir son œuvre de ruine et de mort, s'était entouré de juifs.
        La France abattue se soulève et regarde. Elle cherche à se souvenir. D'où lui vient tant de misère ? Sa main passe en tremblant sur son front, ses yeux s'ouvrent, elle achève de s'éveiller ; elle voit, elle sait : ceux qui l'ont jetée là, bâillonnée, ligotée, sans force, ceux qui, l'ayant conduite à la bataille l'ont fait battre, puis l'ont abandonnée, ce sont des passants, des nomades, des hommes aux figures sombres, aux mœurs cyniques, aux noms mal traduits d'une langue inconnue, aux propos remplis d'astuce, aux fureurs messianiques et révolutionnaires.
Actifs et remuants, ils semblaient nombreux, ne l'étaient guère et pourtant se trouvaient partout. Ils occupaient les meilleures places, barraient tous les chemins, imposaient leur loi, remplissaient leurs poches, interdisaient les coutumes, bafouaient les croyances, outrageaient la famille, excitaient le peuple, démoralisaient l'enfance, désarmaient les soldats, salissaient le drapeau, brisaient les alliances, exigeaient la guerre, exportaient leur fortune et se préparaient à fuir le désastre.
        Est-il besoin de mettre un nom sous ce portrait ? Vous le voulez ? Alors, un seul, le modeste singulier pour le pluriel infini, l'unité pour le tout, la tête pour le corps, le meneur pour la foule sans nombre...
Lorsque le Bulgare à lorgnon s'assit dans le fauteuil de Richelieu, il n'arrivait pas les mains vides. Il avait, comme on dit, un programme, et ce programme il l'accomplit sans faiblesse. Il s'agissait, premièrement, de remettre la France aux mains d'Israël ; secundo, de briser l'âme française ; tertio, de venger, par tous les moyens, la juiverie internationale et, pour finir, de nous conduire, par le chemin de la guerre, à l'anarchie. C'était, dans toute sa rigueur et toute sa pureté, le programme des « Sages de Sion ».
        On aurait tort de mésestimer Léon Blum. C'est un grand juif. Ceux, dont je suis, hélas ! qui raillaient en lui le « prophète », peuvent se frapper la poitrine. Un messager des catastrophes était parmi nous. Juda parlait par sa bouche. Il était de la race des Isaïe, des Amos et des Osée. Rien de nouveau sous le soleil. Ecoutez la vieille imprécation :
        « Le grand jour de Jéhovah est proche. Ce jour-là sera un jour d'angoisse et de détresse, un jour de sombres nuées, un jour d'appels de trompettes et de cris de guerre... »
        Ainsi parlait, il y a vingt-trois siècles, un tribun errant, plein de fureur et plus décharné qu'un criquet. Il s'appelait Sephanya. Il aurait pu s'appeler Karfunkelstein. Ses, appels au meurtre n'ont pas vieilli. Relisez-les, s'il vous plait, et dites si vous n'en perceviez pas un aigre et triste écho dans les glapissements, de Luna-Park ?
        On sait, à présent, que Blum c'était la guerre. Mais qui le savait alors, sinon ceux dont les avertissements s'épuisaient dans l'insouciance criminelle d'un peuple voué au malheur ? L'avons-nous assez dit, l'avons-nous assez crié ?
        Que disions-nous alors ? Nous disions que Blum, chef hébreu du plus niais des partis, avait passé sa jeunesse à bafouer nos chefs militaires, son âge moyen à refuser les crédits de la défense et sa vieillesse à nous montrer le poing, en invitant les troupiers à lever la crosse. On trouve tout cela dans Gringoire du 4 août 1936.

*
**

        Vaines paroles. Les « goïm », ouvriers et patrons, étaient tout à la joie des « cinq-huit »
et de la « révolution manquée ». On les amusait. On savait les distraire. Aux uns les fêtes du peuple, aux autres les dîners en ville et la lecture Du Mariage... Au bout du compte, un sommeil sans rêves, un voyage en congé payé, dans ce paradis des fous qui, selon le Pentateuque, n'est qu'une antichambre à l'enfer des imbéciles.

*
**

        Cependant, la guerre anglo-juive arrivait. Une presse stylée à Londres entonnait Le Clairon de Déroulède, avec l'accent de l'Europe centrale, sur un accompagnement tambouriné par tous les marteaux des Loges (1). Un grand jeu, que la France enchantée de ses bagnoles, de ses hostelleries, de ses shorts et de ses dancings, prenait pour une histoire de cinéma.
        Que de signes pourtant ! Que d'évidents truquages ! Que d'injurieuses précautions ! Enhardi par l'impunité, le juif s'installait, commandait, menaçait. Car telle est sa nature : insolent ou plat, pas de milieu. Pour l'heure, il était insolent. Ne tenait-il pas les leviers de commande ? Trois ministres juifs, cinquante-deux pour cent de fonctionnaires juifs dans les services ministériels. La radio enjuivée. Tous les théâtres aux mains des juifs. Ils contrôlaient la publicité des journaux. Le Collège de France tait à eux, et la Cour des comptes et la Cour de cassation, et la direction des Beaux-Arts, et la Banque de France, et la Faculté de médecine, et toute l'Université. Ils se bousculaient aux portes de l'Académie. Orléans, cité de Jeanne d' Arc, avait un maire juif, un député juif, un procureur juif, un général juif. Il y avait une majorité juive au barreau, aux concerts, aux salons, dans les lettres. Le journal du Front populaire était rédigé par des métèques aux noms imprononçables. Leur leader était un pâle gnome appelé Rosenfeld, éminence grise du créole Alexis Léger. Un juif contrôlait les Finances; un autre administrait les Colonies. Un essaim de juives mondaines papillonnait autour du drapeau rouge. On parlait iddisch à la Sorbonne. Un affreux journal, subventionné par la banque juive et dont nous aurons à parler, nous versait sans cesse injures et menaces. Impossible de répondre. Il y avait une loi, une loi mosaïque, en date du 21 avril 1939, signée d'un pauvre bougre d'aryen qui fait bien de chercher l'oubli. Cette loi touchait au délire. Elle autorisait l'outrage à notre peuple, à ses soldats, à ses prêtres, à ses grands hommes. Mais elle envoyait les gendarmes à tout Français révolté contre les « habitants ». On vit un juif à papillotes, incapable de dire bonjour et de se faire comprendre, mener en justice un soldat de Verdun, couvert de médailles : ce vétéran n'avait-il pas osé dire que Jérusalem ne se trouve pas en France ? On l'envoya prendre à la Santé des leçons de géographie.
        A la même heure, un ministre à double barbe et à triple boîte cranienne osa dire, en pleine assemblée, qu'« un juif vaut bien un Breton ». Ce qu'en pensa la Bretagne, on l'imagine : à savoir que, dans un régiment de ligne, il faut beaucoup plus qu'un juif pour remplacer la moitié d'un Breton. Ce ministre, on le retrouvera tout à l'heure, et dans un étrange lieu.
        Tout cela, et bien d'autres choses, se passait chez nous, en France, pays de raison. Ce n'est pas très vieux. Quelques mois à peine, et beaucoup déjà n'y songent plus. La vie de notre peuple est un fleuve d'oubli.
        Mais le temps a bonne mémoire.





(1) On ne fait ici qu'effleurer la question la plus grave, celle de la collusion des juifs, des Anglais et des maçons. On y reviendra.

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Mercredi 22 octobre 2008
- Par MSR

«Je m’engage sur l’honneur à servir la France au sacrifice même de ma vie. Je jure de consacrer toutes mes forces à faire triompher l’idéal révolutionnaire de la Milice française, dont j’accepte librement la discipline. Je le jure !»

 


Voici le serment que prononçaient, à genoux, les miliciens, comme l'indique le début de ce Chant des cohortes.
Créée en 1943 par le gouvernement de Vichy, la Milice française rappelle les vieilles milices qui, dans les villes françaises, se formaient pour faire respecter l’ordre et pour faire face aux envahisseurs. Son secrétaire général était Joseph Darnand venant, comme la plupart de ses troupes, du Service d’ordre légionnaire. Sous l’ordre des préfets, tout ses chefs étaient nommés par le président du Conseil. Non armée durant de nombreux mois, la Milice compta de nombreux morts dans ses rangs, victimes d'attentats des valets à la solde de Staline ou du capitalisme anglo-saxon.
C’est pourquoi elle fut par la suite armée pour assurer sa sécurité. Les ennemis de la France avaient obtenu ce qu'ils souhaitaient : le déclenchement d'une terrible guerre civile dont les traces n'auraient pu être effacée que par un grand chef d'Etat que la France ne trouva pas.

La haine des gaullistes et communistes ne laissa guère de choix aux patriotes : rester en France  attendre les armées d'invasion et être exécuté ou partir pour l'Allemagne et poursuivre le combat. Ce fut le choix de nombreux miliciens qui intégrèrent la Division Charlemagne, où la plupart moururent en défendant avec honneur les armes françaises, rejoint dans la tombe par les miliciens particulièrement touchés par l'épuration.


Ce chant était celui du Service d'Ordre Légionnaire (SOL) est fut adapté ensuite pour la Milice française. Il existe quelques variations entre les deux versions, les mots "SOL" remplacés par "Milice" et "légionnaires" remplacés par miliciens, comme dans le refrain : "Légionnaires de mourir en chantant" ...
Ce chant n'est présenté - comme les autres - qu'à titre purement historique et les paroles ne sauraient engager ce site.






A genoux nous fîmes le serment,
Miliciens de mourir en chantant,
S’il le faut pour la Nouvelle France !
Amoureux de gloire et de grandeur,
Tous unis par la même ferveur,
Nous jurons de refaire la France,
A genoux, nous fîmes ce serment.


I. Le sauveur de la France immortelle
A fait luire un radieux idéal ;
Le vainqueur de Verdun nous appelle,
Répondons : “Présent !” au Maréchal !

Refrain.

II. Accourez dans nos dures cohortes
Ô vous tous que grisent les combats :
La Milice fera la France forte
Par ceux-là qui ne trembleront pas !

Refrain.

III. Pour qu’enfin la nation se redresse,
Miliciens nous irons jusqu’au bout !
Modelons une ardente jeunesse
Et nos morts seront contents de nous !

Refrain.

IV. Nous servirons de toute notre âme
La Milice, son chef et la Nation
Miliciens, la Nation vous réclame
Pour que vive la Révolution !

Refrain.

V. Pour les hommes de notre défaite
Il n’est pas assez de dur châtiment
Nous voulons qu’on nous livre les têtes,
Nous voulons le poteau infamant !

Refrain.

VI. Miliciens faisons la France pure
Bolcheviks, francs-maçons ennemis,
Israël, ignobles pourriture,
Ecœurée la France vous vomit !

Refrain.



Ecouter le chant ci-dessous



ou ici :



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Mardi 21 octobre 2008
- Par MSR
Interpellation de Bruno Gollnisch, député européen Front national au nom de la coordination Identités-Traditions-Souverainetés à M. Nicolas Sarközy, Président du Conseil Européen


Strasbourg, Parlement Européen, 21 octobre 2008




        Monsieur le Président du Conseil et de la République française,


        Nous discutons des soins palliatifs à apporter au malade, mais nous sommes bien discrets sur les causes de la maladie !

        Comment ? Aucune institution de l’Union n’a vu venir la crise actuelle : ni le Conseil, ni la Commission, ni la Banque Centrale, ni d’ailleurs notre Parlement ! Crise prédite il est vrai par une poignée seulement d’économistes comme le prix Nobel Maurice Allais, et de responsables politiques de notre famille d’esprit comme, une fois de plus Jean-Marie Le Pen, vox clamantis in deserto, hélas !
       
        La crise est cependant d’évidence celle du système euro-mondialiste, du libre-échange sans frein, du terrifiant découplage entre les fictions financières et nos réalités économiques et industrielles déclinantes, qui pourraient demain faire l’objet de raids de « fonds souverains » d’Etats tiers profitant de la situation actuelle.

        Votre activité même, M. le Président, témoigne de l’inadaptation de l’Union à résoudre la crise qu’elle n’a pas su, pas voulu, ou pas pu prévoir : réunion à quatre (et non à 27 !) le 4 octobre, réunion bilatérale avec la seule Allemagne le 11, réunion des seuls membres de l’Eurogroupe (zone Euro) le 12, réunion avec le Président des Etats-Unis d’Amérique le 18, pour le convaincre d’organiser encre une autre réunion, théoriquement refondatrice du Système, à laquelle, si l’on compte bien, ne seraient conviés que six des 27 Etats de l’Union, avec les USA, le Japon, la Russie, l’Inde et la Chine !…

        Je ne préjuge pas de l’utilité de ces réunions ; je dis qu’il s’agit là du retour à une diplomatie bilatérale ou multilatérale qui montre bien que, privée de réactivité, empêtrée dans des normes bureaucratiques, boulimique de compétences qu’elle n’est pas capable d’exercer, l’Union est un cadre dépassé. Le compte-rendu du Conseil européen en témoigne, si l’on sait lire entre les lignes ; il ratifie votre initiative ; il supplie à mots couverts la Banque Centrale Européenne de desserrer un peu l’étau des critères de Maastricht, mais il ne décide rien.

        Vous avez aussi évoqué la situation en Géorgie et vos efforts pour diminuer la tension dans cette région. Vous réfutez à juste titre l’idée d’une nouvelle guerre froide, mais cette crise n’est pas arrivée toute seule ! Comment ne pas voir que la reconnaissance unilatérale du Kossovo, contre la légalité internationale, pavait la voie à la reconnaissance par la Russie de l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud ? Et à quoi rime l’extension indéfinie de l’OTAN sous contrôle américain alors que le pacte de Varsovie a disparu ?

        M. le Président, la voie à suivre est différente : elle n’exclut ni la concertation européenne ni la coopération industrielle, culturelle, ou autre. Mais elle implique une rupture radicale avec le système mondialiste, la complète remise en cause des bienfaits prétendus du brassage universel des personnes, des marchandises et des capitaux, la défense non équivoque de nos indépendances et de nos identités. Ce n’est pas s’isoler : c’est au contraire la condition du retour de l’influence de nos nations dans le monde.


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Mercredi 15 octobre 2008
- Par MSR
C'est au comte de Foix, le chevalier Gaston Phébus, qu'est attribué ce très populaire chant qui, de fait, existe bien depuis le XIVe siècle. Depuis la province française du Comté de Foix, le chant s'est répandu dans l'ensemble des régions de France, adaptée dans les diverses langues des provinces et en français – ce qui explique l'extrême variété des paroles et des versions.,jusqu'à l'Italie par exemple. Le chevalier – également connu comme écrivain de langue française – aurait voulu par ce chant honorer son amie partie au-delà des Pyrénées.
Pour Joseph Canteloube (suivi par Thierry Decruzy) il s’agit d’une chanson de matelot toulousain transportant le pastel de Toulouse vers Nantes. Le pastel, rapporte T. Decruzy, fit la fortune du midi de la France au XVIe siècle. Des nombreuses variantes que nous proposons nous laissons l’entière responsabilité orthographique à leurs auteurs.



I. Dejeun ma fenestro
A un aousselou
Touto la ney canto
Canto pas per you

Se canto, que canto
Canto pas per you
Canto per ma miou
Qu’es allen de you


II. Aquellos montagnos
Que tan hausto soun
M’enpachon de veyre
Mas amours ou soun

Refrain.

III. Bassas-bou montagnos
Plano aoussas-bous
Per que posqui bese
Mas amours ou soun

Refrain.

IV. Aquellos montagnos
Tard s’abacharan
Et mas amourettos
Se rapproucharan.

Refrain.



Ecouter le chant ici








La plus ancienne version connue

I. Al foun de la prado
Ay un auselou
Touto la ney canto,
Canto sa cansou

Se canto que canto,
Canto pas per you,
Canto per ma mio
Qu'ès alen de you.

II. Aqeros mountagnos
Que tan hautes soun,
M'empéchoun de beyre
Mas amours oun soun.

Refrain

III. Bassasbous, mountagnos
Planos, aoussasbous
Per que posqui beyre
Mas amour oun soun.

Refrain

IV. Aqeros mountagnos
Tan s'abacheran,
Et mas amourettos
Se rapproucharan.

Refrain




Une version française


I. Dessous ma fenêtre,
Y’a un oiselet,

Toute la nuit chante,
Chante sa chanson.


S’il chante, qu’il chante,
Ce n’est pas pour moi,

Mais c’est pour ma mie,
Qui est loin de moi.


II. Ces fières montagnes,
A mes yeux navrés

Cachent de ma mie,
Les traits bien aimés.


Refrain.

III. Baissez vous montagnes,
Plaines, haussez-vous !

Que mes yeux s’en aillent,
Où sont mes amours.


Refrain.

IV. Les chères montagnes,
Tant s’abaisseront,

Qu’à la fin ma mie,
Mes yeux reverront.


Refrain.



en français :







Autre version française


I. Sur le pont de Nantes
Y a t’un oiselet
Toute la nuit chante
Chante pas pour moi.

Se canto, que canto
Canto pas per you ;
Canto per ma miou
Qu’es allen de you…

II. Dessous ma fenêtre
Y a t’un amandier
Porte des fleurs blanches
Comme du papier.

Refrain.

III. Le coucou se vante
D’ être un bel oiseau
Et chante et s’allègre
Dessus son coteau.

Refrain






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Vendredi 10 octobre 2008
- Par MSR
Frizt Koelle (Augsbourg, 10 mars 1895-Probstsella, 4 août 1953) commença à étudier l'art peu avant la Première Guerre mondiale à l'Ecole des Arts et métiers de Munich. Engagé volontaire pour la durée de la guerre, il achévera sa formation entre 1918 et 1923 à l'Académie des Beaux-Arts, sous la direction de Hermann Hahn.

Il voyage en Europe, de l'Italie au Danemark, en passant par l'Angleterre et la France. Il s'attarde surtout dans les grands centres industriels : proche du communisme et influencé par Constantin Meunier, ses oeuvres exaltent le travail et les travailleurs, tout particulièrement les mineurs et les ouvriers des hauts-fourneaux. Fils d'un artisan qui avait créé son propre atelier de constructions métalliques, il épouse la peintre Elisabeth Karmann issue d'une famille de mineurs.





Der Hammermeister
(Le maître des forges, bronze, 1932-33)




Il obtient dès les années 1920 une importante renommée : son Blockwalzer, de 1,9 m de haut est installé sur la Melusinenplatz de Munich. Elle est retirée après l'avénement du IIIe Reich, considérée comme une œuvre « bolchevique » ; Fritz Koelle est pendant quelques mois attaqué mais obtient rapidement les faveur du nouveau régime qui apprécie son travail qui magnifie le travail allemand.



Adler - Aigle pour la façade du ministère des Postes
(Bronze, Berlin, 1937).


Il participe à divers concours, comme en 1934 pour l'érection d'un monument célébrant la victoire des Corps francs et de la Reichswehr sur les bolcheviks ; en 1935 il réalise une Saar-Gedenkprägung pour l'Hôtel des Monnaies bavaroise et, à la fin de cette même année, une exposition lui est consacré à Augsbourg, avec le soutien des autorités. Dès lors, il obtient de nombreuses commandes publiques : un Adler de 8 mètres d'envergure pour le bâtiment de tri postal à l'Anhalter Bahnof de Berlin.




Der erste Mann vom Blockwalzwerk
(Le chef d'équipe des lamineurs, bronze, 1940)




Insigne faveur : un industriel a offert son « Betender Bergmann » à Adolf Hitler ; celui-ci l'a installé à la Chancellerie, à l'entrée de sa chambre de travail. Huit de ses œuvres sont exposées pour la Grande exposition de l'Art allemand de 1940.



Der Steinbrecher
(Le casseur de pierre, détail, 1942)



Il continue à travailler durant toute la durée de la guerre. A l'issue de celle-ci, il met en avant sa courte disgrâce et s'installe dans la partie est de l'Allemagne, tombée dans la dictature communiste.







Bidlnis Horst Wessel
(Buste de Horst Wessel, bronze, 1940)
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Lundi 6 octobre 2008
- Par MSR
Paul Bronisch (Komptendorf, 1904- Neuhausen/Spree 1989) fut un important sculpteur allemand du XXe siècle. Marqué par néo-classicisme, il fut, avec Arno Brecker et Josef Thorak, l'un des sculpteurs principaux du Troisième Reich.
Il est à noter qu'il n'existe aucune page en français le concernant sur internet.




Ruhende (Le repos)


Ce fils de pasteur vécut dans sa jeunesse dans l'Allemagne occidentale. A l'aube de son adolescence, sa famille partit s'installer dans le land de Brandebourg, près de la frontière polonaise. A 19 ans, il intégre, avec Théo van Gosen, l'académie de Breslau avant de partir pour Munich, où il subit notamment l'influence de Bergnhard Bleeker, avec lequel il travaillera pour divers monuments dont le monument aux morts de Munich. Après avoir parcouru l'Europe, Paul Bronisch s'installa à Berlin. Il est choisi pour réaliser les deux statues monumentales de granit qui gardent l'entrée du grand sanctuaire de Tanneberg.
Il reçoit durant la période nationale-socialiste de nombreuses commandes. En 1940, il sculpte deux nouvelles statues monumentales pour le nouveau bâtiment du quartier général du NSDAP à Berlin, et travaille pour la Reichsbahn, le ministère de l'Aviation, etc.




Figure féminine monumentale
pour le bâtiment administratif du NSDAP à Berlin.


Vers 1943, Albert Speer lui confiera l'aménagement de la Wihlemplatz à Posen, puis la réalisation de quatorze bustes de célèbres médecins allemands pour la cour d'honneur de la Reichsärztehaus.




Primavera


C'est à cette époque que son atelier est totalement détruit par un bombardement allié ; ce dernier projet ne pourra d'ailleurs être terminé et Paul Bronisch déménage à Salzbourg.
Après la guerre, il a vécu à Kassel puis à Munich.




In Memoriam
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Mercredi 1 octobre 2008
- Par MSR

En ce lendemain de Saint-Michel, voici le chant régimentaire du 1er Régiment de chasseurs parachutistes, adapté du chant Dans la Brume la rocaille.

Voici ce qu'en dit Thierry Bouzard dans son excellente
Anthologie du chant militaire français :

« Le 1er R.C.P. est la plus ancienne unité aéroportée française puisqu’il est l’héritier des 601e et 602e compagnie d’infanterie de l’air créées en 1937. Il participe à la “libération” de la France en 1944 et la même année ses bataillons sont déjà engagés en Indochine où son deuxième bataillon sera anéanti à Dien-Bien-Phu. En 1956, il fait partie des unités chargées de reconquérir le canal de SueR. La France apprend à cette occasion qu’elle peut être contrainte de quitter une contrée où elle est militairement victorieuse, autrement au par les armes. Le F.L.N. va s’en souvenir en Algérie. Le 1er R.C.P. est toujours resté fidèle à sa devise : vaincre ou mourir. »

 

A noter que Thierry Bouzard anime depuis la rentrée une émission sur Radio Courtoisie dont on retrouve le programme sur son site.


 


I. Régiment de rapaces,
La gloire de tes anciens
Malgré le temps qui passe
Reste notre destin.

II. Au Mesnil en Alsace,
Les paras du premier
Ont déjà délivré la France,
Rendu la liberté.

III. Du Laos au Tonkin,
Le bataillon sans fin,
Dans les rizières et les marais,
Fit la gloire du premier.

IV. Sur la terre africaine
L’avion les a mené,
Vers des combats et vers des peines,
Qui furent notre fierté.

V. Régiment de rapaces
Reprenant le flambeau,
Prêts à fondre sur la menace
Pour l’honneur du drapeau.

VI. Car sur la terre de France,
D’ailleurs s’il le fallait,
Nous resterons le fer de lance
De notre belle armée.


Ecouter le chant ici :





ou ci-dessous :






Avec une pensée pour l'adjudant-chef Pascal Correia, mort en Afghanistan le 25 juillet 2008.
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Jeudi 25 septembre 2008
- Par MSR
Hymne de l'Action française, dont le premier Comité fut fondé en 1898, il y a... 110 ans.







I. Français, parlons avec courage !
Nés sur le sol qu'ont rassemblé nos Rois,
Nous recevons en héritage
Le champ moins riche et moins grand qu'autrefois
C'est pourtant bien la même graine
La même terre aussi pourtant ;
Qui donc a pillé le domaine ?
Il faut savoir, il est grand temps.

Si tu veux ta délivrance
Pense clair et marche droit.
Les Rois ont fait la France ;
Elle se défait sans Roi.
Si tu veux ta délivrance
Pense clair et marche droit.
{Français, nous voulons une France
Mais à la France il faut un Roi (bis)


II. Sans ordre, sans chef et sans guide,
Le peuple errant n'est qu'un pauvre troupeau,
Le nombre est un tyran stupide
Que les flatteurs poussent à son tombeau.
Le pouvoir n'est plus que la proie
Que se disputent les partis,
Pour sauver la France qu'ils broient
Autour du chef, soyons unis.

Refrain.

III. Tu n'étais pas un prolétaire
Libre artisan des métiers de jadis,
A l'atelier comme à la terre
Le Roi seul fort protégeait les petits.
Abandonné l'ouvrier peine,
Esclave hier, forçat demain
Entre les dictateurs de haine
Et ceux du capital sans frein.

Refrain.

IV. Protégeant nos foyers prospères
Le Roi tenait nos rivaux désunis ;
La démocratie unitaire
A fait le bloc des teutons ennemis
Menant les peuples aux carnages
Elle armera le genre humain ;
La paix n'est qu'aux mains du Roi sage
Qui bris'rait les faisceaux germains.

Refrain.

V. Sur le pays sans monarchie
L'ennemi fond quatre fois en cent ans ;
Nous avons sauvé la patrie,
Mais qu'a-t-on fait du prix de notre sang ?
Le Roi, qui, si l'on croit l'histoire
Ne le versa jamais en vain,
N'eût pas livré notre victoire
Au Saboteur Américain.

Refrain.

VI. Enfin des chimères fatales
Un grand penseur délivre nos cerveaux
Assez de sang et de scandales
Hommes petits qui criez de grands mots
Pour les rhéteurs, l'heure est mauvaise
Notre force est d'avoir raison
Et partout l'Action Française
Fait reculer la trahison.

Refrain.

VII. Transformant en ghettos immondes
Notre Paris qu'on ne reconnaît plus
On voit la vermine du monde
Prendre gaiement la place des poilus.
Vainqueurs, porterez-vous ces chaînes ?
Est-ce pour subir un tel sort
Que reviennent ceux qui reviennent,
Et que sont morts, ceux qui sont morts ?

Refrain.




Ecouter le chant ci-dessous (version ancienne) :





ou ici (Choeur Montjoie Saint-Denis) :

 
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Lundi 22 septembre 2008
- Par MSR
C'est en 1943 que Francine Cockenpot a créé ce chant pour les mouvements scouts. Née en 1918, Francine Cockenpot est décédée le 18 septembre 2001, marquée à vie par une agression qui l'avait rendu borgne. Elle a composé plusieurs centaines de chants et chansons durant sa vie.
Automne – parfois dénommé Colchiques dans les près – fut son plus grand succès. Elle l'avait composé sur des paroles de Jacqueline Claude.







I. Colchiques dans les prés

Fleurissent, fleurissent
Colchiques dans les prés
C’est la fin de l’été.

La feuille d’automne
Emportée par le vent
En ronde monotone
Tombe en tourbillonnant.

II. Châtaignes dans les bois
Se fendent, se fendent,
Châtaignes dans les bois
Se fendent sous nos pas

Refrain.

III. Nuages dans le ciel,
S’étirent, s’étirent
Nuages dans le ciel,
S’étirent comme une aile.

Refrain.

IV. Et ce chant dans mon cœur
Murmure, murmure
Et ce chant dans mon cœur
Murmure le bonheur.

Refrain.



Le chant ici :




ou ci-dessous (... par Francis Cabrel !)

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Vendredi 19 septembre 2008
- Par MSR
Ce chant de bivouac a intégré le répertoire de la Légion étrangère avant la Seconde Guerre mondiale (capitaine Selosse). Il est probablement l'œuvre de légionnaires germanophones, inspirés par leurs amies qu'ils laissaient à Oran avant de quitter l'Algérie pour leurs longs périples en Syrie ou en Indochine.
Oran était l'une des plus importantes ville de l'Algérie française. Ce grand port  devait changer les légionnaires quand ils y passaient, quittant leur paisible
village et garnison de Sidi bel Abbès, qui demeura la maison-mère de la Légion étrangère avant de devoir lui dire adieu après la trahison gaulliste.
Sur Internet on trouve très peu de traces de ce chant : un « Rodgers duo » en a interprété une version (voir ce site qui indique comme auteurs pour le chant Bert Roda et Rudi Udist), éditée en 1956.




I. lm Hafen kehr'n die Legionäre
Bei der schwarzen Rose ein
Sie pfeiffen auf Geld und Ruhm und Ehre
Denn schon bald kann alles anders sein.

Küss' noch einmal deinen Legionä'
Schwarze Rose von Oran
Vielleicht siehst du ihn nicht mehr
Schwarze Rose, Schwarze Rose
Küss noch einmal deinen Legionä'
Schwarze Rose, schwarze Rose
Vielleicht siehst du ihn nicht mehr.


II. Dein Leben gehört den Legionären
Denn du kennst den grossen Schmerz
Du weisst dass sie niemals wiederkehren
Darum schenkst du den Jungen auch dein Herz.

Refrain.





Rose noire d'Oran
(traduction réalisée par mes soins
à prendre avec réserve)




I. Au port reviennent les légionnaires
Vers une rose noire
Ils sifflent un air à propos d'argent et d'honneur et fidélité
En effet, bientôt peut faire toute la différence.



Embrasse encore une fois ton légionnaire
Rose noire d'Oran
Peut-être ne le reverras-tu plus
Rose noire, Rose noire
Embrasse encore une fois ton légionnaire
Rose noire d'Oran
Peut-être ne le reverras-tu plus.



II. Ta vie appartient aux légionnaires

Et tu connais la grande douleur
Tu sais qu'ils ne reviennent jamais
C'est la raison pour laquelle tu leur offres ton cœur.


Refrain.



Ecouter le chant ici :




ou ci-dessous :

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Mercredi 17 septembre 2008
- Par MSR

[La  guerre occulte, le complot, les protocoles, les juifs et quelques autres (par Julius Evola). Il s'agit d'extraits du chapitre XIII des Hommes au milieu des ruines (accessibles en entier ici (partie I) et (partie II) et aux Editions Pardès]

 



    Aux crises qui ont troublé, qui troublent la vie des peuples modernes, on attribue, selon les points de vue, des causes variées : causes historiques générales, sociales, économico-sociales, politiques, morales, culturelles, etc. Elles ont toutes leur valeur. Il convient toutefois de se demander s’il s’agit toujours de causes premières et si elles ont un caractère automatique, comme celles du monde physique. Doit-on s’y arrêter ou faut-il aller plus loin, rechercher des influences d’ordre supérieur, propres à dissiper l’apparence purement accidentelle des évènements dont l’Occident a été et continue d’être le théâtre, et qui semblent bien obéir, au-delà de la multiplicité des aspects particuliers, à une seule logique ?

    C’est dans le cadre de ce problème que se situe le concept de la guerre occulte, c’est-à-dire la guerre menée dans l’ombre par ce que l’on peut appeler, d’une façon générale, les forces de la subversion mondiale, avec des moyens et dans des circonstances dont l’historiographie courant ignore tout. Il relève d’une vue tridimensionnelle de l’histoire qui, outre les deux dimensions de surface comprenant les causes, les faits et les acteurs apparents, considère aussi la dimension en profondeur, souterraine, où se meuvent des forces, des influences, dont l’action est souvent décisive et qui ne peuvent se ramener au seul plan humain, individuel ou collectif.


[...]


    Une étude de l’histoire secrète qui se veut positive et scientifique ne doit pas s’élever trop haut, ni quitter la terre ferme. Toutefois, elle ne saurait s’établir que sur une métaphysique de l’histoire à base dualiste, telle que la connurent plusieurs traditions antiques. L’historiographique catholique elle-même considère l’histoire, non comme un simple mécanisme de causes naturelles, politiques, économiques et sociales, mais bien comme le développement d’un plan – le plan « providentiel » - auquel s’opposent des forces ennemies – appelées parfois, dans une perspective morale, « force du mal », et parfois, par les théologiens, forces de l’Antéchrist. Il y a là un contenu positif, sous réserve qu’il soit purifié et ramené à l’essentiel, c’est-à-dire au cadre, moins religieux et plus métaphysique, que lui assigna l’antiquité classique et indo-européenne : forces du cosmos contre forces du chaos, aux premières correspondant tout ce qui est forme, ordre, loi, tradition au sens supérieur, hiérarchie spirituelle, aux secondes les influences dissolvantes, subversives, dégradantes, qui cherchent à faire prévaloir l’inférieur sur le supérieur, la matière sur l’esprit, la quantité sur la qualité. Tels sont les ultimes points de référence quant à l’analyse des diverses influences qui agissent, derrière ‘histoire apparente, sur l’ordre des causes tangibles. Il convient de s’en souvenir, mais d’en user avec prudence. Répétons-le : à part cet arrière-plan métaphysique, il ne faut jamais perdre contact avec le concret.

    Aujourd’hui plus que jamais, il conviendrait de se référer à de telles perspectives, qu’il faut se garder de prendre pour de pures spéculations et qui n’ont pas seulement un intérêt du point de vue de la connaissance mais fournissent également des armes en vue d’une action rectificatrice.


[...]


    Les causes les plus profondes de l’histoire [...] n’opèrent presque jamais d’une façon directe, mais en imprimant à certains processus existants une direction conforme au but recherché – but auquel même les facteurs de résistance finissent par concourir. [...]


    Il faut toutefois veiller, sur le plan de la méthode, à ce que la perspicacité ne dégénère pas en chimère et en superstition, par une tendance à voir partout, et à tout prix, un arrière-plan occulte. [...] Chaque fois qu’un effet déborde et transcende ses causes tangibles, un soupçon doit naître, une influence sous-jacente – qu’elle soit positive ou négative – doit être pressentie. Un problème se pose, mais quand on l’approfondit et qu’on en cherche la solution, il faut faire preuve de beaucoup de prudence. Ceux qui se sont aventurés dans cette direction n’ont pas toujours su tenir en bride une fantaisie divagante, et ceci a jeté le discrédit sur une science possible et dont il serait difficile de surestimer les résultats, mais ceci aussi va dans le sens désiré par l’adversaire masqué.


[...]


    A cet égard, les fameux Protocoles des Sages de Sion constituent un document intéressant. Nous avons déjà eu l’occasion d’en débattre dans l’introduction de leur dernière édition italienne. Nous nous bornerons à en examiner ici quelques aspects fondamentaux. Ce document fut présenté comme un protocole qui, soustrait à une organisation secrète hébraïco-maçonnique, révélerait un plan étudié et mis en œuvre pour provoquer la subversion et la destruction de l’Europe traditionnelle. A propos de son authenticité s’est déchaînée une polémique extrêmement violente et compliquée qui peut cependant être tranchée par cette remarque de René Guénon, à savoir qu’une organisation vraiment occulte, quelle que soit sa nature, ne laisse jamais derrière elle de documents écrits, de « protocoles ». Ainsi, dans l’hypothèse la plus favorable, il s’agirait d’un texte rédigé de seconde main par des personnes ayant eu des contacts avec certains représentants de cette organisation présumée. Mais il convient de faire également justice des arguments qui tendent à faire apparaître ce document comme un vulgaire mystification, un faux et même un plagiat : le principal, qui s’appuie sur le fait que divers passages des Protocoles reproduisent ou paraphrasent les idées d’un petit livre écrit sous le Second Empire par Maurice Joly, et que des agents provocateurs non identifiés de la police secrète tsariste y auraient mis la main, est en effet sans portée. Si on parle de plagiat, on doit tenir compte de ce qu’il ne s’agit pas ici d’une œuvre littéraire ni de ses droits d’auteur. [...]

 Nous couperons court à toutes ces discussions – laissant donc de côté la question de l’authenticité des documents en tant que véritables « protocoles » soustraits à un centre occulte international – pour ne considérer que le seul point important et essentiel : ce texte fait partie d’un groupe d’écrits qui, sous des formes variées, plus ou moins fantastiques, voire romancées, donnent la sensation que les désordres e l’époque actuelle ne sont pas dus au hasard, qu’ils  correspondent à un plan dont l’ouvrage cité indique, assez exactement, les principales phases et les principaux instruments. Hugo Wast a eu raison d’écrire : « Les Protocoles sont peut-être faux, mais ils se réalisent à merveille » - et Henry Ford a ajouté : « L’unique appréciation que je puisse porter sur les Protocoles, c’est qu’ils s’accordent parfaitement avec le cours des évènements. Ils remontent à seize ans et depuis lors ils sont correspondu à la situation mondiale et aujourd’hui encore, ils indiquent le rythme ». On peut, si l’on veut, parler d’un pressentiment prophétique. Mais, de toute façon, la valeur du document, comme hypothèse de travail, est incontestable. Il expose les divers aspects de la subversion mondiale – dont un grand nombre devaient se dessiner et s’affirmer bien des années après sa publication – en fonction d’un tout dans lequel ils trouvaient leur raison suffisante et leur enchaînement logique.


    Comme on l’a dit, ce n’est pas ici le lieu de procéder à une analyse détaillée du texte. Il suffira de rappeler les thèses principales développées dans les Protocoles. Tout d’abord, les principales idéologies responsables du désordre moderne ne seraient pas nées spontanément mais auraient été suggérées et appuyées par des forces qui savaient parfaitement qu’elles étaient fausses et visaient exclusivement leurs effets destructeurs et démoralisants. Ceci vaudrait déjà pour les idées libérales et démocratiques ; le tiers état, c’est-à-dire la bourgeoisie, aurait été sciemment mobilisé pour détruire la société féodale et aristocratique, les masses ouvrières devant être mobilisées, dans un deuxième temps, pour saper la bourgeoisie. Une autre idée de base est que l’internationale capitaliste et l’internationale prolétarienne sont malgré tout solidaires, comme deux colonnes opérationnelles qui progressent tactiquement vers des objectifs distincts, dans le cadre d’une stratégie unique. L’irruption de « l’économie » dans la vie, surtout sous la forme d’une activité industrielle qui se développe au détriment de l’agriculture, et d’une richesse qui se concentre dans le capital liquide et la finance, procède également d’un dessein que la phalange des « économistes » modernes n’a pas moins favorisé que les suppôts d’une littérature démoralisante, ou ceux qui attaquent les valeurs éthiques et spirituelles et raillent tout principe d’autorité. On mentionne, entre autres, les succès que le front secret a, de propos délibéré, assuré non seulement au marxisme, mais même au darwinisme ; on jusqu’à penser que l’antisémitisme lui-même fut parfois suggéré. Plus généralement, on parle du contrôle des principaux centre de fabrication de l’opinion publique et du pouvoir capable de paralyser ou de faire sauter les banques les plus puissantes – pouvoir qui rassemble la richesse financière et vagabonde en peu de mains et qui, par ce moyen, contrôle les hommes, les partis et les gouvernements. L’objectif majeur est d’enlever à la personne humaine l’appui des valeurs spirituelles et traditionnelles, car on sait qu’il n’est pas difficile, ensuite, de transformer l’homme en instrument passif des forces et des influences directes du front secret. L’action de démoralisation culturelle, de matérialisation et de désorganisation à comme pendant celle qui vise à rendre inévitables des crises sociales toujours plus graves, des situations collectives toujours plus insupportables. Des révolutions proprement dites (qui devaient avoir la Russie pour point de départ) et des guerres fomentées en sous-main, seront les moyens de venir définitivement à bout des dernières et éventuelles résistances.

    Il est donc difficile de contester que ce plan « imaginaire », révélé au début du siècle, ait reflété et prévu maints événements qui se sont produits dans le monde contemporain, sans parler des anticipations relatives à ce que l’avenir nous réserve. Il ne faut donc pas s’étonner de l’importance accordée aux Protocoles par certains mouvements récents qui s’étaient donné pour tâche de réagir et d’endiguer les courants de dissolutions nationale, morale et sociale de notre temps. Mais trop souvent on a manqué de discernement et fini par prendre des positions, dangereusement unilatérales, qui ont fait le jeu de l’ennemi.

    A ce propos, il convient d’examiner le problème des dirigeants de la guerre occulte. Comme nous l’avons dit, le complot mondial, d’après les Protocoles, aurait à sa tête des Juifs : l’œuvre de destruction de la civilisation traditionnelle européenne et chrétienne aurait été conçue et réalisée afin d’établir ensuite l’empire universel d’Israël, peuple élu de Dieu. C’est aller trop loin ; et l’on peut même se demander si l’antisémitisme fanatique, enclin à voir partout le Juif comme le deus ex machina, ne fait pas inconsciemment le jeu de l’ennemi, car, nous aurons l’occasion de le dire plus loin, un des moyens de défense utilisés par els forces secrètes consiste à faire porter toute l’attention de leurs adversaires sur des facteurs partiels, couvrant ainsi les autres, c’est-à-dire cachant un plus vaste ensemble de causes. On pourrait montrer sans peine que, quand bien même les Protocoles seraient un faux et leurs auteurs des agents provocateurs, ils n’en reflètent pas moins des idées typiques de la Loi et de l’esprit d’Israël. Nous n’aborderons pas ici le problème juif, qui est fort complexe. Nous nous bornerons à dire que si l’on peut citer beaucoup d’exemples de Juifs qui ont figuré et figurent parmi les promoteurs du désordre moderne, dans ses phases et ses formes les plus aiguës, culturelles, politiques et sociales, il n’en faut pas moins se livrer à une recherche plus approfondie, si l’on veut percevoir les forces dont le judaïsme moderne peut n’avoir qu’un instrument. D’ailleurs, bien que l’on trouve d’assez nombreux Juifs parmi les apôtres des principales idéologies considérées comme par les Protocoles comme des instruments de la subversion mondiale – libéralisme, socialisme, scientisme, rationalisme -, il est clair que ces idées n’auraient jamais vu le jour et ne se seraient jamais affirmées en l’absence d’antécédents historiques tels que la réforme, l’Humanisme, le naturalisme et l’individualisme de la renaissance, le cartésianisme, etc. – phénomènes dont on ne peut évidemment pas rendre les Juifs responsables et qui correspondent à un ordre d’influences plus étendu.

    Il est vrai que dans les Protocoles les notions de judaïsme et de maçonnerie interfèrent, de sorte que souvent les ouvrages qui leur ont été consacrés parlent indistinctement d’un complot judéo-maçonnique. Mais, ici encore, il ne faut avancer qu’avec prudence. Tout en reconnaissant l’ « enjuivement » de certains secteurs de la maçonnerie moderne, l’origine nettement hébraïque de nombreux éléments du symbolisme et des rituels maçonniques, il faut rejeter la thèse antisémite selon laquelle toutefois la maçonnerie moderne (et nous entendront essentiellement par là celle qui s’est développée à partie de la Grande Loge de Londres, créée en 1717) a été certainement l’une des organisations secrètes qui ont préparé la subversion mondiale, surtout dans le domaine de l’idéologie. Mais, là encore, on risque de se laisser détourner de l’essentiel si on lui attribue toutes les responsabilités.

    En ce qui concerne les Protocoles, d’aucuns ont fait observer que certaines idées qu’ils se développent ne sont pas sans rappeler celles que les régimes centralistes et dictatoriaux ont appliquées ; ils constitueraient donc le meilleur manuel pour ceux qui aspirent à instaurer un nouveau bonapartisme ou un nouveau totalitarisme. Il y a du vrai dans cette observation. Cela revient à dire que la « guerre occulte » doit être entendue, d’un point de vue positif, comme se déroulant à l’intérieur de cadres amples et flexibles, propres à faire comprendre le rôle que peuvent y jouer des phénomènes en apparence contradictoires et non réductibles à la formule simpliste et assez fantaisiste d’un complot judéo-maçonnique mondial.


[...]

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Dimanche 14 septembre 2008
- Par MSR
C'est aujourd'hui le 140e anniversaire de la naissance de Théodore Botrel, ce breton qui écrivit plusieurs centaines de chants et de chansons, principalement en langue française.


Voici l'une de ses œuvres les plus célèbres, La Paimpolaise, composée en 1895 qu'il fit par la suite connaître à travers la France, mais également au Canada (ce chant a ainsi été  publié en 1903 dans les Chansons de Botrel pour l'école et le foyer par la Librairie Beauchelin à Montréal).
La musique a été composée par Eugène Feautrier.
[Autres chants de Théodore Botrel : Le Petit Grégoire, Debout les gars, Les mouchoirs de Cholet]





Quittant ses genêts et sa lande,
Quand le Breton se fait marin,
En allant aux pêches d'Islande
Voici quel est le doux refrain
Que le pauvre gâs
Fredonne tout bas
"J'aime Paimpol et sa falaise,
"Son église et son grand Pardon ;
"J'aime surtout la Paimpolaise
"Qui m'attend au pays breton."

Quand leurs bateaux quittent nos rives,
Le curé leur dit : "Mes bons fieux,
"Priez souvent Monsieur Saint Yves
"Qui nous voit, des cieux toujours bleus."
Et le pauvre gâs
Fredonne tout bas ;
"Le ciel est moins bleu, n'en déplaise
"A Saint Yvon, notre Patron,
"Que les yeux de la Paimpolaise
"Qui m'attend au pays breton !"

Guidé par la petite Étoile,
Le vieux patron, d'un air très fin,
Dit souvent que sa blanche voile
Semble l'aile d'un Séraphin...
Et le pauvre gâs
Fredonne tout bas :
"Ta voilure, mon vieux Jean-Blaise,
"Est moins blanche, au mât d'artimon,
"Que la coiffe à la Paimpolaise
"Qui m'attend au pays breton."

Le brave Islandais, sans murmure,
Jette la ligne et le harpon ;
Puis, dans un relent de saumure,
Il se couche dans l'entrepont...
Et le pauvre gâs
Soupire tout bas :
"Je serions ben mieux à mon aise,
"Devant un joli feu d'ajonc,
"À côté de la Paimpolaise
"Qui m'attend au pays breton."

Puis, quand la vague le désigne,
L'appelant de sa grosse voix,
Le brave Islandais se résigne
En faisant un signe de croix...
Et le pauvre gâs
Quand vient le trépas,
Serrant la médaille qu'il baise,
Glisse dans l'Océan sans fond
En songeant à la Paimpolaise...
Qui l'attend au pays breton !...


Écouter ci-dessous le chant interprété par l'auteur en 1923 :






Ci-dessous une version à la cornemuse :

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Jeudi 11 septembre 2008
- Par MSR
Ce Défilé du 3e REI a été créé après la Seconde Guerre mondiale. Cela fait 35 ans – c'était le 11 septembre 1973 – que le 3e REI est basé à Kourou, en Guyane. Héritier du RMLE, le Régiment de marche de la Légion étrangère, le 3e REI est le régiment le plus décoré de la Légion étrangère.
Le chant a été composé par Marie-Auguste Durand
(Voir également le chant de tradition du 3e REI,
Anne-Marie, l'adaptation de Mein regiment, mein heimatland).


I. Venus d’Europe, venus d’Afrique,
A l’appel d’un destin mystérieux,
Moissonnons sous le ciel asiatique,
Palmes d’or et lauriers prestigieux,
Ceux de la Somme, de la Champagne,
Des monts d’Artois, des djebels marocains,
Nous ont laissé la gloire pour compagne,
A nous d’être dignes de nos anciens.

{En avant troisième régiment,
En avant, toujours en avant !
Par les bois et les monts,
Les rizières, les pitons,
En avant souriant. (bis)
Phalange à l’allure altière,
Au courage légendaire,
Digne et fière de son histoire,
Voici le troisième régiment,
Troisième des légionnaires
Mais premier aux trois fourragères,
Suivant son drapeau tissé de gloire,
Sur le chemin de la victoire.
{En avant troisième régiment,
En avant, toujours en avant !
Par les bois et les monts
Les rizières, les pitons,
En avant souriant. (bis)

II. Au long des routes de l’Indochine
Où refleurit la douce liberté
Quand nous chantons "Valeur et discipline"
L’écho répond "Honneur - Fidélité".
Par les rizières, par les montagnes,
Quand se sont promenés nos képis blancs
Partout renaît la paix dans les campagnes
Et le sourire aux lèvres des enfants.

Refrain.

3. Tournons les pages de notre histoire,
Ecartons les plis de notre drapeau
Nous y verrons palpiter la mémoire
De [tous] nos anciens et de tous nos héros.
De Camerone suivant la flamme
Qui vient briller jusqu’à Phu-Tong-Hoa
Indomptable qu’elle luise en notre âme
Et nul de nous jamais ne faillira.

Refrain.


Ecouter le chant ci-dessous :




Un documentaire



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Lundi 8 septembre 2008
- Par MSR
À propos de la drogue par Pierre Gaxotte




    On parle beaucoup de la drogue. On ne peut qu'être angoissé en apprenant que tant de filles, tant de garçons, jeunes, sains, pleins de forces et chargés d'espérances sont devenus les esclaves des rêves, des hallucinations, de l'hébétude que leur procure une chimie maléfique, les produits inoffensifs conduisant presque toujours aux plus nocifs qui, les doses devenant de plus en plus fortes, feront des êtres asservis, de pauvres loques indifférentes à la plus répugnante saleté et aux plus dégradantes promiscuités.
    Ce n'est pas absolument neuf, mais ce qui était exceptionnel est devenu fréquent. Quand j'avais un peu plus que vingt ans, quelques-uns de mes camarades se réunissaient pour priser de la cocaïne. Un soir, ils m'entraînèrent et voulurent absolument que je fisse comme eux. Je me fourrai dans le nez une poudre blanche, après quoi, tandis que mes compagnons étendus sur un lit ou sur des coussins donnaient les signes d'un plaisir céleste, je ne ressentis absolument rien du tout : l'ami qui achetait de la drogue était volé par un fournisseur qui lui vendait très cher du bicarbonate de soude mélangé à je ne sais quelle saleté. Les imaginations juvéniles faisaient le reste. La perversité tournait à la farce. Aujourd'hui, c'est sérieux.

    L'opinion est sensible à l'aspect policier et judiciaire des choses. Certes, la loi ne frappe pas assez fort les trafiquants. Certes, ceux-ci ne sont pas faciles à capturer parce qu'ils forment une maffia internationale et qu'en pratique ils bénéficient de la complicité active d'un certain nombre d'États, qui trouvent un profit matériel à vendre des produits de base et un profit politique à pourrir l'Occident dans sa jeunesse. C'est elle qu'il faut défendre. Une nation doit aimer sa jeunesse, même folle, même égarée : il faut l'aimer d'autant plus qu'elle est sentimentalement très désarmée.
    On a proposé de faire dans les lycées des cours de mise en garde. Il est probable que si, dans l'auditoire, se trouvaient de vrais drogués, ils n'auraient rien à apprendre du conférencier. Quant à ceux qui sont au bord de l'abîme, ils sont instruits des dangers. Tout déjà a été dit. S'ils se laissent entraîner, c'est qu'ils prennent le risque, c'est qu'ils préfèrent anéantir leur personne plutôt que de persévérer dans la voie où ils sont engagés.
    Voilà précisément ce qui doit nous inquiéter tous. Une partie de la jeunesse (si faible soit-elle) aborde l'existence active avec une telle défiance d'elle-même, avec la conviction si déprimante, si obsédante d'un échec fatal qu'avant même d'avoir vraiment vécu, elle sort de la vie pour s'anéantir dans des rêves et des cauchemars artificiellement provoqués. Qu'on ferme les fumeries, qu'on pourchasse les fournisseurs, qu'on empêche la propagande, c'est bien ; c'est utile. Mais si l'on veut aller au fond des choses, ce dont il faut guérir cette jeunesse malheureuse, c'est de la peur de vivre.
    Le trouble intime, le déséquilibre primitif peut remonter loin, avoir pour cause première la dissolution du milieu familial. Voire simplement l'absence de communication entre les parents et les enfants. Soit que les parents travaillent tous deux au-dehors, qu'ils déjeunent à une cantine, qu'ils rentrent énervés, épuisés, plus disposés à chercher au cinéma un divertissement sans fatigue qu'à parler avec leurs fils et avec leurs filles pour mieux les connaître et pour mieux être connus d'eux. Soit que, plus fortunés, ils veulent vivre une vie à eux, se croient déchargés de tout devoir parce qu'ils donnent à leurs enfants plus d'argent qu'il n'est raisonnable et enforment leurs scrupules en disant : « Nous respectons leur indépendance... Les jeunes d'aujourd'hui ne veulent plus rien entendre ».
   
    Or l'adolescent a besoin d'être aimé. Il a besoin qu'on lui fasse sentir qu'il possède assez de dons, assez de forces pour résoudre ses problèmes et développer son moi de façon à pouvoir toujours en garder la fierté. Si, durant les années critiques il est  laissé sans appui, (il ne s'agit pas de prêcher, d'ordonner, de vanter le passé, d'accabler le présent, il s'agit d'aimer, de comprendre, d'aider, d'agir de telle façon qu'on soit aimé et respecté soi-même), si, dis-je, l'adolescent ne trouve pas d'appui là où il doit le trouver, il le cherchera auprès des jeunes de son âge, la solidarité et la discipline du clan remplaçant la chaleur du foyer. Le clan peut être tout. Ce peut être la drogue.

Pierre Gaxotte, 20 novembre 1969.





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