Avertissement

Club Acacia a été fermée. Un blog au même nom a été ouvert.

Toutes explications et motifs seront donnés en temps utiles...

Nous reconstituerons en attendant les archives du site et ajouterons quelques articles qui nous seront communiqués.
Jeudi 22 janvier 2009
- Par MSR
Le Premier chant du 1er REC est un chant de tradition de la Légion étrangère. Il a été intégré au répertoire de la Légion en 1921 selon Canticum Militare. Il s'agit d'une adaptation du  chant Lisa, Lisa.






Wir sind die Legionäre
Vom ersten Regiment.
Wir brauchen keine Schirme
Wenn heiss die Sonne Brennt.

Aber immer mit frohem, Mut, tape-cul
A terre, à cheval, au trop, galop,
Aber immer mit frohem, Mut, tape-cul
Ziehen wir der Heimat zu.
Fatma, fatma, schenke den jungen Legionäre was ein
Fatma, fatma, schenke den jungen was ein.





Une traduction de ce chant :

Nous sommes les Légionnaires
Du Premier Régiment,
Nous n'avons pas besoin de parasols
Si chaud que le soleil brûle.

Mais toujours heureux, courage, tape cul,
A terre, à cheval, au trot, au galop,
Mais toujours heureux, courage, tape cul,
Nous nous rapprochons de la patrie.
Fatma, Fatma, donne donc à boire à ces jeunes légionnaires,
Fatma, Fatma, donne donc à boire à ces jeunes.



Ecouter le chant ci-dessous :




ou ici :








Lisa, Lisa


Des Morgens,
Des Morgens um halb viere,
Halb viere,
Da kommt der Unteroffizier.
Heraus,
Heraus ihr faulen Tiere,
Ja Tiere,
Und reinigt das Revier.

Aber immer, mit frischem, frohen Mut, zwei drei,
Ja Mut zwei drei, ja Mut zwei drei,
Aber immer, mit frischem, frohen Mut, zwei drei,
Ziehn wir der Heimat zu.

Lisa, Lisa,
Schenke dem Reservemann noch mal ein,
Lisa, Lisa,
Schenk der Reserve noch ein.

Der Hauptmann,
Der Hauptmann kam geritten,
Geritten
Auf einem Ziegenbock.
Da dachten,
Da dachten die Rekruten,
Rekruten,
Es sei der liebe Gott.

Aber immer, mit frischem, frohen Mut, zwei drei,
Ja Mut zwei drei, ja Mut zwei drei,
Aber immer, mit frischem, frohen Mut, zwei drei,
Ziehn wir der Heimat zu.

Lisa, Lisa,
Schenke dem Reservemann noch mal ein,
Lisa, Lisa,
Schenk der Reserve noch ein.

Der Posten,
Der Posten ist erfroren,
Erfroren,
In einer Winternacht.
Es fror ihn,
Es fror ihn an den Ohren,
Ja, Ohren,
Das hat ihn umgebracht.

Aber immer, mit frischem, frohen Mut, zwei drei,
Ja Mut zwei drei, ja Mut zwei drei,
Aber immer, mit frischem, frohen Mut, zwei drei,
Ziehn wir der Heimat zu.

Lisa, Lisa,
Schenke dem Reservemann noch mal ein,
Lisa, Lisa,
Schenk der Reserve noch ein.

Das Lämpchen,
Das Lämpchen brennt so trübe,
So trübe,
Es fehlt ihm an das Fett.
Das Mädchen,
Das Mädchen das ich liebe,
Ja, liebe,
Das liegt schon längst im Bett.

Aber immer, mit frischem, frohen Mut, zwei drei,
Ja Mut zwei drei, ja Mut zwei drei,
Aber immer, mit frischem, frohen Mut, zwei drei,
Ziehn wir der Heimat zu.

Lisa, Lisa,
Schenke dem Reservemann noch mal ein,
Lisa, Lisa,
Schenk der Reserve noch ein.





.
Publié dans : Chants de France - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 16 janvier 2009
- Par MSR
Il sera sans doute impossible de faire le bilan de tout ce qu'il en aura coûté à la France d'avoir porté à sa tête, pour la première fois de la longue histoire de ce vieux pays gallo-romain, un apatride (dont le rapide passage dans l'armée est édifiant et aurait du convaincre les moins regardants). La FNCV (Fédération Nationale des combattants Volontaires) s'est fait l'écho d'une mesure qui paraît s'imposer dans l'armée ex-française : l'interdiction du chant Les Africains dont cette fédération avait fait son hymne et avec lequel elle cloturaît ces manifestations et réunions.
C'est à eux que nous devons d'avoir relevé cet article paru dans le quotidien
Présent n° 6744 du 24 décembre 2008 dont voici un large extrait.



Le Chant des Africains plus qu'une simple chanson, un hymne !

Le Chant des Africains, qui est pourtant dans le très officiel Carnet de chants de l'armée française (TFA 107, approuvé sous le n°4159 DEF/EMAJINS/FG/66 du 5 septembre 1985), va-t-il être interdit d'interprétation publique ? C'est ce qu'on peut se demander après un étrange incident survenu le 5 décembre 2008 à Tarbes, ville de garnison qui s'enorgueillit pourtant d'abriter dans ses murs le 1er régiment de hussards parachutistes et le 35e régiment d'artillerie parachutiste.

Un incident qui a suscité une lettre ouverte de Jacques Torrès, président du CRI (Collectif des rapatriés internautes), aux députés de l'Assemblée Nationale :

« Nos camarades anciens combattants des Hautes-Pyrénées, qui assistaient le 5 décembre 2008, à Tarbes, aux cérémonies du Jour national de mémoire et de recueillement pour les morts pour la France en Afrique du Nord de 1952 à 1962, institué par décret du 26 septembre 2003 et publié au journal officiel du 28 septembre 2003, se sont vu signifier, en la personne du président local de de l'Union nationale des combattants (UNC), Roland Botron, lieutenant-colonel honoraire […], par le préfet du département, Jean Marie Delage, l'interdiction d'entonner l'hymne Les Africains et même de le faire interpréter par la fanfare militaire. Il semblerait que ce ne soit pas la première fois que cela se produit. »

« Or, cet hymne a depuis des décennies fait partie des œuvres qui étaient et sont toujours exécutées lors des cérémonies militaires. Le chant est d'ailleurs répertorié à la page 38 du manuel de chants de nos armées. Sous quel prétexte et de quel droit un représentant de la République peut-il, de son propre chef, transgresser nos usages et nos lois ? A moins que ce fonctionnaire, vraisemblablement trop jeune pour avoir vécu l'époque de la guerre d'Algérie, n'ait mordu à pleines dents dans la légende imbécile qui prétend que Les Africains étaient le chant de l'OAS ? […] Nous vous demandons d'intervenir afin que ce type d'agissement, contraire à nos lois et aux usages militaires, soit immédiatement réprimé pour que d'éventuels émules [dudit fonctionnaire] n'en suivent pas le déplorable exemple. Les anciens combattants se sentent injuriés, bafoués et humiliés par un tel comportement. Et ils n'excluent pas de le manifester par des actions publiques si, d'aventure, ils n'étaient pas entendus du pouvoir légal... »

« ...Le Chant des Africains est en effet plus qu'une simple chanson c'est un hymne. Celui de l'armée d'Afrique qui, dès 1830, fut de tous les combats en Afrique du Nord, en Afrique noire, dans les Flandres, aux Dardanelles, dans la Somme, à Verdun, au Chemin des Dames, dans les combats de 1939 1940, à Bir Hakeim, en Provence, dans les Vosges, en Alsace, en Allemagne, à Cassino, au Belvédère, en Indochine...»

Fin de citation.

Alain Sanders





Publié dans : Chants de France - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 7 janvier 2009
- Par MSR
C’est pour la fête des fédérations françaises de gymnastiques de 1892 que ce chant a été composé par Octave Pradel et Jules Jouy (paroles) et Louis Ganne (musique). Vingt et une années après la terrible défaite de 1870, cette fête se déroulait à Nancy, si près des provinces perdues.
A Jeanne d’Arc et son combat contre les Anglais a succédé un autre combat, contre un autre ennemi, en cette fin de XIXe siècle. La revanche, la jeunesse de France la payera durement durant deux terribles guerres mondiales.
Et 100 ans après, ce sont face à de bien pires envahisseurs que la jeunesse de France s'affronte. Toujours sous l'égide de la sainte de France, sainte Jeanne d'Arc, qui naquit un jour d'Epiphanie, il y a 597 ans...




Joyeux Lorrains chantons sans frein
Le refrain.
Plein d’entrain
De Jeanne, bergère immortelle
Du pays de Moselle !
A tous les échos des grands bois
Que nos voix
A la fois
Chantent l’antique ritournelle
Qu’on chantait autrefois :
«Jeanne la Lorraine
Ses petits pieds dans ses sabots,
Enfant de la plaine
Filait en gardant ses troupeaux
Quitta son jupon de laine,
Avec ses sabots dondaine oh ! oh ! oh !
Avec ses sabots !»
S’en alla
Sans émoi,
Le cœur plein de foi
Pour défendre son roi !

Fiers enfants de la Lorraine,
Des montagnes à la plaine,
Sur nous plane, ombre sereine,
Jeanne d’Arc, vierge souveraine !
Vieux gaulois a tête ronde,
Nous bravons tout à la ronde
Si là-bas l’orage gronde,
C’est nous qui gardons l’accès
Du sol français !

S’en fut guider nos fiers soldats, tout là-bas, aux combats,
Et chassez les gueux d’Angleterre, de notre bonne terre,
Tous les Français victorieux, glorieux, flamme aux yeux,
Du bourg au manoir solitaire, entonnaient tout joyeux :
Jeanne la Lorraine a quitté ses petits sabots,
Son jupon de laine pour guerroyer sous nos drapeaux,
Et c’est un grand capitaine, la Vierge en sabot dondaine
Oh, oh, oh, la Vierge en sabots,
Jeanne le gentil cœur toujours à l’honneur, conduisit son Seigneur.

Lasse un jour elle succombe,
Aux mains des ennemis tombe,
Dans la flamme horrible tombe,
Expira la blanche colombe,
Mais depuis l’âme aguerrie,
Au nom de Jeanne chérie,
Ange saint de la patrie,
C’est nous qui gardons l’accès
Du sol français !


Ecouter ci-dessous une ancien version chantée par Marcel Journet :





Le Choeur Montjoie en propose une version un peu différente :

I. Fiers enfants de la Lorraine
Des montagnes à la plaine
Sur nous plane, ombre sereine
Jeanne d'Arc, vierge souveraine
Pieux Gaulois à tête ronde
Nous bravons tous à la ronde
Et là-bas l'orage gronde
C'est nous qui gardons l'accès du sol Français.


Joyeux lorrains chantons sans frein
Le refrain plein d'entrain
De Jeanne bergère immortelle du pays de Moselle
A tous les échos des grands bois, que nos voix,
A la fois, chantent l'antique ritournelle
Qu'on chantait autrefois :

Jeanne la Lorraine
Ses petits pieds dans ses sabots
Enfant de la plaine
Filait en gardant ses troupeaux
Quitta son jupon de laine avec ses sabots dondaine
Oh, oh, oh ! Avec ses sabots.
Jeanne la Lorraine a quitté ses petits sabots
Son jupon de laine pour guerroyer sous nos drapeaux
Et c'est un grand capitaine
La vierge en sabots dondaine oh, oh, oh !
La vierge en sabots

Las ! Un jour elle succombe
Aux mains des ennemis tombe
Dans la flamme horrible tombe
Expira la blanche colombe
Mais depuis l'âme aguerrie
Au nom de Jeanne chérie, ange saint de la patrie
C'est nous qui gardons l'accès du sol français.


II. S'en fut guider nos fiers soldats
Tout là-bas aux combats
Et chasser les gueux d'Angleterre
De notre bonne terre
Tous les Français victorieux
Glorieux, flamme aux yeux
Du bourg au manoir solitaire
Entonnaient tout joyeux :

Jeanne la Lorraine
Ses petits pieds dans ses sabots
Enfant de la plaine
Filait en gardant ses troupeaux
Quitta son jupon de laine avec ses sabots dondaine
Oh, oh, oh ! Avec ses sabots.
Jeanne la Lorraine a quitté ses petits sabots,
Son jupon de laine pour guerroyer sous nos drapeaux
Et c'est un grand capitaine,
La vierge en sabots dondaine, oh, oh oh !
La vierge en sabots.
Publié dans : Chants de France - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 22 décembre 2008
- Par MSR
Une chanson sur la terrible vie des marins et des pêcheurs qui connaît deux versions  assez différenets et plusieurs titres : Les Marins de Groix, les Pêcheurs de Groix ou encore Trois marins de Groix.


Version n°1 :

I. Nous étions deux, nous étions trois
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !
Nous étions trois marins de Groix
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !

Il vente, il vente
C’est le vent de la mer qui nous tourmente

II. Nous étions trois marins de Groix
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !
Embarqués sur le Saint-François
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !

Refrain.

III. Le mousse est allé prendre un ris
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !
Un coup de vent l’aura surpris
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !

Refrain.

IV. On a retrouvé son chapeau
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !
Son garde-pipe et son couteau
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !

Refrain.

V. Sa pauvre mère s’en est allée
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !
À pied à Sainte-Anne d’Auray
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !

Refrain.

VI. Sainte Anne, rendez-moi mon garçon
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !
Sainte Anne, rendez-moi mon garçon
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !

Refrain.

VII. Et sainte Anne lui répondit :
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !
« Tu le verras en Paradis »
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !

Refrain.




Version alternative :


I. {Nous étions deux, nous étions trois
Nous étions trois marins de Groix (bis)

Don traderitra lalala
Don traderitra lalère

II. {Mon matelot, mon mousse et moi
Embarqués sur le Saint-François. (bis)

Refrain.

III. {Vint à venter grain de Norois
A faire céder notre mât. (bis)

Refrain.

IV. {Jean-Pierre dit le matelot
Serra d’ la toile qu’il nous faut. (bis)

Refrain.

V. {Ce failli vent mollira pas
Prends la barre vas-y mon gars. (bis)

Refrain.

VI. {Il est allé pour prendre un ris
Un coup de mer l’aura surpris. (bis)

Refrain.

VII. {On a trouvé que son sarrau
Son sac à brosses et son couteau (bis)

Refrain.

VIII. {Plaignez mon pauvre matelot
Sa femme et ses trois petiots. (bis)

Refrain.



Ecouter le chant ici (version n°1)




ici (version n°2)




ou ici :







Tempête près d'une côte rocheuse par Jacob Adriaensz Bellevois
Publié dans : Chants de France - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 17 décembre 2008
- Par MSR
La version originale de ce chant date de l'époque nationale-socialiste. Son auteur est le célèbre Herms Niel.
Ce chant devenu chant de tradition des troupes de montagne de l’armée allemande serait passé dans le répertoire français très rapidement via la Division Charlemagne (selon ce site) ou un peu plus tardivement selon d'autres sources, dans les années 50 avec les anciens soldats allemands intégrés à la Légion étrangère.
Il est logiquement interprété par les troupes de montagne.


Il ne s'agit pas d'une traduction mais d'une adaptation : les paroles originales font essentiellement référence à la femme aimée et la fleur edelweiss. La version française au contraire est essentiellement guerrière.
Il existe peu de variations dans les versions présentées. Le site http://www.troupesdemarine/ donne dans la dernière phrase du refrain « Vers un dernier assaut ». Parfois le dernier couplet n'apparaît pas et le refrain est bissé. Pour la Légion étrangère, le capitaine Selosse conseille de chanter « Oui, oui, oui » avant de commencer le refrain.



I. L’air pur de la montagne nous rend fiers et joyeux
Gravissant la rocaille nous grimpons jusqu’aux cieux
Il s’agit de savoir si l’ennemi dangereux
N’a pas bien avant nous déjà pris le point précieux

C’était un edelweiss
Un gentil edelweiss
Qui nous guidait là-haut
Pour un dernier assaut.

II. Grâce à notre courage nous sommes arrivés,
De l’ennemi plus de traces nous sommes victorieux,
Mais avant de partir ne serait-ce pas plus gai,
D’orner de ce joli bouquet nos lourds casques d’acier.

Refrain.

III. Dans la montagne immense ourlée de sapins verts
Est une tombe blanche d’un petit légionnaire,
Et sur sa tremblante croix plantée par ses frères d’armées,
Pousse, timide et blanche, brillante comme une larme.

Refrain.




Ecouter le chant ici :




ou ci-dessous :







Es war ein Edelweiß

I. Ganz einsam und verlassen
An einer Felsenwand,
Stolz unter blauem Himmel
Ein kleines Blümlein stand.
Ich konnt' nicht widerstehen,
Ich brach das Blümelein,
Und schenkte es dem schönsten,
Herzliebsten Mägdelein.
 
Es war ein Edelweiß,

   Ein kleines Edelweiß,
   Holla-hidi hollala,
   Hollahi diho.

II. Sie trägt es treu in Ehren
An ihrem Sonntagskleid.
Sie weiß, daß dieses Sternlein
Ein Männerherz erfreut.
Sie trägt es mir zuliebe,
Und ich bin stolz darauf,
Denn diese zarte Blume
Schloß einst zwei Herzen auf.

Refrain

III. So einsam und verlassen,
Wie dieses Blümlein stand,
So standen wir im Leben,
Bis Herz zu Herz sich fand.
Ein Leben voller Liebe
Und Glück und Sonnenschein
Hat uns gebracht das kleine,
Einsame Blümelein.

Refrain


Ecouter le chant ici :




ou ci-dessous :


       




Blason à l'eldeweiss, emblême de Terre et Peuple.


Publié dans : Chants de France - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 10 décembre 2008
- Par MSR
Un chant scout et catholique méconnu, dédié à la Vierge Marie.



I. Le soir étend sur la terre
Son grand manteau de velours
Et le camp calme et solitaire
Se recueille en ton amour.

O Vierge de lumière
Etoile de nos cœurs
Entend notre prière
Notre-Dame des éclaireurs

II. O douce Dame aux étoiles
Jette un regard sur ce camp
Où tes fils, sous leurs frêles toiles,
Vont dormir en t’invoquant.

III. O toi plus blanche que neige
Ravie au Mont virginal
Ta beauté, Vierge, nous protège
Contre la laideur du mal.

IV. Que tes bontés maternelles
Veillent sur ceux qui sont tiens ;
Place ici comme sentinelles
Les bons anges nos gardiens.

V. Comme les tentes légères
Que l’on roule pour partir,
Garde-nous, âmes passagères,
Toujours prêtes à mourir.

VI. Fais-nous quitter l’existence
Joyeux et pleins d’abandon
Comme un scout, après les vacances,
S’en retourne à la maison.



(Merci à D.)
Publié dans : Chants de France - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 2 décembre 2008
- Par MSR
Du vin, une fille et le départ au combat... Ce sont les Allemands de la Légion étrangères qui, durant la Guerre d'Indochine, donnèrent naissance à ce chant en français. En Allemagne, c'est un poème de Hermann Löns, publié dans le recueil Der Kleine Rosengarten (Le petit jardin de rose) et mis en musique par Herms Niel (pour sa version la plus connue) qui avait donné le chant Heute wollen wir ein Liedlein singen, connu également sous le nom Engelland lied, Gegen Engeland ou Wir Fahren gegen Engelland et encore Matrosen Lied (Chant des marins). Ce dernier titre est celui du poème de Hermann Löns, qui fournit au chant ses deux premiers couplets.
A noter qu'il y a un double sens dans le titre en allemand : « Engelland » signifiant « pays des anges » et très proches de « England » (« Angleterre »)
Le chant en allemand a été intégré à l'adaptation animée du manga
Hellsing (Hellsing ultimate-OAV 4).


Le chant
La fille (ou Oh la fille !) connait de nombreuses variantes. Parfois les 2e et 3e  couplets s’inversent, certains disparaissent, etc. Les unités non parachutistes remplacent para par soldat, etc.  

c. 1 l. 2 « 
Les paras [ou : "les soldats"sont là verse un tonneau » ; c. 2 l. 2 « Mais c'est beau... » ou « Qu'il est beau de lutter »; c. 3 l. 2 « Nos aînés ont forgé... »
Variations du couplet 1 : « 
.../ Les soldats sont là, perce un tonneau,/ .../ Et demain nous montons à l’assaut. »
Variante du 2e couplet : « 
Nous n'aimons ni les fous, ni les tristes/ Et c'est beau de lutter à vingt ans/ Quand l'avion roule sur la piste,/ Nous chantons calmes et triomphants. » ou encore « Qu’il est bon, qu’il est doux, mais qu’il est triste/ Qu’il est bon de lutter à vingt ans/ Car [quand] l’avion qui roule sur la piste/ Nous emmène joyeux et triomphants. »
Variante du 4e couplet : « 
Et nous autres, jaloux de leur gloire/ Et quand dans le ciel nous sauterons/ Vers tous ceux que couche une victoire/ Les paras, nos frères, souriront, oh ! » ;
Variante du 4e couplet pour non-paras : « 
Pour nous autres, jaloux de leur gloire,/ Quand du ciel sur vous sauteront/ Vers tout ce que coûte une victoire,/ Les paras, nos frères, souriront. »



I. Oh ! La fille, viens nous servir à boire,
Les paras sont là, perce un tonneau
Car la route est longue et la nuit noire
Et demain nous ferons le grand saut.

Oh, oh, oh donne-moi la main
Mets-la dans ta main
{Adieu la fille, adieu (bis)
Ton sourire, ton sourire,
Ton sourire reste dans nos yeux,
Oui dans nos yeux.

II. Qu’il est bon, qu’il est doux mais qu’il est triste
Qu’il est bon de mourir à 20 ans
Et quand l’avion roule sur la piste
Nous chantons calmes et triomphants

Refrain

III. Dans le sable et la boue des rizières,
Nos aînés ont gravé à vingt ans
Avec leur souffrance et leur misère,
La victoire écrite de leur sang.

Refrain


IV. Et nous autres jaloux de leur gloire,
Bientôt dans le ciel nous sauterons
Vers tout ce que coûte une victoire.
Les pépins mes frères s'ouvriront.



Ecouter le chant ci-dessous :






Engeland-Lied

Heute wollen wir ein Liedlein singen,
Trinken wollen wir den kuehlen Wein
Und die Glaeser sollen dazu klingen,
Denn es muß, es muß geschieden sein.

Gib mir deine Hand, deine weisse Hand,
Leb wohl, mein Schatz, lebe wohl, mein Schatz, leb wohl.
Lebe wohl, denn wir fahren, denn wir fahren,
Denn wir fahren gegen Engeland, Engeland!

II. Unsre Flagge und die wehet auf dem Maste,
Sie verkündet unsres Reiches Macht,
Denn wir wollen es nicht länger leiden,
Daß der Englischmann darüber lacht.

Refrain

III. Kommt die Kunde, daß ich bin gefallen,
Daß ich schlafe in der Meeresflut,
Weine nicht um mich, mein Schatz, und denke:
Für das Vaterland da floß sein Blut.

Refrain






[Traduction rapide sous toutes réserves :

Aujourd'hui nous voulons chanter une chanson
Nous voulons boire du vin frais
Et les verres devront résonner
C'est pour notre chant d'adieu

Donne-moi ta main, ta blanche main
Adieu, mon amour, adieu, mon amour, adieu
Adieu, nous partons, nous partons
Nous partons pour l'Angleterre, l'Angleterre !

II Notre drapeau et les [?] sur le mât,
Annoncent la marche de notre Empire
En effet, nous ne voulons plus souffrir,
Que l'anglais se moque encore.

III. Si la nouvelle arrive, que je suis tombé,
Que je repose dans les flots de la mer,
Ne pleure pas pour moi, mon amour, et souviens-toi :
C'est pour la patrie que mon sang a coulé].





Publié dans : Chants de France - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 30 novembre 2008
- Par MSR
    Quand nous, Roumains, parlons de la nation roumaine, nous comprenons, non seulement les Roumains vivant sur le même territoire, ayant le même passé et le même avenir, le même costume, la même langue, les mêmes intérêts immédiats, mais également tous les Roumains vivants et morts, ceux qui ont vécu depuis le début de l'Histoire de notre pays, et ceux encore à venir, qui vivront dans le futur.


    La Nation comprend:

1. Tous les Roumains actuellement en vie,
2. Toutes les âmes de nos défunts ainsi que les tombeaux de nos ancêtres,
3. Tous ceux qui dans les temps à venir naîtront Roumains.

    Un peuple ne prend véritablement conscience de sa personnalité que lorsqu'il accepte les trois concepts ci-dessus énoncés et non la simple considération de ses propres intérêts.


    La Nation possède:

1/ Un patrimoine physique et biologique: la chair et le sang.
2/ Un patrimoine matériel : la terre de la patrie avec ses richesses.
3/ Un patrimoine spirituel lequel comprend:

a) sa conception de Dieu, de l'Univers et de la Vie. Cette conception constitue par elle-même un domaine, une propriété spirituelle. Les frontières de ce domaine ne sont bornées que par les limites de la splendeur de sa conception.
Il y a un monde de l'esprit national, un pays de ces visions et aspirations accessibles seulement par la révélation et facilitées encore par l'effort personnel.

b) son honneur qui brille dans la mesure où la nation a réussi à se conformer dans son développement historique, aux normes admises par cette Nation sur sa conception de Dieu, de l'Univers de la Vie.

c) sa culture : qui n'est que la résultante de sa vie, culture née de ses propres efforts, dans le domaine de la pensée et de l'art. Cette culture n'est pas internationale. Elle est fonction du langage national et plus encore issue de la chair même et du sang ; cependant la culture devient internationale par sa splendeur et son rayonnement.
Une belle comparaison s'impose à l'esprit. Le blé et le pain peuvent être internationaux en tant qu'articles de consommation courante mais ils porteront toujours en tous lieux l'empreinte de la terre qui les a produits.



    Ces trois patrimoines ont une importance capitale et une nation se doit de les protéger tous trois. Mais l'importance la plus grande doit être dévolue au patrimoine spirituel, parce que lui seul porte le cachet de l'éternité, car lui seul subsiste à travers les siècles.

    Ce que nous savons des Grecs anciens n'est pas le fait de leur condition physique si belle fut-elle - de cela il ne reste que les cendres - ni même de leur fabuleuse richesse - en supposant même qu'elle ait pu durer - mais uniquement de leur culture.

    Une nation vit pour l'éternité par les concepts qu'elle a choisis, par son honneur et par sa culture. C'est la raison pour laquelle les chefs d'Etat ne doivent pas juger et œuvrer en tenant seulement compte des intérêts physiques ou matériels de la nation, mais en considérant la ligne historique, l'honneur du pays et ses intérêts extérieurs.

    En conséquence de quoi il ne faut pas : « du pain à tout prix » mais « l'honneur à tout prix ».

Cornéliu Zéléa Codréanu
Publié dans : Politique - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 25 novembre 2008
- Par MSR

[Voici la seconde partie de l'article d'Antonio Gibello, "José-Antonio une pensée vivante" ; voir également : première partie ; seconde partie]


La constitution de 1978.
   
    En 1978, des Cortes qui n'avaient pas à l'origine de caractère constituant, se dépêchèrent d'approuver la constitution en vigueur.
   
    Comme la constitution de 1931, celle de 1978 fut la conséquence d'un pacte. Ce ne fut pas le pacte de San sébastian qui renversa la monarchie de Sagonte.
    Ce fut le pacte de Paris qui contribua, avec l'appui de quelques uns de ses principaux bénéficiaires, à la chute du régime de Franco, parce que le régime de Franco aurait pu se prolonger en une monarchie sociale, catholique et représentative, telle que le prévoyaient les Lois fondamentales.
    A sa place, la constitution de 1978,,dans son article 1er, proclame que « La forme politique de l'Etat espagnol est la monarchie parlementaire », pour dans son article deuxième, tomber dans la flagrante contradiction d'affirmer d'une part, que « la constitution se fonde sur l'indissoluble unité de la nation espagnole, patrie commune et indivisible de tous les Espagnols » et puis admettre d'autre part, que cette même constitution « reconnaît et garantit le droit à l'autonomie des nationalités et la composent et la solidarité entre elles toutes ».
   
    Or si l'on reconnaît l'existence des « nationalités » et si l'on garantit « le droit à l'autonomie » où reste « l'indissoluble unité de la Nation espagnole » ?
    La constitution de la République ne s'était pas risquée jusque là. Et c'est pour cela qu'elle peut répondre par le caractère meurtrier des armes à la tentative de sécession de la généralité de Catalogne. La Monarchie pourrait-elle le faire aujourd'hui si une semblable tentative était consommée, quand déjà Monsieur Pujol intervient dans des forums internationaux ou assiste à des réunions de la section espagnole de la Trilatérale, ou au nom d'une Catalogne expressément différenciée de l'Espagne ?
   
   
La préoccupation de l'unité de l'Espagne peine certains hommes politiques.
   
    Vous connaissez tous par les moyens d'informations quelques cris d'alarme exprimés dans des biographies politiques significatives.
    A propos de la grave polémique suscitée par l'exclusion du castillan dans de nombreux centres scolaires de Catalogne, victime de ce que depuis les tribunes du nationalisme catalan subtilement séparatiste l'on appelle « bain linguistique » , un journaliste, Julian Barriga rappelait que la deuxième préoccupation du Comte de Barcelone fut celle de l'unité de l'Espagne et que la préoccupation pour l'unité de l'Espagne peine certains hommes politiques qui ont un sens spécial de l'Etat.
    La gravité de la situation (plus lourde de conséquences que le problème économique que nous subissons et que nous pourrions surmonter) est telle, qu'il y a exactement un mois, le Général Sabino Fernancez Campo, ancien Chef de la Maison du Roi, faisait cette déclaration : « Nous devons lutter contre le danger de désagrégation de l'Espagne, parce que pour moi, avec tout le respect que m'inspirent les autonomies et leurs systèmes, l'unité de l'Espagne prime tout. Cela me préoccupe non par ce que l'on est train de voir, mais par ce qui peut se passer. »
    Et que peut-il se passer ?
    Et bien, tout peut arriver. Il peut arriver que les Forces Armées, dont le gouvernement socialiste a rogné les effectifs, les laissant désarmées, dans des conditions si précaires qu'elles consomment pour leurs exercices les réserves de munitions prévues en cas de guerre, et dont les unités d'élite ont été éloignées d'Espagne, ne puissent exécuter ce qu'exige d'elles la Constitution dans son article huit, entre autre causes, par manque de moyens et d'instruction, et surtout de moral, les partis politiques de gauche les incitant à l'insoumission.
   
    Nous avons parlé de la Catalogne, où le nationalisme du parti qui dirige la Généralité, maintient encore dialectiquement ses aspirations « à l'unité de l'Etat espagnol », comme l'a dit Don Jorge pujol.
    Et au pays basque ?
    Au Pays Basque, monsieur Arzallus, ce jésuite irrité, déserteur du sacerdoce, qui dirige le Parti nationaliste Basque, n'a pas usé des subtilités de Pujol et a souvent répété que lui-même ne se sent pas espagnol et que son parti, sans la violence de l'ETA mais dans le même but, aspire à l'indépendance de l'Espagne.
    Voici donc, en partie, le panorama espagnol de nos jouis. Ce sont là les conséquences de la Constitution.
   
    Et c'est là que réside radicalement le véritable problème de l'Espagne : être ou ne pas être une Patrie unie irrévocablement.
   
    Devant une telle situation, je ne réaliserais pas le but que je me suis proposé en acceptant votre invitation, si je ne réaffirmais pas, comme tant d'autres Espagnols, spécialement en ces jours de commémoration de la mort de José-Antonio, ma fidélité à sa doctrine, non seulement pour des raisons dues au passé, mais fondamentalement pour ma foi résolue en une proche renaissance de l'Espagne, dans la paix et la justice.
   
    Aujourd'hui comme il y a cinquante sept ans, il faut mobiliser la conscience des Espagnols, en particulier celle des jeunes générations, des travailleurs et des universitaires, que les groupuscules plus ou moins nombreux, plus ou moins radicaux, plus ou moins activistes, de gauche et de droite, essayent de harceler avec leur démagogie.
   
    Dans cette conviction, je vous invite à reprendre courage, à vous fortifier par l'étude, le dialogue et la réflexion, à vous répandre sur tout le campus soulevant une vague de foi et d'espérance sur la réalité suprême de l'Espagne.
   
    Aujourd'hui, l'Espagne est plongée dans une crise totale. L'y ont conduite l'incapacité et la corruption de la gauche au gouvernement, et l'égoïsme, la complicité et également la corruption, à quelque degré que ce soit de la droite.
   
    Dans une telle situation, José-Antonio s'adresse à la jeunesse en prononçant des paroles exigeantes. A l'occasion de son discours du 17 novembre 1935, il affirmait :
   

    « Il faut proposer une tâche positive. Celle de donner à l'Espagne ces deux choses perdues : d'abord une base matérielle d'existence qui élève les Espagnols au rang d'êtres humains, puis la foi en un destin national collectif et la volonté résolue de renaissance »...

 

   
    Que personne ne se dérobe aujourd'hui à cette mission qui est à nouveau celle de la relance physique, économique, sociale et morale de l'Espagne.
   


   
    Cette tâche vous revient essentiellement à vous, universitaires, et spécialement à vous qui instruisez votre intelligence grâce au savoir et à l'éthique du droit. «L'Espagne, disait José-Antonio en 1935, dans un cours adressé aux étudiants de cette faculté, a besoin d'urgence d'un niveau élevé de la moyenne intellectuelle ; étudier c'est déjà servir l'Espagne »... Et il ajoutait : « mais personne, même s'il se spécialise dans un travail, ne peut se soustraire à l'effort commun de la politique. »
   
    Je pourrais continuer avec d'autres références fondamentales. Mais le temps est épuisé. Accourez si vous sentez l'appel du devoir, si vous aspirez à construire l'avenir de vos propres mains, à la fontaine inépuisable de l'inspiration droite qui est celle de la pensée de José-Antonio.
   
    La chute du communisme a plongé l'Europe et le monde dans la perplexité. Commentant cette crise, Peter Drucker a écrit récemment un livre intitulé : La fin du capitalisme, dans lequel il analyse et sonde l'avenir de la société post-capitaliste. Dans ce livre nombreuses sont les coïncidences qui se profilent avec l'essence de la pensée de José-Antonio, tout comme on perçoit des exigences identiques dans le magistère social des derniers papes, spécialement en ce qui concerne le caractère de participation du facteur travail dans les résultats de la production économique.
   
    D'autre part, Alain Touraine, dans sa Critique de la modernité, médite également sur l'avenir après le renversement des systèmes communistes en Europe et, bien qu'il se montre partisan décidé du libéralisme politique fondé sur les partis politiques, il critique vivement ceux qui croient « que l'économie de marché peut être un instrument pour construire la société de l'avenir, au seuil du vingt-et-unième siècle, s'ils oublient d'autres conditions requises fondamentales pour l'homme. »
   
    Or, ces autres conditions requises fondamentales pour l'homme, qui affectent sa propre   dignité, sa liberté essentielle, son droit à participer au destin commun de la Patrie, en apportant son travail et son savoir, sont définis méthodiquement et avec une claire évidence dans la pensée de José-Antonio.
   
    Suivons le chemin qu'il nous a tracé, assumons son exemple, et nous recouvrerons l'Espagne.
   


   
   

 

 


 

INDICATIONS CHRONOLOGIQUES 


-1873 : La première République dure onze mois.
-1874 : Début du règne d'Alphonse XII.
-1898 : Guerre à Cuba contre les Etats-Unis L'Espagne perd ses dernières colonies : Cuba, Porto-Rico, les Philippines.
-1902 : Début du règne d'Alphonse XIII.
-1903 : Naissance de José-Antonio Primo de Rivera, fils du général Primo de Rivera, Marquis d'Estella et Grand d'Espagne.
-1923 : Avènement de la dictature du général Primo de Rivera *.
-1930 : Le général Primo de Rivera rend ses pouvoirs et quitte l'Espagne. Il meurt un mois et demi plus tard, à Paris.
Le 17 aout, pacte de San Sébastien qui réunit en « un comité révolutionnaire permanent » toutes les tendances anti-monarchistes. Parmi les signataires figurent Eduardo Ortega y Gasset* et Manuel Azana *.
-1931: Victoire des Républicains aux élections municipales.
«La République du 14 avril» donne la majorité aux monarchistes mais choisit des conseillers républicains dans les grandes villes. Le Roi choisit l'exil. Cette République manifeste son anticléricalisme et son anti-militarisme au lieu de prendre les mesures économiques urgentes.)
Les élections du 28 juin 1931 amènent une majorité écrasante du centre-gauche.
En septembre, José-Antonio se présente comme candidat aux Cortès, à Madrid. Il n'est pas élu. En décembre, démarrent les séries de grèves, les désordres, les incendies, les assassinats...
-1932 : Le 20 janvier, à Barcelone, la Confédération Nationale des travailleurs publie un manifeste déclarant la déception des travailleurs. «... l'Etat est le premier ennemi du peuple...» Le gouvernement d'Azana fait immédiatement intervenir l'armée et la garde civile qui étoffent la rébellion en trois jours. Des centaines d'anarcho-syndicalistes sont jetés en prison. Le « Groupement au service de la République » fondé par Ortéga y Gasset et qui avait largement contribué à la venue de la IIe République, dissout son mouvement. Déçu par cette République, il ne cesse de répéter « Ce n'est pas çà ! Ce n'est pas çà ! »*.
-1933 : L'un des maux du pays est la catastrophique organisation économique, sociale et juridique des terres cultivables que l'Etat ne peut racheter. La noblesse n'en possédait que 10%, l'expropriation toucherait donc la petite et moyenne bourgeoisie possédant. Les paysans s'impatientent. Le 10 janvier, les anarchistes proclament le communisme libertaire au village de Casa Viejas*. La situation se gate. Azana fait dire au capitaine Rojas « Pas de prisonniers, pas de détenus. Après il n'y a que des innocents. Tirez au ventre, tirez au ventre ! ».
Le 29 octobre, meeting au « théâtre de la Comédie », fondation de la Phalange.
Le 3 décembre, après la dissolution aux Cortès, la droite et le centre obtiennent plus de 5 millions de voies ; la gauche, moins de 3 millions.
José-Antonio est élu député aux Cortès pour la province de Cadix.
-1934 : Fusion de la Phalange et des « Juntas Offensiva Nacional syndicalistas » (JONS). Les chefs de la FE de las JONS sont José-Antonio Primo de Rivera, Onésimo Redondo, Ruiz de Alda et Ledesma Ramos. Création de la « Section féminine » avec Pilar Primo de Rivera à sa tête.
Socialistes et anarcho-syndicalistes préparent la révolution. Le 1er octobre, Gil Robles, président de la CEDA, renverse le gouvernement. Le 4 octobre, nouveau gouvernement. Le Parti Socialiste Espagnol (PSOE) et l'Union Générale des Travailleurs (UGT) se réunissent et décident le soulèvement.
-1936 : Victoire du Front Populaire aux élections de février. Le 14 mars, la direction générale de la sureté ordonne la fermeture de tous les centres de la FE de las JONS et l'arrestation des principaux chefs. José-Antonio est arrêté à son domicile et mis à la prison Modèle de Madrid.
Le 6 juin, après l'échec de plusieurs tentatives d'évasion, il est transféré à la prison d'Alicante. De là, il donne l'ordre aux Phalangistes de toute l'Espagne de collaborer au soulèvement militaire qui se prépare. Le 20 novembre, José-Antonio est fusillé avec quatre autres jeunes, deux militants phalangistes et deux réquetés qu'il encourage en disant : « Courage garçons, il ne s'agit que d'un moment. Nous obtiendrons une vie meilleure ! »
-1937 : Décret d'unification entre la CTC (Communion Traditionaliste Carliste) et la FE de las JONS. Naissance de la FET (Falange Espanola Tradicionalista y de las JONS)
-1939 : Victoire des Nationalistes.
-1955 : L'Espagne entre à l'ONU. Début de l'industrialisation, du tourisme (6 millions de visiteurs en 1960, 24 millions en 1970).
-1966 : Référendum sur les nouvelles lois organiques du Régime. Dissolution « de facto » de la FET y de las JONS. Apparition au sein du « Movimiento Nacional » et hors du « Movimiento » (c'est à dire dans la clandestinité) d'organisations de contestation phalangiste.
-1969 : Juan Carlos est désigné comme successeur.
-1975 : Mort du général Franco.
-1978 : La Constitution. Légalisation des partis politiques. Reconstitution de la FE de las JONS. Raimundo Fernandez Cuesta légataire testamentaire de José-Antonio en devient le troisième chef national ( après José-Antonio et Hédilla).
-1981 : Le 23 février, tentative de coup d'Etat militaire par le colonel Tejero.
-1982 : Victoire du PSOE.

(* renvoi dans le texte)

 

 

 



Plus :

- Discours prononcé par José Antonio Primo de Rivera le 29 octobre 1933 au Théâtre de la Comédie de Madrid.
- La marche de Los Caïdos 2007.
- Jose Antonio, présent ! suivi de Cara al Sol.

Publié dans : Théoriciens politiques - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 23 novembre 2008
- Par MSR

[Voici la seconde partie de l'article d'Antonio Gibello, "José-Antonio une pensée vivante" ; voir également : première partietroisième partie]



Y a t-il vraiment un renforcement indiscutable et indiscuté du système démocratique ?
   
    Sans quelque intention offensive que ce soit envers la Haute magistrature du Roi, il y a lieu de se demander si ce système, (auquel il fait allusion avec un tel enthousiasme) est le système démocratique actuellement en vigueur, ou s'il s'agit du système démocratique idéal et utopique. Si c'est celui fondé sur les partis politiques dans leurs structures actuelles et les lois électorales en vigueur, ou s'il s'agit d'une aspiration idéale, académiquement irréprochable, qui ne ressemble en rien aux démocraties en vigueur dans le monde occidental auquel nous appartenons et moins encore au régime qui survit, sous le signe de la terreur et du crime d'Etat, dans les « démocraties dites populaires ».
   
    Parce que si l'exemple auquel nous faisons allusion est celui qui se débat dans les contradictions de l'Europe atomisée, de l'Europe qui s'affronte, celle dans laquelle nous vivons, et dont la réalité la plus profonde est occultée par les centres du pouvoir politique et économique et leur information intoxiquée, non seulement il n'est pas indiscutable; mais plus encore, il a déjà été « discuté » , et chaque fois avec plus d'intensité, par d'importants intellectuels clairvoyants et par des secteurs grandissants de citoyens européens et espagnols.
   
   
Quelques exemples :
   
    Franco Battiato, musicien italien très populaire, disait récemment que « les démocraties actuelles sont une farce ». Il contemplait sans doute la réalité immédiate de son pays où la corruption est générale, aussi bien parmi les hommes politiques de gauche que de droite, aussi bien dans la banque que dans l'industrie, avec peut être une seule exception : c'est bien le hasard qui est celle du Mouvement Social Italien : les juges n'ont rien pu y trouver de malhonnête.
   
    Continuons cette foi-ci avec quelques références espagnoles, qui ne seront pas les affaires les plus significatives des scandales économiques du Parti Socialiste et de ses compères au pouvoir, mais d'autres plus sérieuses et alarmantes. Il faudra y répondre rapidement si nous ne voulons pas périr en tant que nation.
    A l' occasion de la crise dont souffre le journal Ya,( peu distincte de la persécution subie par le journal El Alcazar ou par El Independiante, (pour signaler seulement les cas de journaux qui n'ont pas transigé avec la docilité exigée par le pouvoir) un journaliste connu affirmait que « il s'est produit un travestissement de la démocratie par le pouvoir, comme si un système électoral, que je soutiens ne pas être démocratique (affirmait l'orateur) pouvait tout légitimer. » Et en référence au même thème, un professeur de l'université d'Alcala de Henares, ajoutait que « les processus de détérioration du droit à l'information supposent une involution démocratique. »
   
    Il y a mieux encore.
    Julian Marias (penseur dont personne n'osera mettre en doute les ferveurs libérales) dans un article récent, publié dans «A.B.C.» le 23 septembre 1993, affirmait : « J'ai l'impression que nous sommes enveloppés dans un filet de fausseté, chaque fois plus serré, il en peut être asphyxiant... » Et il ajoutait, en se référant toujours à l'Espagne :
   

« la démocratie est faussée. Le seul système qui, à notre époque, peut avoir une légitimité – par des listes électorales closes et bloquées, c' est à dire, dépersonnalisées et irresponsables, par l'assujettissement à des ordres de parti qui annulent la liberté des représentants du peuple, par la lecture des discours dans un parlement où on ne parle pas contradictoirement, par l'appropriation indue qui fait ce Parlement de fonctions qui correspondent à d'autres pouvoirs de l'Etat, en même temps qu'il renonce aux fonctions qui lui appartiennent... »

 

   
   
    Alors, pourquoi nous donner maintenant comme exemple « indiscutable », le système démocratique en vigueur ? Sera-ce parce que son implantation globale favorise l'aspiration mondialiste de ses protecteurs de la commission Trilatérale, infiltrée dans tous les centres du pouvoir, même en Espagne ?
   


   
        Un dernier apport documentaire, pour qu'il soit bien clair que la critique faite par José-Antonio du système démocratique libéral, ne constitue pas une excentricité intellectuelle ni, tant s'en faut, un cas insolite manquant de vigueur actuelle.
    Maurice Duverger, professeur à l'université de Paris et spécialiste de l'étude des partis politiques, affirmait déjà en 1950, que « l'organisation des partis n'est certainement pas en accord avec l'orthodoxie démocratique... » et que « les parlementaires eux mêmes sont soumis à cette obéissance : la discipline du parti. »
    Il ajoutait encore : « Nous vivons avec une notion totalement irréelle de la démocratie. »
   

    « "Gouvernement du peuple par le peuple", " gouvernement de la Nation par ses représentants" :  [...] belles formules qui ne signifient rien. On n'a jamais vu un peuple se gouverner lui même, et on ne le verra jamais. »

 

   
    Rousseau lui même l'a dit ; (il est l'auteur du Contrat Social et le père de la démocratie libérale) : « En prenant le terme dans la rigueur de son acception, une véritable démocratie n'a jamais. existé et n'existera jamais ».
    Nous nous trouvons alors devant un problème sans solution ? Je ne le crois pas.
   
   
Renoncement au système démocratique.
   
    Déjà en 1931, José-Antonio dans une conférence sur la forme et le contenu de la démocratie, prononcée dans le local de l'Union Patriotique, au moment même où il reconnaissait que « l'aspiration à une vie démocratique, libre et paisible, sera toujours le point de mire de la science politique, par dessus toute mode », faisait remarquer que si « la démocratie a échoué comme forme c'est parce qu'elle n'a pas su nous procurer une vie vraiment démocratique dans son contenu.»
   


   
    Il n'est donc pas contradictoire que, des années plus tard, quand sa maturité intellectuelle et politique est entière, José-Antonio renonce à la forme démocratique du système des partis et favorise sa substitution, par la représentation familiale, municipale, syndicale, qui est une démocratie d'un contenu que ni les hommes politiques, ni les intellectuels de nos jours osent même proposer, en raison de ce qu'elle présente comme modification révolutionnaire du système juridico-politique.
   
    Et, même si pour les seuls effets dialectiques, nous admettons l'hypothétique virtualité politique du système démocratique libéral, tel que nous le connaissons dans la pratique en Espagne et tel qu'il existe dans l'environnement européen et américain (qui encadre le monde occidental), c'est-à dire, tel que le Roi l'exaltait devant l'Assemblée Française, on ne pourrait dire de ce système qu'il soit juste dans sa dimension économique ni dans la mise au point des relations sociales du travail qui dérivent de l'économie.
   
    Un système démocratique, pour être parfait, même dans ses limites humaines, devrait être efficace autant au niveau de la politique (où à évidence il ne l'est pas) que dans le tissu de la structure sociale et économique des peuples. Et même ceux qui le défendent avec le plus de ferveur, n'osent pas dire que les structures économiques et sociales, aussi bien celles de la Communauté Européenne que celles des Etats-Unis d'Amérique du Nord (pour ne citer que deux zones d'influence qui font pression sur notre réalité sociale actuelle), soient économiquement démocratiques.
   
    Or, en suivant la pensée de José-Antonio, nous devons affirmer qu'il ne peut y avoir, qu'il n'y a pas, de démocratie politique possible sans convergence démocratique économique et sociale, qui en aucun cas ne peut être égalitaire : ceci est un autre mythe antinaturel cultivé avec délectation par le sophisme libéral et par la démagogie marxiste. Cette convergence démocratique économique et sociale doit être fortement solidaire et procurer à l'homme, à tous les hommes, par le fait même de l'être, « la manière de gagner avec son travail, une vie humaine juste et digne », telle que la défendait José-Antonio et telle que nous, ses disciples, la défendons encore.
   


   
   

Le socialisme, réaction contre les abus du capitalisme.
   
    José-Antonio reconnut, par pure cohérence intellectuelle et sens de la réalité politique, la légitimité de la naissance du socialisme comme réaction contre les abus du capitalisme. Mais le socialisme enseigné par Karl Marx proclame la lutte des classes, qualifiée par José-Antonio de « dogme monstrueux » et propose comme scientifique, l'interprétation matérialiste de l'histoire, qui apporte (nous l'avons déjà trop vu dans les dernières décades, dans les pays communistes), « comme le libéralisme économique : la désagrégation, la haine, la séparation, l'oubli de tout lien de fraternité et de solidarité entre les hommes. »
   
    Ce sont les paroles du Fondateur, dans son discours du 29 octobre 1933. Mais n'importe lequel d'entre nous pourrait ajouter à ces paroles (spécialement depuis l'écroulement du socialisme réel, imposé par le Parti Communiste en Union Soviétique et dans les pays de l'Est de l'Europe, et survivant dans la Cuba de Fidel Castro, dans la Chine de Li Peng, en Angola, Mozambique, Erythrée, Soudan, Abyssinie et une multitude de pays du Tiers Monde, en Asie, Afrique, Amérique et quelque peu en Europe) que, outre ce manque de solidarité et cette haine, le socialisme, même dans sa version « sociale démocrate », a apporté aux peuples la pauvreté, l'injustice sociale, le viol des droits au travail des travailleurs, l'inégalité devant la loi, la corruption , la fraude et la faillite morale et économique de l'Etat lui même et de ses institutions essentielles. Voyez la situation dans laquelle se trouve l'Espagne sous le gouvernement socialiste.
   
    Comme vous le voyez, presque sans en avoir l'intention, conduit par le fil de la pensée vivante de José-Antonio, nous sommes allés par étapes entre le passé et le présent, comme très rapidement, nous le ferons vers le futur.
   
   
Face au libéralisme et socialisme, José-Antonio propose un faisceau d'actions.
   
    José-Antonio ne se limite pas, cependant, à formuler une critique du libéralisme et du socialisme qui, à son époque, conduisirent à la désagrégation et à la perte de la conscience nationale et de la conscience sociale, de la même manière qu'ils nous ont plongé aujourd'hui, nous, Espagnols, dans une impasse.
   


   
    Mais devant la crise des valeurs, devant la perte de l'Etre de l'Espagne et du peuple espagnol, José-Antonio propose un faisceau d'actions qui synthétisent les aspirations les plus décisives et les plus chères du peuple espagnol, et qui conjuguent tout ce qu'il y a de bon à droite et tout ce qu'il a de bon nourrit également les racines les plus nobles de la gauche.
   
    Et, tout est fait en fonction et au service de l'Homme, de la Patrie et de la Justice sociale, qui forment la trilogie vers laquelle se fonde tout l'ensemble des idées essentielles de José-Antonio, parce que, en plus de la valeur permanente de ses entités essentielles respectives, elles étaient dans les années trente – et le redeviennent dans cette décade des années quatre vingt dix – sous le même système pseudo-démocratique, stérile et contradictoire, les concepts les plus menacés et ceux auxquels ils convient d'apporter les solutions les plus urgentes.
   
    Remarquez comment José-Antonio comprend l'homme. Déjà, dans les fameux « nous voulons » du discours de fondation, José-Antonio proclame :
   

    « Nous voulons moins de verbiage libéral et plus de respect pour la liberté profonde de l'homme. Parce que l'on respecte seulement la liberté de l'homme quand on l'estime, comme nous l'estimons, porteur de valeurs éternelles ; quand on l'estime enveloppe corporelle d'une âme capable d'être condamnée et d'être sauvée. C'est seulement quand on considère l'homme ainsi, que l'on peut dire que l'on respecte vraiment sa liberté, et plus encore, si cette liberté se conjugue, comme nous le prétendons, avec un système d'autorité, de hiérarchie et d'ordre. »

 

   


   
   

Le programme de José-Antonio.
   
    Et, qu'est ce qui est défendu dans le programme normatif rédigé par José-Antonio lui-même (c'était la synthèse des travaux présentés par le 1er Conseil National de l'indissoluble unité de la Falange Espanola de las JONS) ?
    Son septième point définit sans équivoque :
   

    « la dignité humaine, l'intégrité de l'homme et sa liberté qui sont des valeurs éternelles et intangibles. Mais seul est libre celui qui fait partie d'une Nation forte et libre. Il n'est licite pour personne d'user de sa liberté contre l'union, la force et la liberté de la Patrie. Une discipline rigoureuse empêchera toute tentative d'empoisonner les relations, de désunir les Espagnols ou de les pousser contre le destin de la Patrie.»

 

   
    Je veux ouvrir ici une brève parenthèse. En jugeant ces affirmations, il y eût alors (et il y a encore maintenant) ceux qui comprennent que José-Antonio proposa un système dictatorial, « un Etat absorbant qui annule l'individualité ». José-Antonio répondit à cela avec des paroles qui prennent aujourd'hui, à nouveau, leur pleine signification et plus encore, quand on reparle, maintenant depuis le sanhédrin du libéralisme capitaliste nord-américain, d'un nouvel ordre mondial sur la base de l'implantation universelle des lois économiques du marché. A ce « nouvel ordre » capitaliste qui essaye d'imposer au monde la puissance militaire des Etats-Unis, doit s'opposer, l'Espagne et l'Europe. L'Espagne et l'Europe peuvent opposer dans le domaine éthique et moral des idées et de la justice, un « nouvel ordre chrétien », et comme le disait José-Antonio « il faut commencer par l'homme, par l'individu, comme occidentaux, comme Espagnols, et comme chrétiens » .Commencer par l'homme et passer par ses unités organiques, et ainsi nous passerons de l'homme à la famille et de la famille à la commune et d'autre part au syndicat, pour parvenir à l'Etat, qui formera un tout harmonieux. Et il ajoutait :
   

    « Dans cette conception politico-historico-morale avec laquelle nous contemplons le monde, la solution économique est implicite ; nous démolirons l'appareil économique de la propriété capitaliste qui engloutit tous les bénéfices pour lui substituer la propriété familiale, la propriété communale et la propriété syndicale. »

 

   
    Et pour qu'il n'y ait pas d'équivoque au sujet de la finalité du mouvement, en un moment de profond pessimisme historique et de décadence matérielle et morale, José-Antonio lance cette autre affirmation importante : « Nous ne satisfaisons pas nos aspirations en configurant l'Etat d'une autre manière. Ce que nous voulons c'est rendre à l'Espagne un optimisme, une foi en elle-même, une ligne claire et énergique de vie en commun ».
   
    Idée qu'il confirme et réaffirme en de multiples occasions en insistant sur le fait que notre régime – celui qu'il proposa et celui que nous défendons et proposons face à l'Espagne sans vigueur ni guide de cette fin de siècle sera tout à fait un régime national et sera profondément social, sans démagogie, parce qu'il n'y en aura pas besoin, mais implacablement anticommuniste, de sorte que « il faut relever sur une base matérielle humaine l'existence de notre peuple; mais il faut aussi l'unir par le haut : il faut lui donner une foi collective, il faut en revenir à la suprématie du spirituel. »
   
    Comme vous pouvez le voir, nous aurions beau le vouloir, que nous ne pourrions exposer dans le cours espace de temps d'une conférence plus ou moins étendue, la riche source d'idéaux suscitée par la pensée de ]osé-Antonio.
   
    Malgré tout, l'un de ses concepts fondamentaux requiert aujourd'hui une attention spéciale.
   
    La constitution républicaine de 1931 fut le reflet des engagements pris dans le pacte de San Sébastien, en 1930, d'après Miguel Maura (cf. ses Mémoires) qui fut l'un de ses signataires et le Premier ministre du gouvernement de la deuxième République. Parmi ces engagements, attentatoires à l'unité nationale, figurait la promesse faite aux représentants catalans que, dès qu'elle serait au Pouvoir, la République concèderait à la Catalogne et au Pays Basque, leurs statuts respectifs d'autonomie. Dans les pages les plus tragiques de l'Histoire de notre siècle sont écrites les conséquences que déclenchèrent ces concessions et ce manque de sens historique national.
   


   
   

Pour une unité de destin.
   
    Au sujet du statut de la Catalogne octroyé par la deuxième République, la position de José-Antonio (et seulement la sienne), fut singulièrement énergique et définitive. Dans son discours au cinéma de Madrid, le 19 mai 1935, José-Antonio remarque « quelques unes des trahisons définitives contre la Nation que nous devons à ces premiers hommes du 14 avril ».
    D'abord, le statut de la Catalogne. Nombreux sont ceux parmi vous qui connaissez les idées de la Phalange sur ce sujet. La phalange sait fort bien que l'Espagne est diverse, et peu lui importe. C'est justement pour cela que l'Espagne a eu, depuis ses origines, vocation à être un empire. L'Espagne est diverse et plurielle, mais ses différents peuples, avec leurs coutumes, leurs caractéristiques, sont unis irrévocablement en une unité de destin dans l'universel. Peu importe que les liens administratifs se relâchent, mais à une condition : que cette terre, à laquelle on donne plus de bien être, ait la conscience de l'unité de destin si affermie dans son âme, qu'elle n'aille jamais user de ce bien être pour conspirer contre son unité de destin.
   
    Or la Constitution (avec le consentement des partis de droite qui nous gouvernent maintenant) est comprise dans le sens de la i concession de l'autonomie à ces peuples qui sont arrivés à leur maturité, à leur différenciation ; c'est à dire qu'au lieu de prendre des précautions et de se jeter dans les sondages pour voir si l'unité n'est pas en danger, on donne l'autonomie à ces régions où l'unité a commencé à se briser, pour qu'elles finissent par se briser entièrement.
    Que l'on tienne compte que quand José-Antonio dit ceci, il ne spécule pas sur un risque hypothétique. Il parle après qu'en octobre de l'année antérieure, c'est à dire, en octobre 1934, le Parti Socialiste se fut lancé dans la révolution rouge des Asturies et après que le président de la Généralité, Lhuys Companys, eut proclamé depuis le Palais saint-Georges, la République indépendante de Catalogne.

Publié dans : Théoriciens politiques - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 21 novembre 2008
- Par MSR

José-Antonio une pensée vivante (par Antonio Gibello)





(Texte d'Antoine Gibello (1) publié par le Cercle Franco-Hispanique)



Avertissement

    La publication que vous avez entre les mains s'adresse d'abord à nos adolescents qui découvriront un grand martyr de la jeunesse européenne.
    Elle concerne aussi, pour une fine compréhension, les lecteurs avertis sur l'influence nationale-syndicaliste dans l'édification de l'Espagne moderne. En effet, le « miracle espagnol » dont l'apogée se situe dans les années soixante, coïncida curieusement avec l'éviction progressive des phalangistes, la fin d'une certaine harmonie sociale, les premiers attentats séparatistes et la réapparition progressive de conflits entre les travailleurs – forces vives de la Patrie – et un « patronat » libéral qui redécouvrait les délices du capitalisme sauvage par la grâce d'une nouvelle influence, celle de l'Opus Déi.
   
    « José-Antonio, une pensée vivante », au delà de son aspect historique et biographique, est une sublime projection, dans l'Espagne et l'Europe d'aujourd'hui, des fondements doctrinaux et pragmatiques du Fondateur, tombé sous tes balles partisanes à Alicante, il y a soixante ans.
   
    Cette conférence prononcée en 1993, s'inscrit dans l'actualité et procède de la plus pure méthode nationaliste.
   
    Nous aurions pu ajouter des renvois sur les évènements actuels et les hommes auxquels Antonio Gibello fait parfois référence. Mais cela aurait-il offert au lecteur une meilleure approche de José-Antonio Primo de Rivera ?
   
    L'essentiel de cette étude se trouve en effet, dans sa richesse spirituelle, dans sa précision et sa volonté de convaincre par la simplicité des mots.
   
    Ne s'agissant pas d'un texte écrit, nous avons essayé de ne pas tomber dans le piège facile d'une réécriture ou d'une monture plus « française ». En conséquence, les « lourdeurs » que vous pourriez y déceler sont – sinon volontaires – du moins inévitables.
   
    Que cette lecture puisse vous ouvrir de nouvelles perspectives dans la connaissance et l'action... Telle et notre seule ambition.
   
   
Olivier Grimaldi



   
   
   
   
Conférence prononcée par Antonio Gibello, à la faculté de droit de l'université d'Alcala de Henares,
et organisée par l'Association universitaire : DISPAR.  Novembre 1993.
 

  
   
    Chers amis universitaires : merci beaucoup de m'avoir invité et, plus particulièrement de votre décision d'organiser cette cérémonie quand tant d'hommes qui n'ont pas assumé leurs responsabilités, prétendent plonger dans l'oubli la conscience historique de l'Espagne.
   
    Nous sommes venus réfléchir à voix haute sur un homme et une pensée politique. Je désirerais que nous le fassions dans le meilleur style universitaire. Un homme, qui tout au long de ses trente trois ans de vie, eut un comportement exemplaire au milieu d'un environnement dramatique, peut-être dans une des périodes les plus graves et les plus décisives de l'Espagne et de l'Europe du vingtième siècle. Un homme cohérent avec ses origines et son destin. Il fit sienne la consigne que lui-même avait donnée à la jeunesse qui le suivait : « La vie ne vaut la peine d'être vécue que si on la brûle au service d'une grande cause. » Un homme enfin, qui perfectionna sa vocation professionnelle avec rigueur et exigence et qui sut projeter sa puissance intelligence et la beauté poétique de son verbe ardent, au service amoureux et critique de l'Espagne et de son peuple.
   

   
    Cet homme, vous l'avez déjà deviné, fut José-Antonio Primo de Rivera y Saenz de Hérédia, né à Madrid le 24 avril 1903 et mort, fusillé, à Alicante, le 20 novembre 1936.
   
    Deux documents exceptionnels disent bien quelles furent sa volonté, sa force de caractère et sa foi jusqu'aux derniers instants de son existence : son testament politique et les dernières paroles qu'il adressa au groupe de miliciens de la FAI (Fédération Anarchiste Indépendante), commandés par leur responsable Toscano, alors qu'ils le conduisaient vers la cour de la prison où il devait être fusillé par un peloton de gardes d'assaut.
    De son testament, je vous en rappellerai seulement une pensée :
   

 

    «Plût au Ciel que mon sang soit le dernier sang espagnol versé dans des discordes civiles. Plût au Ciel que je trouve le peuple espagnol en paix ; il est si riche des qualités profondes : la Patrie, le Pain et la Justice. »

 

   
   Et du soliloque adressé au peloton de la FAI, il reste le témoignage de ces paroles émouvantes qui résument son élan vital permanent :
   

    « Mon rêve est celui de la Patrie, du Pain et de la Justice pour tous les Espagnols, et de préférence pour ceux qui ne peuvent gagner les bonnes grâces de la Patrie, parce qu'ils manquent de Pain et de Justice. »

   
    La Patrie, le Pain et la Justice constituent la trilogie des aspirations sur lesquelles José-Antonio édifie toute sa pensée politique, pour un destinataire et un protagoniste unique : l'Homme.

    L'Homme considéré comme porteur de valeurs éternelles, c'est-à-dire, investi de qualités qui sont consubstantielles à sa nature en tant que créature de Dieu et, par cela même, éternelles et intangibles, supérieures et antérieures à tout droit positif, parce qu'elles appartiennent à la sphère des droits naturels. José-Antonio synthétise ces valeurs en trois dimensions qui sont : la Dignité, la Liberté et l'Intégrité de la personne humaine.
    Il est important de considérer clairement cette valorisation de l'homme pour comprendre le pourquoi de la critique que José-Antonio fait aussi bien du système libéral capitaliste que du système socialiste. N'oublions pas que José-Antonio, en s'opposant à l'Espagne de son temps, adopte envers elle, une attitude critique, logique et fondamentale. Il essaie d'analyser intellectuellement un phénomène aussi bien politique, sociologique, économique que scientifique. C'est cet esprit critique qui va éclaircir et définir en ]osé-Antonio les maux qui tenaillent et immobilisent un peuple qui avait accueilli avec allégresse le changement de la monarchie à la république, et qui avait espéré que ce changement de la monarchie apporterait, en fin .de compte, la transformation radicale de la vie espagnole toute entière. Le groupe d'intellectuels qui, avec son manifeste, amena la chute de la monarchie et l'avènement de la seconde république, l'avait poussé à cette joie, à cet espoir. Le manifeste fut signé par Ortéga y Gasset, Perez de Ayala et Maranon. Ils invitèrent les Espagnols à se mobiliser dans l'espoir d'une tâche collective de renaissance nationale, qui marqua le destin de toute une jeunesse qui refusait de continuer à traîner la vie plate, sans envergure et sans horizon, à laquelle l'avait conduit la décadence de la monarchie.
   

   
    Pour comprendre depuis la perspective de notre époque, la pensée et l'ensemble des idées de José-Antonio, il est indispensable de les situer dans l'environnement historique, social et culturel de leur époque.
    D'autre part, ce que nous appelons « doctrine » de José-Antonio ne se limite pas à un programme constitué de définitions et de solutions concrètes, ni à un formulaire hermétique composé de desseins plus ou moins immédiats.
   


   
    Il s'agit d'un faisceau de vecteurs qui partent de l'homme, de la conception spirituelle de l'homme, face aux thèses matérialistes du capitalisme libéral et du capitalisme d'Etat socialiste.
    Et, de l'homme, on passe à son environnement le plus proche : la famille, la commune, le syndicat, pour culminer finalement à l'édification de l'Etat. Je parle de vecteurs d'idées, c'est-à-dire, des axes de direction d'une pensée vivante que l'on peut projeter dans le temps et dans l'espace et, par cela même, d'une pensée dynamique, ouverte et pénétrante dans le futur, comme des flèches lancées à l'infini.
   


   
    C'est ce qui explique l'évolution logique et le développement que subirent les idées de José-Antonio, depuis leurs précoces participations dans les virevoltes politiques de l'union monarchique, jusqu'à leurs mûres réflexions dans les journées déjà révolutionnaires, chargées de dramatisme et de vigueur, des discours prononcés au cours des années 1935 et 1936.
   
   
De l'union monarchique aux journées révolutionnaires.
   
    C'est pour cela que j'insiste sur le fait que sa pensée ne serait pas compréhensible, sans la valorisation des événements qui marquent l'histoire agitée des années pendant lesquelles il lui a été donné de vivre. Années marquées par de dramatiques événements : en 1909, la tragédie de Barranco del Loboa lorsque l'Espagne faisait la guerre en terre marocaine, et la semaine tragique de Barcelone, conséquence directe de ce revers guerrier; 1917, la grève révolutionnaire suscitée par le parti et le syndicat socialiste UGT (Union General del Trabajo) ; 1921, le désastre de Annual et l'ouverture de l'enquête Picasso qui accusait le roi Alphonse XIII d'être responsable de l'hécatombe et qui aurait conduit donc huit ans plus tôt, à la chute de la monarchie si le coup d'Etat du général Primo de Rivera, en 1923, ne s'était pas produit dans l'intervalle.
    Ce fut précisément la dictature et le traitement ingrat qu'il subit de la part du Roi, qui furent directement à l'origine, de l'amour filial blessé et de l'entrée définitive dans le tourbillon de l'action politique de José-Antonio. Quand José-Antonio fait irruption avec son discours fondateur de la Phalange espagnole, l'Espagne se trouve alors en campagne électorale. La deuxième république avait déjà subi de graves crises : d'une part, le feu mis aux églises (en mai 1931) et la désaffection consécutives de ces intellectuels qui, après avoir participé à son avènement, s'avisent de la trajectoire trompeuse de la république en disant : « ce n'est pas cela, ce n'est pas cela... » et d'autre part, le soulèvement militaire dû à la politique de démantèlement de l'armée imposée par Manuel Azana. La tragédie de Casas Viejas, véritable insurrection prolétaire contre la république bourgeoise, pompeusement auto-proclamée, république des « travailleurs de toutes les classes » survient également et de manière non moins significative.
    Cette rébellion prolétaire, soutenue par un groupe d'anarchistes, fut étouffée par la brutale et expéditive méthode des « tirs au ventre » ordonnée par « l'exquis » Manuel Azana lui-même. Cet Azana fut l'un des responsables les plus importants de la guerre civile.
   
    José-Antonio affirme, en analysant la réalité qui l'entoure, (1933 est en Europe l'année où Hitler accède démocratiquement au pouvoir, et où le dixième anniversaire de la Marche sur Rome voit le triomphe du fascisme italien de Mussolini) :
   

    « Quand nous, hommes de notre génération, nous ouvrons les yeux, nous nous trouvons face à un monde moralement en ruines, un monde scindé par toutes sortes de différences ; et en ce qui nous concerne de près, nous nous trouvons dans une Espagne moralement en ruines, une Espagne divisée par toutes les haines et par tous les antagonismes ».

 

   
   
Le système libéral est responsable de la division de l'Espagne.
   
    Quelles sont dans la pensée de José-Antonio les causes de cette division ?
    En premier lieu, la doctrine libérale. La critique que José-Antonio fait du système libéral et de ses conséquences, garde aujourd'hui toute sa fraîcheur. Par le principe du « laissez faire », du « laissez passer », l'Etat libéral se constitue « en simple spectateur des luttes électorales ». Dans le monde politique tout cède devant la pratique du suffrage « cette farce des bulletins dans une urne en cristal ». Et dans le domaine économique, il abandonne le devoir de diriger qui lui échoit et laisse les lois du marché déterminer la marche de l'économie.
   


   
    Peu importe à l'Etat libéral fondé sur le système des partis politiques, (et nous sommes en train de constater le fait à nouveau en Espagne), que la lutte électorale débouche irrémédiablement sur une lutte acharnée pour le pouvoir, en utilisant toutes les querelles bruyantes, tous les mensonges, tous les pactes, tous les dessous de table et toutes les tractations, en marge de la volonté des électeurs et que, comme José-Antonio le déclara, le change en « système le plus ruineux de gaspillage d'énergies ». Peu importe à l'Etat libéral que les partis « soient pleins d'ordures ». Comme rien ne l'affecte, mais au contraire paraît le réconforter, à savoir que le système capitaliste, version économique du libéralisme, consente à ce que les lois du marché soient conditionnées et perverties, en les contrôlant, en les manipulant, en les prostituant moyennant la concentration financière et industrielle et l'oligopole des canaux commerciaux de distribution. Ils ruinent le petit et le moyen chef d'entreprise, le travailleur autonome, le commerçant indépendant et, même les grandes entreprises de création nationale que l'on voit soumises à la persécution et à la démolition par l'internationale de l'argent complice de ses cipayes intérieurs, souvent installés aux commandes.
   


   
    Nous ne parlons pas seulement du passé. Cette réalité n'est pas uniquement celle d'hier, comme nous le verrons à présent.
    En faisant cette critique du système libéral et capitaliste, José-Antonio ne se contente pas de le dénoncer dans son discours fondateur (considéré par lui-même comme un prélude), mais il insiste lors de toutes ses interventions et écrits postérieurs, avec une précision et une rigueur intellectuelle croissante.
    Dans ses discours à Valladolid (en José-Antonio mars 1934 et en mars 1935), dans la conférence du Cercle de l'Union Commerciale devant un auditoire de personnalités de la vie économique, dans les deux meetings populaires du cinéma de Madrid en mai et novembre 1935, et finalement dans celle qui devait être sa dernière grande comparution publique dans la capitale de l'Espagne : le discours du cinéma Europa, prononcé le 2 février 1936 en liaison radiophonique avec le cinéma Padilla, où il définit la position de la phalange avant les élections qui devaient voir le triomphe du Front Populaire.
    Une fois connue, l'impeccable rigueur de l'analyse de José-Antonio et spécialement les événements, et les diagnostics des intellectuels les plus rigoureux de notre époque (et qui osent encore l'être), on est stupéfait par l'acharnement qui, à nouveau, se manifeste dans la défense et l'exaltation du libéralisme partisan et de l'économie de marché (instrument du capitalisme international) comme unique débouché pour l'Europe et le monde après l'apparent écroulement du socialisme soviétique ; sans vouloir remarquer par myopie ou intérêt abâtardie, étranger à l'intérêt des peuples européens et aux principes mêmes de notre culture et de notre civilisation, l'immense échec vécu aujourd'hui avec acuité par le système démocratique partisan et, plus encore la crise profonde dans laquelle se débat dans le monde entier, l'économie capitaliste dont la perversité essentielle réside dans son injustice distributive.
   
    Comme preuve de cette erreur de perception, je fais part curieusement d'un fait récent qui nous concerne, spécialement nous,  Espagnols. Le 7 octobre dernier, dans son discours devant l'Assemblée française ( significatif sans aucun doute non parce qu'on a mis en avant qu'il était le premier que prononçait un chef d'Etat espagnol, mais, selon mon jugement, il est significatif parce qu'il exprime la subordination dont souffre l'Espagne, à l'égard de la politique française), le roi Juan Carlos fit ressortir « le rôle décisif des institutions démocratiques dans l'idée européenne » et évoqua « l'originalité de la période actuelle de notre histoire » par deux remarques : « le renforcement indiscutable et désormais indiscuté au moins de manière globale et radicale, du système démocratique et en second lieu, par l'existence de la Communauté Européenne ».
   



[seconde partie ; troisième partie]






(1)
Antonio Gibello est né à Madrid en 1932 et fera toute sa carrière dans la capitale.
    Bachelier à l'age de seize ans, « il entre en politique » l'année suivante en participant à la campagne organisée par le « Frente de la Juventud » contre l'analphabétisme.
    Quelques mois plus tard, il est nommé chef de Centurie des « Falanges Juveniles de Franco ». Parallèlement à ses activités syndicales, il suivra des études de journalisme et sera promu en 1968 dans la promotion «Europe».
    Ayant suivi les cours universitaires de ce qui équivaut en France à « Sciences-Po », il entre au quotidien « Arriba » comme chroniqueur politique. Il y restera jusqu'en 1968, tournant de sa vie militante et personnelle.
    Rédacteur en Chef de l'agence de presse Pyresa, il entre à la rédaction du quotidien de la Confédération nationale des Combattants : « El Alcazan ».
    Trois ans plus tard, il dirigera ce journal jusqu'en 1977.
    Elu par ses pères à deux reprises, « meilleur journaliste », Antonio Gibello a écrit plusieurs ouvrages dont « José-Antonio, cet inconnu ». Trois éditions consacrèrent ce travail. L'édition de 1985 est aujourd'hui considérée comme la meilleure biographie au monde, sur le fondateur de la Phalange.
    A 63 ans, Antonio Gibello dirige plusieurs revues professionnelles dont celle de la Guardia Civil.
   
    Il n'a pas pour autant quitté sa chemise bleue. En 1994, avec notre camarade Alberto Torresano, il a crée un mensuel national syndicaliste, à vocation européenne. MENS recueille aujourd'hui les plus prestigieuses signatures phalangistes. Français et Italiens y collaborent.

Publié dans : Théoriciens politiques - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 16 novembre 2008
- Par MSR
Ce chant célèbre l'organisation des Camelots du Roi, qui regroupait les plus militants de l'Action française. Les Camelots du Roi furent fondés il y a exactement 100 ans aujourd'hui, le 16 novembre 1908. Ces jeunes  monarchistes disputaient la rue, souvent victorieusement, à leurs ennemis politiques. D'une façon musclée, ils se firent aussi les propagateurs de la doctrine de Charles Maurras.


Le doctrinaire du nationalisme intégral, également chantre de sa petite patrie provençale, décédait lui le 16 novembre 1952, il y a 56 ans. Les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale le condamnèrent à une lourde condamnation de prison - la "revanche de Dreyfus", dont les coreligionnaires laissaient alors éclater leur haine millénaire, condamnaient, assassinaient... et imposaient leurs mensonges  de l'histoire.
En commençant par envoyer dans les géôles de la République pour intelligence avec l'ennemi - l'Allemagne - l'homme qui avait plus que tout autre, pendant 20 ans, mis en garde la gueuse contre l'Allemagne...
Après plus de cinq années de prison, dans un état de santé très déterioré par les mauvaises conditions de détention imposée par la République, il est libéré et mourra quelques mois plus tard.

Ce chant semble dater de l'entre-deux-guerres ; selon certaines sources, les paroles variaient selon les circonstances. On y trouve ici des références, outre à Charles Maurras, à Léon Daudet et Maurice Pujo, les trois grands hommes de l'Action française, ainsi  qu'à la figure historique du Duc de Guise. A la fin du chant, on note la reprise du célèbre air révolutionnaire "Ah ça ira" et la promesse de la punition des vrais coupables.

(Et pour la Royale, qui a déjà été publié, c'est ici !)




Vivent les camelots du Roy ma mère,
Vivent les camelots du Roy :
Ce sont des gens qui se foutent des lois
Vivent les camelots du Roy

Et l'on s’en fout, à bas la République !
Et l'on s’en fout, de la gueuse et de ses voyous !


Vive la royauté ma mère,
Vive la royauté :
Il nous la faut pour cet été
Vive la royauté !

Et vive le Roy, à bas la République !
Et vive le Roy, la France y va tout droit


Vive Charles Maurras ma mère,
Vive Charles Maurras :
C’est notre maître et c’est un as
Vive Charles Maurras !
Il disait vrai, il prévoyait la guerre
Il disait vrai, la gueuse nous désarmait.


Vive Léon Daudet ma mère,
Vive Léon Daudet :
Il pend les tueurs au collet
Vive Léon Daudet !
Les égorgeurs de la police politique
Tremblent de peur à sa juste fureur.

 
Vive Maurice Pujo ma mère,
Vive Maurice Pujo :
Il est la terreur des sergots
Vive Maurice Pujo

Et vive le Roy, à bas la République !
Et vive le Roy, la gueuse on la pendra…
À la lante-e-rne.

 
Et si on ne la pend pas on lui cassera la gueule
Et si on ne la pend pas, la gueule on lui cassera.

Ah ça ira ça ira ça ira tous les députés à la lanterne
Ah ça ira ça ira ça ira, tous les députés on les pendra.

 
Vive la duc de Guise ma mère,
Vive le duc de Guise :
Servir la France est sa devise
Vive le duc de Guise !
Et vive le Roy, à bas la République !
Et vive le Roy qui défendra nos droits !





Ecouter le chant ci-dessous :



ou ici :







Publié dans : Chants de France - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 15 novembre 2008
- Par MSR

Extraits des discours du Maréchal Pétain sur les trusts

« Le travail des Français est la ressource suprême de la Patrie. Il doit être sacré ! Le capitalisme  international et le socialisme international qui l'ont exploité et dégradé font également partie de l'avant-guerre...

... Pour notre société dévoyée, l'argent, trop souvent serviteur et instrument du mensonge, était un moyen de domination... »


(Appel du 11 juillet 1940)


« Deux principes essentiels nous guideront : l'économie doit être organisée et contrôlée. La coordination par l'Etat des activités privées doit briser la puissance des trusts et leur pouvoir de corruption... »


(Message du 11 octobre 1940)



« Quant à la puissance des trusts, elle a cherché à s'affirmer, de nouveau, en utilisant pour ses fins particulières, l'institution des comités d'organisation économique... Les grandes sociétés s'y sont arrogé une autorité excessive et un contrôle souvent inadmissible. A la lumière de l'expérience, je corrigerai l'œuvre entreprise et je reprendrai contre un capitalisme égoïste et aveugle la lutte que les Souverains de France ont engagée et gagnée contre la féodalité. J'entends que notre pays soit débarrassé de la tutelle la plus méprisable : celle de l'argent.

La révolution nationale n'est pas encore entrée dans les faits parce qu'entre le peuple et moi s'est dressé le double écran des partisans de l'ancien régime et des serviteurs des trusts ».


(Allocution du 12 août 1941)




INTRODUCTION

Trusts et Révolution Nationale

    Après bien d'autres témoignages portés contre les trusts, les discours du Maréchal Pétain sont des documents capitaux, sanctionnés par l'autorité de leur auteur. Dans la nation française, et particulièrement dans ce qu'on appelle les masses populaires, règne un sentiment très profond auprès duquel ils auront trouvé écho. Dans ce domaine, une transformation affirmée dans les textes et attendue dans les cœurs constitue un élément essentiel de la Révolution Nationale.
    S'il est vrai que toute révolution débute par une prise de conscience, il faut donc se demander ce qu'il faut entendre par « les trusts ». C'est ensuite seulement que l'on peut porter un jugement, envisager des réformes et des moyens de lutte. C'est ce que nous voudrions faire très brièvement dans cette brochure, en donnant essentiellement quelques éléments d'information qui permettront, cas échéant, d'apprécier et de soutenir des mesures révolutionnaires.


Les trusts et le règne de l'argent

    Quand on parle de lutte contre les trusts, le vocable de « trusts »  ne désigne plus en aucune façon l'institution de droit anglo-saxon qu'il a qualifié à l'origine. Il éveille un complexe de faits qui constituent l'ensemble du régime économique de notre époque. D'abord le règne de l'argent. La richesse à l'époque moderne possède un caractère particulier : elle peut se traduire à n'importe quel moment en papier qui passe sans effort et sans laisser de traces d'une main à une autre ; le téléphone et le télégraphe lui font franchir l'espace. Elle disparaît soudain en s'éparpillant dans une infinité de portefeuilles, elle se concentre brusquement dans les comptes d'une banque. Toujours mobilisée, ici elle se concentre pour frapper, là elle s'évapore pour fuir la responsabilité ou les coups. Par rapport aux hommes, elle a conservé toute sa vertu tentatrice qui s'est parée de l'attrait nouveau de la discrétion et de la facilité : tout s'achète, tout se vend, c'est le refrain facile du pessimisme. Tous profitent de ces avantages certains, mais tous ont l'intuition plus ou moins confuse qu'ils entraînent de grandes injustices. C'est le triomphe d'un régime de valeurs fictives, de valeurs de représentation qui détachent la richesse des vrais biens que l'homme peut tenir dans ses mains ou sentir sous ses pieds, qui sont des choses qui ont une histoire, une odeur, une dureté ou une douceur valables pour les yeux ou pour la peau. La richesse n'a jamais suffi à épanouir l'homme, même celle des labours profonds ou des forges retentissantes. Mais la richesse moderne plus que toute autre est déshumanisée. Elle engendre la misère des facultés les plus précieuses de l'homme et la misère tout court ; car des hommes meurent tous les jours de ce règne de l'argent, pas tous... Y échappent les habiles qui se débrouillent dans cet univers abstrait et compliqué, les forts qui s'accroissent de toutes leurs rapines, les trusts en un mot.


Les trusts et le règne de la grande entreprise

    Car le régime des trusts est constitué également dons la mentalité commune par l'existence des grandes entreprises, fruit de ce que l'on appelle en langage d'école, la concentration économique (1). Ces grandes entreprises se sont constituées petit à petit aux dépens des plus faibles dont elles ont racheté les moyens de production et absorbé la clientèle. Le chef de petite ou de moyenne entreprise éprouve quotidiennement combien le jeu de la libre concurrence, fondé en théorie sur des notions de liberté et d'égalité, tourne en loi de la jungle. Le consommateur, sans pouvoir analyser lui-même la part de bienfaits ou de méfaits qu'il recueille dans cet état de choses, accuse finalement les trusts de ses malheurs, en vertu du réflexe aussi éternel que l'humanité qui dresse les « petits » contre les « gros ».


L'efficacité de la lutte contre les trusts

    Si l'on trace, face à ces constatations rudimentaires, l'histoire de la lutte des pouvoirs publics contre les trusts, on est frappé de la pauvreté des moyens de combat (manifestations verbales mises à part) et des résultats. Il semble même que chez la plupart des gouvernants, « la lutte contre les trusts » ne corresponde à aucune idée arrêtée, à aucun dessein politique, pas même à un réel jugement de valeur.
    Il serait significatif à ce point de vue de comparer la campagne électorale du Front Populaire de 1936, les discours et les programmes des chefs de parti, avec la pauvreté des réalisations. Pour des motifs militaires touchant aux exigences de la Défense Nationale on a nationalisé quelques très rares entreprises pour le compte du ministère de la Guerre. Pour le ministère de l'Air la prétendue opération de nationalisation a conduit au renforcement des anciens industriels propriétaires. Ces quelques rarissimes opérations n'ont donné aux trusts que l'occasion de montrer que – comme nous l'avons vu depuis – ils prendraient en temps et lieu leur revanche. Pour le surplus, la soudaineté des réformes sociales imposées en 1936 a amené l'effondrement de bien des entreprises moyennes et petites dépourvues des crédits suffisants pour étaler en durée leurs charges nouvelles. En définitive, les trusts ont été les grands bénéficiaires de 1936.
    Des constatations aussi désenchantées conduiraient à se demander si les trusts sont tellement forts qu'il est chimérique de vouloir lutter contre eux, ou bien s'ils sont tellement nécessaires et tellement bienfaisants qu'il faut les accepter tels quels, ou bien encore s'ils ne constituent pas à proprement parler un mythe. Nous pensons qu'ils ne constituent pas un mythe, qu'une certaine lutte contre eux est nécessaire et que, quelle que soit leur force, elle est possible. Mais pour pouvoir justifier ces affirmations, il est nécessaire d'examiner d'un peu plus près lia nature des trusts et de remplacer par des idées claires et précises les vagues notions que recouvre en général le vocable de « trusts ».


Méthode d'exposition : Les trusts comme le problème de structure

    Ces deux intuitions du sens commun sur la notion de trust sont exactes. Ce sont bien de grands organismes (grandes entreprises) qui ont pu se créer grâce à la seule force matérielle (règne de l'argent) qui tranche les différends dans le régime de libre concurrence. Il y aurait bien des manières d'aborder l'étude de leur nature et de leur rôle. Comme les trusts caractérisent essentiellement une « structure » – de l'organisation économique, pour préciser les questions que l'on peut se poser à leur sujet, il est indispensable de commencer par définir ce qu'est une « entreprise ». On verra alors sans peine que les trusts se caractérisent dans le cadre des entreprises à la fois par leur grandeur et la manière dont ils sont gérés.


Notion d'entreprise

    D'un point de vue économique, une entreprise se caractérise du double point de vue de l'unité de direction et de l'unité de bénéfice. Toute entreprise comporte d'abord une direction unique à laquelle tous ses éléments sont subordonnés. Cette unité de direction apparaît facilement dans l'entreprise artisanale qui ne groupe souvent qu'un ou deux ouvriers et un apprenti sous la direction du maître artisan. Elle est également très sensible quoique moins immédiate dans une gronde affaire industrielle où en remontant par tous les échelons d'une hiérarchie parfois étendue on trouve une centralisation dans un homme ou dans un organisme unique : directeur général ou conseil d'administration. Cette unité de direction n'a qu'un seul but, en régime capitaliste tout au moins, le bénéfice. L'entreprise ne peut fonctionner indéfiniment sans faire de bénéfices ; il faut traduire dans un rapprochement, dans une confrontation de tous les services le résultat global, dont la direction est finalement responsable. Ainsi donc unité de direction, unité de bénéfice sont les deux aspects, l'un sur le plan des moyens, l'autre sur le plan des résultats, de cette unité organique qui constitue une entreprise et l'oppose aux autres dans la lutte économique.
    On peut vérifier l'intérêt de cette définition à propos d'une entreprise de construction automobile, si celle-ci possède des ateliers très différents, des usines très dispersées, consacrées à la carrosserie, aux moteurs, aux châssis, aux pneumatiques, aux accessoires, aux engins militaires, elle constitue néanmoins une entreprise unique si toutes ces activités aboutissent finalement à un résultat unique, un seul bénéfice poursuivi sous l'impulsion générale d'une direction unique. L'intérêt de cette définition est d'ailleurs précisément de faire toucher du doigt l'unité réelle d'un groupe d'installations que l'isolement géographique, la diversité des fonctions, ou l'apparence juridique (nous insisterons longuement sur ce point) pourraient faire considérer comme doués d'une autonomie propre.


Les formes d'entreprises

    Cette définition de l'entreprise est une définition économique s'appuyant sur la réalité essentielle de l'effort économique. Elle permet déjà d'analyser la structure d'un milieu donné en dénombrant les entreprises, en caractérisant leur complexité ou leur grandeur. Elle n'est pourtant pas suffisante pour définir une structure économique parce qu'elle laisse dans l'ombre la « forme » de l'entreprise. Qui exerce l'unité de direction ? A quelles personnes sont destinés ces bénéfices qui justifient l'entreprise ? On pose ainsi le problème des rapports entre les divers facteurs -travail, direction et capital – qui concourent à l'activité de l'entreprise. On soulève alors une question non plus seulement économique, mais également juridique : les entreprises peuvent se couler dans le moule de différentes formes juridiques. Pratiquement cette question de formes est déterminante pour classer une structure dans le cadre général du capitalisme; parce que c'est elle qui détermine si ce sont les mêmes personnes qui fournissent à la fois capital, direction et travail (entreprise artisanale) ou bien si ces trois éléments appartiennent à des personnes séparées (société anonyme), ou bien si capital et direction sont réunis (société en nom collectif), etc... Chacun de ces éléments mérite d'ailleurs une étude séparée. On peut se demander à qui par exemple appartient le capital, à l'Etat (entreprises publiques), aux consommateurs (formule coopérative), etc... Comme on le voit, l'étude des formes d'entreprises soulève des questions capitales, dont seule la solution permettra de donner de la description et de la valeur d'une structure une image exacte.
    Ces considérations dictent notre plan dans l'étude des trusts comme problème de structure. Il faut d'abord s'appuyer sur la notion d'entreprise et rechercher comment on peut caractériser les trusts à cet égard. On peut rechercher ensuite quelles formes d'entreprises correspondent aux trusts.
    Par rapport à la définition de l'entreprise, les trusts sont tout simplement de grandes entreprises. On peut donc les définir ainsi : ce sont des organisations complexes qui ont pour objet de faire porter sur des ensembles de plus en plus vastes une unité de direction sanctionnée par une unité de bénéfice. La question capitale qui se pose à leur sujet est la suivante : sont-ils le résultat d'une évolution nécessaire et inévitable, et en cas de réponse négative faut-il contrecarrer leur développement ? Pourquoi et comment ? Nous essaierons de donner une réponse à ces questions dans une première partie « La grande entreprise ».
    Par rapport aux formes d'entreprises, les trusts se caractérisent essentiellement par une direction qui échappe de plus en plus au contrôle du capital et du travail, par des répartitions singulières du bénéfice, par une clandestinité générale de leurs opérations essentielles. Ils emploient essentiellement la forme de la société anonyme et de l'entente industrielle, grâce auxquelles ils échafaudent de vastes structures qui présentent souvent un caractère international. La description de leurs formes fera l'objet de notre seconde partie.
    Comme suite naturelle aux deux parties précédentes, une conclusion-critique présentera le jugement que l'on peut porter sur les trusts en fonction d'une économie que l'on voudrait pénétrée de  justice sociale et du respect de la personne humaine.
    Le schéma de ce fascicule se présente donc de la manière suivante :
    lre partie. Les trusts comme grandes entreprises : leur nécessité et leur valeur.
    2e partie. L'organisation des trusts : sociétés anonymes et ententes industrielles.



Conclusion critique.

Remarque générale sur le caractère essentiel des problèmes soulevés

Avant de clore cette introduction, une remarque corrigera ce que la présentation du problème ainsi conçu a d'un peu sec, d'un peu scolaire. Le problème a été présenté sous l'angle d'une question de structure économique, parce que c'est le plus juste, le plus clair, le plus apte à faire apparaître les perspectives d'une réforme. Mais il faut bien comprendre que ce sont tous les problèmes économiques de notre époque que l'on met en cause. D'abord la question de savoir si l'économie d'une nation est ou doit être dirigée et vers quelles fins ; ensuite et par voie même de conséquence la matière des prix, de l'épargne, du crédit, des rapports entre l'économie nationale et l'économie internationale, etc... Il n'y a pas une des difficultés de la science moderne qui n'ait à être prise en considération en matière de trusts. Nous aurions donc pu écrire, pour éclairer les grands thèmes du débat, un véritable traité d'économie politique en tête de ces développements. Nous avons préféré les faire apparaître au fur et à mesure du progrès de notre exposition pour ne pas surcharger au départ l'esprit de notre lecteur et lui laisser refaire intellectuellement l'expérience de tous les réformateurs. Le problème des trusts ne saurait être justiciable de quelques slogans ou de faciles promesses. C'est à la base même de notre société moderne que l'on s'attaque en en désirant la réforme. Seuls une ténacité indomptable, une prudence poussée jusqu'à la ruse et un idéal sans discussion ni faiblesse, éviteront d'écraser l'homme sous les énormes rouages et le poids de matière que son génie inventif est venu animer des lois de la pesanteur en attendant celles de l'Amour.


Introduction du livre Les Trusts du professeur Paul Reuter, publiée par les Presses universitaires de France pour l'Ecole nationale des cadres d'Uriage.



(1) Dans la terminologie technique, on distingue les termes « trusts », « cartels », « ententes économiques ». Mais les auteurs discutent sur les définitions.


Publié dans : Doctrines politiques - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 11 novembre 2008
- Par MSR
En ces temps de commémorations de Onze Novembre, et de récupération politicienne, quand les politiciens qui avaient envoyé à la mort 1,5 millions de nos compatriotes poursuivent de leurs haines des héros, mais voudraient faire de traîtres des égaux, il n'est pas inutile de rappeler que les Poilus, et souvent ceux qui défendirent la France avec le plus d'ardeur, n'ont pas hésité dans l'immédiate après guerre (les listes des Poilus connurent un bref succès en 1919 avant de disparaître, dépassés par les politiciens), puis dans les années Trente à se lancer en politique en espérant sauver la France. La suite de la Grande Guerre est connue : ces politiciens lancèrent la France dans la guerre d'Espagne, dénièrent à l'Italie le 10e de ce qu'ils s'accordaient, et finalement déclarèrent à l'Allemagne une guerre qu'ils n'avaient ni su, ni voulu, ni pu préparer.
Face à eux, des Combattants nombreux avaient tenté de se dresser. Au premier rang, la droite nationaliste, dont ce chant témoigne de l'engagement...
Les paroles sont à prendre avec précautions. Nous avons compléter notre transcription grâce au site Les chants de France.
Une erreur semble subsister au 3e paragraphe (à "On dit que"... ("Bandit ..." ?)).





Cinq ans de souffrance et de deuil

Sont des malheurs que le temps efface
Puisque voici qu’un  ouragan menace
De venir souiller les cercueils
Mais alors, ainsi qu’un ferment
Fait lever le pain sous la braise,
Tous sont là, martyr et ces Françaises
Vont crier debout dans le vent :

{Lève-toi Briscard, lève-toi
Nous devons monter la garde
N’oublies pas que tu te dois
D’être prêt quand sonnera
La briscardre (bis)


Là-bas sous les murs de Verdun
Lorsque la mort passait en rafale
Si nous avons résisté sous les balles
C’est que nous tous leur faisions peur
Aujourd’hui, partout c’est l’oubli,
C’est l’appel au meurtre à la haine ;
Mais du tombeau, sous l'Arc, brisant les chaînes,
Le Poilu sacré pousse un cri :

Refrain

Tremblez politiciens véreux
Voleurs en droit, policiers infâmes.
On dit que tous les sectateurs sans âmes
Du troupeau bergers sans aveu,
Vous avez souillé nos autels,
Mais la France vers nous se penche :
Et de tout ceux qui gardent leurs mains blanches
Nous voulons sonner le rappel !

Refrain








Publié dans : Chants de France - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 30 octobre 2008
- Par MSR
*
**


        Que penseront nos fils, lorsque au soir de leurs jours amers, ils auront à nous juger ? Liront-ils les pièces du procès ? Ouvriront-ils nos livres, feuilletteront-ils nos journaux ?... Nos journaux, témoins de notre sottise et de notre lâcheté. La France redevenue française sera dure à la France des frontières ouvertes, des politiciens errants, des ministres apatrides et des bellicistes de ghettos.
        On imagine l'étudiant de 1960, sa jeunesse au cœur dur, sa curiosité méprisante à l'égard d'un temps où les fils de notre terre obéissaient à des bohémiens. Cher garçon ! Je le vois attablé dans quelque bibliothèque, ouvrant nos collections jaunies, lisant ce qu'on osait imprimer chez nous, aux jours où déjà la guerre fumait à l'horizon.
        Ce qui lui saute au visage, c'est la photo d'un chef de gouvernement, qui vocifère une Internationale dont il bat la mesure à poing fermé. Le titre : M. Léon Blum, président du Conseil, au meeting du Vélodrome d'Hiver... Cette ignoble image, tous les « grands journaux » l'ont publiée, à la place d'honneur. Ils en ont publié de pires : celle, entre autres, de Jean Zay, pyjama béant, après une aventure alpine qui fit rougir le mont Blanc. Il méritait bien la première page, et les clairons enroués de la réclame pouvaient bien sonner Aux Champs devant son drapeau ! Cela finit comme cela devait finir : le juif sacrilège est dégradé. Mais qui jugera ses thuriféraires et ses clients ?
        Est-il rien au-dessous de Jean Zay? Oui : Mandel. Il faisait peur, celui-là. Son personnage à la Rodin se glissait à pas muets dans une orbe de silence et d'effroi. Les plus frivoles éprouvaient confusément le mystère de cet être à faux visage et à faux nom, en qui, nous le savons maintenant, s'incarnait la coalition judéo-anglo-maçonnique. On riait de Mandel. On riait de cet homme noir collant aux serrures l'œil de l'Intelligence Service. On avait tort. Il faut prendre ces choses au sérieux. Sous ses airs de Machiavel électoral, ce Rothschild de la branche pauvre était la synthèse de l'antichristianisme. Il portait en lui, dans son âme et dans ses paperasses, l'obéissance aux secrets de la Grande Loge, la vieille haine antipapiste de la renégate Angleterre et les imprécations sans fin de l'Eternel-Errant. Jéroboam est en prison. Comme Blum ; comme Zay. Comme d'autres, moins illustres, mais non moins circoncis.
        Descendons l'échelle de Jacob. Un degré plus bas, c'est le cousin Jules. Qui se souvient de l'élection complémentaire de Sète ? Une pure cité latine escortant ce Moch en écharpe tricolore ? Et le cousin Jules, à peine député, fait ministre par le cousin Léon, et le cousin Jules à peine ministre appelant à son cabinet tous les fils à Lévy ?... En prison le cousin, avec toute la tribu, ses chameaux et ses tentes.
        Encore un barreau et l'on arrive aux juifs d'affaires, marchands d'avions aptères ou de crocodiles empaillés Ceux-là, du moins, gémissent ailleurs que dans les donjons auvergnats. Entre la paillasse et le baquet du droit commun, voici le lascif et photogénique Natan, voici le Cerf agile, capturé dans la forêt de Bondy, et voici le faux baptiste Joannidès, extrait des flots du Jourdain ; voici le chœur plaintif des banquiers marrons, voici la grande chevalerie industrielle des sous-Oustric et des sous-Hanau. Voyez-les, se grattant sur la paille humide ou gesticulant dans le préau des lamentations, sous la bénédiction tutélaire du rabbin de Brooklyn. Au-dessous encore, les pires coquins, détrousseurs de l'épargne et marchands de secrets militaires. Ainsi, de barreau en barreau, l'on atteint de plus en plus bas, jusqu'à la case d'Ullmo, jusqu'à la morgue de Stavisky.
        Tout ce qui, depuis cinquante ans, nous pille, nous affame, nous démoralise, nous désarme, nous déshonore, nous espionne et nous trahit, porte des noms étrangers. Nos prisons et nos bagnes sont remplis de déserteurs, de filous et d'hommes d'Etat baptisés : au sécateur. C'est un fait. La subtilité d'Israël, son astuce et son ardeur persuasive, ne peuvent rien contre la triste éloquence du panier à salade et des verrous.
        S'il est des juifs qui me lisent, ils riront dans leur barbe frisée :
        - Voilà bien nos « goïm », diront-ils, toujours les mêmes, insolents comme l'ânesse de Balaam et plus bornés que l'ivrogne Naboth sous la trique d'Achab. Braillez, chrétiens, épuisez vos flancs en vaines clameurs, mais prouver ce qu'on avance est une autre affaire. Il y a de mauvais juifs, c'est entendu. Mais les prisons ne sont pas fermées aux chrétiens. Blum était révolutionnaire, mais tous les révolutionnaires ne s'appellent pas Blum. Un seul de vos griefs, écoutez-nous bien, un seul compte pour Israël : celui d'avoir voulu la guerre et d'être ainsi les vrais coupables de vos malheurs. Eh bien, c'est faux. Vous avez menti. Nous n'avons pas voulu la guerre, et vous ne faites, en disant cela, que répéter une infâme calomnie. Mais cette fois, on vous tient ! Béni soit l'Eternel ! Vous allez vous expliquer. Devant tous, vous allez montrer vos textes, vos dates, vos preuves. On vous écoute, et tâchez d'être clair !
        Vraiment, compères ? Vous le voulez ? Soit fait selon votre désir.

*
**

En novembre 1938, deux mois après Munich, il y eut entre la France et l'Allemagne une tentative de rapprochement. Ce qu'on pouvait en attendre, il est trop tôt ou trop tard pour le dire. En fait, le ministre allemand des Affaires étrangères vint en France, où il fut reçu avec honneur. Nombre de gens, chez nous, mettaient leur espérance en cette démarche. Et il ne venait, certes, à la pensée d'aucun de se montrer discourtois envers l'hôte de notre pays. Est-il besoin de dire que l'on eût en  vain cherché, même au sein de la plus folle époque, un Français de France assez fou pour crier: Vive la guerre !
        Or, en ce temps-là, vivaient sur notre sol un grand nombre d'Hébreux. Venus des quatre coins du monde, ils formaient une ligue et cette ligue avait un organe. La ligue s'appelait L.I.C.A. [a], et l'organe s'intitulait Le Droit de Vivre. Un même personnage les dirigeait. C'était un nommé Lekah, dit Lecache, aussi carpathien qu'on peut l'être, et plus crépu que Sem en personne. Lecache était un juif de combat. Dernier serviteur du Dieu de Colère et suprême espoir des Macchabées, Lecache aimait le carnage. A vrai dire, il avait la jambe molle et la poitrine assez creuse. Mais du fond de cette poitrine s'exhalaient d'effrayants psaumes, où l'on reconnaissait, au dire des connaisseurs, les vociférations d'Ezéchiel mêlées aux sanglots de Jérémie.
        Nos Hébreux appréciaient beaucoup le nouveau prophète. Acclamé dans les ghettos du Temple, il dînait chez les grands, juifs de l'Etoile. Et tous, du fripier au baron de la finance, encourageaient de leurs offrandes l'envoyé d'Israël. Lecache en donnait pour l'argent. Nuit et jour, il prêchait la guerre sainte.
        A l'idée que les paysans de France refusaient de mettre sac au dos pour les juifs d'Allemagne, une transe biblique agitait le prophète Lecache. Au retour de Munich, il ne se connut plus. Il déchira sa robe et remplit les airs d'un long cri. A cet appel, les douze tribus se précipitèrent, et ce fut, un soir de novembre, le meeting de la Mutualité.
        Cela ne vous dit rien ?
        Ce soir-là, dix mille juifs, surgis d'on ne sait quelles ombres, accoururent, poings levés, bouches furieuses, et, deux heures durant, aboyèrent au massacre.
        Il y avait là ces gens, toujours les mêmes, que depuis des années et des années, l'on trouvait sur les estrades rouges : les Hadamard, les Brunschwig, les Bach, les Zerapha, les Bidault, les Paraf, les Lazurick, les Landowsky, les Emile Kahn et les Langevin, tous sectaires de loges, énergumènes de plateaux, sans cesse réunis de congrès en congrès, de meeting en meeting, de rassemblement en rassemblement, chaque fois qu'il était question de donner tort à la France.
        Ainsi entouré, Lecache parut à la tribune. A sa droite et à sa gauche, deux anciens ministres :
Pierre Cot, Marx Dormoy. Et Lecache se mit à parler :
        « Nous n'acceptons pas, s'écria-t-il, usant de notre droit de citoyen français (sic) que sous le couvert de je ne sais quelle politique, on tente je ne sais quel rapprochement. Ce n'est pas avec Hitler qu'il faut faire un rapprochement, mais contre Hitler qu'il faut le faire !... »
« Ovation sans fin », dit le journal de Lecache, où je recopie, mot pour mot, cet appel aux tueries.
        Cela se passait au cœur de Paris, de ce Paris trop heureux, chancelant de bonheur, qui vivait son dernier automne et respirait comme un mortel parfum le souffle léger des adieux. La ville allait à ses plaisirs, à ses théâtres. Les voitures glissaient en silence autour de cette salle ardente, où la haine de dix mille étrangers bouillait comme une chaudière.
        Au coin de la rue voisine, la barbe au vent, les pieds dans la crotte, un pauvre hère criait :
        - Demandez Le Droit de Vivre !
        Aux lueurs d'un réverbère, on ouvrait le journal de Lecache, et Lecache écrivait :
        « M. Georges Bonnet peut écrire tout ce qu'il voudra, les trois quarts des Français (sic) n'avaliseront pas sa signature. Des questions se posent qui mettent en cause, directement, la lucidité comme l'honneur de notre ministre des Affaires étrangères. On nous dira que le Quai-d'Orsay suit la politique de Richelieu. Si j'étais monarchiste... »
        Mais non, la plume nous tombe des mains. Ces phrases que l'on rougit de transcrire, étaient colportées d'un bout de la France à l'autre par deux cent mille coreligionnaires du meneur Lecache, aussi peu français que lui. Elles étaient reproduites dans Le Populaire, et commentées avec enthousiasme par l'équipe fameuse des Blum, des Moch, des Wurmser, des Weill-Raynal, des Paz, des Goldschild, des Deutch, des Rosenfeld et des Zyromski. Et toute la bande approuvait cet atroce propos de Lecache : « Si l'épreuve des nerfs à laquelle le monde est soumis ne mène pas à la guerre immédiate, nous savons ce qui nous attend. »
        Mais la guerre juive est une chose, et la révolution aryenne en est une autre. Il fallait préparer « la défaite génératrice de guerre civile ».
        Et Lecache, déchaîné, lançait sa plus belle trouvaille: la campagne des « Gueules de vaches », acclamée d'une seule voix par tous les profils de boucs.
        Cela n'est rien encore. Huit jours plus tard, il se passe quelque chose de beaucoup plus inquiétant. Ce quelque chose est un banquet, le « grand banquet de la L.I.C.A. ». Il a lieu le samedi 26 novembre 1938, à l'Aéro-Club de France, rue Galilée, 6, à Paris. Qui préside ce banquet ? Léon Blum.
        Et Léon Blum fit l'éloge de l'homme aux « gueules de vaches » ; et Léon Blum, ancien président du Conseil et chef du parti socialiste, approuva les paroles de Lecache. Il proclama que, frères de race, ils étaient frères de pensée. Autour de lui, s'élevait une clameur de guerre que toute l'Europe pouvait entendre, car – tenez-vous bien – le micro des émissions nationales était posé sur la table : « Ainsi, s'écria Lecache, prenant le dernier la parole, ceux qui n'assistent pas à nos agapes fraternelles pourront s'en consoler en écoutant la Radio d'Etat ». Voilà ces hommes, et voilà leur travail.
        Menées bellicistes, insultes à l'armée, tout cela se tient. Le juif des soviets parisiens fait le travail du juif des soviets de Moscou : « Un conflit entre la France et l'Allemagne améliorerait grandement notre situation en Europe », dit le juif Kaganovitch. Et le juif Lecache, aidé du juif Blum, sait ce qui lui reste à faire.
    Affreux échos d'un autre siècle, où notre peuple endormi sur sa gloire a perdu son bonheur. Elle est venue, cette guerre juive acclamée par les juifs. Et quand, nous ayant désarmés, leur guerre nous a trouvés sans armes, qu'ont-ils fait ? Ils ont fui. Lecache en tête. Il a pris le large à bord d'un cargo, qui faillit sombrer. Sauvé des eaux comme Moïse, il est quelque part au sud africain, dans le commerce des tapis.
        Juin 1940, an 3588 de la fuite d'Egypte, a vu le nouvel Exode. Les habitants sont partis. Les grands juifs ont donné l'exemple. Tous fuyards, comptes arrêtés, valises bouclées, dès le premier jour. Ils étaient fin prêts. A croire qu'ils avaient pris leurs billets d'avance.
        Il y eut de plaisants tableaux. Le drame eut sa part de burlesque. On n'en retient que l'équipée d'Henry Bernstein, arpentant les quais de Bordeaux un revolver au poing : « Ma main ne tremblera pas », disait-il. La main, peut-être, mais le reste ? Il cingla vers Hollywood. Maurois fit la même traversée, nous envoyant de tristes crachats qui tombèrent dans l'Atlantique.
        La famille Rothschild avait pris les devants. Comment oublier cela, cette queue de milliardaires au pont de la Bidassoa, ces poussées de nababs aux embarcadères ? On imagine ces rois de la Bourse en train de mendier des passeports. On pense aux propriétaires d'écuries s'écorchant les pieds dans les sentiers de montagne. Pauvres gens, oui pauvres, bien pauvres, ceux que rien n'attache à la terre. Dans le grand malheur du monde, ils sont peut-être les plus à plaindre, les êtres sans souvenirs qui n'ont à pleurer que sur eux-mêmes.

        Celui qui parle ici n'est pas un homme cruel. C'est un Français entre tant d'autres, un peu plus las, sans doute, ayant trop prévu notre infortune et vainement dénoncé les coupables. Aujourd'hui comme hier, ce Français pareil aux autres entend demeurer humain.
        Humain ? Sans doute. Mais il faudrait s'entendre. Est-ce être humain que de tout supporter, trahison et menaces ? Est-ce être humain où être imbécile que d'admettre à son foyer celui qui ne rêve qu'incendies et fusillades ? Il n'est peut-être pas en France, à l'heure présente, un juif qui ne souhaite la victoire bolchevique – avec tout ce qui s'ensuit de vengeances et d'horreur.
        Humains ? Oui. Que les Juifs commencent.




[a] La LICA est l'ancêtre de l'actuelle LICRA.
Publié dans : Histoire - Communauté : Vu de droite - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Pages

Liens

Mouvements nationalistes
Sites d’information :
Jeune nation ;
Le Salon beige
;
American Renaissance
(anglais) ;
American Free Press
(anglais) ;
Eruditus
(encyclopédie) ;



La BD vu de droite
Blog de Konk (et suite) (inactifs);
Défense de la nature/ paysannerie
Le Klan du loup ;
Fondation Brigitte Bardot
;
Kohkopelli
(semences traditionnelles) ;
Coordination rurale
;



Presse écrite :
Stormfront (anglais/ francais)
Skadi Forum (allemand/ anglais)


Musique :

Livres : édition-diffusion :

Akribeia
L’Age d’Homme
Les Editions de la Reconquête
L’Homme nouveau
Dualpha
La Diffusion du Lore
Editions Creve Tabous (ACE Amis de la culture européenne)
La Licorne bleue
Editions Pardès
(Puiseaux) (pas de site)
DPF/ Duquesne (Paris/Chirè-en-Montreuil)
Editions de Chiré
Editions Arctic (pas de site)
Editions Clovis
La Librairie des Ecoles


Achats militants
Patriote production ;
Ferlandia ;
Predappio tricolore ;
Geri Freki ;
44x2 ;
Aryanwear ;
Black Brain ;
Political soldier ;
Micetrap ;
Contrée médiévale ;


Camarades européens :
Forza Nuova (Italie)
Noua Dreapta (Roumanie)
La Falange (Espagne)
BNP (Royaume-Uni)
Vlaams Belang (Flandres)
PNR (Portugal)
NPD (Allemagne)
FPOE (Autriche)
Ataka (Bulgarie)
Aube dorée (Grèce)
Europa nacional (Espagne)

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés